lundi 8 novembre 2010

Quand l'"historien" arménien Gérard Chaliand critiquait les lourds préjugés racistes anti-turcs de sa communauté

Gérard Chaliand, 1915, le génocide des Arméniens, Bruxelles, Complexe, 2006, p. 191-192 :

"L'expérience montre que tout peuple doit d'abord compter sur ses propres forces. Trop souvent, l'absence d'une tradition étatique a mené les Arméniens à confondre, hier comme aujourd'hui, chez leurs alliés, calculs stratégiques et prise de position morale. C'est aussi ne pas reconnaître l'ampleur de la réussite de Mustapha Kémal parvenant aux forceps à donner naissance à la Turquie moderne. Ce n'est pas par hasard qu'il est surnommé père des Turcs : Atatürk. Le changement de rapport de forces sur le terrain : échec des Grecs, échec français dû à la lassitude de la Grande-Guerre, échec arménien, a amené à reconsidérer les réalités nouvelles en Anatolie à l'heure où la Russie bolchevique est perçue par l'Occident comme le danger majeur. On ne peut, par ailleurs, que souligner la sous-estimation par les Arméniens en général des élites ottomanes et turques et de leur longue tradition étatique, diplomatique et militaire."