vendredi 31 décembre 2010

Cholet : deux familles de réfugiés arméniens poussées à l'exil du fait de la loi de la jungle mafieuse qui régne dans leur pays

Actualité
Cholet
Vendredi 31 décembre 2010

Réfugiés arméniens : une situation encore fragile

En juin dernier, les membres du comité Oumar-Diallo avaient installé un campement devant la mairie de Cholet, pour accompagner les deux familles de réfugiés.

Cet été, deux familles d'origine arménienne s'étaient retrouvées sans logement, à Cholet. Depuis, leur situation a évolué, mais elle reste inquiétante.

« Aujourd'hui, ils ont une Autorisation provisoire de séjour (APS), mais ils restent très inquiets. Car, si hier, ces APS étaient d'une durée raisonnable, aujourd'hui elles sont réduites à un mois. Cette famille vit avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête », se désole Michel Le Cler, du comité Oumar-Diallo.

Cette famille, c'est Gago et Anuch (1), et leurs deux garçons de 11 et 15 ans. D'origine arménienne, ils sont arrivés en France en 2008 avec une autre famille Arthur et Lola (1), après avoir fui leur pays. En juin dernier, les deux familles s'étaient retrouvées sans logement. Gago et Anuch étaient à ce moment-là engagés dans un recours devant le tribunal administratif, et un dossier devant le conseil d'État, à la suite de l'obligation de quitter le territoire qui leur avait été notifiée. Leurs amis attendaient une réponse de la deuxième demande auprès de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA).

La précarité de leur situation avait alors poussé les membres du comité Oumar-Diallo qui les accompagne, à installer un campement solidaire devant la mairie de Cholet, pendant une dizaine de jours. L'occupation des lieux avait suscité d'extrêmes tensions lors du conseil municipal de juin, puis de juillet. Le conseil général avait également été interpellé.

Du travail par intermittence

Depuis cet été, Arthur et Lola ont quitté Cholet pour Angers. Ils espèrent toujours une convocation devant la CNDA. Gago et Anuch, eux, sont restés dans les Mauges où ils sont désormais logés par le Secours catholique. Avec leur titre provisoire de séjour, ils ont pu travailler cet automne, par intermittence.

« Tantôt à la cueillette des pommes, tantôt à abattre un mur, une nuit pour faire des brioches dans une usine... Ils veulent vraiment travailler, certifie Michel Le Cler. Non seulement pour manger, mais aussi parce que ça permet de stabiliser la situation. Ils s'inscrivent totalement dans une volonté d'intégration. » Les deux garçons sont scolarisés à Cholet. Les parents se sont inscrits à des cours pour apprendre la langue française.

L'APS de Gago et Anuch sera renouvelable en janvier.

Sans relâche, les membres du comité travaillent le dossier : « Il existe un véritable danger dans leur ville d'origine, où la mafia est très présente et où règne la loi du plus fort. Cette famille nous a raconté son histoire. Nous l'avons vérifiée, avec des contacts sur place qui ont confirmé la menace qui pèse durement sur elle. C'est sur cet aspect que nous voulons avancer. »



(1) Les prénoms ont été modifiés



Ouest-France 
Source : http://www.cholet.maville.com/actu/actudet_-Refugies-armeniens-une-situation-encore-fragile_loc-1640018_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_cholet&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS

Pays basque : "coup de gueule" contre l'insupportable inconvenance arménienne

Semaine du 06/12/2010  - Chronique
André Manoukian et l'invasion des canards
(Manoukian and the ducks)
Écrit par Roidite
Je suis un sale con. Oui, oui, je sais ce que vous allez dire, encore des flatteries. Le plaisir de se noircir, etc. Non, cette fois, c'est vrai : j'ai dit non à André Manoukian. Carrément non, zut, crotte et je m'en veux horriblement. Celui qui a dit non à Manoukian ne pourra plus jamais voguer tranquille sur les crêtes d'Iparla, connaître la paix intérieure en se plongeant, nu, dans la rivière Igurgi. Râpé, foutu, le paradis.

Enfin, quand je dis zut, c'est indirectement, hein, que j'ai lancé cette goujaterie à notre André national. Comme souvent, c'est une femme hélas qui a pris pour lui, ce vendredi soir de novembre. C'est que le brave André parraine le Phonéton arménien cette année et cette bénévole comme tant d'autres était chargée ce soir-là, par téléphone, d'aller à la pêche aux devises. Les autres fois, j'avais cédé, bêtement, pas dupe non mais faible, j'y étais allé de mon obole. C'est confortable, l'argent, c'est une façon de ne rien faire et de ne pas en penser plus.

Mais en quelques mois, il a bien fallu se rendre à l'évidence, à la réalité : l'Arménie s'invitait au pays basque. Sous la forme de deux couples ballotés, chassés comme des malpropres avec enfants et bagages. Leurs crimes ? Pour le premier couple, avoir un père ayant servi au KGB. Pour l'autre ? Horreur du couple mixte, renégat, contre-nature, comprenez un arménien chrétien et une azéri musulmane.

J'évoquais ces cas à la bénévole ; jusqu'à quand la dérussification devait-elle sévir ? Encore deux, trois générations ? Et la tolérance religieuse -oxymore-, une option sans doute ? Elle évoqua en retour l'utilité des dons, la chère construction d'écoles, oui, lui dis-je, dans le Haut-Karabagh, brillante démonstration de colonisation douce.

Elle ne céda en somme qu'à la loi – ne voulant se fâcher avec un bon Français comme elle. Je lui rappelais que depuis cet été, la France ne devrait plus expulser vers l'Arménie que le conseil d'Etat ne juge plus comme un pays « sûr », ce qui signifie en clair que l'Arménie ne joue plus officiellement dans la cour des nations démocratiques. Ah l'autorité de la loi quand même. Reste que tout cela est bien triste ; où est l'âme arménienne, celle qui pleure dans son duduk, où est-elle cette merveilleuse tolérance, cette âme pacifique ? Il est grand temps qu'elle se reprenne, qu'elle se retrouve, qu'elle écoute les bonnes voix.

Trop de fausses notes, mon cher André, en résumé, pour le candidat Hermine. Pourtant, vous saviez bien les débusquer ce me semble, à la Star Ac. Faudrait peut-être avoir l'oreille moins sélective. Et ne pas couvrir les couacs d'une patrie par ailleurs exemplaire. C'est précisément parce qu'elle est admirable cette âme mélomane qu'elle ne peut supporter autant de canards sur sa portée. Qu'elle doit lutter de pied ferme contre cette invasion.
Source : http://www.paysbasqueinfo.com/component/zine/article/1104-andre-manoukian-et-invasion-des-canards.html

Examiner la déportation des Arméniens de 1915

Examining the Armenian deportation
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Sunday, December 26, 2010
C. CEM OĞUZ

In order to be able to judge whether the Armenian deportation of 1915 can be labeled as a genocide attempt, I think we first and foremost need to delve into the concept of “deportation.”

Here arises an important question: Was the Ottoman deportation of the Armenians the first of its sort in history? In other words, did the Ottomans rediscover America? Of course not...
As an example of exile cases that occurred prior to the 1915 deportation, one needs only to look as far as Czarist Russia and its forced migration policies implemented on those living in the Caucasus region throughout the 19th century. For later examples, one has only to analyze the actions of the U.S. government, which had similar concerns to the Ottomans, when it shoved thousands of Japanese citizens living in the United States into internment camps for the duration of World War II, or Czechoslovakia’s deportation of its Sudetenland German population right after the war.

There are, nevertheless, important nuances that separate the Armenian deportation from these examples and these nuances need to be praised rather than scorned. Let us list only three of them: First of all, the Armenians deported were allowed to return after the war. Secondly, the Ottomans even went so far as to allocate their Armenian exiles a daily stipend of three kurush for adults and 60 piastres for children. Last, but not least, upon the order of Talat Paşa, who is claimed to have been the one in the Ottoman government who personally planned the “Armenian genocide,” a total of 1,673 officials accused of abuse and neglect during the deportation process were court-martialed between 1915 and 1916. Of these, 524 were given prison terms, 67 were sentenced to death and 68 were sentenced to hard labor.

These trials alone clearly demonstrate that the deportation cannot be labeled as genocide. Even some Western scholars who support Armenian claims acknowledge the importance of Ottoman efforts in that regard. For instance, Hilmar Kaiser, after stating that we keep repeating ourselves over and over again about the small number of existing documents, and that most of the studies based on such documents are “ridiculous,” has confessed the undeniable importance of the archival documents regarding the so-called court hearings of the Ottoman Empire.

More importantly, there were other attempts by Ottomans to clear themselves. For instance, having become exasperated with all the massacre claims by the European states, the Ottoman government on Feb. 13, 1919, dispatched a memorandum to Sweden, the Netherlands, Spain and Denmark in order for a commission to be set up, comprised of two neutral legal experts from each nation, “to investigate the deportation and identify its reasons.” However, these nations informed the Ottoman state of their refusal of this proposal on May 6, 1919.

Having said that, let us ask ourselves the simple question, “Are Western politicians such as Adam Schiff or Nancy Pelosi who vote in favor of “Armenian genocide” bills even aware of realities such as these?”

If you ask me, I really doubt they have even the slightest crumb of information as to what really happened in 1915.
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/n.php?n=the-armenian-deportation-2010-12-26

Istanbul : le Croissant Rouge turc vient en aide aux pauvres sans-papiers arméniens

Turkish Red Crescent provides aid for needy Armenians
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Thursday, December 30, 2010
VERCIHAN ZIFLIOĞLU
ISTANBUL - Hürriyet Daily News

Needy people in the Kumkapı area of Istanbul, including poor unregistered Armenian immigrants, will receive donations of food and shoes to start the new year thanks to Türk Kızılay (Turkish Red Crescent).

The organization signed an agreement Wednesday with the Armenian patriarchate, which has been delivering aid to people in need for a decade, about making the deliveries.

“Some 1,000 food packages and 300 pairs of shoes, given to the patriarchate, have started to be distributed to the people in need,” Avedis Hilkat, a member of the Turkish Red Crescent’s board of directors for its Princes’ Islands branch, told the Hürriyet Daily News & Economic Review on Thursday. Hilkat is also deputy head of the Princes’ Islands organization for the main opposition Republican People’s Party, or CHP.

“The patriarchate has long been distributing aid to the poor in the [Kumkapı] area, regardless of their ethnic or religious background, which is why I so much wanted to bring this joint project to life,” Hilkat said.

Distribution of the first aid boxes started Thursday, Hilkat said, adding that all the details on the project implementation, prepared in cooperation with the patriarchate, had already been handed to Turkish Red Crescent Chairman Tekin Küçükali.

“We first started distributing clean secondhand clothes to people in need,” Deputy Patriarch and Archbishop Aram Ateşyan said in the delivery ceremony, adding that they soon realized clothes were not enough and that poor people living in Kumkapı needed food donations as well, the Doğan news agency reported Thursday.

“We, however, faced problems with funding,” Ateşyan said, adding that the patriarchate had contacted the Turkish Red Crescent to ask for a charitable donation. “Kızılay donated 1,000 food packages within a very short period of time,” he said.

The Turkish Red Crescent will continue to distribute aid to people in need, not only by continuing its partnership with the Armenian patriarchate, but by extending the effort to work with the Greek patriarchate as well.

Unregistered Armenian immigrants


The patriarchate is very pleased to help people in need, regardless of their ethnic origin or religion, Hilkat told the Daily News. “Our possibilities [to provide aid] are much higher now,” he said.

Thousands of immigrants of Armenian origin live in Istanbul’s Kumkapı area. The total number of Armenians living in Turkey is 15,000, according to data provided by the Foreign Ministry. Other authorities in Turkey place this figure at more than 20,000.

Most Armenian immigrants have illegally entered Turkey due to their poor financial conditions; Hilkat said the majority live in very poor conditions in Turkey as well. He said some 3,000 immigrants have been receiving assistance funded by the patriarchate’s own sources.

“Now we will be able to provide more assistance, thanks to the Kızılay-patriarchate cooperation,” he said.
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/n.php?n=kizilay-provides-aid-for-the-armenian-poors-2010-12-30

jeudi 30 décembre 2010

Lyon : surprenante levée de boucliers devant l'indécence du communautarisme associatif arménien

Mémorial lyonnais du génocide arménien : les riverains rassurés

publié le 08.12.2010 02h01

Le monument a-t-il le droit d’être place Antonin-Poncet ? Réponse fin décembre

«On n’a rien contre les Arméniens mais ce mémorial, on n’en veut pas à côté de la tour de la Charité, symbole du grand passé hospitalier lyonnais ». Depuis le début de l’affaire en 2005, la position de l’association de défense et de protection des places Bellecour et Antonin-Poncet n’a pas bougé d’un pouce. Cinq ans que ses adhérents, menés aujourd’hui par Chantal Lefort, se battent pour retrouver leur place dans son état d’origine. Cinq ans qu’un bras de fer l’oppose à la communauté urbaine de Lyon. En l’installant le 24 avril 2006 au cœur de Lyon, le maire Gérard Collomb avait voulu affirmer « le combat universel pour la mémoire et la vérité de l’Histoire, comme élément constitutif de l’identité même de notre ville », comme il l’a répété dans son discours du 24 avril 2009. Une nouvelle manche de ce bras de fer entre les opposants et la communauté urbaine s’est donc jouée hier matin à la cour administrative d’appel de Lyon. Dans son jugement du 3 avril 2008, le tribunal avait annulé les deux arrêtés pris par Gérard Collomb autorisant l’association du mémorial à occuper le domaine public. Le Grand Lyon avait fait appel de cette décision, appel qui était examiné hier. A la surprise des opposants au mémorial, le rapporteur public n’a pas fait mention du défaut de permis de construire, sur lequel la défense s’était basée lors de la première audience. Pour le rapporteur public, si la place Antonin-Poncet appartient bien au domaine public communautaire, elle ne dépend pas de sa voirie. Il considère que le vice-président à la voirie qui a signé l’arrêté, n’avait donc pas compétence pour le faire. Par conséquent, il rejette la requête du Grand Lyon. Satisfaction de M e Vincienne, l’avocat des opposants :  «Si l’occupation de la place est jugée illégale, le mémorial devrait être démonté ». Arrêt rendu fin décembre.
Annie Demontfaucon
 Source : http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/4279532/Memorial-lyonnais-du-genocide-armenien-les-riverains-rassures.html

Justice
Mémorial du génocide arménien : le Grand Lyon a outrepassé ses droits
Par Lucie Blanchard
Posté le 30/12/2010  à 17:20 |

La cour administrative d'appel de Lyon a confirmé le 28 décembre, l'annulation des arrêtés autorisant l'installation du Mémorial du génocide des Arméniens place Antonin-Poncet à Lyon 2e. Le premier jugement, quasiment identique, avait été rendu le 3 avril 2008.


La cour administrative d'appel de Lyon vient de rendre un arrêt pour le moins inquiétant concernant la gestion de l'espace public par la communauté urbaine de Lyon. Le 29 décembre, la Cour a en effet jugé que le Mémorial lyonnais du génocide des Arméniens, installé depuis plus de trois ans au pied du clocher de l'ancien hôpital de la Charité, à Lyon 2e, n'aurait jamais dû voir le jour.

Théoriquement, il pouvait être érigé mais les vices de formes employés pour faire naître ce mémorial ont été décelés par l'association de défense et de protection des places Bellecour et Antonin Poncet, confirmé par le tribunal il y a deux ans et demi et maintenant par la Cour d'appel. Le vice-président chargé de la voirie à l'époque au Grand Lyon, celui qui a signé les deux arrêtés aujourd'hui annulés par la Cour, n'était pas compétent pour le faire. Le président de l'époque, un certain Gérard Collomb, lui a pourtant délégué ses pouvoirs pour le faire. C'est ce que reproche la Cour aujourd'hui au Grand Lyon qui motive ainsi son arrêt :

"Depuis la suppression du parking (de surface, NDLR) qui existait sur la place Antonin Poncet, écrit la cour, la communauté urbaine de Lyon n'exerce légalement plus aucune compétence (de voirie, NDLR) sur cette place (Antonin Poncet, NDLR)". Néanmoins, n'ayant pas été réintégrée dans le patrimoine de la ville "aucun acte contraire n'est intervenu pour formaliser cette réintégration", écrit la Cour; le Grand Lyon continue donc "d'y exercer les droits et prérogatives du propriétaire". Il est donc compétent "pour [y] délivrer des autorisations d'occupation temporaires comportant emprise", mais par la voix de son président et non de son vice-président chargé de la voirie. Simple vice de forme donc.

Le Grand Lyon aurait dû prendre à sa charge l'entretien du Mémorial

Par ailleurs, la Cour a jugé à l'issue de l'audience du 7 décembre 2010 que le Grand Lyon n'aurait jamais dû confier l'entretien du mémorial à l'Association du même nom. "En délivrant (…) une autorisation de construire un monument à l'Association pour le mémorial lyonnais du génocide des Arméniens et en mettant à la charge de cette dernière des obligations particulières d'entretien de propreté, de sécurité et de responsabilité, écrit la Cour d'appel administrative de Lyon, alors que l'article 4 des statuts (de l'association, NDLR), dans sa rédaction alors applicable, prévoyait la dissolution de l'association après la réalisation du mémorial, le président de la communauté urbaine de Lyon a méconnu son obligation d'assurer la conservation du domaine public communautaire".

Eu égard à ces deux vices de formes ou manquements, la Cour a confirmé le 28 décembre l'annulation des deux arrêtés pris les 4 avril 2005 et 5 avril 2006 par le Grand Lyon, ceux qui autorisaient l'Association pour le mémorial lyonnais du génocide arménien à ériger le mémorial et à l'entretenir par la suite. Elle a condamné également la communauté urbaine à verser 1200 euros à l'Association de défense et de protection des places Bellecour et Antonin Poncet à l'origine de la plainte devant la juridiction administrative. Une association soutenue, entre autres, par une certaine Marie-Chantal D. qui n'est autre que Marie-Chantal Desbazeille, ancienne maire UMP du 7e arrondissement lyonnais.
Source : http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Justice/Memorial-du-genocide-armenien-le-Grand-Lyon-a-outrepasse-ses-droits

Peut-être qu'il conviendrait de raser le mémorial propagandiste et communautariste en question, non ?

dimanche 26 décembre 2010

Reims : sept Arméniens arrêtés pour siphonnage de réservoirs

REIMS / Flagrants délits Quatorze voleurs arrêtés en deux nuits

Publié le mercredi 08 décembre 2010 à 11H00

Trois flagrants délits ont permis d'arrêter un total de quatorze voleurs dans les rues de Reims.
La première affaire remonte à dimanche matin. Vers 3 h 45, deux jeunes gens de 16 et 17 ans ont fracturé une voiture avenue de Laon pendant que trois camarades faisaient le guet. Ces derniers n'ont pas vu arriver la brigade anticriminalité. Pris sur le fait, l'un des voleurs entrés dans le véhicule a tenté de s'enfuir en jetant l'autoradio sur la tête d'un policier (il a été légèrement blessé).
Les deux auteurs principaux ont été remis en liberté avec une convocation devant le juge des enfants tandis que les trois guetteurs feront l'objet d'un rappel à la loi.
Dans la nuit de dimanche à lundi, deux Rémois de 13 et 15 ans ont arraché le sac d'un jeune homme croisé rue de l'Isle. Eux aussi iront voir le juge des enfants.
Cette même nuit, à 4 h 30, sept Arméniens âgés de 17 à 41 ans ont été arrêtés rue Jules-Siegfried avec 200 litres de gasoil siphonnés dans les réservoirs de nombreux véhicules. Les bidons se trouvaient dans le fourgon de la bande, avec tout le matériel nécessaire pour soutirer du carburant.
Des sept membres de l'équipée, seul le conducteur du fourgon n'a pas été relâché.
Installé à Mulhouse et déjà condamné à trois reprises pour des vols, il a été présenté hier au parquet, puis renvoyé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Il a pris deux mois de prison ferme, avec placement en détention.
Source : http://www.lunion.presse.fr/article/marne/reims-flagrants-delits-quatorze-voleurs-arretes-en-deux-nuits

mercredi 22 décembre 2010

Barcelone : un Arménien membre d'un réseau de blanchiment d'argent provenant du trafic de drogue

D'après Casafree.com, la Garde civile espagnole a annoncé le 21 décembre le démantèlement d'un réseau de blanchiment d'argent provenant du trafic de drogue. Le réseau avait pour membres un Arménien, ainsi que deux Espagnols et deux Colombiens. Ils ont crée des sociétés écrans pour l'acquisition de biens immobiliers en Catalogne et aux Baléares, pour le compte de trafiquants de drogue.

Source : http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=53830

Collaboration entre mafieux arméniens et géorgiens en Europe occidentale

Espagne: coup de filet contre la "mafia russe" (médias)

12:33 15/03/2010

MADRID, 15 mars - RIA Novosti

La police espagnole mène lundi une vaste opération dans quatre régions contre la "mafia russe", ont rapporté des médias locaux.

Cette opération se déroule sous le contrôle du juge Fernando Grande-Marlaska, de l'Audience nationale, principale instance pénale espagnole, en coopération avec les agents de la Police anti-corruption nationale.

La police a déjà procédé à 22 arrestations de ressortissants de Géorgie et d'Arménie, selon le quotidien ABC.

L'opération policière en Espagne est coordonnée avec les forces de l'ordre italiennes, suisses, allemandes et autrichiennes.

Les personnes arrêtées, selon la chaîne de télévision Telecinco, sont accusées de trafic de stupéfiants et d'armes, ainsi que de participation à une association de criminels.

Des perquisitions sont en cours à Madrid, Barcelone et Valence.   
Source : http://fr.rian.ru/world/20100315/186246282.html

Europe : Des «parrains» géorgiens tombent les uns après les autres
Dépêche publiée le 17/03/2010


Par Sophie Tournon. Sources : Kriminalnaya.ru, Rosbalt, Regnum, RFI, Radio Svoboda



Un groupe mafieux géorgien opérant en Europe occidentale vient d’être en partie défait par les polices européennes. Cette opération policière d’ampleur, surnommée «Java», a été menée conjointement par les services de six Etats de l’Union européenne. Les arrestations ont eu lieu en France, Allemagne, Suisse, Italie, Autriche et en Espagne, siège de leur organisation. La police espagnole en charge de l’enquête affirme que 80 membres de cette "mafia géorgienne", dirigée par Lacha Chouchanachvili, ont été arrêtés. Le frère de ce dernier, Kakhaber, chef de la branche européenne, a été arrêté à Barcelone. Mais Lacha Chouchanachvili a pu fuir l’île de Salonique où il se terrait. Le procureur espagnol accuse la police grecque d’avoir permis la fuite de ce chef de bande, par négligence et incompétence.

Les activités occidentales de ce groupe, connu sous le nom de «mafia géorgienne», étaient nombreuses : vols, casses, écoulement des marchandises (bijoux, drogues, armes, haute technologie…) avec l’aide de groupes mafieux arméniens, blanchiment d’argent et projets d’assassinats. Kakhaber Chouchanachvili était chargé de blanchir tout ce commerce illégal en Espagne, où il résidait. Deux des arrêtés étaient recherchés depuis des années pour crime en Géorgie. Selon l’expert allemand Jürgen Rot, cette mafia n’aurait aucun lien avec la «mafia russe». Ses revenus se monteraient à un million d’euros par semaine. Selon le ministre espagnol de L’intérieur, l’argent repartait ensuite vers la Géorgie.

L’Espagne, qui est l’initiatrice de ce coup de filet, a déjà eu affaires à cette «mafia géorgienne» : le parrain russo-géorgien Zakhar Kalachov, dit Chakhro le Jeune, avait été arrêté à Doubaï et extradé vers l’Espagne fin 2006 pour ses activités illégales. Remis en liberté en mars 2010 après paiement d’une caution de 300 000 euros, il serait mêlé au groupe de Chouchanachvili. Lors de son procès, les experts géorgiens appelés à la barre refusèrent de se présenter par crainte pour leur vie et pour celles de leur famille, Z. Kalachov étant lié à des groupes criminels actifs en Géorgie.

Le chef de ce groupe, Lacha Chouchanachvili, 49 ans, aussi connu des services russes sous son pseudonyme de Lacha le Gros ou de Roustavi, aurait passé déjà 11 années de sa vie sous les verrous depuis ses 18 ans, selon les autorités russes. Il a été déchu de sa citoyenneté géorgienne en 2006 sur ordre du président Saakachvili. Il était connu pour avoir dirigé l’un des grands groupes mafieux géorgiens opérant en Russie. Arrêté en Russie en septembre 2008 pour détention de faux papiers d’identité, il a été reconduit à la frontière, en Ukraine. Des rumeurs ont couru, lors des élections présidentielles ukrainiennes, sur les liens entre les autorités géorgiennes et ce parrain : il aurait été approché pour aider les observateurs géorgiens à «faire leur travail».

Hasard du calendrier, ce 16 mars, un tribunal russe vient de juger deux figures de la criminalité géorgienne en Russie : Tariel Oniani et et Serguey Aboutidzé ont été jugés coupables d’enlèvement et de chantage. Ils avaient kidnappé en mars 2009, à Moscou, un homme d’affaires, contre une rançon de 500 000 dollars.


© CAUCAZ.COM | Dépêche publiée le 17/03/2010 | Par Sophie Tournon. Sources : Kriminalnaya.ru, Rosbalt, Regnum, RFI, Radio Svoboda
Source : http://www.caucaz.com/home/depeches.php?idp=2572&PHPSESSID=5e1d3eddff43da889ecc4bf69542480a

lundi 20 décembre 2010

Histoire des Arméniens dans le Caucase : un bilan du nationalisme épurateur arménien jusqu'en 1921

Histoire des Arméniens : l'agression arménienne contre le Nakhitchevan

Antoine Constant, L'Azerbaïdjan, Paris, Karthala, 2002, p. 346 :

"La pression arménienne se faisait sentir aussi au Nakhitchevan. L'armée russe avait quitté Sedarak, petite ville à la frontière arménienne, en mai 1992. Les Azéris s'empressèrent de leur succéder sur le lieu stratégique de leur cantonnement. Les forces arméniennes attaquèrent pour les en empêcher. La place ne fut pas prise mais la ville et plusieurs villages voisins sous le feu furent évacués, jetant 15 000 réfugiés, dont certains venaient de fuir l'Arménie, hors de chez eux avant d'être pris en charge par les secours iraniens. L'événement eut un grand retentissement. Enclavé, isolé par le blocus arménien, le Nakhitchevan, par la voix de Heidar Aliev, fit appel à l'aide de la Turquie, garante depuis le traité de 1921 de l'intégrité du territoire. Turgut Özal, le président turc, mit ses troupes en état d'alerte et se déclara prêt à intervenir. Le ministre russe de la Défense réagit immédiatement en disant que la Turquie « prendrait de ce fait la responsabilité de la troisième guerre mondiale » ! Les limites de l'ingérence turque dans le Caucase étaient fixées. Un regain de tension en juillet fut désamorcé par une ferme médiation russe qui restaura le calme."

Citation connexe : Histoire des Arméniens : élimination de la minorité azérie au Karabagh

dimanche 19 décembre 2010

Le régime bananier arménien bâillonne une chaîne d'opposition

Arménie: 13e refus de licence de diffusion pour une télé d'opposition

AFP | 16.12.10 | 14h16

La chaîne de télévision d'opposition arménienne A1+ s'est vu refuser pour la treizième fois depuis 2002 une autorisation de diffusion, a indiqué jeudi à l'AFP son directeur, Mesrop Movsessian.

"C'est une attaque de plus contre la liberté de la presse", a estimé M. Movsessian, ajoutant que A1+ continuerait d'être diffusé sur internet et qu'il prévoyait de rendre la chaîne accessible par satellite.

Cette chaîne a perdu en 2002 sa licence de diffusion en Arménie, et les détracteurs du pouvoir avaient alors estimé qu'il s'agissait d'une mesure destinée à faire taire un média critique vis-à-vis des autorités.

Dans une décision en 2008, la Cour européenne des droits de l'homme avait estimé que le refus répété d'autoriser cette chaîne à diffuser était une violation de la liberté d'expression.

Le chef de la Commission nationale pour l'audiovisuel arménien, Gregor Amalian a pour sa part accusé A1+ d'avoir présenté des "documents non valides, des faux" pour expliquer le nouveau rejet de sa demande d'autorisation de diffusion.
Source : http://www.lemonde.fr/depeches/2010/12/16/armenie-13e-refus-de-licence-de-diffusion-pour-une-tele-d-opposition_3236_58_44066632.html

Une frange des socialistes français résiste à l'hystérie communautariste arménienne

POLITIQUE
La motion sur le génocide arménien divise les villes PS
Marie Poussel | 07.12.2010, 07h00

Ce matin, Philippe Haroutiounian, conseiller municipal de Gonesse, et Daniel Auguste, son collègue de Villiers-le-Bel se rendent au conseil général. Ces deux socialistes vont évoquer avec son président, Didier Arnal (PS), le vote d’une motion demandant une loi sur la négation du génocide arménien qu’ils n’ont de cesse de réclamer.

Ce rendez-vous n’est qu’une étape supplémentaire dans le marathon de ces deux élus. Samedi, ils ont rencontré Alain Richard, le maire de Saint-Ouen-l’Aumône, tête de liste du PS aux prochaines sénatoriales. Hier soir, ils se sont rendus au conseil régional d’Ile-de-France, accompagnés de l’ambassadeur d’Arménie en France. « Nous pensions que cela serait simple, mais nous sommes confrontés au lobby des associations turques qui véhicule des positions négationnistes dans ces assemblées, dénonce Philippe Haroutiounian. C’est du clientélisme électoral. »
En 2006, l’Assemblée nationale a voté la loi de pénalisation du négationnisme du génocide arménien de 1915. Une revendication réclamée depuis des années par les associations arméniennes et assyro-chaldéennes, grandes victimes de ce conflit. Mais depuis, la loi est bloquée et n’a toujours pas été votée par le Sénat. Sans ce vote, la mesure est caduque. « Ces motions permettent de remettre la pression sur les sénateurs pour qu’ils inscrivent la loi à l’ordre du jour, explique Philippe Haroutiounian. Nous voulons réenclencher le processus parlementaire. » La polémique s’est cristallisée autour de Goussainville, où l’on attribue à une adjointe socialiste « des propos tendancieux à la limite du négationnisme » tenus dans un journal turc en 2007, rapporte Philippe Haroutiounian. « Personne n’a jamais été capable de rapporter ces propos, s’offusque Luc Broussy, adjoint (PS) au maire de Goussainville. En réalité, l’exception, ce sont les villes qui ont voté cette motion. Je ne vois pas pourquoi elles ne seraient pas plus suspectes de faire de l’électoralisme que celles qui la refusent! » Un tacle pour Sarcelles et Gonesse, où la motion a été votée. « On ne délibère que sur des affaires communales ou sur des motions qui ont un lien avec une affaire locale », se défend également Didier Vaillant, le maire (PS) de Villiers-le-Bel.

Une lettre à Martine Aubry

La motion ne sera pas non plus à l’ordre du jour du conseil municipal d’Ecouen mené par un sénateur-maire PS, ou encore de celui de Garges-lès-Gonesse, ville dirigée par l’UMP. Mais les deux élus continuent leur combat. Une lettre a été envoyée à Martine Aubry, la première secrétaire du PS pour mettre en exergue la situation val-d’oisienne.

Le Parisien
Source : http://www.leparisien.fr/ecouen-95440/la-motion-sur-le-genocide-armenien-divise-les-villes-ps-07-12-2010-1180950.php

vendredi 17 décembre 2010

Noyon : un réfugié kurde de Géorgie condamné pour avoir défendu son père face à un agresseur arménien

ASSISES
Le réfugié géorgien avait tué dans la bagarre

FRÉDÉRIC NORMAND | 29.11.2010, 07h00

Ce matin débute le procès à la cour d’assises de l’Oise de Badri Khmoevi, un réfugié georgien âgé de 23 ans. Durant deux jours, au palais de justice de Beauvais, l’homme va devoir s’expliquer sur cette terrible soirée du dimanche 9 juillet 2006. Ce jour-là, une bagarre éclate sur le parking du foyer Aftam, à Noyon, rue du Moulin-Saint-Blaise.

Il est 19 heures. Badri Khmoevi ne participe pas aux bousculades. Son père, en revanche, y est mêlé. Et c’est, semble-t-il, pour lui porter secours que le jeune homme, qui n’avait alors que 19 ans, vient participer à l’affrontement. Il sort un couteau de sa poche et frappe. Samuel Akodjan s’écroule. Cet Arménien âgé de 42 ans ne survivra pas à ses blessures. Selon différents témoignages, il était d’une santé fragile mais c’est bien le coup de couteau qui a provoqué sa mort.
Les gendarmes, rapidement sur place, interpellent Badri Khmoevi sans difficulté. L’homme n’explique pas vraiment son geste lorsqu’il est déféré au parquet de Compiègne. Il est placé en détention. Il y restera dix-huit mois, son avocat, Me Benoît Dietsch, obtenant sa libération sous contrôle judiciaire le 6 janvier 2008.

Il a changé de vie

Depuis sa sortie de prison, Badri Khmoevi a changé de vie. Il travaille et vit avec sa compagne dont il a eu un enfant. Il parle désormais parfaitement notre langue. Le réfugié géorgien s’est, semble-t-il, parfaitement réinséré. Il n’empêche que les faits qui lui sont reprochés sont extrêmement graves, même si l’instruction menée par le juge Mahéo n’a pas permis de retenir la préméditation. D’ailleurs, c’est pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner qu’il comparaît aujourd’hui. Un qualificatif qui lui permettra sans doute d’éviter une lourde peine. A moins que les experts, attendus demain matin, ne mettent à mal la thèse de l’accident. Badri Khmoevi répondra également durant ces deux jours des blessures, légères, qu’il a infligées à un autre belligérant durant la même bagarre. Le verdict est attendu demain soir.
 Source : http://www.leparisien.fr/beauvais-60000/le-refugie-georgien-avait-tue-dans-la-bagarre-29-11-2010-1169544.php

ASSISES
Le Géorgien tueur fixé sur son sort aujourd’hui

STÉPHANIE FORESTIER | 30.11.2010, 07h00

« Mon client, Badri Khmoevi, a été traumatisé par son enfance en Géorgie. Il a vu son père kurde se faire maltraiter par des miliciens, assure Me Benoît Dietsch. Son frère en a témoigné aujourd’hui (NDLR : hier) à la barre des assises de l’Oise, poursuit-il. Il porte le souvenir de ce quotidien fait de peur et de violence : une cicatrice sur la joue.
C’est par peur, pour défendre son père, que Badri a donné ce coup de couteau. » Ce réfugié géorgien de 23 ans connaîtra sa peine ce soir. Il comparaît pour avoir porté un coup de couteau mortel à Samuel Akodjan, un Arménien de 42 ans.
Les faits remontent à juillet 2006. A Noyon, au foyer Aftam (Association pour la formation des travailleurs Africains et Malgaches) de la rue du Moulin-Saint-Blaise, une bagarre éclate ce jour-là. Badri nettoie sa voiture à 50 m de là et entend son père hurler. Il lui porte secours une première fois, puis revient avec un couteau. Les agresseurs sont fortement alcoolisés. Dans la mêlée, le coup part. Les gendarmes interviennent. Entre-temps, Samuel Akodjan, grièvement blessé, est remonté dans sa chambre. L’un des protagonistes de la rixe assure aux forces de l’ordre que « tout va bien ». Ils repartent. Les secours sont finalement appelés, trop tard. Samuel Akodjan va de plus en plus mal. Il décédera quelques instants plus tard. Le docteur Marc, le médecin légiste qui a autopsié le corps, a affirmé hier que la victime aurait pu être sauvée si le Smur était intervenu plus vite.
« Mon client était jeune aux moments des faits, 19 ans. Il était immature », argumente Me Dietsch, qui espère la clémence du jury. « Depuis, il a fait dix-huit mois de préventive, a refait sa vie, s’est inséré dans la société. Sa femme attend même leur deuxième enfant. »
Verdict ce soir.
Source : http://www.leparisien.fr/moulin-sous-touvent-60350/le-georgien-tueur-fixe-sur-son-sort-aujourd-hui-30-11-2010-1170936.php

ASSISES
Cinq ans de prison pour le réfugié géorgien

S.F. | 01.12.2010, 07h00

Le verdict a été rendu hier en début de soirée. Au terme de deux jours de procès aux assises de l’Oise, Badri Khmoevi, 23 ans, a été condamné à cinq ans de prison dont un an avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve, pour avoir poignardé mortellement un Arménien au cours d’une rixe à Noyon en 2006.
Aucun mandat de dépôt n’a été prononcé à l’audience. « On revient de loin, souffle Me Benoit Dietsch, son avocat. Mon client avait déjà été placé en détention pendant dix-huit mois et en était ressorti le 6 janvier 2008. Il n’avait qu’une crainte : repartir en prison. L’avocat général avait requis huit ans, M. Khmoevi a été très angoissé jusqu’à ce que le jury se prononce. C’était un soulagement pour lui et sa famille de savoir que sa peine sera aménageable. »

Ce réfugié géorgien s’est rendu coupable de violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner. C’était il y a quatre ans, en juillet au foyer Aftam de Noyon. Pour défendre son père, impliqué dans une bagarre avec des compatriotes sérieusement éméchés, le jeune homme, qui avait 19 ans à l’époque, s’interpose, couteau à la main. Dans la bagarre, Samuel Akodjan, un Arménien de 42 ans, est grièvement blessé : il décédera quelques instants plus tard.

Hier, son père et un témoin de la scène se sont succédé à la barre. L’expert psychiatre, qui est intervenu par vidéoconférence, a décrit un jeune immature, traumatisé par ses souvenirs. En effet, dans son enfance, le jeune Badri a été le témoin de scènes particulièrement violentes entre son père, d’origine kurde, et des miliciens géorgiens. A l’arrivée en France en 2002, avec toute la famille, ce pays était pour eux synonyme d’espoir, de renouveau. En 2004, Badri obtient le statut de réfugié politique. Maintenant, il parle couramment le français, a rencontré une jeune femme qui lui a donné un enfant et qui en attend un deuxième.
Source : http://www.leparisien.fr/noyon-60400/cinq-ans-de-prison-pour-le-refugie-georgien-01-12-2010-1172402.php

Le deuxième agresseur ivre du père de Badri Khmoevi était sans doute lui aussi arménien.

Arméniens et mafia caucasienne sur la Côte d'Azur

La mafia caucasienne s'établit sur la Côte d'Azur

Par Charlotte Menegaux

31/08/2010 | Mise à jour : 12:12
Deux figures des gangs géorgiens ont été arrêtées à Nice la semaine dernière.

La nébuleuse mafieuse de l'ex-URSS inquiète de plus en plus les autorités. La semaine dernière, la police judiciaire de Nice a arrêté deux caïds géorgiens âgés d'une trentaine d'années. «L'un d'eux est impliqué dans un vaste trafic de blanchiment d'argent en Espagne et attend d'y être extradé, et l'autre est soupçonné d'avoir fomenté l'assassinat d'un autre voyou géorgien, et organisé un règlement de comptes très violent, digne d'un film d'action, dans un appartement niçois», explique un enquêteur. Sur la Côte d'Azur, le développement de ce réseau mafieux originaire du Caucase (principalement de Géorgie, de Tchétchénie et d'Arménie) est particulièrement en pointe. Face à sa prolifération, la police est sur les dents. «Le problème est plutôt récent, cela fait à peu près un an que ces milieux criminels fleurissent sur nos côtes, et nous sommes très vigilants», avertit la police judiciaire niçoise.

D'autant que la pègre caucasienne s'est illustrée dans un épisode particulièrement violent jeudi dernier. Un policier de la BAC de Nice a été passé à tabac par un groupe de quatre Tchétchènes alors qu'il s'apprêtait à acheter des cigarettes. «Le policier en civil a reçu une pluie de coups au visage de façon totalement gratuite et a été laissé pour mort entre deux voitures», raconte un représentant du syndicat de police Alliance, Laurent Laubry. Et le syndicaliste de déplorer «les méthodes ultraviolentes de ces gens-là, qui n'ont pas de morale, pas de règles et qui sont souvent des costauds lourdement armés».

Pourtant, l'une des principales caractéristiques de ce milieu est habituellement de jouer sur la discrétion. Après un coup de filet européen contre la mafia géorgienne en mars dernier, la police avait notamment appris que l'une de leurs règles était d'être toujours bien habillé et d'utiliser au maximum les transports en commun, pour minimiser les risques de contrôle de police inopinés. Même les chefs avaient un train de vie modeste, de manière à ne pas se faire repérer. Cette opération coup de poing nommée «Java» avait permis l'arrestation simultanée de 69 personnes, dont quatre parrains, dans plusieurs pays d'Europe (Espagne, Italie, France, Autriche, Allemagne et Suisse). Dans l'Hexagone, ils étaient trois à être arrêtés. S'attaquant à une bande de malfaiteurs «multicartes», les enquêteurs avaient mené, durant plusieurs semaines, surveillance et filatures sur des vols en série, des trafics de drogue et d'armes, des opérations de blanchiment, des rackets ainsi que des projets d'assassinats.

«Un fonctionnement quasi militaire»

Une enquête qui avait permis de lever le voile sur la composition de ces groupes, chapeautés par les grands voryv zakone (littéralement les «voleurs dans la loi», les chefs mafieux russes et géorgiens). «Il s'agit de l'une des organisations criminelles les mieux structurées d'Europe, avec un fonctionnement quasi militaire», décrypte le criminologue Alain Bauer. «Les groupes sont disséminés dans plusieurs pays. Chacun d'entre eux est sous la coupe d'un surveillant régional, à qui il reverse une sorte de dîme, qui correspond à environ 10% du butin», explique-t-il. De quoi alimenter une caisse commune permettant de financer les frais des procès éventuels.

En réalité, «l'argent est souvent placé dans différents secteurs lucratifs, comme le pétrole ou la drogue», selon un enquêteur qui insiste: «Leur dangerosité ne vient pas seulement de leurs méthodes violentes mais du pouvoir économique qu'ils détiennent.» Et ce dernier de déplorer que ces organisations criminelles se soient «discrètement redéployées dans les pays occidentaux, face au grand ménage organisé dans leur pays».
Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/08/30/01016-20100830ARTFIG00687-la-mafia-caucasienne-s-etablit-sur-la-cote-d-azur.php

A noter ce commentaire "indigné" et teinté de russophobie (et d'un net mépris condescendant à l'égard des autres Caucasiens) de la part d'un probable Arménien de Turquie :  

"bertrand MuratEt que pensez vous de ces "magnats" russes qui blanchissent leurs avoirs dans les plus belles propriétés de la Côte d'Azur? Près de 5000 SCI crées en 3/4 années dans les Alpes maritimes. Quant aux violences elles sont le fait de populations qui en sont coutumiées : tchétchènes, georgiens. Mais je ne pense pas que les Arméniens doivent être mis dans le même sac."

jeudi 16 décembre 2010

Arménie : arrestation du commandant Sassoun Galstian pour maltraitance sur ses soldats

Youtube : YouTube : un militaire arménien arrêté
Le 2010-12-14 à 21:04:16

Une vidéo scandaleuse, mettant en scène un militaire arménien en train de maltraiter deux soldats guerriers, a été récemment postée sur le site hébergeur de vidéo Youtube, choquant bon nombres d’internautes.
La diffusion de la vidéo compromettante sur Youtube, qui a ensuite fait le tour du web, a ainsi conduit à l’arrestation du commandant Sassoun Galstian, qui a écopé trois ans d’emprisonnement pour abus de pouvoir et agression volontaire à l’égard de deux soldats.
La scène scandaleuse a été filmée en juillet dernier par un autre militaire, assisté par son paternel et son frangin. Dans un premier temps, le ministère de la défense a révoqué en doute l’authenticité et la crédibilité de l’enregistrement et avait même lâché que les auteurs de la diffusion de la vidéo sur Youtube ont seulement voulu souiller l’image de l’armée.
Cependant, le coupable a toutefois été identifié et ce n’est autre que le commandant Sassoun qui risque d’encourir jusqu’à 5 ans de prison maximum.
Source : http://megados.com/News_YouTube___un_militaire_armenien_arrete,5192.html

Voir également : Sordides affaires au sein de l'armée arménienne

Angoulême : deux Arméniens enlèvent et séquestrent une jeune fille au nom d'une coutume de leur communauté

25 novembre 2010 09h05 | Par Natacha Thuillier  
Angoulême : ils avaient enlevé et séquestré la "fiancée"

Six mois de prison avec sursis ont été requis hier soir contre deux jeunes gens arméniens.             

Il voulait qu'elle devienne sa femme. Elle, amoureuse, voulait auparavant terminer ses études. Cette opposition claire n'a pas empêché le jeune homme de 22 ans, issu de la communauté arménienne de Joué-lès-Tours, d'organiser avec un copain d'Orléans, l'enlèvement de la jeune Angoumoisine, ce 17 novembre 2008 au matin, devant le lycée Guez-de-Balzac d'Angoulême.

Ils ont comparu tard hier soir devant le tribunal correctionnel d'Angoulême pour cette opération effectuée d'après eux « selon la coutume arménienne » qui avait déclenché une « alerte enlèvement » nationale.

Quelques heures

Ils étaient poursuivis également pour séquestration de la jeune fille au domicile de l'un d'eux pendant quelques heures. Les policiers avaient en effet vite suivi la trace de la voiture qui transportait la jeune fille d'Angoulême à Orléans et l'ont retrouvée en fin d'après-midi.

« C'est la coutume, on n'a pas pensé que ça allait faire une autre image en France », a expliqué à la barre le copain de l'amoureux, qui a fourni son aide, la voiture qui a servi à l'enlèvement et… la maison de sa mère à l'arrivée.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'affaire n'est pas passée inaperçue. Un professeur avait tenté de s'interposer lorsque la lycéenne avait été poussée de force dans la voiture, devant plusieurs élèves. Un passant de Soyaux a ausi appelé la police lorsqu'il a entendu une jeune fille appeler au secours depuis une voiture passant en trombe.

« J'ai forcé pour la mettre dans la voiture », admet l'amoureux. Lorsque la jeune fille, en pleurs, lui a demandé de la ramener. Il n'a pas écouté. Lorsqu'un oncle a appelé, il n'a pas voulu lui passer le téléphone.

Coutume distordue

La « coutume arménienne », qui ne prévaut pas sur la loi française, prévoit toutefois que les enlèvements organisés se déroulent en accord avec la jeune fille, ou tout du moins, avec celui des parents, a rappelé le tribunal aux deux jeunes gens. L'enquête comprenait un entretien avec une éminente spécialiste de la culture arménienne, chercheuse au CNRS.

Au vu de l'absence d'antécédent des deux prévenus et de la persistance des liens amoureux, le parquet a requis six mois de prison avec sursis pour chacun d'entre eux.

L'avocate a souligné, de son côté, que pour qu'il y ait séquestration, il fallait qu'il y ait contrainte, ce qui n'est pas démontré dans le dossier. La jeune fille n'a pas mis à profit les occasions qu'elle a eues de quitter ses ravisseurs ou de téléphoner à sa famille. Elle n'a pas été violentée et était visiblement tiraillée entre ses sentiments pour l'un des deux garçons et l'envie de retrouver sa famille, ce que révèlent ses déclarations aux enquêteurs, a souligné Me Brochet, qui a plaidé la relaxe.

Le jugement a été mis en délibéré au 14 décembre.
Source : http://www.sudouest.fr/2010/11/25/ils-avaient-enleve-et-sequestre-la-fiancee-248752-823.php

14 décembre 2010 18h21 | Par SudOuest.fr avec l'AFP    
Quatre mois de prison avec sursis pour les ravisseurs d'une lycéenne à Angoulême

La jeune fille avait été enlevée en novembre 2008 par son petit ami, lequel souhaitait faire sa vie avec elle.


Le 17 novembre 2008, vers 10 heures, en présence de nombreux témoins, la jeune fille avait été poussée à l'arrière d'une voiture devant son établissement, le lycée Guez-de-Balzac, dans le centre d'Angoulême (Photo Isabelle Louvier)      

Le tribunal correctionnel d'Angoulême a condamné mardi à quatre mois de prison avec sursis deux hommes qui avaient enlevé l'espace de quelques heures en novembre 2008 à Angoulême une lycéenne de 18 ans, convoitée par l'un des deux prévenus qui souhaitait l'épouser.

Une peine de six mois de prison avec sursis avait été requise par le substitut Cyril Vidalie qui réclamait une "mesure symbolique et dissuasive" à l'encontre des deux hommes de 20 et 22 ans, sans antécédents judiciaires et qui comparaissaient libres pour enlèvement et séquestration, sans violence toutefois. Les deux prévenus avaient indiqué avoir agi conformément à une coutume arménienne ancestrale qui autorisait un soupirant à enlever une jeune fille lorsque les parents s'opposaient au mariage.

Le 17 novembre 2008, vers 10 heures, en présence de nombreux témoins, la jeune fille avait été poussée à l'arrière d'une voiture devant son établissement, le lycée Guez-de-Balzac, dans le centre d'Angoulême. Une alerte nationale avait été diffusée et la lycéenne avait été retrouvée le soir même à Orléans, au domicile des parents de l'un des deux hommes. Les ravisseurs avaient été interpellés devant ce domicile.

L'enquête avait révélé que la victime connaissait l'un des deux jeunes gens, alors âgé de 20 ans et rencontré quelques mois plus tôt lors d'un mariage, avec lequel elle avait entretenu une relation sentimentale. Les deux jeunes se voyaient régulièrement le week-end et son soupirant, qui souhaitait faire sa vie avec elle, lui avait demandé de le rejoindre chez lui, à Tours, ce que la lycéenne avait toujours refusé de faire.
Source : http://www.sudouest.fr/2010/12/14/quatre-mois-de-prison-avec-sursis-pour-les-ravisseurs-d-une-lyceenne-a-angouleme-267111-813.php

mercredi 15 décembre 2010

Istanbul : un couple religieusement mixte victime d'un crime d'honneur de la part du beau-frère chrétien arménien



Christian-Muslim Turkish newlyweds allegedly killed by bride's brother
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Monday, December 13, 2010
ISTANBUL – Daily News with wires

A recently married, inter-religious couple was allegedly killed in the center of Istanbul on Saturday by the wife’s brother, news agencies reported.

The woman, a Turkish Armenian, and the man, a Muslim Turk, had reportedly married without the permission of the bride’s family. 

Gönay Ö., the brother of murdered 26-year-old Soney Vural, was sent to court Monday for allegedly killing the newlywed couple. 

“They married despite us,” he said, adding that his family had opposed the marriage due to cultural differences, Doğan news agency reported.

Early media reports had said Soney Vural was Syriac but the Hürriyet Daily News & Economic Review has learned that she was Armenian. Her funeral is expected to be held Tuesday at 2 p.m. at the Surp Kevok Armenian Church in Istanbul.

Media reports said her family had opposed the marriage because they were Christian and the groom, a jeweler, was Muslim.

Soney Vural’s husband, Zekeriya Vural, was buried Monday in a cemetery in the Sarıyer district, private news channel NTV reported. The couple was married 11 days earlier.

The bodies of the couple were found in a car in the Seyitömer neighborhood of Fatih district on Saturday night. An initial investigation revealed that the couple had died from bullets wounds to their heads and torsos.

Police reported that the couple had had dinner that evening with the bride’s brother, who was detained later that evening.

The murder suspect told police that his sister told him that Zekeriya Vural become a Christian and that they would have a wedding ceremony in church, Doğan news agency reported.

According to his testimony, the suspected suggested a meeting between himself and the couple to discuss the issue.

In the meeting, however, Zekeriya Vural said it was against his honor to hold a wedding ceremony in a church and reportedly swore at the suspect, leading the latter to commit the murder, according to the testimony.

“A difference of religions should not be a problem. They did not approve of the marriage because our son was a Muslim. We struggled so much for peace,” said Cemil Vural, Zekeriya Vural’s uncle.

Cemil Vural said the couple loved each other very much and refused to leave each other. Another relative of Zekeriya Vural said the couple had married secretly. ,

“The murder shows that they trapped our son,” said the anonymous relative, Doğan news agency reported.
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/n.php?n=murder-finshes-love-of-christian-and-muslim-couple-2010-12-13

Des faits similaires ont été constatés chez d'autres chrétiens d'Orient, en Egypte et ailleurs.

mardi 14 décembre 2010

Thierry Deve-Oglou : l'improbable explication de ses crimes dans le prétendu génocide arménien

Société 14/12/2010 à 00h00
Le flash de l’accusé du meurtre du RER D

Par DIDIER ARNAUD

Thierry Devé-Oglou, 46 ans, se tient avec son pull beige à col roulé, la diction hésitante, hier, devant la cour d’assises de Pontoise (Val-d’Oise) où il est jugé jusqu’à demain pour le meurtre d’Anne-Lorraine Schmitt, tuée de 34 coups de couteau. Dans le wagon du RER D, ce dimanche de novembre 2007, il a eu un flash dans la tête. «J’ai été vers la jeune fille, je lui ai demandé de faire l’amour, elle s’est mise à crier, j’ai donné un coup de couteau, après elle s’est débattue, je l’ai repoussée, je lui ai donné encore des coups de couteau [il sanglote] en lui donnant des coups, je me suis donné des coups à moi-même.» C’est comme cela qu’il parle de la jeune étudiante de 23 ans.

Thierry est cet homme d’origine arménienne,
à la scolarité brinquebalante, devenu ébéniste, qui vit encore chez ses parents. Il a raté à cinq reprises son permis de conduire. Sportif (il aime la plongée et la course à pied), serviable. Il change de coupe de cheveux selon les modes, se teint parfois en blond, aime porter des bagues. Il dit fréquenter les prostituées, achète des revues pornos, et il regarde, sur le téléviseur familial, quand les parents sont au lit, des films du même tonneau. Son père est atteint de la maladie d’Alzheimer : «S’il était venu ici, il aurait chanté», dit sa mère, Annie.

Elle évoque un fils couvé, qui à 12 ans fait une fugue pour rejoindre sa mère, pareil durant son service militaire, où il sera reconnu déserteur. La présidente demande à sa mère si le génocide arménien a marqué sa famille. Oui, son mari a perdu ses deux grands-pères et puis son oncle. Il venait d’un milieu très riche, mais la famille a tout perdu, même son nom «Devedian».

Avec son frère Philippe, avec qui il partageait tout, Thierry Devé-Oglou a beaucoup voyagé. En 1996, il avait déjà été condamné pour viol. «Vous l’avez tuée pour qu’elle se taise et ne vous dénonce pas ?» lui demande l’avocate de la partie civile. «Oui», répond-il dans un souffle.
 Source : http://www.liberation.fr/societe/01012307917-le-flash-de-l-accuse-du-meurtre-du-rer-d

A lire également : Le violeur et meurtrier Thierry Dève-Oglou est d'origine arménienne et non turque

Los Angeles : une dispute entre Arméniens fait un mort

Gang dispute at Los Angeles County McDonald’s leaves one dead, another injured
The victims were transported to Holy Cross Hospital where the man in his 30s with the chest wound died.

By Staff,  City News Service
Monday, December 6, 2010

A dispute between Armenian gang members may have led to an early morning shooting in a fast-food restaurant parking lot on Victory Boulevard that caused the death of one man and injured extremities of another, a police sergeant said.

Witnesses said shortly after 2 a.m. four men in separate cars screamed at each other, Sgt. Michael Kammert said.  The witnesses called police, and when officers arrived they found one victim with a gunshot wound to the chest and one victim with gunshot wounds to the right arm, left leg and left foot, he said.

The victims were transported to Holy Cross Hospital where the man in his 30s with the chest wound died, Kammert said. The other victim, believed in his 20s, was treated for his wounds.

The suspects are described as two to four men who fled westbound on Victory Boulevard in a blue sedan, he said.

As of 4:40 a.m. the parking lot was a crime scene, and was expected to remain one for several more hours, Kammert said.
Source : http://www.swrnn.com/southwest-riverside/2010-12-06/news/gang-dispute-at-los-angeles-county-mcdonalds-leaves-one-dead-another-injured

Etats-Unis : grave escroquerie médicale commise par le réseau d'Armen Kazarian

EST-CE QUE L’ARGENT VOLE DU MEDICARE EST ALLE AUX SENATEURS?
24-11-2010

C’est avec une des plus grandes escroqueries de son histoire que le système de couverture de santé américain « Medicare » est passé à l’ordre du jour. L’affaire, qui a créé un effet de choc aux Etats-Unis, a laissé des points d’interrogation dans la tête de beaucoup d’Américains concernant la sécurité et l’avenir du programme de santé « Médicare ».

Selon la déclaration faite par la police fédérale américaine (le FBI), le réseau de crime, dont le chef est Armen Kazarian, a créé, dans 25 provinces, des cliniques fantômes et a facturé à l’Etat de dépenses fictives que l’on a présentées à partir des traitements aussi fictifs des centaines de patients dont on a volé les informations d’identité.

Le travail d’Ergün Kırlıkovalı, intitulé « La grande escroquerie arménienne a été mise au jour… Encore ! » et diffusé sur le site Turkishny.com, démontre que ceci n’est pas la première affaire d’escroquerie réalisée par la diaspora arménienne aux Etats-Unis (1). En 2008, a été démantelé un réseau composé de 6 arméniens qui avaient volé 2 millions de dollars aux sociétés d’assurance fédérales et privées à Los Angeles (2). Et en 1999, c’était encore les Arméniens qui étaient derrière une affaire d’escroquerie d’un million de dollars (3).

Quant au scandale Medicare, l’argent volé par le réseau, c’est près de 163 millions de dollars. Hormis l’escroquerie de Medicare, le réseau possède un large éventail de délits allant de contrebande jusqu’au blanchiment d’argent. Selon l’acte d’accusation mentionné aussi dans le media, le reseau, au sein duquel se trouveraient des citoyens et des immigrés arméniens, seraient en relation avec les organisations criminelles en Arménie.

Au delà de ceci, les informations dans le media ont porté l’affaire à une autre dimension, en faisant état qu’Armen Kazarian, le leader du réseau arménien qui a commis la plus grande escroquerie sanitaire des Etats-Unis, était en « étroite relation » avec Serge Sarkissian, président de la République de l’Arménie, voir même qu’il serait parti des Etats-Unis pour se rendre à Erivan afin d’intimider l’adversaire de Sarkissian lors de dernières élections en Arménie. « Kazarian est connu dans les milieux de la diaspora comme étant l’homme qui gère aux Etats-Unis les affaires d’Alexander Sarkissian, frère du président arménien. Kazarian s’était enfui aux Etats-Unis quand Vano Seradeguian, le ministre de l’Intérieur de l’époque avait déclaré la guerre aux mafias en 1996. Et Kazarian avait été libéré par la sollicitation d’Alexandre Sarkissian, après avoir été arrêté lors de son dernier voyage en Arménie. » a écrit le journal Armenia Today (4).

Selon Levon Zourabian, coordinateur du Congrès national arménien (ANC) figurant dans l’opposition, affirmant que Kazarian est en « contact direct» avec Sarkissian et « étroit » avec son prédécesseur Robert Kotcarian ; Kazarian avait organisé de diverses « actions de délits» contre Levon Ter-Petrossian, adversaire de Sarkissian, lors des élections présidentielles de 2008. Comme on se rappelle ; Ter-Petrossian qui est en faveur de l’amélioration des relations avec la Turquie, avait prétendu qu’il avait perdu aux élections en raison des fraudes, et que les manifestations massives de l’opposition avaient été réprimées par le gouvernement. Zourabian a affirmé ainsi : « en tant que l’opposition arménienne, nous sommes en lutte contre un gouvernement coopérant avec la mafia internationale et se transformant elle-même aussi en une structure mafieuse » (5).

Pourtant l’événement qui s’inscrit à l’ordre du jour par le scandale « Medicare » a une dimension beaucoup plus grave. Selon une information signée par Ben Smith et parue sur le site Politico.com ; Pogos Satamiam, l’un des membres du réseau arrêté par FBI est l’un de principaux donateurs du Comité de Campagne du Congrès démocrate (DCCC), et on a appris qu’il avait fait une donation de 10 mille de dollars seulement en juin dernier (6).

Cette situation conduit à poser la question suivante ; combien de parts de cette escroquerie de 163 millions de dollars ont été utilisés pour soutenir les campagnes de diffamation contre la Turquie? Les dons collectés par des personnalités telles que Nancy Pelosi, Frank Pallone, Adam Schiff, Brad Sherman, Howard Berman, Robert Menendez et Barbara Boxer, soutenus par les Arméniens et connus pour leurs politiques contre la Turquie, même l’Azerbaïdjan, doivent être examinés. Ce pendant, du fait que l’écriture des noms arméniens sont différentes et que les « escrocs de Medicare » utilisent de fausses identités, adresses et de faux noms d’entreprises, il est assez difficile de déceler si ces fonds sont utilisés pour soutenir les politiques contre la Turquie. C’est seulement grâce aux nouveaux éléments (faux noms de personnes et d’entreprise utilisés, etc.) qui pourraient être découverts lors du procès de Medicare qu’il sera plus possible de suivre à quoi on avait affecté 163 millions de dollars volés.

D’autre part, le scandale de Medicare a provoqué le réexamen des activités poursuivies ces dernières années par la diaspora arménienne pour l’adoption des décisions contre les intérêts du pays auprès des mécanismes politiques américains. En fait, les gênes dans ce sujet ne sont pas nouvelles. Michael van der Galien a affirmé, dans son article intitulé « Buying Policies » (acheter les politiques) publié sur le site poligazette.com en 2008, qu’il avait examiné les dons reçus par Robert Menendez, sénateur de New Jersey du Parti démocrate et que les dons légaux des Arméniens qu’il avait pu détectés atteignaient 136 000 dollars. D’autre part, Galien soulignant que ces fonds provenaient plutôt des Arméniens vivant en dehors de New Jersey, avait affirmé que Menendez ne représentait pas son électorat mais des groupes d’intérêt riches et avait évoqué que cette personne était achetée par les Arméniens (7).

Aux Etats-Unis la collecte de dons par les politiciens est un événement légal et tout à fait naturel ; tous les dons sont enregistrés et diffusés publiquement. Cependant, la légalité de cette situation ne veut pas dire qu’elle l’est également du point de vue éthique. Ainsi, sans doute, il ne sera pas exagéré de dire que ce système de dons est en fait une sorte de système de pot-de-vin légalisé.
Parce que dans ce système les politiciens américains, déterminent leurs priorités en fonction des dons qui leurs sont fait.

Par exemple, on se demande selon quel intérêt national américain et logique les sénatreurs Barbara Boxer et Menendez ont empêché la nomination de Matthew Bryza en tant qu’ambassadeur des Etats-Unis à Bakou. Boxer et Menendez se rendent-ils compte qu’ils ont provoqué la détérioration des relations entre l’Azerbaïdjan et les Etats-Unis, qui d’ailleurs n’étaient pas trop appréciés au Caucase du Sud ? Une autre question s’impose, même s’ils en sont conscients, est-ce qu’ils y accordent de l’importance ?

Il n’existe aucun doute que les noms tels que Menendez et Boxer continueront de représenter les groupes d’intérêts arméniens. Les relais de la diaspora arménienne présents au sein du Sénat américain interviendront toujours dans tous les sujets qui concernent les relations entre la Turquie et l’Arménie, de la nomination des ambassadeurs pour la Turquie et l’Azerbaïdjan jusqu’aux projets de loi sur le génocide et continueront ainsi d’orienter la politique extérieur des Etats-Unis selon la volonté des groupes d’intérêts arméniens.

Si on jette un coup d’œil aux états détaillés des dons faits à ces sénateurs les années précédentes, on voit la présence des noms de plusieurs sociétés médicales. Par ailleurs, dans ces listes de dons figurent également des sociétés dont les noms sont similaires aux noms de certaines sociétés fictives figurant dans le réquisitoire concernant le procès Medicare et sur lesquelles aucune information n’existe sur internet. Cependant, il ne serait pas juste d’accuser et de soupçonner qui que ce soit à cause des similitudes de noms. Certaines vérités se révéleront peut-être pendant le déroulement du procès.

Si toutefois, parmi les dons affluant aux sénateurs de la part des Arméniens venaient à figurer de l’argent volé de Medicare, aucun citoyen sensible vivant aux Etats-Unis ne devrait rester sans réagir. Il faudra expliquer à l’opinion publique américaine comment l’argent volé par les voleurs Arméniens a été utilisé à l’encontre des intérêts américains. Il faut rappeler que la vraie responsabilité des sénateurs est vis-à vis des citoyens Américains qu’ils représentent.


L’ A C T U E L

Selim GÜRAY
selimguray@lactuel.be


Sources :
(1) Ergun Kırlıkovali, “Massive Armenian Fraud Exposed… Again!”, www.turkishny.com
(2) “Six arrested and charged in connection with $2 million health care fraud ring” www.ice.gov/news/releases/0804/080404losangeles2.htm
(3) Rone Tempest, “Medi-Cal Scandal Alarms Armenians”, articles.latimes.com/1999/dec/08/news/mn-41634
(4) Le quotidien Hürriyet du 18.10.2010, “L’Arménien ayant escroqué les Etats-Unis est-il l’homme de Sarkissian?”
(5) Le quotidien Hürriyet du 18.10.2010, “L’Arménien ayant escroqué les Etats-Unis est-il l’homme de Sarkissian?”
(6) Ben Smith, “Dem Donor Arrested in Medicare Ring”. www.politico.com/blogs/bensmith/1010/Dem_donor_arrested_in_Medicare_ring.html
(7) Michael van der Galien, “Buying Policies”,
www.theatlanticright.com/2008/08/05/buying-policies/
Source : http://www.lactuel.be/detail.php?id=5192&catId=

lundi 13 décembre 2010

La bonne blague de Jean Reno : "il n'y a pas de mafia arménienne"

Bas-fonds et salles obscures

Par jerome_pierrat le 03/03/2009 
Mardi, veille de sorties en salle, parlons donc un peu de cinéma. Sur les écrans « Le premier cercle » de Laurent Tuel, qui narre l’opposition entre un truand qui rêve de retraite, Milo Malakian, et son fils qui, tombé amoureux, n’est pas chaud pour prendre le relais. Il paraît que le film renvoie au « Clan des Siciliens » d’Henri Verneuil… Lorsque le journaliste du JDD (dimanche dernier donc) a posé la question à Jean Reno, qui joue Milo, l’acteur a répondu : « Sauf qu’il n’y a pas de mafia arménienne »… Il n’a pas du bosser beaucoup sur le contexte… Parce qu’il y a bien un crime organisé arménien, Jean, notamment implanté depuis 1992 à Moscou. En 2004, les autorités russe ont mené une offensive contre ces groupes et arrêtées 45 caïds et 254 membres. En France, certains d’entre eux sont signalés sur la Côte d’azur, notamment à Nice où un certain Tevos, 42 ans et dont nous tairons le nom, a des intérêts, ainsi qu’à Monaco où il dirige des sociétés implantées en Arménie et en Russie. L’un de ses lieutenants a d’ailleurs fait l’objet d’une tentative de meurtre, deux Tchétchènes lui ont tiré dessus à Nice en nov. 2004. D’autres truands arméniens seraient les relais de parrains russes sur la Côte (pour en savoir plus voir mon ouvrage « Mafias, gangs et cartels » chez Denöel). Bref, le film, Jean, ils auraient pu l’appeler le clan des Arméniens… Pour rester dans le thème, signalons la sortie en DVD de l’excellente fiction « Bronx-Barbès » de l’anthropologue Eliane de latour, qui dresse le portrait très réaliste de la vie des gangsters/braqueurs en Côte d’Ivoire. Je n’ai pas vu le Premier cercle, mais celui-ci oui, lorsqu’il a été diffusé il y a quelques années sur Arte. Et c’est… d’la balle ! 
Source : http://metrofrance.com/blog/mafia/2009/03/03/bas-fonds-et-salles-obscures/

Et Félix Margarian, c'était un gentil bisounours ayant malencontreusement glissé sur une peau de banane, peut-être ?

"Timide et gentil", le criminel d'origine arménienne Thierry Deve-Oglou se tourne vers la religion

Le christianisme grégorien/arménien ou le catholicisme ?
Thierry Deve-Oglou, « timide et gentil »
Publié le lundi 13 décembre 2010 à 09H46
A la lecture des éléments de personnalité, du parcours de l'accusé, on peut mieux comprendre que la cour d'assises qui l'a jugé en 1996 ait été abusée. Il apparaissait alors comme un homme sans passé judiciaire, irréprochable au travail, juste « un peu renfermé et impulsif ». Un bon garçon, aussi, pour des parents aimants, retraités de la RATP, qui l'ont élevé « dans un climat harmonieux, un cocon familial protecteur. Il s'était toujours senti proche de son père, qu'il admirait et décrivait comme un '' papa poule formidable et toujours aux petits soins ''», précisent aujourd'hui les experts.
« Élève calme et discipliné », choyé par une mère « très présente affectivement », Thierry Deve-Oglou était, selon son entourage, « timide, gentil, serviable, émotif ». Mais, constatent les psychiatres, il souffre d'« inhibition anxieuse » et d'une « approche très fruste de la sexualité ». Il dépensait jusqu'à 800 euros par mois auprès des prostituées. « Son cercle d'amis est extrêmement restreint, sa vie sociale est pauvre », relèvent d'ailleurs les spécialistes.
En revanche, ils n'ont pas trouvé trace de manifestations de violence dans son existence, à l'exception des deux épisodes dramatiques de janvier 1995 et novembre 2007. L'intéressé dit en « avoir honte ». Les experts jugent malgré tout « sa curabilité aléatoire ». Pour chasser ses idées suicidaires, le détenu s'est tourné vers la religion.
I.H.
 Source : http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/thierry-deve-oglou-%C2%AB-timide-et-gentil-%C2%BB

Pour en savoir plus : Le violeur et meurtrier Thierry Dève-Oglou est d'origine arménienne et non turque

samedi 11 décembre 2010

Moyen-Age : l'implication des Arméniens dans des atrocités injustement attribuées aux Mongols

Jean-Paul Roux, Histoire de l'Empire mongol, Paris, Fayard, 1993 :

"(...) il convient de se demander, avec Barthold, pour lui [Gengis Khan] comme pour ses successeurs, si les horreurs dont on accuse les Mongols ne sont pas souvent celles des civilisés qui les entourent. On commence à percevoir que, fréquemment, ils cherchent à délivrer les victimes des mains de leurs bourreaux, mains qui ne sont pas toujours les leurs." (p. 238)

"Sur son chemin de retour, Guillaume de Rubrouck aurait pu rencontrer le roi Hethum d'Arménie qui faisait route vers la Mongolie. Ce souverain chrétien, vassalisé par les Mongols, se rendait auprès du Grand Khan bien mieux instruit de leurs us et coutumes que ne l'avait été à son départ le franciscain, et dans des dispositions d'esprit fort différentes. Alors que le moine vivait dans la crainte permanente de provoquer par quelque maladresse la colère des Tartares et leur intervention contre la latinité, Hethum ne souhaitait qu'une seule chose : voir les Mongols repartir en guerre." (p. 335)

"Tandis que les chrétiens d'Occident ne savaient sur quel pied danser, tremblant au souvenir de l'invasion et espérant toujours un peu, les chrétientés orientales jouaient franchement la carte mongole contre les musulmans." (p. 336)

"A l'opération [la campagne contre l'Irak menée par le Mongol Hülegü] participaient au moins les Arméniens, et peut-être les Géorgiens : les premiers parce que cette campagne répondait à leurs vœux les plus chers, qu'ils l'attendaient depuis longtemps et qu'ils avaient tout fait pour y décider les Mongols (...)." (p. 339)

"La chrétienté orientale poussa un immense cri de joie [après la prise de Bagdad en 1258]. Il ne manquait pas de nestoriens dans l'armée mongole et les contingents d'Arméniens et de Géorgiens avaient pris une part non négligeable à la conquête de l'Iraq. En outre, l'épouse de Hülegü, Doquz Qatun, était elle aussi chrétienne et accordait sa protection au christianisme, à ses prêtres, à ses édifices : on prétend qu'elle veilla particulièrement aux uns et aux autres après la prise de Bagdad. Quant aux soldats chrétiens, leur présence sous les armes, leurs interventions auprès des chefs suprêmes en faveur de leurs coreligionnaires avaient eu pour conséquence que ceux-ci avaient presque toujours été épargnés. En compensation, on s'était davantage acharné contre l'Islam, qui semblait seul visé par la campagne."(p. 342)

"La ville [Mayyafariqin en Syrie] résista avec acharnement. Un prince arménien périt sous ses murs ou, comme le dit Vartan, « gagna la couronne immortelle : toujours fidèle à Dieu et à l'Ilkhan, il sera associé à ceux qui versèrent leur sang pour le Christ ». En somme, les Arméniens faisaient des Mongols, et à leur corps défendant, des sortes de croisés et exploitaient largement les sympathies de Hülegü pour le christianisme, au point de lui donner un visage qui n'était pas le sien. Quand Mayyafariqin succomba d'épuisement, les Mongols, ou peut-être les chrétiens qui les entouraient (car les premiers tuaient sans raffinement de cruauté), se livrèrent à des actes odieux : ils supplicièrent le prince [ayyoubide] qui avait défendu son patrimoine avec tant de vaillance, lui arrachèrent des lambeaux de chair pour les lui faire manger, puis, après décollation, promenèrent sa tête à travers toute la Syrie dans une ignoble procession que précédaient joueurs de tambourin et chanteurs.

Sur son propre témoignage, Hethum aurait conçu en compagnie de Hülegü le plan de la campagne de Syrie, mais il se vante peut-être en s'accordant une audience plus grande qu'elle ne l'était. Il fut cependant informé des dispositions prises, et invité à se joindre à l'expédition. (...)

Il n'avait pas fallu plus d'une semaine pour capturer ce qui constituait à la fois l'une des plus fortes positions qui fût au monde et une grande métropole [Alep]. Les Mongols, selon leur habitude, se livrèrent à maintes exactions, mais ils trouvèrent dans les Arméniens de dignes compétiteurs en matière de violences et d'atrocités. Le roi mit lui-même le feu à la Grande Mosquée, l'une des plus belles et des plus anciennes de l'Islam oriental." (p. 345)

A lire sur le même sujet : Les Arméniens et Bagdad

vendredi 10 décembre 2010

La controverse historique autour du prétendu génocide arménien

Paul Dumont, Mustafa Kemal invente la Turquie moderne, Bruxelles, Complexe, 2006, p. 183 :

"8 Le chiffre de 1 200 000 victimes [arméniennes] est celui qui est avancé le plus fréquemment par la plupart des historiens occidentaux, à la suite de Toynbee, qui voient dans la tragédie de 1915 un véritable génocide. A ce propos, cf. en particulier Gérard Chaliand et Yves Temon, Le Génocide des Arméniens, Bruxelles : Ed. Complexe, 1980. Tout en reconnaissant la réalité des massacres, les historiens turcs, mais aussi un certain nombre d'historiens occidentaux, proposent pour leur part des chiffres nettement moins élevés (200 000 morts d'après Stanford J. Shaw et Ezel Kural Shaw, History of the Ottoman Empire and Modern Turkey, Vol. II, Cambridge (Mass.) : Cambridge Un. Press, 1977, p. 316) et nient qu'il y ait eu, de la part du gouvernement ottoman, volonté délibérée d'exterminer un peuple.

9 D'après S. Shaw et E.K. Shaw,
op. cit., p. 323, l'occupation arméno-russe fut à l'origine du « plus horrible des massacres ». G. Chaliand et Y. Ternon, op. cit., p. 42, nient en bloc. Sur ce point encore, la divergence entre historiens d'une même réalité est anormalement considérable."

Voir également :










Le contexte de l'évacuation des populations arméniennes d'Anatolie centrale et orientale

Robert Mantran, Histoire de la Turquie, Paris, PUF, 1988, p. 108-109 :

"A l'est, une expédition conduite par Enver dans la région du Caucase se termine par une grave défaite (décembre 1914) ; l'offensive russe qui suit bénéficie de l'appui des populations arméniennes locales ; durant l'hiver et le printemps, des exactions et des massacres sont commis contre les habitants turcs et un Etat arménien est même crée autour de Van (mai 1915) ; devant la menace de l'extension de la sécession arménienne, le gouvernement ottoman ordonne en mai 1915 l'évacuation des populations arméniennes des régions de Van, Bitlis et Erzouroum vers l'Irak et des populations de Cilicie et de Syrie du Nord vers la Syrie centrale. Bien que des garanties légales aient été données aux Arméniens sur leur retour dans leurs zones d'habitation et sur la sauvegarde de leurs biens, ces garanties n'ont pas été respectées par certains militaires ; en juillet 1915 la reconquête par les Ottomans des territoires perdus s'accompagne de violences et de vengeances : l'évacuation et la reprise en main ont provoqué la mort de milliers d'Arméniens. La révolution russe arrête les opérations dans ces régions et un armistice est conclu avec la Russie le 7 décembre 1917."

jeudi 9 décembre 2010

Sordides affaires au sein de l'armée arménienne

Nous n’avons pas le droit de dissimuler...   9/08/2010

Nous n’avons pas le droit de dissimuler et de garder le silence

Les suicides à répétition, au sein de l’armée de la République d’Arménie, et récemment la mort violente, non élucidés, de soldats, pendant une période de paix et non pendant une guerre ou opération militaire, ont provoqué la colère dans les différents milieux de la population arménienne. Il est néanmoins regrettable que la société se résigne à l’idée que les brimades envers des soldats et maintenant les meurtres sont la conséquence du laxisme qui règne dans le « système » et que l’ignorance symptomatique au sein de l’armée en est la cause.

L’armée arménienne existe depuis vingt ans et aujourd’hui on attribue toujours la situation actuelle aux causes « objectives » de l’étape de sa formation. Notre armée a été créée sur la base d’une idée sublime qui était la protection de la patrie. C’est grâce à cela que nous avons pu vaincre l’ennemi dont les effectifs dépassaient largement les nôtres. Mais cette conscience idéologique a disparu et les cas de fuite de l’armée, la désertion, sont fréquents de nos jours. Le déserteur préfère la fuite, tout en sachant bien qu’il va répondre un jour devant le tribunal militaire ou subir les tortures des officiers, au cas où il sera arrêté. C’est déjà un fait parlant. Les cadres dirigeants de l’Armée, par leur conduite, devraient servir d’exemple aux troupes et soutenir nos soldats. Malheureusement ils ne sont, en général, que des gens irresponsables et inconscients. Une commission d’enquête doit se former au sein de l’Assemblée Nationale de la République d’Arménie. Cette commission devra étudier les circonstances des assassinats. Elle devrait être composée non pas des serviteurs de l’État mais de membres impartiaux, ayant une position objective. Les responsables finiront-ils par comprendre que le cas d’un soldat mortpendant la guerre est différent d’un cadavre défiguré et remis à sa mère dans une période pacifique ? Ces incidents abominables font perdre la confiance de la société civile envers l’armée ; une confiance qui a été toujours très solide puisque l’armée a été perçue comme l’une des institutions solides de la République.

Les gens doivent prendre conscience que, in fine, les personnes qui seront tenues responsables de ces incidents dans l’armée sont le Ministre lui-même et les officiers. Combien de victimes devrons-nous supporter encore et parler parallèlement des exploits de notre armée et de la civilisation de notre nation ? Les mœurs de notre armée nationale sont l’expression déformée des mœurs de notre société. Le sadisme qui règne dans l’armée est aussi la conséquence du niveau d’éducation déplorable des officiers.

La découverte de ce dernier incident et sa dénonciation publique pourrait être un précédent dans l’espoir d’empêcher d’autres drames à l’avenir.

M. G.
02.08.2010
(c) M.G. et Europe&Orient
Source : http://eo.tchobanian.org/protected/communique0001010a.html

Le problème de la violence conjugale en Arménie

Arménie : la violence conjugale fait une enième victime
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Traduction publiée le 19 Octobre 2010 ·

Le problème de la violence conjugale en Arménie est bien connu, bien qu'il soit rarement abordé ouvertement. Cependant, une interview filmée avec la famille d'une jeune femme décédée de ses blessures après avoir été battue par son mari et avec la mère de celui-ci a choqué et outré de nombreuses personnes.

Ianyan a publié un message détaillé.

    Zaruhi Petrosyan, une mère de famille de 20 ans a été battue à mort par son mari et sa belle-mère afin de lui extorquer de l'argent, ainsi qu'à sa famille. Dans un reportage du journaliste Gagik Shamshyan de News.am, la mère et la sœur de Zaruhi Petrosyan,  Hasmik Petrosyan, racontent les violences abominables subies par Zahuri durant les mois et les années précédant son décès, le 1er octobre dernier.

    […]

    Selon la famille de Zaruhi Petrosyan, les coups qu'elle recevait était du chantage de la part de son mari et de sa belle-mère pour qu'elle demande de l'argent à sa famille. Sa belle-mère l'a battue lorsqu'elle était enceinte, a déclaré Gagik Hasmik.

    La famille a fait appel à la justice à deux reprises, et a même envoyé  un avertissement écrit stipulant que si les actes de violence continuaient, une procédure pénale serait entamée, mais ils affirment que rien n'a été fait.

Unzipped a également commenté l'affaire et plus particulièrement le manque de réactions des autorités et des institutions chargée de faire appliquer la loi.

    Je me souviens que récemment le Centre de ressources des femmes souhaitait afficher des posters à Erevan sur le problème de la violence conjugale avec un numéro de téléphone d'urgence pour les victimes ; la municipalité de Erevan les a interdits, affirmant que ce problème n'existait pas en Arménie. Quelle mentalité. Faisons donc semblant que le problème n'existe pas, n'en parlons pas, sinon notre image pourrait en être affectée… Au lieu d'affronter le problème et de développer des solutions efficaces pour le résoudre. Pendant ce temps, de tels faits divers […] ont lieu…

Le blog Armenian Observer a abordé le problème de la même façon et a pressé les lecteurs de signer une pétition en ligne en faveur de l'adoption d'une loi sur la violence conjugale en Arménie.

    Je trouve que malheureusement le plus courant dans cette histoire est que Zaruhi Petrosian, la victime, ait dit a son docteur qu'elle “était tombée”. En Arménie, il est honteux de parler de problèmes embarrassants de famille. Ce phénomène s'étend sur d'autres problèmes de société, comme la corruption, les fraudes durant les élections, le bizutage à l'armée.  […]

Sur le blog  Amnesty USA, l'auteur de Global Voices Simon Maghakyan fait part de sa colère et presse les lecteurs de signer la pétition qu'il a créée.

    Ce qui m'énerve le plus est l'apathie du gouvernement arménien sur la violence conjugale, même après un tollé international il y a quelques années. En novembre 2008, Amnesty International a publié un rapport sur la violence conjugale en Arménie, stipulant que plus d'un quart des femmes en Arménie avaient été victimes de violences physiques de leur mari et d'autres membres de la famille. Un grand nombre de ces femmes n'ont pas d'autre choix que de subir cette situation car les plaintes pour violences sont largement stigmatisées dans la société arménienne.

    […]

    Signez comme moi la pétition adressée au Premier ministre arménien demandant que le gouvernement fasse justice dans l'affaire du décès de Zahuri en enquêtant sur les probables coupables (pas uniquement le mari mais également son frère et sa mère) ; en enquêtant sur les allégations selon lesquelles les autorités locales étaient au courant des violences subies par Zaruhi, et en accélérant le vote d'une loi sur la violence conjugale.

Sur le même sujet, le blog  Le Retour (en 3 parties) a également commenté l'affaire mais critique aussi le gouvernement pour avoir tenté d'organiser un concours de beauté qui n'aurait que perpétué le machisme de la société.

    […] Nous nous demandons pourquoi les préjugés sur les sexes existent toujours dans notre pays et pourquoi les femmes continuent à être battues par les hommes. Quand la notion de ce qu'est un “homme” et une “femme” est définie par des membres du gouvernement, pourquoi serions-nous surpris quand la violence, physique, morale, financière, règnent dans la société ?

    Quand allons-nous dire que nous en avons assez ?

Vous pouvez signer la pétition ici.
Source : http://fr.globalvoicesonline.org/2010/10/19/46695/

Voir également : Le crime d'honneur, une tradition arménienne ?