jeudi 27 janvier 2011

Finissons-en avec un mythe misérabiliste arménien : le pseudo-blocus turc ne saurait expliquer la pauvreté de l'Arménie

Deux faits contredisent l'allégation arménienne selon laquelle les mesures de rétorsion prises par la Turquie à la suite de l'agression arménienne contre le territoire azerbaïdjanais du Karabakh constitueraient un "blocus".

Les liaisons aériennes entre Istanbul et Erevan existent bel et bien :

http://www.monde-du-voyage.com/armenie/billet-avion-istanbul_erevan.php

La Turquie et l'Arménie entretiennent des relations économiques indirectes malgré le conflit arméno-azéri, comme le rappelle avec honnêteté le professeur d'économie Gérard Achdjian :

"L’autre pays permettant le désenclavement de l’Arménie est certainement la Turquie ; leurs échanges commerciaux passent aujourd’hui par la Géorgie."

Source : http://www.gab-ibn.com/IMG/pdf/Le_conflit_russo-georgien._Consequences_economiques_pour_l_Armenie_et_perspectives_regionales.pdf

(p. 4)

Cela n'a donc rien à voir avec l'isolement quasi-complet de la République Turque de Chypre du Nord ou le véritable blocus arménien appliqué contre la République autonome du Nakhitchevan (qui a d'ailleurs subi comme le Karabakh une agression arménienne au début des années 90). Mais "curieusement" on entend guère les militants arméniens et leurs complices pour se plaindre de ces situations, bien au contraire...

En conséquence, les causes de la pauvreté de l'Arménie se trouvent moins à l'extérieur qu'à l'intérieur, que cela plaise ou non... Et il serait peut-être temps que les Arméniens fassent preuve de maturité en cessant cette "bouc-émissairisation" systématique et mythomaniaque des Turcs, perçus comme la source de tous leurs problèmes, y compris ceux qui relèvent de la responsabilité de la classe dirigeante d'Erevan.