lundi 3 janvier 2011

Le parti Dachnak et le trafic de drogue

Gaïdz Minassian, Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide : Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Paris, Autrement, 2007, p. 93 :

"Interdite par les Soviétiques, la FRA a été suspendue en Arménie de 1994 à 1998 par Levon Ter Petrossian pour « atteinte à la sûreté de l'Etat », après le démantèlement d'un réseau de trafiquants de drogue responsable de plusieurs assassinats à Erevan. Réhabilitée par Robert Kotcharian, la FRA a rejoint la coalition gouvernementale en 1999 et adhère à l'Internationale socialiste dont elle est à ce jour le seul parti de la CEI membre à part entière. Elle compte quatre ministres et un groupe parlementaire en Arménie, un « ministre » au Haut-Karabakh (celui des « Affaires étrangères ») et des députés aux Parlements libanais, iranien, syrien et canadien. Proche de la Syrie depuis les accords de Taïf ayant mis fin en 1989 à quinze ans de guerre au Liban, la FRA a cautionné dans les années 1970 et 1980 le terrorisme contre la Turquie commis par les Commandos des justiciers du génocide arménien, devenus l'Armée révolutionnaire arménienne."

Gaïdz Minassian, Géopolitique de l'Arménie, Paris, Ellipses, 2005, p. 41 :

"La rupture avec le haïtadisme répond donc à une nécessité : sortir les Arméniens du chaos et de la détresse en renonçant à la reconnaissance du génocide comme priorité. Elle s'effectue en deux temps. D'abord la suspension de la FRA en décembre 1994 pour « atteinte à la sûreté de l'Etat » après le démantèlement d'un réseau de trafiquants de drogue agissant de l'intérieur du parti."

Voir également : Le trafic de drogue et la diaspora arménienne