mardi 22 février 2011

Braquage de La Talaudière : les explications peu crédibles de l'Arménien Ashot Hovanissian

Justice. « Je ne savais pas que j’allais participer à un braquage »

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Publié le 22/02/2011 à 00:00

Mis à jour il y a environ 1 heure

Un Russe, un Arménien et « Gio » l’introuvable : ce sont les trois auteurs présumés du braquage de la bijouterie Martin de La Talaudière, commis le 6 août 2009 au matin. Seuls les deux premiers figurent dans le box des accusés, pour le procès en Assises qui s’est ouvert hier. « Gio », lui, n’a jamais été identifié. Le braquage a été bien préparé : les lieux ont été repérés les jours précédents, différents scénarios ont été élaborés (« le plan A on le vole, le plan B on le braque en lui disant de rester calme, le plan C on le braque avec une arme » dit le Russe), et la fuite a été programmée en direction de l’Espagne.

Pourtant, rien ne va se passer comme prévu : il y a le facteur, d’abord, qui entend les appels au secours du bijoutier alors qu’il passe devant le magasin ; il entrouvre la porte, avant de réaliser ce qui se passe et de s’enfuir. Il y a ensuite ce policier municipal qui patrouille juste à côté et qui, prévenu par le facteur, se lance à la trousse des braqueurs ; l’un d’eux fait usage d’un pistolet à gaz lacrymogène pour le stopper. Il y a enfin ce contrôle des gendarmes, le lendemain dans l’Aveyron, alors que les fuyards roulent à 140 km au lieu de 90 ; la course-poursuite se termine dans un champ de maïs, avec interpellations à la clé. Les bijoux ne seront jamais retrouvés (le préjudice avoisine les 35 000 euros). « Gio », qui n’était pas dans la voiture, non plus.

Le Russe, Nougi Ozdanaev, reconnaît la plupart des faits, même s’il se cherche des excuses : les coups portés au bijoutier, « c’est Gio ». S’il a tiré sur le policier municipal, « c’est parce que je savais que ça ne risquait pas pour sa vie ». S’il a braqué, « c’était pour payer des dettes liées à la drogue ».

L’Arménien, Ashot Hovanissian, nie tout sauf sa présence : « Je les ai emmenés dans ma voiture mais je ne savais pas que j’allais participer à un braquage ». Il dit s’être retrouvé là par hasard. Pourtant, il a bien été vu en train de prendre des bijoux dans le magasin. Et c’est lui qui est au volant et qui refuse le contrôle, le lendemain. Son ex-compagne l’enfonce un peu plus lorsqu’elle déclare aux policiers qu’elle l’avait entendu parler du braquage avec un de ses complices. Déclaration sur laquelle elle est revenue, hier, pour affirmer qu’elle a subi « la pression des policiers » pour pouvoir retrouver au plus vite son enfant. Mais l’homme dont elle est toujours amoureuse aura du mal à faire croire aux jurés qu’il n’est pour rien dans cette histoire. Le verdict est attendu dans la soirée.
Source : http://www.leprogres.fr/faits-divers/2011/02/22/je-ne-savais-pas-que-j-allais-participer-a-un-braquage

Pour rappel : La Talaudière : au moins un Arménien impliqué dans le braquage d'une bijouterie