mardi 22 février 2011

Kadhafi, l'ami des terroristes arméniens

Kadhafi, l’ami des terroristes
le 22/02/2011 à 00:00

Le colonel Kadhafi a accueilli dans son pays toutes les tendances du terrorisme international.

Les ambitions régionales, voire mondiales, du colonel libyen l’ont rapidement conduit à tendre la main aux mouvements terroristes qui faisaient trembler la planète dans les années 70. Tout le « gratin » de la bombe, du détournement d’avion et de l’assassinat politique a séjourné, à un moment ou un autre, dans les sables libyens. On y trouvait les Irlandais de l’IRA, les Palestiniens d’Arafat ou d’autres factions plus extrémistes. Les Allemands de la bande à Baader ont appris les techniques terroristes avec les Arméniens de l’Asala ou les commandos de l’Armée rouge japonaise.

Non content de leur ouvrir ses frontières, d’habitude très fermées, Kadhafi a aussi financé les mouvements révolutionnaires, au point que les États-Unis ont décidé de réagir. Les affrontements entre les deux pays ont été violents, culminant avec le bombardement de Tripoli destiné à tuer le bouillant colonel en 1986. La fille adoptive de Kadhafi avait péri dans l’attaque. En représailles, un attentat fera trois morts dans une discothèque berlinoise fréquentée par des militaires américains, quelques semaines plus tard.

À deux reprises, les Libyens ont détruit des avions en plein vol. Le premier, un Boeing de la Pan Am, a explosé au-dessus de Lockerbie (Écosse), faisant 270 morts, le 21 décembre 1988. Au mois de septembre suivant, c’était au tour d’un DC-10 d’UTA d’être détruit par une bombe.

Ces actes ont valu à la Libye de faire l’objet, à plusieurs reprises, de sanctions votées par les Nations unies.

le 22/02/2011 à 00:00
Source : http://www.lalsace.fr/actualite/2011/02/22/kadhafi-l-ami-des-terroristes

Il faudrait peut-être aussi se pencher sur les liens du Dachnak avec le régime libyen :

"Pour la première fois, la FRA condamne publiquement les Etats-Unis pour « terrorisme d'Etat » contre la Libye, lors du raid américain sur Tripoli, le 15 avril 1986, qui « ne fait qu'ajouter de la violence à la violence »." (Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, 1972-1998, Paris, PUF, 2002, p. 114)