lundi 28 mars 2011

Le régime des Assad déstabilisé en Syrie : un rappel des compromissions de la FRA-Dachnak, de l'ASALA et du régime arménien

Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, 1972-1998, Paris, PUF, 2002 :

"En Syrie, après plus de dix ans d'interdiction pour espionnage anticommuniste au service des Etats-Unis, la FRA doit son existence formelle à la bonne volonté du nouveau leader, Hafez el Assad, soucieux de préserver un équilibre ethnique dans le pays, en favorisant les minorités les plus dociles à son égard." (p. 23)

"Du côté de la Syrie, Damas reconnaît, après s'en être méfiée, que la stratégie autonomiste et neutraliste des Arméniens du Liban constitue l'un des principaux maillons de la chaîne des minorités favorables à la Syrie qu'elle cherche à fabriquer. Sur l'échiquier arménien, la Syrie occupe une place centrale pour orchestrer les négociations sur le plan politique et militaire. Soutenu par les dachnaks syriens, qui renforcent l'autorité du régime alaouite à Alep, ville syrienne à forte composante arménienne, contre la contestation sunnite, le président Assad sait qu'il peut désormais aussi compter sur les Arméniens de Beyrouth pour orienter à sa guise sa politique au Liban. Sur le plan militaire, le général Kanaan, commandant des forces syriennes au Liban et établi à Andjar, surveille l'action du Dachnak dans la région, mais l'alliance entre la Syrie et le PSP de W. Joumblatt, lui-même proche de l'ASALA, dissuade la FRA de trop s'exposer. Les activités du 2e bureau syrien à Beyrouth comme dans la Bekaa invitent la FRA à la plus grande prudence ; à l'inverse, sachant que la FRA a des connexions avec l'Armée rouge, les officiers syriens au Liban s'en tiennent avec la FRA à des échanges de bons procédés." (p. 63-64)

"La FRA se rapproche de la Syrie et du Hezbollah, hostile à Israël et à la Turquie, qualifiant « le panturquisme et le sionisme d'idéologie raciste qui constituent les deux faces d'une même médaille, celle de l'impérialisme ». Jamais, depuis la création d'Israël, la FRA n'a eu une position si dure à l'égard de l'Etat hébreu. En août 1997, la Syrie appelle à donner des garanties de sécurité aux Arméniens du Haut-Karabakh tandis que la FRA demande le retrait des forces américaines du Moyen-Orient, après que le général Cohen, ministre de la Défense américain, a déclaré que la Syrie, la Libye, l'Iran et l'Irak stockent de grandes quantités d'armes chimiques et bactériologiques. (...) Le principal enseignement que la FRA tire de cette complication des enjeux stratégiques, c'est que le post-haïtadisme est indissociable du conflit israélo-arabe et trouve paradoxalement sa vitesse de croisière dans sa riposte à la consolidation de l'axe israélo-turc. Convaincue que l'Arménie finira par signer des accords militaires avec la Syrie et l'Iran, sur la base de ceux signés avec la Grèce et la Russie en 1997, la FRA soutient ouvertement les Etats arabes et iranien.

Pour se développer au Liban, le post-haïtadisme a dû s'émanciper de la tutelle du Premier ministre R. Hariri dont les relations avec Damas s'enveniment à mesure que Beyrouth cherche un accord de paix séparée avec Israël alors que Damas souhaite une paix globale dans la région." (p. 251-252)

"Au Moyen-Orient, plusieurs rebondissements s'ajoutent à la guerre civile, compliquent davantage les lignes de forces et redistribuent les alliances locales. Il s'agit de l'invasion du Liban par Tsahal, de la guerre israélo-syrienne, du conflit Iran-Irak, des divisions du camp maronite, de l'arrivée de la force multinationale et de l'apparition de la milice chiite du Hezbollah, le parti de Dieu, pro-iranien, au Liban. Alors que l'armée israélienne détruit les structures de l'ASALA au Liban-Sud, H. Hagopian [le chef de l'ASALA] trouve refuge chez son ami Abou Nidal. Celui-ci, privé de l'appui du FPLP, offre à H. Hagopian logistique et moyens financiers dans la Bekaa sous contrôle syrien. Abou Nizar et Abd Al Rhaman Iza, deux hommes d'A. Nidal, mettent en contact H. Hagopian avec le colonel Haitham Saïd, responsable du Département d'intelligence de l'Air Force syrienne, ce qui procure à H. Hagopian des facilités en Syrie et par ficelles interposées entre l'ASALA et le KGB." (p. 78-79)

"L'enquête démontre que H. Hagopian est le chef d'orchestre de l'opération [l'attentat de l'aéroport d'Orly]. Lui qui avait simulé sa mort le 31 juillet 1982, pour éviter de tomber entre les mains du Mossad et du MIT, a été repéré en France, par la DST, dès avril 1983, de passage à Paris pour réorganiser son réseau après que le MNA a commencé à s'émanciper de son autorité. La DST y apprend que H. Hagopian prépare un attentat contre la Turquie sur le territoire français. Mais comme les agents du contre-espionnage français manquent d'informations sur l'organisation clandestine, ils le laissent circuler librement en France. Puis l'enquête remonte la filière jusqu'à la piste syrienne : en frappant la France, l'ASALA rend service à la Syrie qui proteste contre la présence française au Liban. L'attentat d'Orly serait donc le premier d'une longue série d'attentats contre la présence de la Finul au Liban." (p. 89)

"Du côté arménien, Erevan se sert dans les stocks d'armes laissés par les forces russes sur place. La Grèce a livré des armes et la FRA a affrété un avion d'Ossétie du Nord rempli de plusieurs containers de carburant. Une navette aérienne Erevan-Beyrouth-Damas s'est mise en place pour acheminer instructeurs et matériels. Plusieurs vendeurs d'armes arméniens s'investissent également dans cette course à l'armement." (p. 194)

Gaïdz Minassian, Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide : Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Paris, Autrement, 2007 :

"L'Arménie privilégie ses relations avec la Grèce, la Syrie et l'Iran, trois pays frontaliers de la Turquie." (p. 74)

"Réhabilitée par Robert Kotcharian, la FRA a rejoint la coalition gouvernementale en 1999 et adhère à l'Internationale socialiste dont elle est à ce jour le seul parti de la CEI membre à part entière. Elle compte quatre ministres et un groupe parlementaire en Arménie, un « ministre » au Haut-Karabakh (celui des « Affaires étrangères ») et des députés aux Parlements libanais, iranien, syrien et canadien. Proche de la Syrie depuis les accords de Taïf ayant mis fin en 1989 à quinze ans de guerre au Liban, la FRA a cautionné dans les années 1970 et 1980 le terrorisme contre la Turquie commis par les Commandos des justiciers du génocide arménien, devenus l'Armée révolutionnaire arménienne." (p. 92)

Voir également : Grossière duplicité de l'activisme arménien

Arménie : arrestation du major-général de la police Hovannes Tamamian pour l'étouffement d'une affaire de meurtre

Armenian Police General Arrested

24.03.2011

A recently-sacked Armenian police general was arrested on Thursday on charges of murder cover-up that could land him in prison for up to six years.


Major-General Hovannes Tamamian, the controversial head of the Directorate General of Criminal Investigations at the national police service, was promptly remanded in pre-trial custody.

Tamamian and the police chief of Yerevan’s Arabkir district, Colonel Varuzhan Adamian, were dismissed late last month for what state prosecutors described as a botched police investigation into a murder committed last year.

The prosecutors say police investigators overseen by Tamamian deliberately failed to prosecute the murder perpetrator and charged another individual instead, presumably in return for a massive kickback.

President Serzh Sarkisian expressed outrage at the alleged cover-up when he met with high-ranking police officials last week. He branded Tamamian as an “immoral” person who has shamed the Armenian police.

In a statement, the Office of the Prosecutor-General said Tamamian has been charged with abuse of power that was committed for “mercantile or other personal motives” and resulted in “severe consequences.” A corresponding article of the Armenian Criminal Code carries a prison sentence of between two and six years and a three-year ban from public office for such crimes.

A court in Yerevan allowed the Special Investigative Service (SIS), a law-enforcement agency subordinated to the prosecutors, to keep Tamamian under arrest pending trial. It was not immediately clear if the police general pleaded guilty to the accusation.

Tamamian has for years been one of Armenia’s most controversial law-enforcement officials. He is thought to have played a major role in police crackdowns on the Armenian opposition ordered by former President Robert Kocharian in 2004 and 2008.

Tamamian was also implicated in the May 2007 death of a man in police custody. Levon Gulian, a Yerevan-based restaurant owner, was found dead after being questioned at the Directorate General of Criminal Investigations. The police claimed that Gulian fell to his death while attempting to escape from a second-floor interrogation room.

Gulian’s family vehemently rejected this theory, saying that the 30-year-old father of two was tortured to death by police investigators. It claimed that Tamamian personally interrogated the victim. The police denied that.
Source : http://www.azatutyun.am/content/article/2349086.html

samedi 26 mars 2011

Première Guerre mondiale : la collaboration arménienne avec l'armée russe et les massacres des milices arméniennes

Thierry Zarcone, La Turquie. De l'Empire ottoman à la République d'Atatürk, Paris, Gallimard, 2005, p. 42-43 :

"L'épisode le plus dramatique de ces années douloureuses est le déplacement forcé et dans des conditions terribles, en 1915, de la population arménienne, des provinces orientales de l'Empire vers la Mésopotamie, une décision du triumvirat pour contrer le soutien arménien aux troupes russes qui envahissent l'Empire et mettre fin à des opérations de guérilla menées par des bandes arméniennes en territoire turc. C'est une catastrophe humaine sans précédent (600 000 à 800 000 morts selon l'historien Justin McCarthy), qui entraîne la disparition totale de ce peuple de la carte de l'Asie. Après la prise d'Erzurum par les Russes en 1916, c'est au tour des milices arméniennes qui accompagnent l'occupant de se livrer à des massacres sur les populations musulmanes. (...)

Deux thèses s'opposent sur les massacres des Arméniens en 1915 : pour les Arméniens, le triumvirat jeune-turc a planifié l'extermination sous couvert de déplacements (...) ; pour les Turcs, les déplacements, pratique courante en temps de guerre, visaient à écarter une population qui soutenait l'ennemi russe."

Voir également : La controverse historique autour du prétendu génocide arménien

mercredi 23 mars 2011

Chalon-sur-Saône : deux Arméniens devant le tribunal correctionnel pour usage de cartes bancaires contrefaites

tribunal de Chalon sur saone tribunal correctionnel
Cartes bancaires contrefaites : trois mois


À l’audience correctionnelle de lundi dernier, Temur K., 32 ans, et Alexandre M., 29 ans, tous deux Arméniens, ont comparu sous la prévention d’usage de cartes bancaires contrefaites ou falsifiées et utilisées dans des commerces chalonnais le 12 octobre 2010, pour un montant total de 500 euros. À la barre, Alexandre M. déclare avec aplomb : « J’ai trouvé ces cartes bancaires dans la rue. » Temur K. indique « qu’il a rencontré son comparse 3 jours auparavant. Je ne me suis pas posé de questions, je l’ai accompagné dans les magasins. » Bertille Catheland n’a pas apprécié ces réponses. Elle lâche ironiquement « On a l’impression d’être pris pour des imbéciles ». Elle réclame la sévérité dans ses réquisitions : 6 mois ferme pour chacun des prévenus. Alexandre M. est resté à la barre car 5 jours après ces faits, il s’était fait plaisir au volant : 160 km/h à Écuisses. Il avait refusé de se soumettre aux vérifications de son taux d’alcoolémie simulant une quinte de toux irrésistible. Cette technique a d’ailleurs fait railler, une nouvelle fois, le ministère public. Mais la sanction est tombée. Les deux prévenus écopent de 3 mois ferme, pour la première affaire, Alexandre M. pour la conduite sous l’empire d’un état alcoolique refus de souffler se voit rajouter 3 mois de prison avec sursis et 50 euros d’amende.

B.D.B. (CLp)

Publié le 23/03/2011
Source : http://www.lejsl.com/fr/accueil/article/4808259,1293/Cartes-bancaires-contrefaites-trois-mois.html

Pour information, "Temur" est un prénom porté chez les Arméniens ethniques : http://hanragitaran.com/view/tag/Temur-Grigoryan

Le rejet des Hemşinli (Hémichis), Arméniens islamisés, par le nationalisme arménien

Friday, December 01, 2006
Les Arméniens musulmans ou Hémichis
Les Arméniens musulmans ou Hémichis

Arméniens aussi mais jamais considérés comme tels ni par les Arméniens de Turquie ou d’Arménie, ni par la diaspora, les Hémichis (Hemisi) sont musulmans. Ils vivent principalement dans l’Est de la Turquie, dans les régions de Diyarbakir, Van, Erzurum, Erzican, Harput, Mardin, Avanos et Malataya. Leur nombre est estimé à plusieurs centaines de milliers dont une bonne partie parle encore l’arménien malgré une assimilation en voie d’achèvement. Les Hémichis, comme une partie des Slaves, Crétois, Romains et Caucasiens de Turquie, se sont convertis à l’islam au cours de la période ottomane. Sous l’Empire, ils faisaient partie de la Nation (Millet) musulmane, comme les autres ethnies islamisées, les alévis et les yézédis, contrairement aux grégoriens qui avaient leur propre Nation.

Les Hémichis, malgré leur conversion, continuèrent à vivre côte à côte avec les grégoriens ; sans problème majeur. C’est lors de l’annexion des royaumes caucasiens par la Russie, au début du XIXe siècle que commencèrent les ennuis pour les Arméniens musulmans installés dans les régions comprises entre la Géorgie actuelle et le l’Azerbaïdjan. Refoulés vers l’Empire ottoman en même temps que les Circassiens, les Ossètes, Tchétchènes, Abkhazes et Adjars, on retrouve des réfugiés dans une large bande allant de Trébizonde à l’ancienne Cilicie.

1914 fut l’année la plus noire de l’histoire des Hémichis. La Russie ayant promis l’indépendance aux Arméniens chrétiens de l’Arménie turque, encourageât ces derniers à créer un climat de terreur dans les villages musulmans de cette région peuplée à 25% d’Arméniens chrétiens (excepté la province de Van, où ils formaient la majorité). Ainsi, des massacres à grande échelle eurent lieu jusqu’au début de 1915, dont les victimes kurdes, circassiens, hémichis, turkmènes et autres caucasiens n’avaient que deux points communs, soit d’être ottomanes et musulmanes. De 1914 à 1915, on estime à 300 000 le nombres des victimes (massacre des musulmans d"Erzurum et de Van compris), oeuvre des milices indépendantistes arméniennes (chrétiennes).

La République créa un climat favorable aux Hémichis non seulement de Turquie, mais aussi à ceux du Caucase soviétique qui trouvèrent une terre d’asile et s’installèrent dans les régions où les Arméniens grégoriens avaient été forcés de partir (déportation par l’armée ottomane et massacres de 1915).
Aujourd’hui les Hémichis sont avant tout turcs et revendique leur appartenance à la Nation. La confiance entre Arméniens chrétiens et musulmans est toutefois limitée même si l’on n’assiste pas à un réel clivage. Cette communauté n’est pas considérée comme minoritaire, puisque la notion de "minorité" n’est pas ethnique ou linguistique en Europe orientale, mais uniquement religieuse.

Rinaldo Tomaselli, inspiré de "Questions d’Orient de Stephane Yerasimos.
Source : http://mbarchives.blogspot.com/2006/12/les-armniens-musulmans-ou-hmichis.html

L'épuration générale des minorités ethniques en Arménie

Turquie – Arménie : Les Accords de Zurich et le parti pris des médias

Posté le 12/10/2009 09:50:30

On savait déjà le triste état dans lequel se trouvaient les médias français, dont l’autocensure critique à l’égard du régime en place est entré dans la normalité, n’ayant plus rien à envier à la liberté de presse en Italie, complètement inféodée au diktat gouvernemental. Avec les accords sur la normalisation des relations entre la Turquie et l’Arménie, signés samedi 10 octobre à Zurich, la presse française à fait un pas de plus dans la médiocrité, prenant une fois encore le parti contre la Turquie en entrant bêtement dans le jeu des lobbys arméniens de la diaspora ultranationaliste.
Or, si l’on résume clairement la situation, il apparaît nettement que ce sont les Arméniens qui sont responsables de la fermeture de la frontière il y a 16 ans et de l’isolement du pays depuis lors.

L’Arménie internationalement isolée
La Turquie a toujours été claire sur les conditions d’ouverture de la frontière entre les deux Etats. Il s’agit avant tout du retrait des Arméniens du territoire azéri occupé par eux à près de 30%, incluant le Haut Karabakh, région azérie peuplée majoritairement d’Arméniens.
Car aussi incroyable que cela puisse paraître, à peine son indépendance proclamée en 1991, l’Etat le plus pauvre d’Europe a envahi une partie du pays voisin, l’Azerbaïdjan allié traditionnel de la Turquie qui a immédiatement fermé sa frontière avec l’agresseur.
De fait, l’Arménie n’a plus que deux frontières ouvertes, dont l’une avec la Géorgie, avec qui les relations diplomatiques ne sont pas non plus des meilleures (question de la Djavakhétie). Il ne reste donc que l’Iran, seul voisin avec lequel l’Arménie n’a pas encore trouvé un motif de brouille.
Ce splendide isolement n’est pas sans conséquence sur l’économie du pays qui est dans un état catastrophique, et qui s’ajoute encore aux difficultés liées à la corruption généralisée. L’ahurissante arriération de l’Arménie entraîne inévitablement une forte émigration vers l’Europe Occidentale et la Russie, mais aussi vers la Turquie, où vivent des dizaines de milliers d’Arméniens à la recherche de jours meilleurs et qui trouvent parfois une aide auprès de la communauté arménienne turque et de l’Eglise grégorienne de Turquie. A l’émigration économique, s’ajoute l’émigration forcée. En effet, si le désintérêt des pays occidentaux à l’égard des minorités d’Arménie est flagrant, il n’en reste pas moins un sujet de litige en Europe Orientale. Les Turcs et les Azéris ont été expulsés de la République d’Arménie et des territoires occupés par son armée, tandis que les Russes et les Géorgiens ont fait l’objet de pressions pour qu’ils partent eux aussi. Entre 1991 et 2007, la quasi-totalité de la population des villages doukhobors et moloques (des sectateurs de l’orthodoxie) a été expulsée vers la Russie qui a ouvert des camps de réfugiés. Les Yézidis kurdes sont la seule minorité qui reste plus ou moins tolérée en Arménie, mais naturellement, aucun poste administratif ne leur est attribué et leurs écoles ont été fermées dès la fin de l’Union Soviétique.
Cette épuration ethnique organisée en Arménie, se vérifie dans tout le pays. Les mosquées ont été rasées y compris dans la capitale Erevan traditionnellement multiconfessionnelle, et où il ne reste qu’une discrète petite mosquée en fonction, principalement fréquentée par des étrangers (surtout iraniens).


Que reproche-t-on à la Turquie ?
Dans le contexte actuel des frictions transcaucasiennes, le principal reproche que les médias français font à la Turquie, est de ne pas reconnaître le « génocide » commis en 1915 par les Ottomans. C’est peu dire que la mentalité de ces médias est aussi arriérée que la situation économique de l’Arménie !
De plus, il est toujours fait mention dans la presse (voir Le Monde, Libération, etc.), que la Turquie ne reconnaît pas le « génocide », ce qui est naturellement faux en soi. En effet, la Turquie reconnaît les événements de 1915 dans l’Est de l’Empire ottoman et les qualifie de  « massacres ». Les dirigeants ottomans responsables ont d’ailleurs été condamnés à mort pour cela, avant même la proclamation de la République Turque (1923).
Pour prouver sa bonne volonté, la Turquie demande depuis des années, la nomination d’une Commission mixte, chargée d’étudier les faits et les causes de la disparition de 75% de la population des six provinces ottomanes peuplées par 25% d’Arméniens. Cette proposition turque a été rejetée autant par les milieux ultranationalistes de la diaspora arménienne, que par le gouvernement de la République d’Arménie, sous prétexte qu’il n’est nullement besoin d’établir des vérités, puisque ce génocide existe de fait, selon eux.
C’est avec cet « esprit d’ouverture » que les Arméniens comptent établir des relations diplomatiques avec la Turquie. C’est dire, s’il y a encore du chemin à parcourir. D’autant plus que ni la République d’Arménie ni les ultranationalistes de la diaspora, ne sont prêts à reconnaître les massacres des musulmans tombés sous le contrôle russo-arménien à la même époque. Pas un mot, sur le massacre de la totalité de la population musulmane de la ville de Van, ce qui a été l’élément « déclencheur » de l’ordre de déportation des Arméniens ottomans. Pas un mot non plus sur l’extermination des musulmans d’Erzurum ou de ceux des villages des alentours du lac de Van et de la région d’Hakkari.
On pourrait également s’interroger pour quel motif les médias français, mais aussi d’autres pays, se font les pourvoyeurs de la défense de la cause arménienne en ignorant intégralement les autres massacres et déportations qui ont eu lieu à grande échelle, dans la même région du Caucase entre 1864 et 1941. Peut-être est-ce parce que la longue liste des massacrés comporte peu de peuples chrétiens ?

Le pompon à TV5
La légendaire médiocrité de TV5 s’est encore vérifiée avec leur journal télévisé du samedi 10 octobre. L’invité était un éminent ultranationaliste de la diaspora arménienne de Paris, directeur du journal « Nouvelles d’Arménie » consacré essentiellement aux massacres de 1915, et qui rassemble l’essentiel des journalistes turcophobes de France, mais aussi d’autres personnalités, comme le très controversé « historien » Yves Vernon.
L’édition était en grande partie consacrée à l’échec des accords de Zurich dont la signature a eu lieu avec 3 heures de retard, juste à la fin du journal télévisé. Sous l’angle de la polémique, la journaliste et son invité, ont passé en revue toutes les causes possibles de l’échec, en rejetant la responsabilité invariablement aux Turcs. L’invité, de bonne éloquence, a démontré qu’il était dans l’intérêt de la Turquie à ouvrir sa frontière sans effleurer la cause de la fermeture. Un exercice digne du plus rusé des diplomates habitués à faire avaler les couleuvres au plus grand nombre.
Tous les malheurs de l’Arménie étaient systématiquement dus aux Turcs. Une propagande digne des discours hitlériens, destinée à berner le public autant que la journaliste qui d’ailleurs, rajoutait de l’huile sur le feu.
La fin de cette mascarade favorisait la suspicion à l’égard des Turcs qui étaient certainement les responsables (encore) de l’échec des accords, alors qu’un peu plus tard on apprenait de sources plus sérieuses que celles de  TV5, que c’était la délégation arménienne qui avait retardé la signature. 

A qui profite l’ouverture de la frontière ?
Contrairement a ce qui a été dit sur TV5, c’est l’Arménie qui est gagnante dans cette prochaine ouverture de la frontière. En effet, la Turquie peut très bien faire abstraction de ce minuscule Etat tiers-mondiste, sans préjudice. L’Arménie par contre n’a que quatre voisins et n’a de bonnes relations qu’avec la République Islamique d’Iran. Il est donc essentiel pour elle d’avoir des échanges avec le pays qui a le plus haut niveau de vie de la région et ça, malgré l’opposition quasi-unanime de toute la diaspora arménienne et d’une partie de la population du pays.

Article signé par : Rinaldo Tomaselli
Source : http://istanbulguide.aceboard.fr/312203-1009-2999-0-Turquie-Armenie-Accords-Zurich-parti-pris-medias.htm

mardi 22 mars 2011

Discours haineux d'un pleurnichard sénile, Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour


A en croire le chanteur (s'affichant aux côtés de l'ancien porte-parole de la branche politique de l'organisation terroriste ASALA et du co-président de la FRA-Dachnak en Europe occidentale), "les" Arméniens auraient, pour faire court, libéré la France du national-socialisme allemand. Voyez-vous ça, tous sans exception contradictoire ? Pour les appelés arméniens (de nationalité française) de l'armée française en 1939-40, comme ceux de l'Armée rouge en 1941-1945, ils n'avaient de toute façon pas le choix. Donc "argument" irrecevable. Quant aux "volontaires", si M. Aznavourian fait référence au cas de Missak Manouchian, son soi-disant engagement dans l'armée française en 39-40 n'est qu'un bobard communautariste arménien. Ce n'est qu'après l'opération Barbarossa en juin 1941 que Manouchian a "résisté", c'est-à-dire par fidélité au stalinisme auquel il adhérait (idéologie totalitaire responsable de la mort de dizaines de millions de personnes, "détail" sans doute sans importance pour les communautaristes arméniens) et non pas par un quelconque attachement patriotique à la France. Les actions du FTP communiste, consistant à abattre spectaculairement des représentants de l'occupation allemande, furent publiquement critiquées par les gaullistes (le général de Gaulle lui-même), eu égard aux sinistres représailles sur les populations civiles françaises (exécutions d'otages). D'après l'historien Stéphane Courtois, le leadership de Manouchian sur son groupe était celui d'un amateur, amateurisme qui explique d'ailleurs sa fin, après les filatures de la police française.

Par ailleurs, on ne voit pas en quoi le pseudo-héroïsme du stalinien Manouchian devrait faire occulter tous les Arméniens qui ont effectivement collaboré avec le IIIe Reich.

Ainsi, une faction du parti FRA-Dachnak, toujours très influent aujourd'hui au sein de la diaspora arménienne et en Arménie même, fit le choix du collaborationnisme :

" « La FRA, souligne Hraïr Maroukhian (1928-1998), secrétaire général du Parti de 1972 à 1994, se donne la liberté d'avoir des relations avec tous ceux qui peuvent jouer un rôle dans l'évolution du haïtadisme », des plus vertueux aux plus vicieux, jusqu'à pactiser avec le diable pour réaliser son idéal, comme ce fut le cas pendant la seconde guerre mondiale où une partie de ses rangs a collaboré avec l'Allemagne nazie pour la révision des traités de paix et le combat contre l'URSS de Staline." (Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, 1972-1998, Paris, PUF, 2002, p. 10)

Des Arméniens furent intégrés à la Wehrmacht dans le bataillon Bergmann et l'Armenische Legion.

Fait particulièrement intéressant (à mettre en perspective avec la saillie verbale de M. Aznavourian, par ailleurs ambassadeur de l'Arménie en Suisse, sur les braves Arméniens sous uniforme français), des Arméniens ont combattu, sous l'uniforme allemand, la Résistance française, et apparemment avec "brio" (bien que leur penchant pour le pillage suscitait l'inquiétude du colonel Böhme) :

"(...) le 28 mai 1944, deux compagnies d'Arméniens cantonnées à Mende, avaient, sous commandement allemand anéanti le maquis de la Parade (maquis Bir-Hakem) sur le causse Méjean. Le rapport du colonel allemand Böhme, commandant l'unité comportait l'appréciation suivante :

« Dans le combat, les Arméniens eurent huit tués. Les légionnaires arméniens furent à la hauteur de leur mission et ardents au combat. Au contact de la population civile ils nécessitèrent une stricte surveillance par le personnel allemand pour éviter les pillages. Cela n'est pas surprenant et ne peut pas porter atteinte au fait que les unités arméniennes sont bien aptes à être utilisées contre les bandes » (de terroristes).

En somme une bonne note attribuée par cet officier allemand à « ses » auxiliaires." (Eugène Martres, Les archives parlent : Auvergne, Bourbonnais, 1940-1945, Romagnat, De Borée, 2004, p. 283)

Que déduire de tout ça ? Que M. Aznavourian n'est de toute évidence pas un historien pondéré et objectif, juste un artiste qui met son nom au service du lobby arménien et ce de manière fort primaire (appel à la haine essentialiste anti-turque).

lundi 21 mars 2011

La coopération des terroristes arméniens de l'ASALA avec les services secrets de Kadhafi

Nathalie Cettina, Terrorisme : l'histoire de sa mondialisation, Paris, L'Harmattan, 2001, p. 45-46 :

"L'ASALA voit le jour, en 1975, au Liban, pays dans lequel les Arméniens ont trouvé refuge après le génocide de 1915. L'arrivée de Palestiniens au Liban suscite l'adhésion de certains Arméniens qui, sur le modèle des terroristes qu'ils côtoient, adoptent cette méthode dans leur lutte contre l'Etat turc. Une transnationalité alliée à une ouverture idéologique affirmée conduit l'organisation à étendre son champ d'action. La haine des juifs et de l'Occident est à l'origine de sa participation à l'attentat de la rue Copernic, en 1980, à Paris.

Dans un second temps, l'ASALA se met à la solde des services syriens qui l'utilisent dans des opérations contre la Turquie et l'Europe. Son internationalisation prend forme avec l'établissement de bases au Moyen-Orient, aux Etats-Unis, ainsi qu'avec une aide reçue de la Syrie, de la Libye et de groupes palestiniens radicaux comme le FPLP et le FPLP-CG. Aux bombes et assassinats initialement dirigés contre les intérêts turcs s'ajoutent, au cours de la décennie 80, des attaques contre les intérêts français, suisses et américains à travers leurs offices aériens. La France devient, entre 1981 et 1983, une cible privilégiée de l'organisation arménienne : prises d'otages, attentats à l'explosif (Fouquet's, Roissy, RER gare de Lyon, Orly), tandis qu'à Beyrouth et Téhéran les intérêts français sont touchés par le groupe Orly."

Roger J. Azzam, Liban, l'instruction d'un crime : 30 ans de guerre, Paris, Cheminements, 2005, p. 408 :

"L'ASALA, organisation extrémiste arménienne (combattant les intérêts turcs dans le monde), opérait à partir de Beyrouth et réglait un contentieux avec le gouvernement français. Cette organisation, de l'affirmation de M. Gilles Ménage, entretenait des relations étroites avec le FPLP, Carlos, les services syriens et ceux de la Libye. Elle s'était installée sur de nouvelles bases, en Syrie, à Chypre et au Liban, dans la plaine de la Békaa, proche des frontières syriennes."

Voir également : Kadhafi, l'ami des terroristes arméniens

Grossière duplicité de l'activisme arménien

Demande d'asile refusée pour la famille Sarahdian

communiqué du 18 mars 2011
Collège Vieux port
Solidarité avec la famille Sarahdian
M. et Mme SARAHDIAN et leurs 2 enfants ne doivent pas être expulsés !
Signez la pétition

Pétition :

http://www.educationsansfrontieres.org/article35166.html

Chavarch, Elmira et leurs 2 enfants (Armine et Hambardzum) sont arrivés en France en avril 2009.

Cette famille arménienne a fui l’Arménie en 2008 et via la Russie, est entrée en France en septembre 2009. Ce qui a déterminé leur fuite, ce sont les violences subies (menaces continues, actes de terrorisme à l’encontre du père, voiture détruite par un engin explosif, tabassage…) parce qu’il a refusé de participer à la corruption et au clientélisme du système politique de l’époque.
En France la famille Sarahdian pensait obtenir le statut de réfugiés et le droit de vivre en sécurité.
Mais leur demande d’asile vient d’être refusée malgré l’ensemble des documents attestant la réalité des persécutions subies.

La famille va devoir quitter le logement mis à disposition durant la procédure d’asile et sans ressources, c’est la rue qui s’offre à elle. De plus elle va se retrouver « Sans Papiers », à la merci quotidienne d’un contrôle policier puis d’une expulsion vers l’Arménie où leur vie est en danger.

Tout cela est inacceptable !!!
- Nous demandons que les enfants puissent poursuivre leur scolarité
- Nous demandons à ce que cette famille puisse avoir un toit
- Nous demandons à ce qu’ils puissent vivre librement, travailler, se soigner… et donc avoir des papiers
Source : http://www.millebabords.org/spip.php?article16918

samedi 19 mars 2011

Montréal : des Arméniens victimes du fraudeur Léon Kordzian

Les victimes d’un fraudeur réclament une peine sévère    
Nouvelles générales - Justice
Écrit par RueFrontenac.com  
Vendredi, 18 mars 2011 17:07
Mise à jour le Vendredi, 18 mars 2011 17:40

Les victimes d’un fraudeur qui les a détroussées de plus de 800 000 $ sont venues ce vendredi au palais de Justice de Montréal réclamer une peine exemplaire contre celui qu’ils qualifient de « séducteur, un grand manipulateur qui s’en prend aux personnes fragiles, vulnérables, qui ne parlent ni le français ni l’anglais ».

Leon Kordzian, qui a sévi principalement dans la communauté arménienne, avait plaidé coupable en septembre dernier aux 24 chefs d’accusations auxquels il faisait face.


Une des victimes ayant perdu plus de 100 000 $ a déclaré se sentir violée par l’accusé. Un « ancien bon ami » de l’accusé affirme de son côté que Leon Kordzian mérite d’aller en prison : « Il doit être puni. De notre côté, on doit rembourser l’argent qu’on a perdu alors ce serait injuste s’il s’en tire avec des travaux communautaires » déclare-t-il.

La Couronne demande une peine de prison « exemplaire »

Devant le juge Jean-Pierre Boyer, la Couronne a demandé une peine d’emprisonnement ferme de quatre ans, compte tenu de la gravité des accusations.

La procureure Me Nicole Martineau a souligné les « conséquences dévastatrices pour les victimes » alors que certaines avaient été jusqu’à emprunter de l’argent à la banque pour le confier à Kordzian. S’ils sont tous aux prises avec des problèmes financiers, certains ont même dû vendre leur maison pour rembourser la banque tandis que d’autres ont perdu leur fonds de retraite. D’autres souffrent de divers problèmes de santé allant de l’anxiété à la dépression.

L’accusé, âgé de 67 ans, a opéré principalement auprès de la communauté arménienne et même auprès d’amis et de proches. Il faisait miroiter à ses victimes – souvent âgées ou ne parlant ni l’anglais ni le français – des remboursements rapides avec des intérêts allant jusqu’à 24 %. Selon lui, cet argent servait à financer des jeunes familles voulant acheter une maison, sans passer par les institutions financières.

Il a ainsi obtenu des sommes variant de 5000 $ à 130 000 $ entre 2001 et 2009.

Pour mettre en confiance ses proies, il leur présentait des actes notariés affirmant que sa maison était placée en garantie s’il ne remboursait pas. Le problème, c’est que cette maison appartenait en fait à sa sœur et ne pouvait donc pas être saisie.

La défense propose de son côté une peine à purger dans la collectivité, compte tenu de plusieurs circonstances atténuantes. Leon Kordzian a rapidement reconnu les faits et a plaidé coupable. Les sommes fraudées n’auraient de plus pas servi à mener un train de vie luxueux.

Me Daniel Lighter a mentionné que l’accusé avait depuis perdu le respect de la communauté et qu’il a souffert de dépression relativement à ces événements. Advenant que l’accusé évite la prison, un employeur a accepté de l’embaucher.

Le juge Boyer rendra sa sentence le 16 juin prochain.
Source : http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/justice/35133-fraudeur-armenien

Fraude
Sentence en juin pour le fraudeur Leon Kordzian

Agence QMI
18/03/2011 15h42

MONTRÉAL - Leon Kordzian, un agent immobilier qui a floué des membres de sa communauté, connaîtra sa sentence, le 16 juin prochain.

L'Arménien de 67 ans a dérobé près de 870 000 $ à une quarantaine de victimes de la communauté arménienne de Montréal et Laval.


Kordzian leur faisait miroiter un retour de 18 à 24 % sur leurs investissements. Les personnes qui lui ont fait confiance ont, pour la plupart, presque tout perdu.

La Couronne a recommandé au juge de la Cour supérieure, vendredi au palais de justice de Montréal, quatre ans de prison pour l'accusé.

Pour sa part, son avocat, Me Daniel Lighter, a proposé une peine avec sursis, soit 18 mois à purger à son domicile, car il a affirmé que l’accusé avait versé une partie des intérêts aux victimes au fil des ans.

Le sexagénaire avait déjà plaidé coupable à la vingtaine de chefs d'accusation qui pèsent contre lui.

«C'est 20 ans de travail que nous avions mis de côté que Kordzian nous a pris, qu'il a sorti du pays et caché, avance Jackie Nantchayan. Nous les victimes, on subit les conséquences.»


Mme Nantchayan et son mari ont perdu plus de 100 000 $. Elle souhaite que Kordzian purge sa peine derrière les barreaux.
Source : http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2011/03/20110318-154221.html

Arménie : l'opposant Raffi Hovhannissian évoque un risque d'explosion sociale

Arménie: risque d'"explosion sociale", dit un opposant en grève de la faim

EREVAN - Le chef du principal parti d'opposition au Parlement arménien, Raffi Hovhannissian, en grève de la faim depuis quatre jours sur une place centrale d'Erevan, a mis en garde vendredi contre un risque d'"explosion sociale", au lendemain d'une importante manifestation.

La société arménienne est dans une "situation critique" à cause de la pauvreté et de l'injustice, a déclaré M. Hovhannissian lors d'une conférence de presse sur la place.

"Nous voudrions que les autorités comprennent la gravité de la situation et qu'il est nécessaire de trouver des solutions d'urgence pour régler ces problèmes, plutôt que de reporter l'explosion sociale d'ici deux ou trois ans", a ajouté cet ancien ministre des Affaires étrangères.

En grève de la faim depuis mardi, M. Hovhannissian a indiqué que la seule chose qu'il demandait, c'était la démission du gouvernement.

Plus 12.000 personnes, selon l'AFP, ont répondu jeudi à l'appel de l'opposition à manifester contre les autorités, suivant le modèle de mobilisation dans certains pays arabes, avant de se disperser tard dans la soirée.

Mais Raffi Hovhannissian est resté sur la place. "Toute la nuit, des gens sont venus lui demander comment il se sentait et ont tenté de le convaincre de cesser sa grève de la faim, mais Raffi a l'intention de continuer", a dit à l'AFP Stepan Safarian, un parlementaire de son parti, Héritage.

La manifestation de jeudi était le plus important rassemblement depuis les violentes protestations contre la victoire à l'élection présidentielle de Serge Sarkissian face à Levon Ter-Petrossian en 2008.

Dix personnes, parmi lesquelles deux policiers, avaient alors été tuées après onze jours de protestations.

Jeudi, les manifestants ont occupé la place centrale d'Erevan après le départ de la police antiémeutes et exhibé des pancartes réclamant "Des élections, maintenant!" et la "Liberté pour les prisonniers politiques !".

Le fait que les forces antiémeutes ont quitté cette place avant qu'elle ne soit occupée par les manifestants montre que les autorités sont "prêtes à faire des compromis dans une atmosphère de patience et de respect mutuel", a déclaré à l'AFP un autre parlementaire du parti Héritage, Edouar Charmazanov.

Une nouvelle manifestation de l'opposition est prévue le 8 avril.

"Nous allons bousculer le régime pour faire démissionner le gouvernement, mais nous allons faire cela pacifiquement, en respectant la loi, de façon à ce qu'il n'y ait pas de violence, a déclaré à l'AFP Arman Musinian, porte-parole d'un autre parti d'opposition, le Congrès National Arménien.

Jeudi, l'opposition évoquait une "révolution de velours", dénuée de violences, dans cette ancienne république soviétique et destinée à renverser le gouvernement.


(©AFP / 18 mars 2011 12h50)
Source : http://www.romandie.com/infos/news2/110318115011.6iab9d0j.asp

vendredi 18 mars 2011

Arménie : la menace de la centrale nucléaire de Metsamor

ARMÉNIE • Une menace nucléaire nommée Metsamor

17.03.2011 | Courrier international

"La centrale arménienne de Metsamor est une véritable bombe atomique qui peut exploser à tout moment", affirme sur le site azerbaïdjanais Trend.az Sinan Oran, le directeur du Centre turc des relations internationales. Construite en 1976 à 30 km de la capitale arménienne, Erevan, la centrale d’une capacité installée de 400 MW est située  dans une zone sismique. Sa durée de vie initiale a expiré en 2001. Mais, le site fournissant 80 % de l’électricité produite en Arménie, elle a été remise en service jusqu’en 2017. L’expert azéri Adil Garibov est du même avis que son confrère turc : "La centrale constitue une menace pour toute la région, et les pays concernés doivent en exiger d’une seule voix la fermeture".
Source : http://www.courrierinternational.com/breve/2011/03/17/une-menace-nucleaire-nommee-metsamor

La vague révolutionnaire arabe atteint l'Arménie

Arménie: l'opposition réclame la tenue d'élections anticipées

19:46 17/03/2011
EREVAN, 17 mars - RIA Novosti

Des milliers de sympathisants de l'opposition se sont rassemblés jeudi à Erevan à l'appel de Levon Ter-Petrossian, leader du Congrès national arménien et ancien président du pays, pour réclamer des élections présidentielles et législatives anticipées, rapporte News-Armenia.

"Si les autorités n'ont par eu peur des 50.000 manifestants du 1er mars, les 100.000 contestataires d'aujourd'hui doivent les dégriser, et quelque 200.000 personnes décideront de tout. Encore un rassemblement, et les autorités y verront tout le peuple", a déclaré M.Ter-Petrossian, en insistant sur le caractère politique que doit prendre la lutte pour des changements dans le pays.

La manifestation du 1er mars a été organisée à l'occasion du troisième anniversaire de la répression sanglante des émeutes postélectorales de 2008.

A l'époque, dix personnes, parmi lesquelles deux policiers, avaient été tuées dans les violences, après onze jours de protestations contre la victoire à l'élection présidentielle de Serge Sargsian face à Levon Ter-Petrossian. Les autorités avaient déclaré l'état d'urgence et fait appel à l'armée pour rétablir l'ordre, accusant les opposants d'avoir tenté de s'emparer du pouvoir.

Le 1er mars, les manifestants ont exigé que les responsables des événements meurtriers soient punis, que le gouvernement soit renvoyé et que de nouvelles élections soient organisées.

"Nous sommes prêts à engager un dialogue avec les autorités, mais seulement sur un seul sujet : l'organisation rapide d'élections présidentielle et législatives", a alors déclaré M.Ter-Petrossian.
Source : http://fr.rian.ru/world/20110317/188898637.html

17/03/11 17:28

La fièvre révolutionnaire arabe gagne l'Arménie

Des milliers d'opposants au régime occupaient une place centrale à Erevan pour exiger la démission du gouvernement.
Mots-clés : Arménie, Erevan, génocide, arabe, révolte

Des milliers d'opposants au gouvernement arménien occupaient jeudi une place centrale à Erevan, après le départ de la police anti-émeutes, a constaté un journaliste de l'AFP.
Cette occupation intervient après une manifestation de l'opposition jeudi dans la capitale, qui a réuni plus de 12.000 personnes.
Les manifestants exigent la démission du gouvernement, suivant le modèle de mobilisation dans certains pays arabes.


Des protestation régulières

Le 1er mars, une autre manifestation de protestation contre les autorités, à l'occasion du troisième anniversaire de violences meurtrières dans ce pays du Caucase, avait réuni plus de 10.000 personnes à Erevan.
Dix personnes parmi lesquelles deux policiers avaient été tuées dans les violences du 1er mars 2008 en Arménie, après onze jours de protestations contre la victoire à l'élection à la présidence du pays de Serge Sarkissian face à Levon Ter-Petrossian.



Nouvelobs.com
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110317.OBS9849/la-fievre-revolutionnaire-arabe-gagne-l-armenie.html

mercredi 16 mars 2011

Opposition de l'intellectuel libéral turc Ahmet İnsel au qualificatif de "génocide arménien" et à la mentalité victimaire

Ahmet İnsel, entretien aux côtés de Michel Marian, Page des libraires, n° 132, octobre 2009 :

"Le terme de « génocide » ne me paraît pas approprié. Mais je persiste à penser que ce qui a été fait aux Arméniens est un crime contre l’humanité, ce qui à mes yeux n’allège aucunement la gravité des faits. Je regrette néanmoins une chose : nous sommes désormais entrés dans une ère d’identité victimaire. Pour avoir droit à la parole, il faut être une victime, ce qui n’était pas le cas il y a trente ou quarante ans. Cette surenchère victimaire est dangereuse, et on s’attend à voir se manifester bientôt les victimes grecques du génocide du Pontique ou les musulmans des Balkans. Or on ne peut réécrire l’histoire, faite de sang et de fureur."

mardi 15 mars 2011

Proxénétisme arménien à Nice

Nice: les femmes de ménage étaient des prostituéees

Publié le mardi 15 mars 2011 à 10H19

Il proposait officiellement des femmes de ménage, capables d'effectuer, à la carte, d'autres prestations. En particulier sexuelles.

Soupçonné de proxénétisme aggravé, un Arménien d'une trentaine d'années a été écroué à Nice. La brigade de répression du banditisme de la PJ de Nice l'a arrêté en marge de l'enquête ayant vu le démantèlement la semaine dernière par les gendarmes et le GIR d'un trafic de fausse monnaie.

Installé à Beausoleil, cet homme est soupçonné d'avoir "fourni" à des clients des "prostituées de compagnie", des call-girls venues des pays de l'Est. Ces femmes de ménage très particulières accompagnaient les hommes à la montagne, ou lors de voyages.

En outre, le suspect proposait aussi au besoin ses clients de la cocaïne. Ainsi, deux bonbonnes de quelques grammes ont été découvertes chez lui. Une quinzaine de filles auraient travaillé pour lui au cours des derniers mois. Bien qu'il nie les faits, cet homme dont les liens avec la mafia arménienne sont pour l'instant inconnus, prenait une commission sur les prestations.

D. C.
Source : http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/nice-les-femmes-de-menage-etaient-des-prostitueees

vendredi 11 mars 2011

L'oppression de la minorité yézide par le régime arménien : une famille de demandeurs d'asile témoigne

Demandeurs d'asile : un long et douloureux parcours
vendredi 11 mars 2011

Le centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada) aide les familles à se reconstruire. Un soutien capital, en attendant, peut-être, le droit d'asile.
Reportage

Dans leur appartement du troisième au coeur du quartier Parco-Pointer, Herika accueille dans un sourire. Café sucré et petits gâteaux en prime. Cette mère de famille vient d'Arménie. Elle et son mari Khodeda, leurs trois jeunes enfants, Armen, 7 ans, Edik, 6 ans et la petite-dernière Mané, 3 ans, s'y sont installés en mars dernier après avoir passé quelque temps au Gumenen.

La famille est issue d'une toute petite communauté Yézide aux origines kurdes. Victimes de persécutions et de violences physiques, Herika et les siens ont fui leur pays. « On avait trop peur, avoue la jeune femme. Notre petite communauté est victime de discrimination. Il n'y a pas de place pour nous en Arménie. Nous ne sommes pas les seuls à avoir quitté nos racines. Tous les jeunes sont partis... » Les uns en Russie, d'autres en Allemagne. Au bon vouloir des passeurs qui décident de la plupart des destinations des familles dans le désarroi le plus total. Pour eux, ce sera la France. « Une chance, sourit Herika. Une grande chance », ajoute son mari. Surtout celle d'avoir rencontré le Cada.

Une nouvelle vie

Le centre d'accueil des demandeurs d'asile d'Auray aide ces familles en détresse, huit maxi, soit une trentaine de personnes. « Attention, prévient Brigitte Le Lu, assistante sociale, ce ne sont pas des réfugiés mais des personnes en situation administrative de demande d'asile. Le statut de réfugié ne peut être accordé que par l'office de protection des réfugiés apatrides (OFPRA) ».

Un long et périlleux parcours qui n'aboutit pas toujours à la reconnaissance (lire ci-contre). « Nous accueillons des familles qui doivent se préoccuper de leur avenir et de celui de leurs enfants. Elles sont logées en HLM au coeur du dispositif social de la ville. On leur rend les choses accessibles. C'est important pour ces familles en perte de repères, qui ne parlent pas le français. Elles ont laissé leur vie sociale, leur vie professionnelle. Ce ne sont pas forcément des gens pauvres. Nous avons aussi des ingénieurs, une hôtesse de l'air. Mais beaucoup intègrent le Cada après avoir vécu des périodes extrêmement précaires. »

Restent que les Cada de France sont toujours pleins. Auray ne déroge pas à la règle. Cette année, trois familles d'ethnies différentes viennent du Kosovo. Une autre du Daghestan, celle-là est Géorgienne après s'être un temps réfugiée en Russie. Et puis il y a la famille d'Herika. Après s'être heurtée à la barrière de la langue, elle suit désormais des cours de français quatre fois par semaines.

Les enfants sont scolarisés et suivent des cours de musique. Du piano pour Armen, de la guitare pour Edik. « Grâce au soutien du Cada on peut refaire bien des choses. Comme auparavant chez nous. Tout était si compliqué quand on a débarqué... » Le parcours chaotique des débuts, un passage par la Russie puis une série d'hébergements d'urgence a fait place à une nouvelle vie. « Nous participons à des activités associatives comme les cours de langue minute avec Athéna. Khodeda a aidé à la construction du géant », que l'on verra bientôt déambuler dans les rues dans le cadre du festival Méliscènes.

Reste l'attente. Insupportable. Celle de la convocation de la commission de recours à Paris. « Voilà 14 mois que nous attendons. On se sent oubliés... »

Pierre WADOUX.
Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Demandeurs-d-asile-un-long-et-douloureux-parcours-_-1722514------56007-aud_actu.Htm

Rappelons que les Yezidis sont des Kurdes non-musulmans. Sur le sort des musulmans habitant l'Arménie, on lira avec profit : Châlons : des familles de réfugiés hemşinli chassés d'Arménie ?

Châlons : avenir incertain d'une famille ayant fui l'Arménie intolérante

Wikileaks : les relations turco-arméniennes entravées par la Russie ?

La Russie entraverait la reprise des relations turco-arméniennes
Info ajouté par TRT le 2011-02-17 15:27:09

La Russie entraverait la reprise des relations turco-arméniennes


Le site internet WikiLeaks, secouant l'actualité mondiale avec les documents confidentiels américains, a révélé un nouveau document.

Ce document porte sur les propos du chef d'Etat géorgien Mikhaïl Saakachvili au ministre américain, précisant que la Russie entravera la reprise des relations turco-arméniennes et la résolution de la question du Haut-Karabagh.

WikiLeaks a révélé un nouveau document qui fera débat dans le Caucase.

Les détails d'un dialogue entre le président géorgien Saakachvili et le sous-secrétaire américain à la Défense Alexander Vershbow figurent dans ce document.

Mikhaïl Saakachvili a martelé que l'ouverture des frontières entre la Turquie et l'Arménie dans le Caucase du Sud, et la résolution de la question du Haut-Karabagh étaient contraires aux intérêts de la Russie.

Selon Saakachvili, la Russie préférerait que les questions du Sud-Caucase et la fermeture des frontières restent telles quelles.
Source : http://www.1info2.com/la-russie-entraverait-la-reprise-de-364.html

Revin : portrait d'une demandeuse d'asile arménienne

Journée de la femme / Une oasis pour demandeuses d'asile
6 contributions

Publié le mercredi 09 mars 2011 à 10H04

Vingt et une femmes,  en attente  d'une réponse  à leurs demandes d'asile à Revin,  ont rompu  avec l'angoisse , hier, grâce  à une journée bien-être.

KNANOUM, 56 ans, a fui l'Arménie. Elle s'est réfugiée en Russie, puis a dû de nouveau quitter ce pays. Elle est arrivée en France, il y a un an et demi, et a fait une demande d'asile politique. L'Arménienne vit avec son mari, à Revin, dans l'ancien foyer Sonacotra, aujourd'hui appelé Adoma, en attendant la réponse à sa demande d'asile.
Elle va sûrement devoir replier bagages. Car les demandes d'asile politique provenant des personnes de nationalité arménienne aboutissent rarement, sauf si Dame Chance est de son côté.
Hier, comme vingt et une autres femmes demandeuses d'asile politique du Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada), Khanoum a rompu, pour quelques heures, avec l'attente.
Séance de maquillage, coupe de cheveux, brushing, gommage de peau, l'Institut Cléopâtra de la rue Gambetta de Revin a installé ses quartiers dans le foyer à l'occasion de la journée internationale de la femme.
Une journée offerte par le Cada.
Radieuse après les soins prodigués par l'esthéticienne-coiffeuse, Cinthia Guénot, Khanoum arbore des cheveux blancs courts et des sourcils bien épilés.
Cette femme parle facilement, même si elle doit parfois chercher ses mots en français. Derrière son sourire, on perçoit tout de même la tristesse qui l'habite.
« Je ne sais pas où se trouve mon fils que j'ai laissé en Russie. Il est marié et a un fils que je n'ai jamais vu. Tous les jours, je pleure. Je passe mon temps à réfléchir », raconte-t-elle.

Son beau-père assassiné

A ses inquiétudes quotidiennes s'ajoutent des problèmes de santé. Elle a subi, à son arrivée en France, deux interventions chirurgicales au genou et au dos. Ses lombaires l'a font toujours souffrir.
Sur son vécu en Russie : silence. Son regard se fait fuyant. Elle croise et décroise ses mains. Elle dira juste qu'elle a connu de « gros problèmes » là-bas.

Zyrafète, 25 ans, est visiblement fière de ses épais cheveux noirs fraîchement lissés. Mais malgré sa belle coiffure, son regard est comme éteint, sans la moindre lueur de joie.
Elle a fui le Kosovo avec Bolem son mari de 31 ans et son enfant Vébi, 4 ans qui souffre d'épilepsie. Ils sont arrivés en France en août 2009. « Catastrophe, si je dois repartir au Kosovo », répète-t-elle.
Dans un français entremêlé de quelques mots d'anglais, elle explique que certains membres de sa fratrie auraient assassiné le père de son mari.
Et que leurs prochaines cibles seraient son époux Bolem et son fils Vébi. L'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) a rendu un avis défavorable à sa demande d'asile politique. Elle a saisi la Cour nationale du droit d'asile pour un recours. Et son affaire sera examinée le mardi 22 mars.
Elle aura une chance sur quatre de voir la décision de l'Ofpra annulée. En effet, selon les derniers chiffres de 2008, la Cour nationale du droit d'asile avait annulé 25 % des décisions de l'Ofpra.
Cinquante personnes - hommes, femmes et enfants - sont en attente d'une décision sur leurs demandes de droit d'asile au foyer Adoma de Revin. Quatre nationalités sont représentées : des Kosovars, Arméniens, Mongols et Russes.

Arlyne JEANNOT
Source : http://www.lunion.presse.fr/article/societe/journee-de-la-femme-une-oasis-pour-demandeuses-dasile

Périgueux : un réfugié politique arménien interpellé

11 mars 2011 06h00 | Par Alain Bernard    
Dérénik interpellé en plein centre-ville
Le réfugié arménien adopté par le village a été arrêté à Périgueux avant expulsion.

Dure désillusion hier soir à Champcevinel où le maire Christian Lecomte annonçait l'expulsion de Dérénik Melkoumian, Arménien déjà fort bien intégré à la vie de la commune.

Ce géophysicien à bac + 5, sur le point d'être employé avec l'aide de la mairie de Champcevinel, a été arrêté à 15 h 30 devant la Poste de Périgueux lors d'un simple contrôle d'identité.

Il devait être conduit au centre de rétention de Vincennes, d'où il repartira pour l'Arménie. Il risque de connaître là-bas, dès son arrivée, de sérieuses difficultés compte-tenu de ses positions politiques lors de l'effondrement de l'URSS.
Solidarité et sympathie

Sa cause et celle de sa compagne Arminé Giozalian avaient entraîné un bel élan de solidarité de la part des Champcevinellois, à travers un Collectif de soutien à Arminé et Dérénik, avec le soutien de Réseau éducation sans frontières (RESF), comme à Boulazac pour d'autres étrangers en difficulté.

Ayant fui leur pays, Dérénik et Arminé avaient vécu à Moscou avant de gagner la France. Ils déposèrent une demande d'asile en mai 2007, refusée par l'Ofpra (1), puis sollicitèrent une carte de séjour salarié qui leur fut refusée.
Obligation de partir

La réponse finale à leurs demandes consista, le 24 mars 2010, en une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avant un mois. Depuis, ils espéraient encore un miracle. Il ne s'est pas produit.

Comme le disait récemment encore le premier magistrat de Champcevinel : « Arminé et Dérénik ne sont pas des criminels, mais des gens comme vous et nous. Ils souhaitent seulement pouvoir travailler. Des employeurs sont prêts à les embaucher, si la préfecture leur accorde le droit de séjour. »

(1) Il s'agit de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.
Source : http://www.sudouest.fr/2011/03/11/derenik-interpelle-en-plein-centre-ville-338920-1783.php

jeudi 10 mars 2011

Turquie : le patriarcat arménien décerne une médaille d'honneur au Croissant Rouge turc pour son assistance

Armenian Patriarchate awards Turkish Kızılay with medal
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Tuesday, March 1, 2011
VERCİHAN ZİFLİOĞLU
ISTANBUL – Hürriyet Daily News

Deputy Patriarch Archbishop Aram Ateşyan (R) gives a medal to Kızılay General Chairman Tekin Küçükali.

The Turkish Armenian Patriarchate has awarded the Turkish Red Crescent, or Kızılay, with a medal of honor in a sign of gratitude for the latter’s aid in December 2010 for 3,000 needy people under the patriarchate’s care.


The medals were given to Kızılay General Chairman Tekin Küçükali, Kızılay adviser Kamil Akyıldız and Kızılay Adalar branch executive board member Avedis Hilkat by Deputy Patriarch Archbishop Aram Ateşyan.

The patriarchate and Kızılay jointly decided in December 2010 to help people in need living in the area surrounding the patriarchate’s main building in Istanbul’s Kumkapı district, home to people from many ethnic backgrounds who speak various languages.

Hilkat, who is also the deputy head of the Republican People’s Party, or CHP’s, Adalar branch, played a key role in realizing the joint action. Kızılay provided the patriarchate with 1,000 packages of food and clothing.

“I have received many medals, but this prize is of a special significance to me, as I received the medal from the patriarchate’s committee for helping it help people in need,” Küçükali told the Hürriyet Daily News & Economic Review late last week.

He also said the prize was the first of its type given by the patriarchate, which made him even more emotional.

“We did our duty to brotherhood and humanity and will keep supporting [people] whenever there is need,” Küçükali said, adding that he did not want to consider what they had done as “help,” but rather considered it a duty.

Debate on security of aid packages

A large debate emerged in the Armenian community over the aid, as the patriarchate argued the aid packages had to be stored in its building rather than in cellars so that they could be safe. Hilkat said that after considering all the criticism, they had decided to take the aid packages to Kızılay’s storerooms in Istanbul’s Maltepe district and the church’s other available storage spaces.

Noting that the patriarchate would not discriminate on the basis of religion, language or race while distributing the aid, Hilkat said, “There are 3,000 families in need in Kumkapı, as registered by the patriarchate, of Turkish, African and Armenian origin, who were assisted by the donated aid collected by the Armenian Church without any discrimination.”

The patriarchate faced serious financial problems after the recent financial crisis, according to Hilkat; he said he had brought the idea of providing aid to the people in need to Kızılay’s general chairman.
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/n.php?n=honor-medal-to-kizilay-by-the-armenian-patriarchate-2011-03-01

Pour rappel : Istanbul : le Croissant Rouge turc vient en aide aux pauvres sans-papiers arméniens

Rennes : un Arménien fait une grève de la faim et se taillade le bras pour ne pas être expulsé vers l'Arménie, pays non-sûr

Indre et Loire
Libération attendue d'un Rom arrêté lundi
09/03/2011 05:38

Tours. Des militants sont venus hier soir devant le commissariat soutenir une Rom venue demander la libération de son mari. Il devrait ressortir ce matin.

Deux soirs de suite, un collectif s'est rendu devant le commissariat de police pour demander la remise en liberté d'un Rom du Kovoso, Saki Agovic. Il se trouve en France depuis neuf ans, et a été arrêté lundi vers 1 h du matin dans le quartier Paul-Bert, à Tours, où il vit avec Marijeta, son épouse selon le rite Rom. Elle a des papiers, contrairement à lui. Tous deux envisagent de se marier, ce qui simplifierait certainement sa situation et lui permettrait de travailler.
Le premier soir, des policiers en tenue de maintien de l'ordre ont maintenu les militants à distance de l'hôtel de police. Hier soir, la situation était moins tendue. Mais Marijeta n'a pas retrouvé son mari, qui doit être remis en liberté ce matin. Les militants redoutaient qu'à l'issue de son passage devant le juge des libertés, il soit envoyé pour deux semaines dans un centre de rétention administrative, celui de Rennes, où les personnes interpellées à Tours vont en général. Quoi qu'il en soit, même s'il n'a pas de papiers, il ne peut pas être expulsé au Kosovo où les Roms se trouvent en grand danger. Aguerris à toutes les procédures administratives complexes liées aux sans-papiers, les militants peinaient hier à bien comprendre la situation de Saki. D'après une discussion entre son avocat et le juge, il devait être remis en liberté or tel n'était toujours pas le cas hier soir.

en savoir plus

De Tours à Rennes

En début d'année, c'est le frère de Saki Agovic, Nasko, qui avait été interpellé devant l'école Paul-Bert où il était venu chercher son neveu. Sa situation avait ému plusieurs parents d'élèves, qui se sont mobilisés pour protester. Nasko avait été envoyé quinze jours dans le centre de rétention administrative de Rennes. Puis il a été remis en liberté. Une autre personne arrêtée à Tours, Misha, un Arménien, a aussi été envoyé dans le centre de Rennes où il a commencé une grève de la faim puis de la soif. Voyant que plusieurs de ses compatriotes étaient renvoyés dans leur pays d'origine, il s'est tailladé le bras avec une lame de rasoir. Il a été hospitalisé.
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/ACTUALITE/Faits-Divers/24-Heures/Liberation-attendue-d-un-Rom-arrete-lundi

Cas précédemment évoqué ici : Rennes : un père de famille mixte, menacé d'expulsion vers l'Arménie, fait une grève de la faim

Deux Arméniens parmi des faux-monnayeurs arrêtés dans les Alpes-Maritimes

Un trafic de fausse monnaie démantelé
Publié le jeudi 10 mars 2011 à 08H14
L’ombre de la mafia plane sur ce trafic de grande ampleur. Trois Mentonnais et un Niçois en prison


Quatre suspects sont en prison depuis la fin de la semaine dernière. Trois hommes et une femme, trois Mentonnais et un Niçois âgés entre 30 et 70 ans. Hier, ce sont trois autres personnes qui devaient se succéder dans le bureau du juge niçois Cotelle afin d’être mises en examen. Leur présentation devant le juge de la liberté et de la détention devait s’achever tard dans la soirée.

Au total, ce sont donc sept personnes qui sont mises en cause dans un juteux trafic de fausse monnaie arrosant la Côte d’Azur et impliquant principalement des membres de la communauté arménienne.

Les gendarmes des Alpes-Maritimes, notamment de la compagnie de Menton, leurs collègues de la section de recherches de Marseille, le GIR (groupe d’intervention régional) de Nice (1), ont, au stade actuel de l’enquête, mis au jour un trafic portant sur environ 100 000 euros en faux billets. De fausses coupures de 10, 20 et surtout 50 euros.

« Des faux de bonne facture », selon une source proche de l’enquête. Difficile de déterminer la date exacte de la mise en circulation de ces faux. Toujours est-il que les militaires ont commencé à enquêter sur ce dossier en septembre dernier après avoir obtenu un renseignement dans une autre enquête n’ayant rien à voir avec ces faits.

Un « patriarche » de 70 ans

Ce « tuyau » a été rapidement corroboré par l’interpellation d’une femme ayant tenté de « monnayer » un faux billet de 50 euros dans un casino niçois. Renforcés par leurs collègues du GIR (policiers, gendarmes, douaniers et agents des impôts), les enquêteurs ont tiré le fil de la pelote. Ils ont abouti à plusieurs membres de la communauté arménienne de Nice et Menton qui écoulaient les billets. « Sous le manteau » et dans des casinos auprès des clients et à l’insu de ces établissements de jeux.

Puis, ils sont remontés jusqu’au fournisseur présumé de tout ce petit monde, un Italien de 70 ans installé dans la cité des citrons et qui était en quelque sorte le patriarche dans cette affaire. Son fils est au nombre des suspects. Au vu de leurs caractéristiques, ces billets déjà anciens, viendraient de la région de Naples. Là où la mafia contrôle de main de maître le crime organisé et toutes les activités illicites. L’enquête se poursuit, pour établir le degré d’implication et le rôle des différents protagonistes.

*Dirigé par le capitaine de police Eric Vitali.
Source : http://www.nicematin.com/article/faits-divers/un-trafic-de-fausse-monnaie-demantele
 
Des faux-monnayeurs arrêtés dans les Alpes-Maritimes

Publié le jeudi 10 mars 2011 à 12H05

Les gendarmes ont interpellé huit personnes, dont trois Français, un Italien et deux Arméniens, soupçonnées de faire partie d'un réseau de faux-monnayeurs à Nice et Menton.

Ils auraient acheté pour plus de dix mille euros de faux billets de 100, 50, 20 et 10 euros, et les auraient en partie écoulés sur la Côte d'Azur. Aucun matériel de fabrication n'a été retrouvé lors des perquisitions. Les enquêteurs ignorent qui sont les fabricants des fausses coupures.
Source : http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/des-faux-monnayeurs-arretes-dans-les-alpes-maritimes

mercredi 9 mars 2011

Sauvagerie "ordinaire" : un petit garçon azéri abattu par un sniper arménien

Monde 09/03/2011 à 11h48
Tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan

Un garçon azerbaïdjanais de 9 ans a été tué par un tireur arménien près du territoire disputé du Nagorny Karabakh, a annoncé mercredi le ministère azerbaïdjanais de la Défense.

L'enfant a été blessé à la tête lorsqu'"un tireur d'élite a ouvert mardi le feu depuis le territoire occupé par les Arméniens" et est mort à l'hôpital, a précisé à l'AFP le porte-parole du ministère Eldar Sabiroglu.

Les autorités du Nagorny Karabakh ont rejeté l'accusation. "C'est un nouveau cas de désinformation et de propagande immorale de l'Azerbaïdjan", a déclaré à l'AFP Senor Khasratian, porte-parole de l'armée du Karabakh.

"Nous respectons le cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

Il s'agit du cinquième décès rapporté depuis le début de l'année, les deux parties s'accusant régulièrement de violer le cessez-le-feu signé en 1994.

La tension est nettement montée ces derniers mois entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, avec de nombreux accrochages armés entre leurs forces respectives au Nagorny Karabakh.

Après une guerre qui a fait 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés entre 1988 et 1994, le Nagorny Karabakh -qui avait été rattaché à l'Azerbaïdjan pendant la période soviétique- avait proclamé son indépendance, non reconnue par la communauté internationale. Ce territoire est soutenu par l'Arménie.

(Source AFP)
Source : http://www.liberation.fr/monde/01012324600-tensions-entre-l-armenie-et-l-azerbaidjan

Allah rahmet eylesin.

lundi 7 mars 2011

Les doutes de l'historien arménien Ara Sarafian

Ara Sarafian, entretien avec Vincent Lima (traduction en français de Georges Festa), The Armenian Reporter, n° 66, 31 mai 2008 :

"A mon avis, la véracité du génocide est bien établie, mais il existe certains aspects importants des événements de 1915 que l’on peut questionner. Tout dépend de ce que vous demandez et comment vous le demandez. Par exemple, l’on peut débattre du rôle de Djemal Pacha et se demander s’il participa réellement à ce triumvirat du Comité Union et Progrès qui mit en œuvre le génocide. J’ai de sérieux doutes et la question peut être débattue. Les officiels ottomans tentèrent-ils de détruire chaque Arménien dans l’empire ottoman en 1915 ? Pas nécessairement, et la question peut être débattue."

samedi 5 mars 2011

Rennes : un père de famille mixte, menacé d'expulsion vers l'Arménie, fait une grève de la faim

Indre et Loire
Un demandeur d'asile tourangeau en grève de la faim à Rennes
03/03/2011 05:27

Hier, en marge de la conférence de presse concernant le dossier de Zulbadam Baasandorj (lire ci-dessus), Réseau éducation sans frontière et Chrétiens migrants ont évoqué le cas de Misha Schaveshian.
Pour des raisons politiques et ethnico-religieuses, celui-ci a fui l'Arménie en 2005, en compagnie de son épouse azerbaïdjanaise et de leur premier enfant.
En raison de ses problèmes de santé, Misha Schaveshian a bénéficié d'un titre de séjour pour étrangers malades jusqu'en 2010.

« Il n'a cessé de multiplier les démarches auprès de la préfecture pour tenter de régulariser sa situation et assurer une vie décente à sa famille », disent ses soutiens, qui soulignent que les enfants, âgés de 7 et 5 ans, suivent une scolarité normale.
Interpellé, Misha Schaveshian est aujourd'hui au centre de rétention de Rennes depuis le 25 février et sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français.

« Aujourd'hui, il est désespéré, ne croit plus en rien et a décidé de faire une grève de la faim. Pour lui, retourner en Arménie est inconcevable », déclare l'association Chrétiens migrants, qui fait circuler une pétition de soutien.
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/ACTUALITE/24-Heures/Un-demandeur-d-asile-tourangeau-en-greve-de-la-faim-a-Rennes

mercredi 2 mars 2011

Eysines : une famille arménienne sous protection subsidiaire

Arménie + Art = Artavazd

Artavazd a 17 ans. Il y a 6 ans, il a quitté l’Arménie, son pays d’origine, avec toute sa famille. Sous protection subsidiaire, il continue d’exercer une passion entamée à Erevan : le piano. Portrait.

On a rendez-vous à 16 heures ; à 16 heures 20, toujours personne. Coup de fil à Artavazd, il est en train de jouer du piano au conservatoire : il n’avait pas vu l’heure tourner, plongé dans ses partitions. « Jouer du piano, ça n’est pas seulement appuyer sur des touches. Il faut vivre ce qu’on joue, le ressentir. C’est ça le plus compliqué. » Le ton est donné.

Entre Artavazd Khatchatrian et le piano, ça fait douze ans que ça dure. À 5 ans, il découvre l’instrument et intègre l’école Tchaïkovski d’Erevan, en Arménie. C’est là qu’il est né. Une école prestigieuse pour jeunes musiciens. L’art, c’est un truc de famille. « Mon père est guitariste, mon frère et mon cousin dansent, ma tante fait du piano, j’ai un cousin violoniste, une cousine chef de chœur » avoue-t-il timidement. Les yeux et cheveux noirs, il parle de son parcours timidement, jouant avec une petite cuillère, les yeux dans le vague, avec une maturité déroutante pour un jeune de 17 ans.

En 2004, Artavazd, 11 ans, ses parents et son petit frère quittent leur pays direction la France. Arrivés à Bordeaux, ils passent quelques mois à l’hôtel.  Le Centre d’accueil des demandeurs d’asile de Bordeaux les accueille ensuite, pendant un an et demi. Après de nombreuses démarches administratives, « où il a fallu remplir des dossiers énormes, avec plein de détails et de documents pour prouver notre identité », la famille obtient la protection subsidiaire. Ils vivent maintenant à Eysines.

Chaque année, ils renouvellent leur carte de séjour. Pour ça, il faut « prouver qu’on est bien intégrés ». Pas très compliqué dans leur cas. La mère d’Artavazd garde des enfants, le père accompagne des jeunes à l’école de musique quelques heures par semaine. Le petit frère est au collège et fait de la danse classique. Artavazd, lui, est en terminale « Techniques de la musique et de la danse » au lycée Camille Julian.

Son emploi du temps se partage entre les cours et de longues heures au Conservatoire de Bordeaux pour travailler le piano. « Je me lève à 6 heures tous les matins et je rentre chez moi vers 23 heures. Je passe mes après-midi au conservatoire, à travailler. » L’an prochain, il souhaite intégrer le Conservatoire supérieur de Paris. « Ca va être très dur ! Il y a plusieurs centaines de candidats pour 3 ou 4 admis. Je ne me fais pas d’illusions. Si ça ne marche pas, je tenterai des conservatoires supérieurs en Suisse ou en Allemagne. »

Il est bien intégré en France mais ne comprend toujours pas certaines différences culturelles. « Ici, les jeunes ont honte d’écouter de la musique classique. Mais c’est la base de toute la musique contemporaine ! Il faut maîtriser le classique pour jouer tout le reste. En Arménie, on a une grosse culture classique. Et ça me semble normal ! »

En parlant de culture, quels sont ses pianistes préférés ?

« - Ca dépend, chaque pianiste est bon dans un compositeur.
- Et toi, tu es bon en quoi ?
- Ca n’est pas à moi de le dire. Je ne me jugerai jamais moi-même. Je ne peux pas dire « je joue bien », j’estime que c’est pas à moi de le dire. »

Humble. « Je n’ai pas vécu de difficultés dans la vie. Les gens me disent que si, mais je ne pense pas. » Il ne parlait pourtant pas un mot de français à son arrivée. « Timide », il n’osait pas s’exprimer au début « pour ne pas faire de fautes ». Puis il a appris « avec ses camarades ». Maintenant, il se sent bien en France. Mais il ne se sentira jamais vraiment français. « Je me définis comme arménien, c’est mes origines, j’y peux rien. » À la maison, la famille parle arménien. « C’est notre langue ! Et puis mes parents ne parlent pas couramment français. Ils se débrouillent, mais ils n’ont pas fait de travail qui les fasse suffisamment communiquer ». Pourquoi être venu en France ? « C’est quelque chose dont on a jamais parlé à la maison. J’imagine que c’est parce que c’est le pays des droits de l’homme, celui où ils sont les mieux respectés ».

Cette année, il devient majeur. De nouvelles démarches administratives l’attendent pour demander ses papiers. « Je ne sais pas exactement quand il faut faire la demande auprès de l’OFPRA. Je ne sais pas comment ça va se passer. Je n’ai pas envie de m’occuper de ça. Remplir les papiers et tout, ça ne m’intéresse pas trop. Mais c’est important quand même. Il faut que je m’y mette. » L’Arménie lui manque. Impossible d’y mettre les pieds tant qu’il est sous protection subsidiaire. « On pense demander la naturalisation, mais c’est compliqué, les démarches sont très longues. Quand mon père aura un travail plus fixe, peut-être…»

Maud Rieu
Publié le 27 janvier 2011 par Montrerpatteblanche.
Source : http://www.montrerpatteblanche.fr/?p=480

Pour information :

"La protection subsidiaire est accordée, en France, à une personne qui ne bénéficie pas du statut de réfugié mais qui est exposée dans son pays à l'une des menaces graves suivantes:

    * la peine de mort
    * la torture ou des peines ou traitements inhumains ou dégradants
    * s'agissant d'un civil, une menace grave, directe et individuelle contre sa vie ou sa personne en raison d'une violence généralisée résultant d'une situation de conflit armé interne ou international [1]."

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Protection_subsidiaire_en_droit_fran%C3%A7ais_de_l%27asile

Arménie : vaste manifestation de l'opposition contre le gouvernement Sarkissian



Vaste manifestation de l'opposition en Arménie

LEMONDE.FR avec AFP | 01.03.11 | 18h14

A l'occasion du troisième anniversaire de violences meurtrières dans ce pays du Caucase, plus de 10 000 sympathisants de l'opposition se sont rassemblés mardi 1er mars à Erevan, la capitale arménienne. "Nous sommes prêts à engager un dialogue avec les autorités, mais seulement sur un seul sujet : l'organisation rapide d'élections présidentielle et législatives", a déclaré l'un des chefs de l'opposition, l'ancien président Levon Ter-Petrossian.

Dix personnes, parmi lesquelles deux policiers, avaient été tuées dans les violences le 1er mars 2008 en Arménie, après onze jours de protestations contre la victoire à l'élection présidentielle de Serge Sarkissian face à Levon Ter-Petrossian. Les autorités avaient déclaré l'état d'urgence et fait appel à l'armée pour rétablir l'ordre, accusant les opposants d'avoir tenté de s'emparer du pouvoir. Les participants à la manifestation de mardi, dont certains exhibaient des photos des victimes des violences, ont exigé que les responsables des événements meurtriers soient punis.

IMPUNITÉ

Levon Ter-Petrossian a appelé à l'ouverture d'une enquête internationale et exigé la libération de ceux qu'il a appelés "prisonniers politiques" – des membres de l'opposition incarcérés pour leur implication dans les violences. Le parti d'opposition Jarangutyun ("héritage") a, lui aussi, critiqué les dirigeants politiques actuels pour leur refus de traduire en justice les responsables de ces violences.

De son côté, le Parlement arménien a observé une minute de silence pour rendre hommage aux victimes des "événements tragiques" de 2008, selon les mots du président de l'Assemblée, Hovik Abrahamian.
Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/03/01/vaste-manifestation-de-l-opposition-en-armenie_1486977_3214.html

mardi 1 mars 2011

Le traitement médiatique biaisé du conflit arméno-azéri

Antoine Constant, L'Azerbaïdjan, Paris, Karthala, 2002, p. 328 :

"Les médias soviétiques et occidentaux rendaient les « musulmans fanatiques azéris » responsables de la tragédie [les émeutes de Soumqaït], un préjugé tenace et invariablement exploité dans le traitement médiatique pendant tout le conflit.  

La partie arménienne, qui pourtant réveillait ces vieux démons, sut cultiver une image de victime qui lui valut un penchant positif à l'Ouest, mais aussi en URSS. Les mois qui suivirent donnèrent lieu à de sinistres migrations croisées de populations, fuites volontaires ou opérées sous la menace. L'Arménie comptait encore 5 % d'Azéris sur son territoire, soit environ 174 000 personnes réparties dans le Zanguezour (Goris, Kapan, Meghri), dans quelques villages de la plaine de l'Araxe et les districts frontaliers d'Idjevan, Vardenis et Krasnoselsk, et en moindre nombre à Erevan. Au Karabagh, des regroupements se formèrent à Shousha et Khodjalou.

Les Arméniens quittèrent de la même manière Soumqaït, Gandja, où des brutalités turent signalées, et les districts ruraux situés entre la région autonome et la Koura, où ils étaient concentrés dans plusieurs villages, et en moindre nombre au Nakhitchevan. Leur nombre resta élevé à Bakou. A l'automne 1988, il y avait 75 000 réfugiés en Azerbaïdjan, en décembre ils étaient environ 100 000 sans que leurs très difficiles conditions de vie ne suscitent beaucoup de commentaires de compassion dans les médias."

Voir également : Histoire des Arméniens dans le Caucase : le déchaînement de la violence nationaliste arménienne à l'occasion de la décomposition soviétique

Une question légitime à se poser : la violence terroriste est-elle consubstantielle au parti Dachnak ?

Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, 1972-1998, Paris, PUF, 2002, p. 262 :

"Au-delà du débat sur les rapports entre terrorisme et guérilla que soulèvent les attentats du 11 septembre, la FRA doit se poser une autre question fondamentale : peut-elle s'affranchir de la violence ? Difficile de répondre à cette question alors que la FRA, conçue sur l'idée de révolution, a élevé le terrorisme au rang de méthode sacro-sainte et organisé en 1994 le double attentat contre le général Safonov et A. Polianitchko, les deux hommes clés de la répression azérie dans le Haut-Karabakh de 1988 à 1991. Pour qu'elle imagine son avenir en dehors de tout usage des armes, la FRA doit faire le choix entre institutionnalisation et insurrection de ses pratiques et discours. Elle ne peut plus rester à mi-chemin entre guerre et paix, au risque de susciter, sinon le rejet, au moins l'indignation et la suspicion dès qu'un attentat arménien est signalé ici ou là. Tant que le haïtadisme restera dans sa conception révolutionnaire, tant qu'il légitimera plus ou moins le discours le plus agressif, le dachnakisme ne renoncera pas à l'utilisation des armes et n'aura aucun scrupule à faire l'apologie du crime. Pourquoi la FRA s'entête-t-elle à justifier des pages douteuses de son histoire, comme les attentats commis contre des opposants dont le seul crime a été de s'opposer aux idées dachnaks ?"

Voir également : Gaïdz Minassian : "des Arméniens ont tué des Arméniens"

Le parti Dachnak et le trafic de drogue

"Arménité", "cause arménienne", qu'est-ce que c'est ?

Grossière duplicité de l'activisme arménien

Le prétendu "massacre jeune-turc" d'Adana en avril 1909

Henry Laurens, "Impérialisme européen et transformations du monde musulman", in L'Europe et l'islam : quinze siècles d'histoire (ouv. col.), Paris, Odile Jacob, 2009, p. 365 :

"Dans les milieux conservateurs musulmans, les notions de liberté et d'égalité paraissent contraires aux traditions musulmanes. De plus, les Jeunes-Turcs évoquent une certaine forme d'émancipation féminine. En raison même de l'instauration d'une forme de liberté politique, les réactionnaires peuvent développer leur propagande contre la « poignée d'athées » qui conduisent l'empire à sa perte. Il se forme ainsi un mouvement puissant, l'Union islamique, première forme moderne de populisme islamique dont les cadres recrutent chez les ulémas de rang secondaire et les étudiants en religion. En avril 1909, les militaires de la garnison d'Istanbul se mutinent et chassent les unionistes de la capitale. En province, le mouvement se traduit par un terrible massacre d'Arméniens à Adana. Immédiatement l'armée de Salonique marche sur la capitale et exerce une forte répression."

François Georgeon, Abdülhamid II : le sultan calife (1876-1909), Paris, Fayard, 2003, p. 420 :

"Les soldats rebelles s'en prennent aux Unionistes, ils mettent à sac les rédactions de deux journaux pro-jeunes-turcs, le Tanin et le Şura-yı Ümmet, s'attaquent aux officiers mektepli [diplômés] dont une vingtaine sont tués, deux députés sont assassinés. Les Unionistes les plus en vue se terrent ou prennent la fuite. Toute la nuit, Istanbul retentit des tirs de joie des soldats enivrés par la réussite de la mutinerie. Au matin du 14 avril, la capitale est aux mains des rebelles. Le lendemain, les troubles s'étendent en province ; à Adana, des émeutes sanglantes se produisent le 14 avril, au cours desquelles plusieurs milliers d'Arméniens sont massacrés."

Georges Castellan, Histoire des Balkans, XIVe-XXe siècle, Paris, Fayard, 1991, p. 367-368 :

"La tension s'accrut en avril 1909 avec le dénouement douloureux de la crise européenne, et, dans la nuit du 12 au 13 avril 1909, une mutinerie des soldats du corps d'armée de la capitale, appuyée par les chefs religieux, menaça le Parlement : il y eut des scènes de violence contre les officiers jeunes-turcs, mais aussi contre les Arméniens, tandis que les Grecs et les Albanais applaudissaient. Le désordre semblant s'établir, l'armée de Macédoine, avec à sa tête Chevket Pacha, marcha sur Istanbul le 24 avril 1909 et y instaura la loi martiale. Trois jours plus tard, le Parlement, s'appuyant sur une fetvâ du cheykh ül-islam, déposa Abdül Hamîd. Celui-ci fut exilé à Thessalonique et remplacé par son frère Mehmed Rechâd, qui devint Mehmed V (1909-1918)."

Odile Moreau, "L'armée ottomane à l'aube de la mondialisation du conflit", in Méditerranée et Mer Noire entre mondialisation et régionalisation : Actes du Colloque International d'Antalya, 11, 12 et 13 septembre 1997 (ouv. col.), Paris, L'Harmattan, 2000, p. 202 :

"Accomplie par les officiers du 3e corps d'armée, la révolution Jeune-Turque fut menacée par une tentative de contre-révolution le 13 avril 1909 (31 mart vakaası). Ce soulèvement avait très nettement le caractère d'une réaction à la fois militaire et religieuse. Il avait été fomenté notamment par les officiers sortis du rang. Ces derniers sentaient leur situation dans l'armée menacée par le nouveau régime qui mettait en avant les officiers diplômés. Ce mouvement séditieux était à la fois dirigé contre les officiers instruits et contre les doctrines du Comité Union et Progrès. Ils exigeaient la démission du ministre de la Guerre et celle du président de l'Assemblée et réclamaient la Shari'â. Les 2e et 3e corps d'armée décidèrent de marcher sur la capitale pour punir les coupables et rétablir la constitution menacée. Il s'agissait de la première confrontation de deux factions de l'armée. Le 24 avril 1909, Istanbul fut occupée et reprise par les troupes unionistes conduites par Mahmud Shevket Pasha."

Odile Moreau, L'Empire ottoman à l'âge des réformes. Les hommes et les idées du "Nouvel Ordre" militaire (1826-1914), Paris, Maisonneuve et Larose, 2007, p. 253 :

"Le Comité Union et Progrès n'allait pas se laisser évincer aussi rapidement. Les événements du 13 avril avaient causé une très vive effervescence dans les milieux militaires de province. Ils avaient presque partout refusé de reconnaître le nouveau gouvernement. A l'appel du Comité, les 2e et 3e corps d'armée décidèrent de marcher sur la capitale, pour punir les coupables et rétablir la constitution menacée. Le mouvement commença dans la nuit du 16 au 17 avril."

Odile Moreau, ibid., p. 255-256 :

"D'autre part, il y eut de véritables massacres à Adana, dont les Arméniens furent victimes du 14 au 16 avril 1909. 17 000 personnes participèrent à l'attaque et 1900 Arméniens décédèrent. Des massacres avaient aussi été préparés à Mersin, Tarsus Kozan, Konya, Kayseri et Maraş‚ mais leurs plans furent déjoués. En prenant les fêtes d'investiture du nouveau sultan comme un baromètre de popularité du régime en place, on peut observer qu'elles furent célébrées à Istanbul et dans certaines villes avec beaucoup d'allégresse, mais il n'en fut pas de même dans de nombreux endroits de l'Empire, et notamment en Anatolie, en Anatolie orientale, en Albanie et à Edirne.

La question religieuse creusait un abîme entre le parti jeune-turc au pouvoir et l'ensemble de la population traditionnellement musulmane. Les milieux conservateurs étaient choqués par l'envoi de volontaires chrétiens à l'assaut des casernes d'Istanbul. Ils ne comprenaient pas qu'un juif et un orthodoxe aient pu participer à la mission des cinq députés chargés de signifier à Abdülhamid sa déchéance du sultanat et du khalifat. Tous les musulmans pendus pour avoir défendu la Şari'â étaient considérés comme autant de martyrs de la foi. Le projet d'incorporation des chrétiens dans l'armée qui était la grande idée du programme jeune-turc en matière militaire soulevait la réprobation. Ce mécontentement était savamment entretenu parmi le peuple et les soldats, par tous ceux, hoca, ulema, softa, fonctionnaires révoqués, officiers sortis du rang [alaylı], qui avaient un intérêt quelconque à la réaction."

George Walter Gawrych, The Crescent And the Eagle : Ottoman Rule, Islam And the Albanians, 1876-1913, Londres-New York, I. B. Tauris, 2006, p. 167 :

"Soutenu par le commandant de la Seconde Armée ayant son quartier général à Edirne, Mahmud Şevket ordonna l'organisation d'une force de frappe, appelée dans l'histoire turque l'Armée d'Action (Hareket Ordusu). Au moment où elle atteignit Istanbul, l'Armée d'Action comptait quelque 20 000 à 25 000 réguliers et 15 000 volontaires, comprenant dans cette dernière catégorie 4 000 Bulgares, 2 000 Grecs, et 700 Juifs. Bayram Cur et Çerçis Topulli apportèrent avec eux 8 000 Albanais ; Resneli Niyazi Bey ajouta 1 800 hommes de Resne. Le 24 avril, cette force composite entra facilement dans Istanbul et sécurisa rapidement la ville."

Bernard Lewis, The Emergence of Modern Turkey, Londres-Oxford-New York, Oxford University Press, 1968, p. 217 :

"Le dimanche suivant l'entrée des libérateurs [l'"Armée d'Action" formée par les officiers jeunes-turcs pour mater la mutinerie réactionnaire de 1909] dans Istanbul, une cinquantaine d'hommes qui étaient tombés dans les combats furent solennellement enterrés, avec une cérémonie publique, dans une fosse commune. Dans un discours prononcé au-dessus de la tombe, Enver Bey "soulignait... que les musulmans et les chrétiens étaient couchés côte à côte en signe qu'ils sont désormais, vivants ou morts, des compatriotes qui ne connaissent pas de distinction de race ou de croyance"."

Erik Jan Zürcher, Turkey : A Modern History, Londres-New York, I. B. Tauris, 2004, p. 99 :

"La contre-révolution de 1909 ne s'étendit pas vraiment aux provinces. Il y eut, cependant, un cas de violence qui peut être relié à celle-ci. Dans la province d'Adana, un certain nombre de partisans de l'ancien régime saisirent l'occasion de l'effondrement du contrôle central pour attaquer les représentants unionistes. L'émeute tourna au pogrom et un grand nombre (peut-être 20.000) de citoyens arméniens furent massacrés. Une commission d'enquête parlementaire fut envoyée à Adana et 124 musulmans et sept Arméniens furent exécutés pour leur rôle dans les émeutes."

Kamuran Gürün, Le Dossier arménien, chapitre IV : "La question arménienne", sous-partie : "L'affaire d'Adana et la fin des discussions sur les réformes", Paris, Triangle, 1984 :

"Nous nous trouvons ici en face d’un événement où les responsabilités sont multiples : aux Arméniens revient la responsabilité d’avoir multiplié les provocations jusqu’à ce que la coupe déborde, tandis que les autorités locales ont montré une incapacité totale à maîtriser le cours des choses, commettant en outre l’erreur de pousser la population musulmane à se battre. Bien entendu, il n’est nullement question d’un massacre à sens unique. Arméniens et musulmans armés se sont battus sans merci et on peut même dire qu’ils ont fait la guerre. Comme le précise Cemal Pacha, la population arménienne de la ville était dix fois moins nombreuse que la population musulmane. Mais si le rapport démographique avait au contraire été favorable aux Arméniens, il est certain que la répartition des victimes aurait pu être totalement inversée. Dans les rapports britanniques dont quelques passages ont été déjà cités, il est dit qu’il était impossible de contraindre les parties de cesser les combats, que l’armée réussit à imposer un cessez-le-feu, mais que, dès qu’elle repartit, les combats reprirent aussitôt avec violence.

Après les incidents, l’état de siège fut instauré à Adana et les coupables arméniens et musulmans furent déférés devant la cour martiale. C’est vers cette époque que, Cemal Pacha fut nommé à Adana. Il écrit :

"Quatre mois après mon arrivée, j’ai fait exécuter dans la seule ville d’Adana 30 musulmans condamnés à mort par la cour martiale de l’état de siège. Deux mois après j’ai fait aussi exécuter 17 musulmans de la bourgade d’Erzin. Pendant ce temps, il n’y eut qu’un seul Arménien mis à mort.

Parmi ces musulmans, il y avait des jeunes gens appartenant aux familles les plus anciennes et les plus riches d’Adana. Il y avait même le muphti du bourg de Bahçe. Celui-ci avait eu une grande influence sur les Turcs des alentours. Je regrette vraiment que l’évêque Mouchegh n’ait pas été entre mes mains à ce moment-là. Il s’était enfui le deuxième jour des troubles sur un bateau étranger et s’était réfugié en Alexandrie ; son absence n’a cependant pas empêché la cour martiale, de manière tout à fait justifiée, de le condammer à mort par contumace. Si cet individu s’était trouvé entre mes mains je l’aurais certainement fait pendre en face du muphti du bourg de Bahçe."


C’est ainsi que se termina l’affaire d’Adana."

Yves Ternon, Les Arméniens : histoire d'un génocide, Paris, Le Seuil, 1977, p. 381, note 20 :

"C. Walker - [94], p. 187 - souligne la responsabilité de l'archevêque d'Adana, Mgr Mouchegh, qui a répandu de l'huile sur le feu dans les mois précédant les massacres en déclarant qu'il fallait forcer les Puissances à intervenir. Il se serait même proclamé « roi de Cilicie ». C'est pourquoi son livre (Les Vêpres ciliciennes, Alexandrie, Delia Rocca, 1909) ne peut être cité comme un témoignage objectif."

Voir également : Enver Paşa (Enver Pacha) et les Arméniens

La place des Arméniens dans les révolutions jeune-turque et kémaliste

Les racines positivistes du nationalisme révolutionnaire arménien

Cemal Paşa (Djemal Pacha), figure majeure de l'arménophilie turque