mardi 22 mars 2011

Discours haineux d'un pleurnichard sénile, Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour


A en croire le chanteur (s'affichant aux côtés de l'ancien porte-parole de la branche politique de l'organisation terroriste ASALA et du co-président de la FRA-Dachnak en Europe occidentale), "les" Arméniens auraient, pour faire court, libéré la France du national-socialisme allemand. Voyez-vous ça, tous sans exception contradictoire ? Pour les appelés arméniens (de nationalité française) de l'armée française en 1939-40, comme ceux de l'Armée rouge en 1941-1945, ils n'avaient de toute façon pas le choix. Donc "argument" irrecevable. Quant aux "volontaires", si M. Aznavourian fait référence au cas de Missak Manouchian, son soi-disant engagement dans l'armée française en 39-40 n'est qu'un bobard communautariste arménien. Ce n'est qu'après l'opération Barbarossa en juin 1941 que Manouchian a "résisté", c'est-à-dire par fidélité au stalinisme auquel il adhérait (idéologie totalitaire responsable de la mort de dizaines de millions de personnes, "détail" sans doute sans importance pour les communautaristes arméniens) et non pas par un quelconque attachement patriotique à la France. Les actions du FTP communiste, consistant à abattre spectaculairement des représentants de l'occupation allemande, furent publiquement critiquées par les gaullistes (le général de Gaulle lui-même), eu égard aux sinistres représailles sur les populations civiles françaises (exécutions d'otages). D'après l'historien Stéphane Courtois, le leadership de Manouchian sur son groupe était celui d'un amateur, amateurisme qui explique d'ailleurs sa fin, après les filatures de la police française.

Par ailleurs, on ne voit pas en quoi le pseudo-héroïsme du stalinien Manouchian devrait faire occulter tous les Arméniens qui ont effectivement collaboré avec le IIIe Reich.

Ainsi, une faction du parti FRA-Dachnak, toujours très influent aujourd'hui au sein de la diaspora arménienne et en Arménie même, fit le choix du collaborationnisme :

" « La FRA, souligne Hraïr Maroukhian (1928-1998), secrétaire général du Parti de 1972 à 1994, se donne la liberté d'avoir des relations avec tous ceux qui peuvent jouer un rôle dans l'évolution du haïtadisme », des plus vertueux aux plus vicieux, jusqu'à pactiser avec le diable pour réaliser son idéal, comme ce fut le cas pendant la seconde guerre mondiale où une partie de ses rangs a collaboré avec l'Allemagne nazie pour la révision des traités de paix et le combat contre l'URSS de Staline." (Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, 1972-1998, Paris, PUF, 2002, p. 10)

Des Arméniens furent intégrés à la Wehrmacht dans le bataillon Bergmann et l'Armenische Legion.

Fait particulièrement intéressant (à mettre en perspective avec la saillie verbale de M. Aznavourian, par ailleurs ambassadeur de l'Arménie en Suisse, sur les braves Arméniens sous uniforme français), des Arméniens ont combattu, sous l'uniforme allemand, la Résistance française, et apparemment avec "brio" (bien que leur penchant pour le pillage suscitait l'inquiétude du colonel Böhme) :

"(...) le 28 mai 1944, deux compagnies d'Arméniens cantonnées à Mende, avaient, sous commandement allemand anéanti le maquis de la Parade (maquis Bir-Hakem) sur le causse Méjean. Le rapport du colonel allemand Böhme, commandant l'unité comportait l'appréciation suivante :

« Dans le combat, les Arméniens eurent huit tués. Les légionnaires arméniens furent à la hauteur de leur mission et ardents au combat. Au contact de la population civile ils nécessitèrent une stricte surveillance par le personnel allemand pour éviter les pillages. Cela n'est pas surprenant et ne peut pas porter atteinte au fait que les unités arméniennes sont bien aptes à être utilisées contre les bandes » (de terroristes).

En somme une bonne note attribuée par cet officier allemand à « ses » auxiliaires." (Eugène Martres, Les archives parlent : Auvergne, Bourbonnais, 1940-1945, Romagnat, De Borée, 2004, p. 283)

Que déduire de tout ça ? Que M. Aznavourian n'est de toute évidence pas un historien pondéré et objectif, juste un artiste qui met son nom au service du lobby arménien et ce de manière fort primaire (appel à la haine essentialiste anti-turque).