lundi 21 mars 2011

La coopération des terroristes arméniens de l'ASALA avec les services secrets de Kadhafi

Nathalie Cettina, Terrorisme : l'histoire de sa mondialisation, Paris, L'Harmattan, 2001, p. 45-46 :

"L'ASALA voit le jour, en 1975, au Liban, pays dans lequel les Arméniens ont trouvé refuge après le génocide de 1915. L'arrivée de Palestiniens au Liban suscite l'adhésion de certains Arméniens qui, sur le modèle des terroristes qu'ils côtoient, adoptent cette méthode dans leur lutte contre l'Etat turc. Une transnationalité alliée à une ouverture idéologique affirmée conduit l'organisation à étendre son champ d'action. La haine des juifs et de l'Occident est à l'origine de sa participation à l'attentat de la rue Copernic, en 1980, à Paris.

Dans un second temps, l'ASALA se met à la solde des services syriens qui l'utilisent dans des opérations contre la Turquie et l'Europe. Son internationalisation prend forme avec l'établissement de bases au Moyen-Orient, aux Etats-Unis, ainsi qu'avec une aide reçue de la Syrie, de la Libye et de groupes palestiniens radicaux comme le FPLP et le FPLP-CG. Aux bombes et assassinats initialement dirigés contre les intérêts turcs s'ajoutent, au cours de la décennie 80, des attaques contre les intérêts français, suisses et américains à travers leurs offices aériens. La France devient, entre 1981 et 1983, une cible privilégiée de l'organisation arménienne : prises d'otages, attentats à l'explosif (Fouquet's, Roissy, RER gare de Lyon, Orly), tandis qu'à Beyrouth et Téhéran les intérêts français sont touchés par le groupe Orly."

Roger J. Azzam, Liban, l'instruction d'un crime : 30 ans de guerre, Paris, Cheminements, 2005, p. 408 :

"L'ASALA, organisation extrémiste arménienne (combattant les intérêts turcs dans le monde), opérait à partir de Beyrouth et réglait un contentieux avec le gouvernement français. Cette organisation, de l'affirmation de M. Gilles Ménage, entretenait des relations étroites avec le FPLP, Carlos, les services syriens et ceux de la Libye. Elle s'était installée sur de nouvelles bases, en Syrie, à Chypre et au Liban, dans la plaine de la Békaa, proche des frontières syriennes."

Voir également : Kadhafi, l'ami des terroristes arméniens

Grossière duplicité de l'activisme arménien