mardi 1 mars 2011

Une question légitime à se poser : la violence terroriste est-elle consubstantielle au parti Dachnak ?

Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, 1972-1998, Paris, PUF, 2002, p. 262 :

"Au-delà du débat sur les rapports entre terrorisme et guérilla que soulèvent les attentats du 11 septembre, la FRA doit se poser une autre question fondamentale : peut-elle s'affranchir de la violence ? Difficile de répondre à cette question alors que la FRA, conçue sur l'idée de révolution, a élevé le terrorisme au rang de méthode sacro-sainte et organisé en 1994 le double attentat contre le général Safonov et A. Polianitchko, les deux hommes clés de la répression azérie dans le Haut-Karabakh de 1988 à 1991. Pour qu'elle imagine son avenir en dehors de tout usage des armes, la FRA doit faire le choix entre institutionnalisation et insurrection de ses pratiques et discours. Elle ne peut plus rester à mi-chemin entre guerre et paix, au risque de susciter, sinon le rejet, au moins l'indignation et la suspicion dès qu'un attentat arménien est signalé ici ou là. Tant que le haïtadisme restera dans sa conception révolutionnaire, tant qu'il légitimera plus ou moins le discours le plus agressif, le dachnakisme ne renoncera pas à l'utilisation des armes et n'aura aucun scrupule à faire l'apologie du crime. Pourquoi la FRA s'entête-t-elle à justifier des pages douteuses de son histoire, comme les attentats commis contre des opposants dont le seul crime a été de s'opposer aux idées dachnaks ?"

Voir également : Gaïdz Minassian : "des Arméniens ont tué des Arméniens"

Le parti Dachnak et le trafic de drogue

"Arménité", "cause arménienne", qu'est-ce que c'est ?

Grossière duplicité de l'activisme arménien