mardi 19 avril 2011

Ils ont osé le dire : l'apologie insidieuse ou ouverte du terrorisme arménien

Gérard Chaliand (avec Yves Ternon), Le génocide des Arméniens, Bruxelles, Complexe, 1980, p. 177 :

"Durant trois ou quatre ans, sans échec grave, au terme d'opérations préservant l'anonymat des exécutants, le terrorisme des groupes arméniens a servi la cause arménienne dans la mesure où la réalité et l'ampleur du génocide motivant ces attentats dépassaient largement dans leur horreur la réprobation à l'égard de ces crimes.

Le terrorisme publicitaire, qu'on le déplore ou non, trouve là sa justification."

Patrick Devedjian, cité dans The Armenian Reporter, 6 juin 1985, p. 2 :

"Ils appellent ça terrorisme, j'appelle ça résistance. Je défends ces garçons [membres de l'ASALA] parce que ce sont des Arméniens en révolte. Et c'est de loin plus important que les différences politiques entre mes idées politiques et les leurs."

Ara Toranian, discours à Paris, 24 avril 2009 :

"Chers amis, chers camarades, le constat un petit peu lucide, amer que je fais n'est pas là pour nous décourager, mais il est là au contraire pour nous inciter à être plus mobilisés que jamais, à être plus combatifs que jamais, (...) à renouer avec l'esprit de la lutte des années 1975 et 80."