lundi 18 avril 2011

Le prétendu génocide arménien, un prétexte à la turcophobie

Vincent Monteil, Les musulmans soviétiques, Paris, Le Seuil, 1982, p. 215 :

"On rappelle, régulièrement, en Europe, le « génocide » des Arméniens, dont un million (chiffre invérifiable) aurait été exterminé en 1915. En réalité, la majeure partie des Arméniens de Turquie, jugée inassimilable, a été déportée, jetée sur les routes de l'exil. C'est un sujet propre à susciter la haine religieuse et « raciale » anti-turque : ne parle-t-on pas de « martyrisés avec méthode et fureur », d'une « suppression délibérée », de « crime parfait » ? Un professeur français, Jean Savard, s'est fait l'avocat de la défense : « En 1915, écrit-il, une armée ottomane conduite par Enver pacha, homme fort du triumvirat au pouvoir à Constantinople, avait été taillée en pièces par une armée russe qui avait envahi les provinces orientales de l'Anatolie. Le réflexe du sultan fut de détourner contre les Arméniens l'amertume du peuple turc. Réflexe criminel facilité par les imprudences de l'Entente. La Porte savait en effet que les buts de guerre des alliés comportaient le démembrement de l'Anatolie entre la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, la Grèce... et l'Arménie érigée en Etat indépendant. Nourrir semblable dessein, alors que la victoire n'était pas encore en vue, était livrer les Arméniens à la vindicte du sultan. Cette vindicte fut un massacre, mais grande fut la responsabilité de notre diplomatie. (...) » "

Voir également : Première Guerre mondiale : la collaboration arménienne avec l'armée russe et les massacres des milices arméniennes

La controverse historique autour du prétendu génocide arménien