mardi 17 mai 2011

Edvard Margaryan : mort d'un "voleur dans la loi" (sic) arménien




Promesses de l’ombre
Par Jérôme Pierrat le 15/05/2011

Quelques jours avant le double meurtre à la Kalachnikov commis à Marseille le 12 mai dernier, deux hommes avaient été tués à Nice. Pas des garçons de quartiers mais des membres du crime organisé d’ex-Urss, flingués au 22 long rifle dans un appartement du boulevard Grosso.
L’occupant de l’appartement, un Georgien de 35 ans, a été arrêté alors qu’il prenait la fuite avec ses deux enfants.

La première victime est un arménien de 39 ans, Edvard Margaryan. Jamais condamné, il avait été couronné Vor v Zakone, « voleur dans la loi », en 1997 sous le parrainage de deux frangins arméniens, eux-mêmes « voleurs dans la loi », les Oganovs.


Le titre de Vor v Zakone est apparu dans les camps de détention soviétiques dans les années vingt-trente. Cette fraternité de tatoués (à l’oeuvre dans le film les Promesses de l’ombre), régie par un strict code de lois et par son tribunal interne, le shodka, constitue l’élite du crime organisé d’ex-Urss. Aujourd’hui, les Georgiens représentent la moitié des 600 Vor recensés. Bref Edvard surnommé Edo Oktemberyanskiy (il était originaire de la ville d’Oktemberyan) n’était pas le premier truand venu. Il était en conflit depuis plusieurs années avec des groupes criminels tchétchènes et s’était fait tabasser il y a deux ans. Il venait de rejoindre – depuis Barcelone où il habitait précédemment – à Nice ses deux enfants qui y vivent avec son ex-femme.

L’autre victime  est un boss tchétchène de 56 ans, Abdulla Erzanukayev surnommé Abdulla l’Autrichien depuis qu’il avait protégé (il était sa Krytcha, son « toit ») Grégory L. un homme d’affaire ouzbek dont la société viennoise blanchissait les millions des apparatchiks russes. Au milieu des années 90, la blanchisserie avait été cédée à l’un de ses collaborateurs russes qui l’avait installée à Paris sous le nom de Kama trade. Embarquant avec lui Abdullah devenu militant indépendantiste tchétchène. Ce qui ne l’empêchait pas de rouler en Ferrari et d’habiter le 16e. Il possédait également une carte black et dépensait des centaines de miliers d’euros provenant d’une société établie à Nauru. Jusqu’à ce que Karma tarde tombe à l’occasion de l’opération franco-italienne anti-blanchiment Toile d’Araignée en juin 2002. Abdullah avait fait un séjour au trou et depuis s’était installé à Nice, Le fief des caucasiens en France. On disait qu’il y jouait les juges de paix…
Source : http://metrofrance.com/blog/mafia/2011/05/15/promesses-de-lombre/

Parmi ces "voleurs dans la loi" dits "géorgiens", combien sont en fait arméniens ?

Pour rappel : La mafia arménienne règle ses comptes avec d'autres mafias dites de l'Est sur la Côte d'Azur

Nice : un Arménien de Géorgie suspecté de double homicide