mardi 28 juin 2011

Bruxelles : l'Arménien de Géorgie Shirin Muradian soupçonné d'avoir participé à une fusillade

Le gang des Géorgiens impuni

(25/06/2011)

Dix mois après la fusillade de la place de Bethléem, il n’y a déjà plus personne en prison !

SAINT-GILLES Pour Nabil, qui a 21 ans et se trouvait le 7 septembre 2010 à 22 h 45 à la place de Bethléem à Saint-Gilles et donc “au mauvais moment au mauvais endroit” , le drame sans fin durera toute la vie.

Quant à la justice, dix mois après, Shirin Muradian, qui était détenu pour tentative d’assassinat, est sorti de prison. Son avocat, Me Olivier Martins, a pu exploiter savamment les zones d’ombre du dossier.

Âgé de 36 ans, Shirin Muradian provient de Tbilissi, en Georgie. Il est soupçonné d’avoir fait partie du commando géorgien qui, le 7 septembre 2010, a fondu sur la place de Bethléem : dix Géorgiens à bord de deux véhicules, un VW Passat break bleu ciel et un Mercedes ML 270 gris.

Dès le “Go !” de départ, tout le monde est descendu. Et alors, selon les témoins, “ce fut le western ” !

Fusillade sur la place, panique générale, des cris, des gens à terre et puis le commando reprit place dans les véhicules – les portières avaient expressément été laissées ouvertes – qui disparurent dans la nuit.
Laissant, sur le pavé, Nabil, 21 ans, miraculé mais à quel prix : une balle dans la nuque et la moelle cervicale sectionnée. “Subitement, Nabil ne sentait plus ses bras ni ses jambes […] Il se sentait comme une éponge”.

Vingt et un ans et quadriplégie complète avec pas ou peu d’espoir de rétablissement dans l’état actuel de la médecine et de la chirurgie.

Les Géorgiens et des Belgo-Marocains s’étaient affrontés “comme dans le Bronx” , confie un policier. Peut-être à propos d’une livraison de drogue. Ou peut-être en représailles d’incidents anciens : le cousin de l’un avait été insulté par le frère de l’autre. Une fille, un territoire, qui saura jamais ?

En plein Bruxelles mais à la géorgienne en tout cas : en 2008, la Géorgie repoussait les blindés russes.

Des déclarations emberlificotées, des traces insuffisantes de poudre sur les mains et les vêtements et des relevés téléphoniques prouvant sa présence dans le quartier à l’heure des faits. Au final pourtant, dix mois après, tout le monde est libre chez les Géorgiens.

Tout le monde est libre sauf Nabil O., 21 ans, prisonnier à jamais de son corps.


Gilbert Dupont

© La Dernière Heure 2011
Source : http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/358749/le-gang-des-georgiens-impuni.html

Voir également : Edvard Margaryan : mort d'un "voleur dans la loi" (sic) arménien

Nice : un Arménien de Géorgie suspecté de double homicide

Guerre de clans entre Arméniens et Géorgiens ou entre Arméniens d'Arménie et Arméniens de Géorgie ?