samedi 11 juin 2011

La fidélité d'Ara Toranian au terrorisme de l'ASALA première mouture

Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, 1972-1998, Paris, PUF, 2002, p. 90 :

"(...) l'ASALA impute la responsabilité du crime d'Orly à un groupe de fascistes arméniens affiliés à la FRA. Désinformation qui se retourne contre elle lorsqu'une branche de l'ASALA fait finalement scission en août 1983. Elle condamne l'attentat d'Orly et se regroupe dans l'ASALA-Mouvement révolutionnaire (ASALA-MR) sous commandement d'A. Yenikomchian, de M. Melkonian et d'A. Toranian, favorables au terrorisme des premières années, tandis que H. Hagopian récupère l'appareil et les caisses du mouvement.

Outre qu'elle poursuit, à la solde d'autres Etats et groupes, ses attentats contre les intérêts français dans le monde, l'ASALA se lance dans une vendetta contre les « traîtres » de l'ASALA-MR et son ennemie de toujours, la FRA."

Ara Toranian, entretien au Nouvel Observateur, 17 octobre 1986, p. 46 :

"Le tournant, c'est la prise d'otages au consulat de Turquie à Paris, en septembre 1981. Quatre jeunes Arméniens à visage découvert mènent une action au péril de leur vie. C'est l'apogée de l'ASALA. Mais dès lors va naître un terrible débat : faut-il épargner l'Etat français, qui a arrêté les quatre Arméniens, ou faut-il le prendre pour cible et tout faire pour les libérer ? Hagop Hagopian va choisir la seconde voie et la France deviendra une cible. Nous, nous cessons de soutenir l'ASALA, et c'est l'attentat d'Orly du 15 juillet 1983. Lâché par les modérés, Hagop Hagopian va s'en prendre aux Arméniens eux-mêmes : j'ai déjà eu deux bombes sous ma voiture et, depuis 1983, l'ASALA a tué plus d'Arméniens que de non-Arméniens."

Ara Toranian, discours à Paris, 24 avril 2009 : 

"Chers amis, chers camarades, le constat un petit peu lucide, amer que je fais n'est pas là pour nous décourager, mais il est là au contraire pour nous inciter à être plus mobilisés que jamais, à être plus combatifs que jamais, (...) à renouer avec l'esprit de la lutte des années 1975 et 80."



Voir également : Ils ont osé le dire : l'apologie insidieuse ou ouverte du terrorisme arménien

Le financement communautaire et illicite de l'organisation terroriste arménienne ASALA

L'ambassadeur d'Azerbaïdjan répond à la logorrhée de l'extrémiste Ara Toranian

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Le terrorisme arménien en France : images d'archives