mercredi 8 juin 2011

La FRA-Dachnak et le PKK : la fraternité d'armes cimentée dans le sang entre les terrorismes arménien et kurde

Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, 1972-1998, Paris, PUF, 2002 :

"D'autre part, la FRA préconise une stratégie d'encerclement de la Turquie à partir d'un Comité des peuples en lutte de libération comprenant la FRA, le PS chypriote et le PKK." (p. 74)

"S'agissant des Kurdes, avec lesquels la FRA cultive un esprit de fraternité révolutionnaire contre le kémalisme, des contacts ont été noués avec le PKK en 1983, à Beyrouth et à Damas, avant de s'interrompre, le temps que le PKK lui désigne un représentant officiel." (p. 83)

"(...) les conclusions du dernier point du congrès, la politique turque de la FRA, qui s'oriente vers une active coopération avec la résistance kurde en Turquie, par l'envoi d'instructeurs dans les camps du PKK et d'experts en explosifs. Malgré les réserves du CDCA qui estime que ce soutien peut s'avérer coûteux pour la FRA sur le plan politique, le congrès décide de relancer tous les contacts avec les leaders kurdes, dans la plus grande clandestinité. Dans ce tournant prokurde en pleine guerre Iran-Irak et soulèvement au Kurdistan turc, il ne s'agit pas pour la FRA de provoquer le régime iranien qui est opposé au Parti démocratique du Kurdistan iranien (PDKI) d'Abdul Rahman Ghassemlou. Il n'est pas non plus question de heurter la susceptibilité du régime baasiste de Saddam Hussein en Irak, opposé au PDK irakien de Massoud Barzani. La FRA avance le socialisme révolutionnaire dans une main et l'antiturquisme dans l'autre, avec l'ambition de jouer un rôle de médiateur entre les différents partis kurdes, dans le but de présenter un front uni contre la Turquie, dont la politique antikurde est la seule qui puisse, à ses yeux, faire taire les clivages interkurdes." (p. 109)

Voir également : Grossière duplicité de l'activisme arménien