samedi 4 juin 2011

La réfutation des allégations aberrantes des Arméniens sur leur soi-disant origine thraço-phrygienne

Iaroslav Lebedynsky, Les Indo-européens : faits, débats, solutions, Paris, Errance, 2006, p. 28 :

"Par ailleurs, Hérodote présentant les Arméniens comme une colonie phrygienne, on a voulu faire du phrygien l'ancêtre de l'arménien. Malheureusement, la comparaison entre les deux n'est pas probante ; en particulier, l'arménien ne permet nullement de comprendre les textes phrygiens antiques. On tend aujourd'hui à rapprocher le phrygien plutôt du grec (comme le faisait déjà Platon !), mais il n'est pas possible pour autant de l'inclure dans la branche hellénique. L'origine balkanique des Phrygiens paraissant à peu près certaine, leur langue devait relever d'un ensemble indo-européen de la région distinct du thrace et inconnu par ailleurs. L'influence du substrat anatolien sur la langue des conquérants phrygiens paraît avoir été modérée."

A noter que de toute façon, les Phrygiens ont envahi l'Anatolie presque aussi tardivement que les Grecs, et qu'ils y ont notamment détruit la brillante civilisation hittite, ce qui en toute logique devrait interdire aux nationalistes arméniens (arménocentrisme grotesque...) de tenter d'annexer comme ils le font cette civilisation :

"Vers 1200 avant J.-C. une partie des tribus thraces étaient passées en Asie où, sous le nom historique de Phrygiens, elles détruisirent l'empire hittite. Les Phrygiens s'installèrent alors sur le plateau d'Anatolie et étendirent leur pouvoir jusqu'aux Portes Ciliciennes vers le sud-est, jusqu'à Heuyuk au nord de Hattous (Boghaz-keui, l'ancienne capitale hittite) vers le nord-est." (René Grousset, Histoire de l'Arménie : des origines à 1071, Paris, Payot, 1984, p. 67)