vendredi 15 juillet 2011

Choquant : après avoir soutenu publiquement la dictature de Ben Ali en Tunisie, le politicien douteux Gérard Collomb fait de même avec la satrapie de Sarkissian

Actualité    15/07/2011 à 09:08

Gérard Collomb en Arménie

Le maire de Lyon effectue à partir de vendredi une visite à Erevan, la capitale arménienne et ville jumelée avec Lyon depuis 1992.
Parmi les évènements lors de ces cinq jours de visite : les célébrations du 10e anniversaire du Centre d'enseignement professionnel franco-arménien, un recueillement sur le Mémorial du Génocide ou encore l'inauguration officielle du jardin de Lyon à Erevan.
Source : http://www.lyonmag.com/article/25136/gerard-collomb-en-armenie

Pour rappel : http://www.lyoncapitale.fr/journal/univers/Politique/Ville-de-lyon/Quand-Collomb-vendait-Lyon-a-la-Tunisie-de-Ben-Ali/%28offset%29/20

A noter que cet individu qui se met à plat ventre devant le lobby arménien dirige une "Fondation Jean-Jaurès". Sans doute ignore-t-il que Jaurès ne partageait nullement ses préjugés turcophobes : Le socialiste français Jean Jaurès : un arménophile et un fidèle soutien de la Turquie des Jeunes-Turcs

mercredi 13 juillet 2011

Audincourt : la famille Melkonian expulsée vers l'Arménie, pays dangereux

Samedi 09.07 - 08:10
Audincourt : La famille Melkonian expulsée vers l'Arménie
Doubs - Montbéliard

Une famille d’Audincourt  « Les Melkonian » a été expulsée. Ses membres ont été reconduits en Arménie. Selon l’Est Républicain, la famille, un couple et leur fils de 20 ans,  a été arrêtée à son  domicile jeudi matin à 7 h.

Elle a ensuite pris un avion vendredi matin, à 5 heures, pour l’Arménie via la Bosnie. La famille se dit en danger dans son pays. « L’un de leur fils a disparu depuis six ans en Arménie » précise ce matin le quotidien régional.
Source : http://www.pleinair.net/detail_48_47102-Audincourt-La-famille-Melkonian-expulsee-vers-l-Armenie.html

Saint-Julien-de-Concelles : l'ancien policier Arman Vardanyan (ayant probablement fui le régime arménien) sauve un enfant de la noyade




« Le garçon coulait à pic : j'ai plongé »
jeudi 07 juillet 2011

Arman Vardanyan, 35 ans : « J'ai vu l'enfant couler, je n'ai pas hésité. »

Il a sauvé un enfant de 7 ans de la noyade, le 26 juin, à Saint-Julien-de-Concelles. Le garçonnet était tombé d'un pédalo.
L'histoire

Le dernier dimanche de juin, Arman est venu passer la journée au bord du plan d'eau du Chêne avec des amis. La journée a failli virer au drame. Cet homme de 35 ans raconte avec beaucoup de pudeur son acte de bravoure.

« Une famille se promenait en pédalo sur le lac. C'est un endroit très sympa, avec des barbecues autour. Les parents et les deux enfants n'avaient pas de gilet de sauvetage. Ils se sont arrêtés sur l'île quelques minutes pour faire des photos. Les parents sont descendus, leurs deux petits étaient encore sur le pédalo. Soudain, le plus grand, âgé de 7 ans environ, a basculé. Il a coulé tout de suite. Je n'ai pas réfléchi. J'ai plongé. Je savais que c'était très profond par endroits. J'ai mis mes mains devant pour protéger ma tête. Les parents ont pris conscience de ce qui se passait, ils se sont mis à crier. J'ai attrapé l'enfant, je l'ai soulevé le plus haut possible. J'ai essayé de le rassurer car il ne comprenait pas ce qui venait de lui arriver. Je lui ai dit « pleure pas », mais il a un peu paniqué et il a voulu sortir de l'eau.

« Ses parents m'ont remercié, ils avaient eu tellement peur... Je m'étais entaillé le doigt sur un bout de ferraille en plongeant. J'ai eu huit jours d'arrêt de travail. Les parents sont arrivés chez moi le lendemain avec une bouteille de vin et des bonbons, pour me dire merci une nouvelle fois. Ils m'ont dit que c'était comme si Dieu leur avait envoyé quelqu'un pour sauver leur fils. Pour moi, c'était naturel. J'étais policier en Arménie, j'ai pris des cours de secourisme. En plus, j'ai un garçon du même âge. J'ai sauté comme si c'était mon enfant. »

Vanessa RIPOCHE.
Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_--Le-garcon-coulait-a-pic-j-ai-plonge-_-1864458------56121-aud_actu.Htm

Un gang de cambrioleurs arméniens arrêté au Koweït

Kuwait arrests $3.6 million jewellery theft gang

The gang's modus operandi included arriving Kuwait on visit visas in summer, breaking into rich villas and escaping out of the country with the loot

By Habib Toumi, Bureau Chief
Published: 13:56 July 12, 2011

Manama: Kuwait's security has arrested a six-member Russian gang that specialized in stealing jewelry and valuables from villas and jewelry shops in the country.


The gang, which includes two women, has reportedly stolen gold worth over KD 1 million ($3,634,910) over the last four years.
Its modus operandi included arriving Kuwait on visit visas in summer, breaking into rich villas and escaping out of the country with the loot. However, the ringleader has not been arrested, Kuwaiti daily Arab Times reported.

According to sources cited by the newspapers, officials have noticed that thefts from villas in the Capital and Hawalli governorates had increased and that the thieves were using advanced ways to open safes.

One official said that money and gold worth KD 200,000 ($727,000) was stolen over the last two months.

Securitymen intensified investigations and arrested a Russian national of Armenian origin who was involved in a case in 2007 and who admitted that he was part of a gang that specialized in stealing jewelry.

The suspect said that he comes to Kuwait along with the others every year on a commercial visit visa sponsored by a hotel.

Securitymen arrested the suspect's wife and the couple gave information about the other four members of their gang, including another woman. All of them are believed to be of Armenian origin.

The members said they smuggled the jewelry out the country to the seventh suspect.
Source : http://gulfnews.com/news/gulf/kuwait/kuwait-arrests-3-6-million-jewellery-theft-gang-1.837436

Le magazine Forbes place l'Arménie en deuxième position dans la liste des pires économies de la planète

Forbes ranks Armenia as world's 2nd worst economy
English.news.cn   2011-07-07 06:13:25

TBILISI, July 6 (Xinhua) -- The Forbes magazine has ranked the South Caucasus country of Armenia as the second worst economy in the world this year, after having analyzed the macro-economic indicators of 177 countries and regions over the past three years.

Other data used by Forbes for its analysis included the per capita gross domestic product growths as released by the International Monetary Fund (IMF), the IMF-forecast inflation rates in the coming 2012 and the current account balances.

The 2011 Forbes-ranked world's worst five economies are Madagascar, Armenia, Guinea, Ukraine and Jamaica.

Armenia's economy in 2010 witnessed a 2.6-percent year-on-year GDP growth.

In 2010, the Forbes magazine ranked Zimbabwe, the Democratic Republic of the Congo and Guinea as the world's three worst economies.

The Armenian national statistical service reported that the country's per capita GDP at the end of last year was 2,885 U.S. dollars and 3,509.6 dollars in current prices over the reporting period.
Source : http://news.xinhuanet.com/english2010/business/2011-07/07/c_13969804.htm

samedi 9 juillet 2011

Qui sont les Azéris, ce peuple tant abhorré par les Arméniens nationalitaires ?

Antoine Constant, L'Azerbaïdjan, Paris, Karthala, 2002, p. 21-22 :

"Les Azéris d'aujourd'hui sont le résultat de la fusion d'anciens peuplements de groupes caucasiens, perses et turcs (souche hunnique, Kiptchaks, Khazars), dans une moindre mesure de juifs iranophones et d'Arméniens. Il s'est ajouté à ce fond initial, à partir du XIe siècle, une vague massive de populations turcophones oghouz venues des steppes d'Asie centrale, qui se fixèrent dans la région et généralisèrent l'usage de la langue turque. Au XIXe siècle, la conquête russe puis le développement des champs pétroliers de Bakou y ont adjoint des éléments slaves, arméniens, juifs ashkénazes et tatars. Ces musulmans se répartissent entre 70 % de chiites, prédominant dans la moitié sud et dans les villes, et 30 % de sunnites, plutôt au nord de la Koura. Pourtant, 70 ans d'athéisme soviétique succédant à quelques décennies d'anticléricalisme résolu rendent cette affirmation sur les différences sectaires un peu aléatoire et sans réel écho dans la population. De surcroît, peu portés à l'extrémisme religieux et acquis depuis longtemps à une forme avancée de sécularisation de la société, les Azéris sont largement unis dans un fervent culte des saints et de leurs œuvres locales. Ce caractère s'illustre particulièrement par l'affluence autour des mausolées (« pirs », « imamzadeh »), auxquels ils se rendent nombreux en pèlerinage. Néanmoins, il n'est pas exclu que le drame de l'exode des réfugiés et les problèmes sociaux aigus qui frappent le pays ne conduisent certains à rechercher le secours de la foi, ou ne rendent une frange de la population plus réceptive à un discours radical. Le pouvoir, laïc, est vigilant sur ces questions."

mercredi 6 juillet 2011

Brives-Charensac : parrainage républicain pour deux familles de réfugiés arméniens

Triple parrainage républicain en mairie de Brives-Charensac

Publié le 03/07/2011 à 00:00

Il concernait deux familles Arméniennes et une Kosovare, menacées d’expulsion et dans l’attente de la décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra)

Un parrainage républicain est toujours paradoxal. D’un côté, il est porteur d’espoirs et de joie ; de l’autre, il est synonyme de grande détresse humaine. Cette étrange sensation a ponctué la triple cérémonie organisée, hier matin, en mairie de Brives-Charensac. Avec le soutien de la municipalité brivoise, elle était le fruit du travail en collaboration du Collectif de soutien aux demandeurs d’asile de Langeac, du Collectif départemental de défense des demandeurs d’asile et sans-papiers, et de RESF 43 (Réseau éducation sans frontières).

Catherine Granier-Chevassus, conseillère municipale du Puy-en-Velay, et Yves Prat, adjoint au maire de Brives-Charensac, parrainaient le jeune Vruyr Dovlatyan et sa maman, Marinos, Arméniens déboutés du droit d’asile. Vruyr, coiffeur de profession, fait du bénévolat aux Restos du cœur et auprès d’Emmaüs afin de « redonner quelque peu l’aide » qu’il reçoit en France.

Pascale Bonhomme, adjointe au maire de Brives-Charensac, et Jacques Landau, militant associatif, étaient aux côtés de Slavik et Suzanna Sargsyan et de leurs enfants, David et Arthur, exilés d’Arménie. Après avoir vu leur maison incendiée, avoir été traqués par les autorités, ils avaient fui en Ukraine, avant de rejoindre la France.

Enfin, Evelyne Valentin, conseillère régionale, et Maurice Cubizolles, maire de Lempdes (Brivadois), apportaient leur soutien à Nejaz et Azra Mahmuti et à leurs sept enfants, exilés du Kosovo après avoir été persécutés par les Albanais et les Serbes.

Tous les parrains et marraines ont déploré « l’attitude de la France, pourtant réputée dans le monde comme le pays des Droits de l’homme, mais qui ne prend pas en compte le désespoir de ces hommes, femmes et enfants, réfugiés politiques, et dont l’avenir est menacé par des mesures d’expulsion ». Une position « d’autant plus inacceptable en Haute-Loire, alors que les habitants du Chambon-sur-Lignon ont tout risqué pour cacher des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale ». Ce qui fait dire à Maurice Cubizolles : « En étant le témoin de ça, j’ai honte d’être Français ». Pascale Bonhomme, elle, s’est avouée « fière d’accueillir une telle manifestation, Brives-Charensac étant très engagée pour les Droits de l’homme et le respect de l’être humain ». Enfin, Jacques Landau a mis en exergue « tout le bénéfice que peuvent apporter les immigrés à la France, notamment grâce à leur savoir et leurs connaissances ».

Reste que ces trois familles réfugiées en Haute-Loire sont toutes sous le coup de mesures d’expulsion. Leurs avenirs et leurs vies sont maintenant entre les mains de l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides, NDLR). Un « verdict » très attendu par ces exilés, mais également redouté.
Nadine Maurin
Source : http://www.leprogres.fr/haute-loire/2011/07/03/triple-parrainage-republicain-en-mairie-de-brives-charensac

dimanche 3 juillet 2011

Histoire des Arméniens : sanglantes querelles frontalières

Antoine Constant, L'Azerbaïdjan, Paris, Karthala, 2002, p. 266-268 :

"Pendant ce temps, la diplomatie alliée s'efforçait d'apaiser les conflits territoriaux. Au cours de l'été 1919, le colonel américain Haskell était nommé haut commissaire pour la région et, en phase avec la politique de l'Entente, déclarait que le Karabagh et le Zanguezour appartenaient à l'Azerbaïdjan mais que le Nakhitchevan, le Sharour et le Daralagez devraient être des zones neutres entre la Turquie et les Etats caucasiens. Un accord négocié sous l'égide du haut commissaire avec le Conseil des Arméniens du Karabagh reconnaissait fin novembre l'autonomie territoriale du Karabagh, dans l'attente cependant d'une décision finale de la conférence de la paix à Paris, ainsi que l'autonomie culturelle de la partie arménienne de sa population, confirmant de la sorte l'intégration du territoire dans l'Azerbaïdjan, signée aussi à titre provisoire au mois d'août de la même année. Un peu plus tôt, l'armée azérie lançait une opération militaire pour libérer le Zanguezour de l'occupation arménienne et le remettre sous l'autorité de Bakou, conformément aux préconisations alliées. L'affaire échouant, une conférence de médiation décida le cessez-le-feu et l'ouverture d'une route rétablissant le lien avec le Nakhitchevan et les populations azéries d'Arménie. Le Zanguezour resta sous la coupe des militaires arméniens qui anéantissaient les villages azéris insoumis. Au même moment, le contexte international se modifia radicalement. La grande offensive de Dénikine sur Moscou échoua et ses troupes refluèrent en désordre. Sur le plan des querelles frontalières avec l'Arménie, la reconnaissance des indépendances souveraines de la Géorgie et de l'Azerbaïdjan confirmait la validité de la revendication azérie sur le Karabagh, qu'on estimait, du fait de ses vallées ouvrant à l'est, lié naturellement par la géographie à l'espace économique de l'Azerbaïdjan. C'est d'ailleurs ainsi que l'évaluait Anastase Mikoyan dans une lettre à Lénine. Le 23 janvier, les Alliés exigeaient que cessent les brutalités contre les villages azéris du Zanguezour et que les troupes arméniennes se retirent de la zone. Les dirigeants arméniens ne tinrent pas plus compte des injonctions internationales que par le passé. Le gouverneur azéri de la région, Khosro Soultanov, lança un ultimatum en février 1920 au Conseil des Arméniens du Karabagh les enjoignant d'accepter sans restriction l'intégration à l'Azerbaïdjan. Soumis à une notable pression militaire, le Conseil des Arméniens du Karabagh, composé de citadins et de bolcheviks, finit par y céder officiellement pendant que les délégués ruraux et nationalistes le rejetaient. La tension montait.

A la fin mars, le jour de Novrouz Bayram, qui est le premier jour de l'An des Azéris, un soulèvement arménien se déclencha violemment. Les Alliés avaient prescrit par sûreté que les forces de police locales soient composées pour moitié de membres de chaque communauté. Dans la nuit du 22 au 23 mars 1920, la partie azérie fut tuée. L'insurrection fut soutenue par Erevan qui envoya ses meilleurs chefs militaires Dro et Ndjeh, commandants de sinistre mémoire des vallées du Zanguezour. Le gouverneur Soultanov ordonna de donner l'assaut sur Shousha et noya la rébellion dans le sang début avril 1920. La pression exercée par les Alliés depuis leur haut commissariat basé à Tiflis parvint à suspendre les combats qui s'étaient étendus au Zanguezour et au Nakhitchevan, que les Arméniens avaient attaqués également un peu plus tôt et qui furent repoussés avec l'aide du général turc Karabekir. En mars 1920, le Nakhitchevan était occupé par les forces turques. Le Zanguezour était tenu d'une main de fer par les milices arméniennes."

Voir également : Deux criminels de guerre dachnaks (soi-disant "héros" de la "cause arménienne") dans le Caucase : Dro Kanayan et Garéguine Njdeh

Histoire des Arméniens dans le Caucase : un bilan du nationalisme épurateur arménien jusqu'en 1921

La cinquième colonne arménienne en Turquie pendant la Seconde Guerre mondiale

Note 14 dans l'interview : "The 1934 Thrace events : continuity and change within Turkish state policies regarding non-Muslim minorities. An interview with Rıfat Bali", European Journal of Turkish Studies, n° 7, 2008 :

"En avril 1941, les hommes non-musulmans furent enrôlés dans l'armée turque, mais au lieu de servir comme soldats réguliers, ils furent enrôlés dans des bataillons de travail et envoyés travailler dans la construction routière. Ils furent libérés en juillet 1942. La principale raison était que le gouvernement avait peur de l'infiltration d'une cinquième colonne si les nazis envahissaient la Turquie. Ils étaient très suspicieux, en particulier à l'égard des Arméniens, mais pas des Grecs, qui étaient ouvertement anti-Axe. Rıfat Bali a publié récemment un livre sur ce sujet, intitulé Yirmi Kur'a Nafıa Askerleri, Kitabevi, İstanbul, 2008."

Voir également : Les Arméniens de France sous l'occupation allemande

Hitlérisme et stalinisme, les deux tentations des Arméniens dans les années 40

Le parti Dachnak et l'Italie fasciste

Mimar Sinan, ce Turc ottoman qui n'était pas arménien (contrairement à l'allégation des racistes arméniens)

Robert Mantran, Istanbul au siècle de Soliman le Magnifique, Paris, Hachette Littératures, 2008, p. 253-254 :

"(...) par la suite d'autres architectes ont surgi, parmi lesquels Sinan (1486-1578) s'est révélé comme le plus génial et le plus productif. Certains ont voulu voir, à tout prix, dans Sinan un Grec d'origine, qui aurait été turquisé dès son jeune âge et aurait bénéficié de circonstances tout à fait favorables à son éducation. En fait, il apparaît maintenant que Sinan appartenait bien à une famille turque de la région de Kayséri. Il vint à Istanbul assez jeune, travailla comme ouvrier dans la construction, entra dans l'armée où il participa à des travaux utilitaires, puis peu à peu sa science se manifesta et on lui confia des entreprises plus importantes. Il construisit des ponts, des bâtiments divers (mosquées, médressés, etc.) en Roumélie, puis, appelé à Istanbul par Soliman le Magnifique, il se lança dans la construction des grandes mosquées du XVIe siècle ; lui-même disait que la mosquée de Shéhzadè était son œuvre d'apprenti, celle de Soliman le Magnifique son œuvre d'ouvrier, et la mosquée Sélimiyè, à Andrinople, son œuvre de maître. Il a su donner à ces mosquées une grande beauté architecturale, par les proportions de leurs masses, surmontées de coupoles qui jamais ne semblent lourdes ; l'étagement des coupoles et des demi-coupoles de support, l'élancement des fins minarets ajoutent encore une impression d'élégance qu'atteignent rarement les autres mosquées du monde musulman. L'enthousiasme suscité par les œuvres de Sinan fut tel que, dans tous les territoires ottomans, on construisit des mosquées semblables aux siennes ou s'en inspirant fortement."

Dimitri Kitsikis, L'Empire ottoman, Paris, PUF, 1991, p. 58 :

"Le rang d'« esclave » [de la Porte] était tellement prisé que ces populations [musulmanes de Bosnie] avaient conclu un arrangement avec Mehmet II qui stipulait que leur conversion ne les exclurait point, eux et leurs descendants, du devşirme. Ces kapıkulları musulmans étaient appelés potor et étaient envoyés au service du palais et non dans l'armée.

Le recrutement se fit d'abord en Roumélie, puis, à partir de 1512 [Sinan, né en 1489, avait alors 23 ans], fut étendu à l'Anatolie. Afin de ne pas désorganiser le commerce et l'industrie, les jeunes d'Istanbul, des grandes villes et les fils des artisans ruraux en étaient exclus. Néanmoins, des parents chrétiens et même musulmans versaient des pots-de-vin pour envoyer leurs enfants à la campagne, dans l'espoir qu'ils pourraient être recrutés. Les Juifs et les Arméniens (bien que ces derniers fussent chrétiens, mais non orthodoxes) en étaient totalement exclus. D'ailleurs les Juifs n'avaient pas de base rurale et, vivant dans les villes, ils en étaient de toute façon exclus."

vendredi 1 juillet 2011

Nice : un homme d'affaires arménien séquestré à cause d'un litige clanique/familial

Nice: un Arménien libéré après une nuit de séquestration
Publié le vendredi 01 juillet 2011 à 08H52

Il a passé la nuit de samedi à dimanche derniers séquestré dans un appartement, en plein centre de Nice. Sans violence physique, mais sous haute pression psychologique. Cet homme d’affaires de 41 ans, ressortissant russe d’origine arménienne, a été libéré de son calvaire grâce à l’intervention de la police judiciaire, qui a interpellé quatre suspects ce week-end.

Le signalement est venu d’Interpol, en Allemagne, adressé à l’antenne niçoise de la PJ française. Objet : un ressortissant des pays de l’est, résidant outre-Rhin, serait séquestré à Nice. Avec une adresse, rue de la Buffa. Et des SMS alarmants émis depuis son téléphone portable : « Ils vont me tuer! »

Alertés dans la nuit du 25 au 26 juin, les policiers de la crim’ interviennent avec la BRI (l’antigang). Ils perquisitionnent l’appartement suspect. Rien. L’homme n’y est pas. En revanche, une famille arménienne habite là, dont deux enfants en bas âge et un jeune majeur, avec qui les enquêteurs repartent au commissariat.

A cet instant, coup de théâtre : les autorités allemandes signalent que la victime a été libérée, et qu’elle s’apprête à regagner l’Allemagne, saine et sauve. Une libération qui fait directement suite à l’intervention des policiers. Ceux-ci interceptent la victime à l’aéroport Nice Côte d’Azur, pour chercher à comprendre quel mauvais scénario s’est tramé.

Père et fils mis en examen

La toile de fond? Un conflit entre deux clans au sein d’une famille divisée, envenimé par un litige financier. A ses dires, la victime venait à Nice voir comment se portaient les deux bambins, à la demande de leur grand-père basé en Russie. Du côté « niçois » de la famille, on assure au contraire que ce parent éloigné venait les enlever.

Voilà ce qui aurait poussé le second grand-père, avec son fils et deux amis, à le séquestrer dans un appartement du bas de Cimiez. La victime, elle, affirme en outre avoir été extorquée de 50.000 €…

La parole des uns contre celle des autres. Au final, ce sont bien les présumés séquestreurs qui ont été interpellés, puis présentés mardi à Nice au juge Guéry. Le père et son fils sont mis en examen et laissés libres sous contrôle judiciaire, les deux comparses mis hors de cause. La PJ poursuit désormais l’enquête sur commission rogatoire, dans une affaire qui a mobilisé de concert les autorités françaises, allemandes et russes.
Source : http://www.nicematin.com/article/faits-divers/nice-un-armenien-libere-apres-une-nuit-de-sequestration

Sur la présence arménienne à Nice : Les Arméniens de Nice : communautarisme et tensions internes

Edvard Margaryan : mort d'un "voleur dans la loi" (sic) arménien

Nice : un Arménien de Géorgie suspecté de double homicide

Proxénétisme arménien à Nice