lundi 29 août 2011

Dunkerque : un couple mixte arméno-azéri ayant fui l'Arménie ethno-nationaliste

Actualité Dunkerque

Dans l'attente d'un « oui », les demandeurs d'asile mettent leur vie entre parenthèses

lundi 29.08.2011, 05:09 - La Voix du Nord

|  • LES VISAGES DE L'ACTUALITÉOFELYA ET KARINA |

Les enfants attendent la rentrée des classes, les sportifs la reprise des entraînements. Les résidents du centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA) de Dunkerque, eux, attendent une réponse qui leur donnera, ou non, le droit de reconstruire une nouvelle vie en France. L'angoisse peut durer quelques semaines, voire plus d'un an. Ensemble, ils tentent de se créer un quotidien.

PAR ESTELLE JOLIVET

dunkerque@lavoixdunord.fr

Ce jour-là, l'atelier cuisine est consacré à une recette de poisson aux légumes, un plat « de tous les jours » au Rwanda, le pays d'origine d'Angélique. La jeune femme, timide, est arrivée il y a trois semaines au CADA de Dunkerque. « On commence par découper le poisson, et puis on met du sel et de la farine... » Les participantes à l'atelier se mettent au travail. Céline, l'éducatrice, revêt aussi le tablier.

Une fois par semaine, l'atelier permet aux volontaires d'échanger des savoir-faire mais surtout de rythmer le quotidien. « Il faut gérer l'ennui, l'oisiveté, donner du sens à la vie », témoigne Dominique Ryngaert, le directeur du CADA. Les demandeurs d'asile n'ont pas le droit d'exercer une activité professionnelle, alors ils attendent. Pour vivre, ils reçoivent une petite allocation journalière (lire ci-dessous).

Ofelya, 26 ans, est arrivée à Dunkerque avec son mari en janvier. Depuis, ils attendent la réponse de l'OFPRA (lire ci-dessous). Ils l'espèrent, plutôt.

Elle peut tomber n'importe quand, demain, dans une semaine, dans un an. La jeune fille s'exprime dans un français excellent. « J'ai fait des études de langues en Arménie, je connais aussi le russe et l'anglais », annonce-t-elle fièrement. Son visage, souriant, respire l'optimisme.

Sa grossesse - « j'attends un petit bébé, je suis à trois mois » - parle de sa confiance en l'avenir aussi bien que de ses projets. « J'aimerais reprendre des études et ouvrir un petit bureau d'interprétariat », imagine-t-elle. Elle a fui l'Arménie pour s'être mariée avec un Azéri, que ses compatriotes assimilent aux Turcs, les ennemis de toujours. S'installer en Russie s'est avéré trop dangereux. Un passeur a organisé leur voyage vers la France. « Parfois, mon mari dit "c'est la galère, j'en peux plus". C'est vrai, ce n'est pas une vie normale de rester sans travail, de ne rien faire. C'est ennuyeux. » Les hommes jouent au foot, vont à la piscine. Les femmes se réunissent par affinités. Ofelya a sympathisé avec Karina, elle aussi en exil suite à un mariage mixte azeri-arménien. Karina apprend le français « en regardant les chaînes françaises, et les dessins animés », dit-elle en riant. Son visage s'assombrit quand elle repense à l'attente. « C'est très difficile. Mais ici, ça va ». Le directeur du centre reconnaît : « On gère l'inconfort. On cherche à la fois à leur procurer des moments de bien-être, tout en étant impuissant sur l'issue de leur destinée. » Tous espèrent avoir la même chance que Francisca, qui a quitté le CADA en mai avec la protection subsidiaire, et a emménagé à Grande-Synthe. Congolaise arrivée seule en France, Francisca avait trouvé au centre « comme une famille », malgré « le stress ».

Elle revient dire bonjour avec plaisir. « J'aimerais trouver un travail, dans les métiers d'aide à la personne. Je m'ennuie,avoue-t-elle. Au Congo, j'étais commerçante ». Francisca a quitté son pays en janvier 2009, suite à des menaces sur son ex-mari, politicien. Ses trois enfants y vivent toujours. •
Source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Secteur_Dunkerque/2011/08/29/article_dans-l-attente-d-un-oui-les-demandeurs-d.shtml

Sur le rejet des couples/familles mixtes en Arménie, on consultera : Le régime bananier et nationalitaire arménien refuse d'accueillir une famille mixte arméno-géorgienne

Rennes : un père de famille mixte, menacé d'expulsion vers l'Arménie, fait une grève de la faim

La famille mixte Hambardzumyan est en danger si elle retourne en Arménie

Châlons : avenir incertain d'une famille ayant fui l'Arménie intolérante

vendredi 26 août 2011

En exil fiscal en Suisse, l'Arménien Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour, ose réclamer une augmentation des taxes pour les riches de France

Aznavour: taxe sur les riches insuffisante
lefigaro.fr avec AFP Publié le 25/08/2011 à 18:32

La création d'une taxe exceptionnelle de 3% sur les revenus du travail et du capital dépassant 500.000 euros par an n'est "pas suffisante", juge jeudi Charles Aznavour interrogé sur RTL.

"Moi je trouve que 3% pour les très riches, ça n'est pas suffisant, on a une dette trop importante pour ça", déclare Charles  Aznavour.

"Aux Etats-Unis, les riches ils ont donné la moitié de leur fortune, ça fait quand même une grosse différence", ajoute le chanteur qui publie lundi un nouvel album intitulé "Toujours" avant de débuter un récital d'un mois à l'Olympia.

Le célèbre chanteur vit en Suisse, où il est ambassadeur d'Arménie, son pays d'origine.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/25/97001-20110825FILWWW00581-aznavour-taxe-sur-les-riches-insuffisante.php

A noter ces saines réactions d'internautes légitimement indignés par tant d'impudence :

"Bernard Dublanche

Je croyais que Charles Aznavour était né à Paris, en France, en 1924. On m'avait raconté que on père, arménien certes était né en Géorgie, et que sa mère était venait d'une famille de commerçants arméniens de Turquie. On m'aurait menti: son "pays d'origine" n'est donc pas la France. Il est vrai que, après avoir fait fortune avec des chansons en français, lui et ses héritiers putatifs profitent depuis longtemps du régime fiscal suisse. Tant mieux pour eux. Mais qu'il ne vienne pas nous donner des leçons de morale, une fois encore - une fois de trop?"

"boris gereburos

Quel hypocrite , lui qui a quitté la France pour des raisons fiscales! De plus de quelle dette parle-t-il ?"

"David S. 2

Résidant Suisse depuis des décennies, ne payant certainement pas un Kopek en France, Aznavour fait partie de tous ces bobos qui se foutent de la gueule du monde.
Qu'il fasse comme ces milliardaires Américains, qu'il donne la moitié de sa fortune à l'Etat français...."

"PRETTY

>Il me semble que charité bien ordonné commence par soi même , donc cher monsieur pourquoi restez-vous en Suisse ? Vos impôts feraient du bien à notre déficit !"

"Guillaume D.

Merci d'avoir précisé que M. Aznavour, volontiers donneur de leçons, vit en Suisse. Depuis fort longtemps, ce qui lui permet de bénéficier d'une imposition fort avantageux, calculé forfaitairement.

Il ne manquerait plus que MM. Halliday, Prost et Loeb s'expriment sur ce sujet pour que l'indécence soit à son comble."

Par ailleurs, une information de première importance sur les rapports de M. Aznavourian avec le fisc :

"- 10 décembre 1977 : Charles Aznavour est condamné à un an avec sursis et 10,5 millions de francs d'amende pour la dissimulation de 4,6 millions en 1972-1974."

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/people/20071005.OBS8302/les-stars-de-la-chansonfrancaise-et-le-fisc.html

Sur ce triste personnage, on lira : Discours haineux d'un pleurnichard sénile, Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour

L'hallucinant chantage communautariste du chanteur Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour

jeudi 25 août 2011

D'après Suren Manukyan, la chute de la dictature assadienne aurait de mauvaises conséquences pour les Arméniens de Syrie

Expert: “Syrian events may have bad influence for Armenians”

By Times.am at 24 August, 2011, 12:34 pm

“We have no direct relations with Libya and Libyan cases can have no direct influence on Armenia”. Orientalist Suren Manukyan told journalists about this during the press-conference today while commenting on Libyan last developments.

“If the same scenario is repeated in Syria it will have bad consequences for Armenia” the specialist added.
According to him we have a big community in Syria and it has always kept neutral position in the country’s domestic affairs. But this time Armenians protected the authorities obviously. “This is logical, as Armenians know that only Assad’s regime is able to protect them” Manukyan noted.

Suren Manukyan does not think foreign forces will enter to Syria now. “No foreign force has announced about such a possibility yet.”

/Times.am/
Source : http://times.am/2011/08/24/expert-%E2%80%9Csyrian-events-may-have-bad-influence-for-armenians%E2%80%9D/

Sur les rapports entre les Arméniens et le régime syrien actuel : Le régime des Assad déstabilisé en Syrie : un rappel des compromissions de la FRA-Dachnak, de l'ASALA et du régime arménien

mercredi 24 août 2011

Pamiers : l'Arménien Gregorian devant le tribunal pour avoir poignardé un parent de son ex-compagne

Publié le 24/08/2011 07:55 | Jean Martinet
Pamiers. Eplucher la pomme de discorde mène en prison
tribunal


C'est l'histoire d'un mec qui n'a pas de chance. Figurez-vous qu'il sort dans la rue à Pamiers, le 28 juillet dernier. Tout en marchant, il épluche une pomme avec son couteau. Mais un tout petit, vraiment petit couteau. Là-dessus pas de chance : il rencontre des personnes dont l'une, son ex petite amie, a un contentieux avec lui. Et voilà que la poisse s'en mêle : un de ces inconnus fait exprès de venir s'empaler sur le petit couteau. Eh bien vous n'allez pas le croire : on n'a pas retrouvé la pomme ! Vraiment, hier après-midi au tribunal, on est tombé dans les marécages des explications vaseuses. Gregorian, citoyen arménien, détenu déjà pour violences à l'encontre de sa concubine, comparaissait pour les violences commises avec le fameux petit couteau à éplucher les pommes qui ont valu 8 jours d'ITT à un parent de son ex-compagne. Ce jour-là, à l'arrivée de la police Gregorian avait pris la fuite et s'était débarrassé de son éplucheur de fruits dans une poubelle ; il fut retrouvé par les policiers. Le contentieux avec l'ex-copine portait sur la location d'un logement parce que Gregorian reprenait le bail à son compte. L'affaire traduite par une interprète n'est pas d'une clarté aveuglante, mais Marylin Blanc, la procureure, ne se laissera pas convaincre par les explications du prévenu qu'elle qualifie « d'acadabrantesques ». Et puis son casier judiciaire, émaillé de plusieurs condamnations pour vol ou conduite sans permis ne plaide pas en sa faveur. Gregorian dit qu'il ne s'était même pas rendu compte qu'il avait blessé quelqu'un, mais il avait quand même pris la fuite pour se débarrasser du couteau. D'où les réquisitions de la procureure : six mois de prison ferme. La défense a plaidé en disant qu'il y avait méprise : ce n'était pas Gregorian mais quelqu'un qui l'accompagnait qui était l'auteur des violences. Au final Gregorian écope de quatre mois de prison.

Une autre affaire devait être traitée : celles des cambrioleurs pris en flagrant délit à Saverdun récemment. Deux hommes, dont l'un en détention, comparaîtront finalement le 29 novembre. L'affaire est renvoyée et le maintien en détention prolongé.
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2011/08/24/1152189-eplucher-la-pomme-de-discorde-mene-en-prison.html

lundi 22 août 2011

Désopilant : le Foreign Office humilie l'insignifiant régime bananier arménien en nommant un couple d'ambassadeurs pour faire des économies

Mr and Mrs Ambassador: Bizarre job share of our man - and woman - in Armenia for British embassy

By Martin Delago In London And Will Stewart In Moscow

Last updated at 3:39 AM on 21st August 2011

The Foreign Office has been accused of making Britain a laughing stock by appointing a married couple to share a senior diplomatic appointment.

Jonathan Aves and his wife Katherine Leach will take turns to be the ambassador to Armenia, each doing the job for four months while the other spends that time looking after their children.

Critics in the former Soviet republic say the unusual arrangement means Britain is displaying a ‘lack of serious¬ness’ towards the country.

The controversy comes after it was revealed that the current ambassador recently married an Armenian woman working at the British Embassy.

The two developments have led to local politicians nicknaming the British mission the ‘love embassy’.

Mr Aves, 51, and his 41-year-old wife will both have the title of ambassador when they move to the Armenian ¬capital, Yerevan, next January with their children Maddie, seven, Mimi, four, and Joe, two.

But the announcement has surprised many Armenians and there is concern that it could reduce Britain’s standing in the country, an important ally in the strategically sensitive Caucasus region between Europe and Asia.

Although the Armenian government was obliged to accept the dual appointment, veteran diplomat Arman Navasardyan was critical.

‘The British do not take us Armen¬ians seriously. I doubt whether they would send a couple to the United States or many other countries,’ said the country’s former deputy foreign minister.


‘Ambassadors normally spend their first two years getting to know the country and only the third year brings real returns. Yet here we have a wife as ambassador for a few months, then her husband. Then what? Madam again?

‘The attitude here is predictable – raised eyebrows and laughter. We don’t understand why Armenia should be treated in this manner.’

The Foreign Office was so keen to avoid causing offence that it sent its Central Asia regional director, Laurie Bristow, to Yerevan in June to discuss the proposal with ministers.

But the arrangement has caused particular amusement in the landlocked country because the current ambassador, Charles Lonsdale, 46, married his Armenian Press secretary two months ago.

The only other country where there is a similar dual appointment is Zambia, where the job of High Commissioner – equivalent in rank to ambassador – is shared by Tom Carter and his wife Carolyn Davidson.

An official Armenian source, who asked not to be named, said: ‘There was some surprise but we were told this was the latest trend in the Foreign Office and that a similar scheme worked well in Zambia.

‘Now the British have the letters A to Z covered by this arrangement, no doubt more will follow. My question is whether they would foist such a self-indulgent plan on a country they think of as important.’

Britain recognised Armenia as an independent state in 1991 after the fall of the Soviet Union, and the two governments have strong trade and diplomatic links.

Mr Aves was a lecturer in Russian studies at Sussex University before joining the Foreign Office, and his wife worked in public opinion research prior to her diplomatic career. The couple, from Brentwood, Essex, recently completed a joint posting at the British Embassy in Tokyo but the move to Yerevan will be their first ambassadorial role.

Ms Leach said: ‘Doing the job jointly will enhance our effectiveness at work, as well as giving us both the chance to spend time with our children while they are young.

‘We will keep each other closely informed during each four-month period, keep good records, agree a joint approach on key issues and ¬decisions, and will often attend the same events and meet the same ¬people as ambassador and spouse.’

A Foreign Office spokesman said: ‘Joint postings are a modern way of working which help deliver the best possible diplomatic service in the host country.

‘They also provide better value for the UK taxpayer as they keep families together and reduce travel and shipping costs.’
Source : http://www.dailymail.co.uk/news/article-2028369/Mr-Mrs-Ambassador-Bizarre-job-share-man--woman--Armenia-British-embassy.html

Well done, gentlemen : this rotten State deserves it.

mercredi 17 août 2011

Estonie : un preneur d'otages arménien nommé Karen Drambjan provoque une fusillade au ministère de la Défense

Estonie: fusillade au ministère de la Défense

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 11/08/2011 à 19:30

Un homme armé a pris en otage deux personnes au ministère de la Défense, à Tallinn, jeudi après-midi. Il a été tué au cours de l'intervention d'une unité spéciale.

Un homme armé d'un pistolet a tiré des coups de feu et pris en otage deux personnes jeudi après-midi au ministère estonien de la Défense avant d'être tué au cours de l'intervention d'une unité spéciale des forces de l'ordre, les deux otages ayant été libérés, a annoncé la police. "Le suspect est mort" lors de l'intervention de la police, a annoncé dans un communiqué Maria-Elisa Tuulik du bureau du procureur de Tallinn.

Le ministre de la Défense Mart Laar ne se trouvait pas dans son bureau à ce moment-là, selon le porte-parole du ministère, Peeter Kuimet. Le conseiller politique du ministre, Luukas Kristjan Ilves, qui est le fils du président estonien Toomas Hendrik Ilves, ne se trouvait pas non plus au ministère.

"A 15h08 (12h08 GMT) la police a été informée qu'un inconnu avait fait irruption dans les locaux du ministère de la Défense avec un pistolet", a indiqué Maria-Elisa Tuulik, précisant qu'"un fumigène avait également été lancé dans l'immeuble". "Deux personnes ont été prises en otage. Elles ont été libérées par la suite", a-t-elle ajouté.

Le preneur d'otages est Karen Drambjan, un avocat né en Arménie en 1954, qui avait obtenu la citoyenneté estonienne en 1990, a précisé à l'agence Delfi le Premier ministre estonien Andrus Ansip. Il était membre d'un petit parti de gauche, le Parti de la gauche unifiée, qui n'est pas représenté au Parlement. Ses motivations restent inconnues. 
Source : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/estonie-fusillade-au-ministere-de-la-defense_1020164.html

Estonie
Le tireur du ministère, un solitaire comme Breivik
Agence France-Presse
12/08/2011 08h50

TALLINN - Solitaire et auteur de manifestes politiques enflammés, les détails qui commencent à émerger concernant le tireur tué lors d'une fusillade jeudi au ministère de la Défense en Estonie, font apparaître des similitudes avec l'extrémiste norvégien Anders Behring Breivik.

Cet homme, Karen Drambjan, un avocat né en Arménie en 1954 et naturalisé estonien en 1993, estimait dans un manifeste diffusé avant les élections européennes de 2009 que «L'Estonie a pris le chemin de la guerre civile».

«Peu importe la forme que prendra ce chemin mais il sera accompagné par des rivières de sang, une déstabilisation criminelle et une pauvreté totale», selon un extrait de ce document cité vendredi par l'agence de presse locale Delfi.

L'homme, armé d'un pistolet, a fait irruption jeudi après-midi dans l'immeuble du ministère de la Défense, jetant un fumigène et prenant deux personnes en otage avant d'être tué au cours de l'intervention d'une unité spéciale des forces de l'ordre, les deux otages ayant été libérés.

Divorcé et père de deux filles, Drambjan était membre d'un petit parti non représenté au Parlement, le Parti de la gauche unifiée, ayant succédé au Parti communiste estonien de l'époque soviétique.

Dans son manifeste, il incitait à la révolte contre les autorités la minorité russophone qui représente environ un quart de la population estonienne de 1,3 million d'habitants.

«Pour eux (les Estoniens de souche), nous ne sommes que des moutons et des esclaves, nous ne sommes ici que pour remplir les caisses du pays et assurer leur prospérité», selon un extrait cité par Delfi.

Le Premier ministre estonien Andrus Ansip a lui-même fait le parallèle jeudi soir avec l'auteur des deux attaques du 22 juillet en Norvège.

«C'est déprimant. On dirait qu'il a été inspiré par les évènements en Norvège», a commenté M. Ansip, précisant que les motivations de Drambjan «restent peu claires».
Source : http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/08/20110812-085009.html

Pour rappel : Le massacreur norvégien Anders Breivik "élevé" au rang de "héros de la cause" par les extrémistes arméniens ?

mardi 16 août 2011

Un désaveu cinglant pour les propagandistes turcophobes : un motard arménien parcourt la Turquie et y découvre un pays tout à fait sympathique

Day 2: Brave
Published on August 13, 2011 in Oriental Express, Pictures, Tips n Tricks and Travellin'.

Had an extremely rich day. Crossed two borders, arrived in Ardahan and solved some important logistics issues today. Satisfied and excited about riding to Erzurum tomorrow.

In the morning in Gyumri I did meet the BMW riders during breakfast. Despite the license plate being Italian, the riders themselves were Greek and their destination was Yerevan. Our talk was short but useful, as they gave me valuable information about road conditions in Georgia and Turkey as well as an excellent tip on the relationship between speeding foreign motorcyclists and Turkish policemen. As we were parting, they asked:

“Are you riding the trip on that Honda by yourself?”

“Yup!”

“You are brave!”

I grinned. “Your machine is such an overkill for the trip you’re taking” crossed my mind, but I kept it to myself. We checked out of the terrific hotel, purchased a USB cable and some medicine and headed out to the border.

Now if you are a motorcyclist who happened to arrive here doing a search on border crossing between Georgia, Turkey and Armenia then here’s a tip for you — border crossing is quick! You will hardly spend more that 20 minutes on the checkpoints. I rode into Georgia, refueled at Chevron (why don’t we have Chevron fuel in Armenia?), and rode to find someone on the road who could help me find directions to Akhalkalaki and Akhaltshkhe. Shortly I came across a police car that had pulled someone over. I stopped by their car and one of them approached me, realizing I wanna ask something.

“Can I help you?”

“Yes please, I need to find the border crossing with Turkey at Posof.”

“You’re going to Turkey? You’ll need to turn left at the next intersection then keep going straight all the way to Akhaltskhe. About 70 kilometers, then you will see the signs.”

“Great, thanks!”

“Are you from Armenia?”

“Yeah”

“And you’re going to Turkey?”

“Yes, to Istanbul!”

“You are brave! Good luck, brother!”

I grinned again and rode off. By the way, I would be an asshole if I didn’t mention that both policemen were extremely nice, polite, helpful, eager to help and charismatic. Our own policemen have a long way to go to get there.

After a some riding across Georgian towns with a lot of Armenian markings, captions and labels, I arrived at Posof border crossing. Huge Turkish flags, everyone acted extremely professional and there was this feeling after Georgia of somehow entering Europe. I approached the security official stamping the passports and used the only Turkish word that I know:

“Mehraba!” (Turkish: Hello!)

“…Hay es?” (Armenian: Are you Armenian?)

“Ayo!” (Armenian: Yes!)

“Bari galust Turqia, sireli yeghbayr!” (Armenian: Welcome to Turkey, dear brother!)

That kinda stunned me for a second.
He then asked me if I have international insurance. Finding out that I do not, he called someone and asked me to sign some papers, printing out an insurance form for me. Cost me 15 liras and I was happy I didn’t get one back in Yerevan — would probably cost me an arm and a leg. And so I drove off — Turkey!

The roads are totally Europe. There is generally always a flag in a visible range. The cars obey the speed limits most of the time. Towns are really underdeveloped, however, strangely enough, mechanization level is fairly high.
Road signs and license plates are almost identical to those in Europe. Direction signs are everywhere and navigating is easy. A bewildering experience were the truck drivers — if they see a motorcyclist in the mirror, they give you a hand sign of when to hold behind them for an incoming car and when it is actually safe to pass. Very nice for any motorcyclist, as we know the pain passing over a truck can be on a curvy road.

After about 80 kilometers, I arrived in Ardahan.

A very oriental city, kinda underdeveloped. Does not really compare to any city in Armenia. Mugham in the streets, streets are kinda dirty, almost all women wear hijabs, town center looks like some 3rd rank square in Bangladesh, Yerevan. Obviously not big on tourism. All roads are strangely made of cobblestone.

I checked into some really crappy hotel for 50 liras per night (I think it was the best in town) and went to eat something. What do you eat in Turkey? That’s right, kebab!! All sorts of them!

The way these people prepare meat here is absolutely stunning. I have realized that this journey is gonna be journey about food.

Not only is meat delicious, they also serve you unlimited amount of wonderfully baked white bread. At 10 liras (about $6,00) you have absolutely no way of staying hungry.


Besides the food, Ardahan is pretty boring and underdeveloped. The hotel is junk: they have WiFi but they do not have hot water until after 9:30. Absolutely nobody speaks English, or anything other than Turkish for that matter. While buying my Turkcell SIM card and configuring my 3G, had to use Google Translate to communicate.

One of the ladies at Turkcell asked a lot of questions about the trip using Google Translate. Finding out that I was heading to Istanbul, she inputted something in Turkish that translated into: “Will you have me?” I presumed it was a Google algorithm error, smiled and walked out.

She’s the second from the left. The guy’s name was Murad, he helped configure my 3G while I was talking with the lady.

Make no mistake with the girls asking you to have them on Google Translate though. Ardahan is extremely boring, no couples and no fun going on. A very typical oriental town. You don’t wanna live there.

There is a some architecture and details that remind of Armenia.

Erzurum tomorrow, that is 239km. Hopefully Erzurum will be more exciting than Ardahan. For now, park yapılmaz!
Source : http://www.onehellofaride.com/2011/08/brave/

Day 3 part 1: Accident
Published on August 15, 2011 in Oriental Express, Pictures and Travellin'.

“Like a good muslim!”
—Turkish traffic police officer

I took off from Ardahan early in the morning, hoping to arrive early in Erzurum. The weather was amazing, and the road was perfect. There was a road section on the way that was being renovated, and the workers were doing such a thorough job that I thought I should get off the bike and take a picture of the thickness of an asphalt layer that real roads are supposed to have.

After about 3 hours, I entered Erzurum. A pretty large city with visually decent economy. Once you enter the city, on a span of 300 meters you come across a car dealership office for every single brand that you can recall, from Dodge all the way to Mercedes. No motorcycles though. How come? Another thing you notice is that the tarmac is extremely slippery, just the way it usually is when rain just starts pouring and the car exhaust chemicals are not washed off the ground yet. What’s wrong? How can tarmac be so slippery when it’s dry?

I rode into some petrol station, refueled, and asked to pay with a Mastercard at the counter. My card was rejected. That gave me a sick feeling — I knew for a fact that my HSBC Mastercard was OK, and I didn’t have a lot of cash with me!

Riding out of the station, I dropped my speed to about 50 km/h, entered some tunnel that was curved inside, realized I was going too fast, pushed my brakes, locked the wheels, skid, hit the tunnel wall on the curve, fell down, the end.

Not really. I then hit the engine killer switch, got up, checked to make sure that I was alright and put my helmet in front of the tunnel so that the cars could know something was wrong inside. Some car stopped. The driver helped me lift the motorcycle, asked if I needed ambulance, called the police, told them a “motosiklet turist” has an accident, and left wondering how could I survive that crash — I hadn’t even scratched a finger. I was actually surprised myself. Surprised and grateful for every single dollar I had not saved when purchasing my protection gear. Kudos to AGV, Dainese and Spidi!

Two police cars arrived in less than two minutes. One of them blocked the tunnel entrance, the other one drove in and 3 policemen started asking me questions and registering my accident. Their behavior was, again, extremely professional. All of them were very polite, helpful and sorry for my problem. Only one of them spoke English.

“Ambulance?”

“No, I’m OK”

“Move your hands and touch your legs please?”

(I move my arms and touch my legs)

“Move hands in other direction?”

(done)

“No pain?”

“No”

“Can you stand straight?”

“Yes”

“Tamam. License plate? What country?”

“Armenia”

“Nationality?”

“Armenian”

“Tamam. Insurance papers?”

“Here.”

“Tamam. I will ask the central station where the closest authorized Honda Repair shop is, and we can take your motorcycle there.”

“Thanks!”

“What was your speed?”

“50km/h”

“The law requires that you do 30km/h inside tunnels. You were riding too fast.”

“50 is too fast? I didn’t see a speed sign before entering the tunnel! Was there one?”

“No sign, the speed limit in tunnels is a general law.”

“OK, well I didn’t know that”

“We need to do an alcohol test. Did you drink before driving?”

“No!”

“Can you please blow into the tube?”

I blew into the tube. He looked at the readings, dazzled. The sensor said “0.00″. He resetted it.

“Can you blow again?”


I blew again. “0.00″


“Like a good muslim eh? If you died here, you’d go to paradise my friend!” He laughed. Then pointed his finger up. “Ramazan!”

At that point the “central station” contacted him on the radio and told him that there is no Honda in Erzurum.

“The closest official Honda repair store is in Ankara. We will have to tow your motorcycle to the autopark, and you can decide what you wanna do later on. Towing service will cost you 30 dollars. Parking lot will cost you 3 dollars per night.”

“OK.”


“You sure you don’t need ambulance?”


“I’m sure”


“OK, please call 112 if you feel wrong later on”

The towing vehicle arrived in about 5 minutes, and took my motorcycle and myself to some open-air car parking area with a bunch of smashed cars and motorcycles. The police drove away, asking me to go see them at the central station tomorrow at 9am, to get a copy of my accident report. “You need that copy, because your insurance will have to pay for the damage you did to the tunnel wall.”
Source : http://www.onehellofaride.com/2011/08/accident/

Day 3 part 2: Cengiz and Uğur
Published on August 15, 2011 in Oriental Express, Pictures and Travellin'.

“You don’t go to a turk, ask for the price and say “OK.”
You go to a turk, ask for the price, and then you say — “But why??”"
—Uğur Salman

The watcher of the “autopark” was a man in his 60ies named Cengiz. With barely 3 visible teeth in his mouth, he could not speak a single word in English and could not even comprehend simple words like “OK”. So I was sitting there, a lone “Ermeni” who had just crashed his motorbike, in this booth somewhere in Erzurum with this Turkish man who I could not speak a word with, my Mastercard being declined and my right knee hurting because of the impact. A pretty fucked up situation, or so I felt. I went to check my motorcycle for the damage. The throttle grip was broken, the left mirror smashed, the clutch lever and the headlight metal twisted, the front left turn signal broken. There was, however, good news — the engine started fine, and there was no leakage. I just could not ride it because of the broken throttle grip. We walked back to the booth. “Su?” asked Cengiz. Not knowing what that meant, I suddenly realized I was extremely thirsty. “Water”, I said. “I’m thirsty!”. “Su, su!” Cengiz opened the fridge and handed me two bottles of cold water. “Su” meant “water”. I will never forget.

He then turned on his old PC, fired up Internet Explorer with a bunch of stupid toolbars and yelled — “Internet!”

That sounded so right!

Google Translate took over from that point. Cengiz asked my name, asked me about my job in Armenia, gave me a thumbs up about being a programmer, then started calling to places and looking for Honda Repair shops in Ankara and Istanbul. After 2 hours of searching and calling, we could not find anything. I started getting hopeless again. “Yemek?”. Yemek means to eat. Cengiz suggested that I check into a hotel, eat something and call him tomorrow morning: “yarın!” He then walked me into a hotel called “Kral Hotel”, bargained a price for me at the counter from 100 dollars a night down to 50, carried my luggage all the way to the room, refilled my phone credits for 25TL, gave me his number and disappeared.

I took a shower, changed my clothes, and walked out to try and find something on my own. Now here is a useful traveling tip: nobody, I mean NOBODY speaks English in Erzurum. Although a pretty vibrant town, the society itself is very “traditional”. People do not speak anything but Turkish, and because of Ramazan all restaurants and eating places are either closed, or completely empty before 7:30. Nobody eats anything. So I tried my luck with “I’m sorry”ies and “Excuse me”ies and even “Hi”s, but nobody would even respond. And then, through trial and error, I met Uğur, fitting a carpet with a friend into a small red Opel. He had a backpack, and it somehow looked as though he could speak English.

“Excuse me?”

“Yes?”

“Do you speak English?”

“A little!”

Yay! 5 minutes later Uğur and his friend Ibrahim were driving me in Ibrahim’s car to the motorcycle repair places in Erzurum. Ibrahim couldn’t speak English but he could understand the word “OK” and nod. After seeing some shops I started worrying about troubling the fellows too much.

“Aren’t you busy? I don’t want to take your time!”

“No problem my friend, we help you and then we go!”

Uğur and Ibrahim were in the Turkish Air Force. Ibrahim was a pilot, Uğur was an air traffic controller.

“Are you Ermeni?”

“Yes, how did you guess?”

“You look like a turk, but you are not a turk!” he laughed. “That means you are Ermeni! Similar face like brothers! Kurds more different face!”

“…”

“If you no have problem with me, I no have problem with you. Like brothers.”


After talking to many different mechanics about my motorcycle’s broken parts, Uğur and Ibrahim decided that it was best for me to go to Istanbul.

“Take a bus, bus cheap!”

“But I need to take my motorcycle with me! How will I fit it into a bus?”

“Motorcycle yes, bus yes, OK!”

“Dude, my motorcycle weighs 200 kilos and is pretty wide, it is no bicycle!”

“Kawasaki 1200cc in bus OK? Your motorcycle bigger than Kawasaki??”

I shut up.

“We take you bus station now.”

The bus station was somewhere in the outskirts. The two friends walked to one of the company representatives, and started explaining my situation in Turkish. The driver didn’t even want to hear about taking a motorcycle on a bus. Uğur and Ibrahim were, however, persistent. Along the conversation I heard the word “Kawasaki”. The bullet argument. The bus driver gave up, opened the luggage compartment and asked me if the bike would fit.

“Evet!” I nodded.

“Tamam!”

“How much?” I made a money gesture to the driver

He took a paper out of his shirt pocket and wrote on it — “350 dolar”

“OK,” I told the driver and gave him a thumbs up. “Do we leave now?” I asked Uğur. He looked annoyed.

“You don’t go to a turk, ask for the price and say “OK.”! You go to a turk, ask for the price, and then you say — “But why??”"

I shut up.

“We now bargain the price. Give us time my friend.”

After about 10 minutes of talking really loud, Uğur turned to me.

“200 liras, or 130 dollar. Is OK?”

I was stunned. “OK!”

“You never say OK to price!” he smiled. “No forget! We take you to otel now? What you wanna do?”

“I have taken so much of your time! I insist that I take you guys out on dinner! What do you say? You can’t say no!”

“Yes, OK”

“Only one condition — I pay!”

“OK! Can we take Ibrahim’s carpet to his home first?”

“Sure, where does he live?”

“It is near, military base!”

I shut the fuck up.

Something has to be said about the Turkish military. There is a huge lot of military bases all over the place — inside cities, towns, and along the highways. They are easy to recognize because the walls are painted a specific orange red. There is always an armed soldier guarding the entrance. Sometimes the soldier runs out and raises a flag, if the base is on a busy street. That stops all traffic and you can see tanks or Land Rover vehicles with NATO marking driving in and out. The military have a lot of respect in the public, and they look kinda different: always in good shape, hair done, the “charismatic alpha” kind. Uğur told me the military have more respect than the police. “First soldiers, then jandarms, then police.” I figured that with so many bases and so much respect in the society, whoever controlled the military would have an immense control over Turkey’s internal politics. I insist that it must be so, even if it is not.

Nobody stopped our car. Ibrahim and Uğur took the carpet up, and came back with Ibrahim’s mom.

“OK, we go, wait one hour, then 7:30 we eat. Ramazan!”

We went to a restaurant somewhere downtown, and talked about almost everything for an hour, from sex to PKK. Uğur was asking a lot of questions.

“You have a girlfriend?” he asked

“What do you mean by a girlfriend?” I wondered

“Someone you want to marry all your life but you have to wait because you can’t marry now!”

“No, I guess I never had a girlfriend on those terms!” I laughed

“Oh, Why no girlfriend? I have a girlfriend! We marry next week!”

“…”

“Do you know dolma?”

“Yeah I know Dolma!”

“Ibrahim’s mother makes great Dolma! You know what Dolma means in Turkish?”

“No idea?”

“Something inside!”

“Like, stuffed?”

“Yes, stuff! Something inside, stuff!”

At exactly 7:30 the food started coming. We had excellent meals: roast lamb meat, borek with cheese, cutlets and kebabs followed by dessert. I asked for the bill. The waiter got ridiculed.

“It is free!” laughed Uğur. “Ramazan!”

“But I insisted that I pay!”

“It is free. Food is free. It is Ramazan! Everything you eat free!”

We then walked around the town, they helped me exchange my dollars for liras and that is when I realized I had not spent a single dollar whole day except for the accommodation.
Source : http://www.onehellofaride.com/2011/08/cengiz-and-ugur/

vendredi 5 août 2011

Aveyron : la colère d'Ara et Melina, demandeurs d'asile arméniens

Rodez La colère et l’inquiétude des demandeurs d’asile en Aveyron
PHILIPPE ROUTHE
04/08/2011, 06 h 00

Au lendemain de la manifestation des professionnels de l’urgence sociale un peu partout en France, ce sont les demandeurs d’asile qui, hier en fin de matinée, en Aveyron, ont crié leur colère et leur inquiétude. "On n’a plus droit à de l’argent, on n’a plus de colis alimentaires. Comment fait-on avec nos enfants ?" a lancé Ara, dans un français approximatif, à un parterre de journalistes locaux, à deux pas de la préfecture. Originaire d’Arménie, il portait la parole de plusieurs familles, présentes à ses côtés. "Et toutes ne sont pas là, car elles ont peur aussi de la police." "Toutes les aides ont été bloquées" relatait Melina, sa compagne.

À leurs côtés, quelques membres de la Ligue des Droits de l’Homme étaient venus les soutenir. L’un d’eux, Léon Malié, soulignait en outre les difficultés que connaissent les associations telles que le secours populaire ou le secours catholiques pour faire face à toutes les demandes. Ce sont donc des familles désemparées qui souhaitaient, hier, alerter les pouvoirs publics et les médias sur leur situation.

"Le crédit global n’a pas augmenté, ni diminué, mais les demandes, elles, ont bien explosé"

Robert Garrigues, directeur du DDCSPP Du côté de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations, une première explication vient de la difficulté de subvenir à tous les besoins face à l’explosion de la demande. "En Aveyron, nous disposons d’un crédit pour l’hébergement d’urgence qui s’élève à 1 825 000 euros, auquel il faut ajouter une avance de 26 000 euros dédiés uniquement aux demandeurs d’asile. Un crédit global qui n’a pas diminué par rapport à l’an passé, mais qui n’a pas augmenté non plus. Or, les demandes, elles, ont bien explosé avec l’arrivée importante de ressortissants des pays de l’est" fait remarquer Robert Garrigues, le directeur de la DDCSPP.

Mais pour ce dernier, la préoccupation est d’autant plus grande, qu’en matière d’hébergements d’urgence, l’Aveyron est à saturation avec 335 places (270 pour l’hébergement d’urgence et 58 pour les demandeurs d’asile). "Nous sommes aujourd’hui en surpopulation. Heureusement que quelques associations indépendantes œuvrent également", fait remarquer Robert Garrigues, qui s’inquiète déjà de ce que va réserver l’hiver.

"Nous espérons toutefois une rallonge très prochainement. Je précise aussi que nous travaillons à l’ouverture d’hébergement d’urgence correct pour cet hiver, dans le département et c’est en bonne voie", a-t-il ainsi précisé, voulant apporter une note d’optimisme à une situation particulièrement "compliquée."
Source : http://www.midilibre.fr/2011/08/03/la-colere-et-l-inquietude-des-demandeurs-d-asile-en-aveyron,366004.php

Vahan Bayatyan : Arménien et témoin de Jéhovah, persécuté à ce titre par le régime bananier d'Erevan

CEDH et droit à l’objection de conscience. Par Pierre-Olivier Koubi-Flotte, Avocat

Analyse de l’arrêt de la Grande Chambre de la CEDH du 7 juillet 2011, BAYATYAN c/ ARMENIE.

Sur la violation de l’article 9 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés Fondamentales.

Liberté de pensée, de conscience et de religion

1. « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.

2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. »

L’arrêt de la Grande Chambre de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, rendu le 7 juillet 2011 nous éclaire sur la vision actuelle de la Cour à propos de la liberté de pensée, de conscience et de religion et plus précisément sur le droit à l’objection de conscience.

À l’heure où le fait religieux occupe une place de plus en plus importante dans nos sociétés occidentales, et où les interrogations se multiplient quant à la place à lui donner, cet arrêt est loin d’être dénué d’intérêt.

Avant une étude approfondie de l’affaire, quelques rappels des faits sont nécessaires.

Le requérant, Monsieur Vahan BAYATYAN, ressortissant arménien, est témoin de Jéhovah. Déclaré apte au service militaire le 16 janvier 2001, il refuse de l’accomplir en justifiant cette décision par ses convictions religieuses qui s’y opposent. Il est toutefois disposé à servir son pays – l’Arménie – d’une autre manière, en effectuant par exemple un service civil. Mais à l’époque des faits, en 2002-2003, ce service n’existait pas dans son pays. Poursuivi par les autorités arméniennes puis condamné à une peine de prison, Monsieur BAYATYAN va, dès sa libération, porter l’affaire devant la juridiction européenne, devant laquelle il allègue une violation de l’article 9 de la Convention.

Va alors pour les juges de la Cour, rassemblés pour l’occasion en Grande Chambre, se poser la question de savoir quelle est l’étendue du droit à l’objection de conscience. L’invocation de croyances religieuses peut elle permettre « d’échapper » à une loi nationale ? Question épineuse d’autant plus qu’il s’agit là, de la première affaire sur laquelle elle va devoir statuer en matière d’applicabilité de l’article 9 aux objecteurs de conscience.

I. Reconnaissance du droit à l’objection de conscience : vers un consensus

«  La Convention étant avant tout un mécanisme de protection des droits de l’homme, la Cour doit tenir compte de l’évolution de la situation dans les États contractants et réagir par exemple au consensus susceptible de se faire jour quant aux normes à atteindre. »

En guise d’introduction et comme à l’accoutumée, la Cour – viscéralement attachée à la notion de consensus - va constater ce qui se fait dans l’ensemble des autres pays membres du Conseil de l’Europe. Il ressort de cette étude qu’il « existait à l’époque des faits un quasi-consensus au sein des États membres du Conseil de l’Europe puisque l’immense majorité d’entre eux avait déjà introduit le droit à l’objection de conscience dans leur législation et leur pratique. »

L’Arménie elle-même n’échappe pas à cette évolution puisqu’elle a reconnu ce droit après que le requérant fut sorti de prison et eut introduit la requête à l’origine de la présente affaire. La reconnaissance du droit à l’objection de conscience est d’ailleurs devenue une condition préalable à l’adhésion de nouveaux membres au Conseil de l’Europe.

Après avoir constaté la pratique quasi-commune des États membres en matière de droit à l’objection de conscience, les juges européens entrent dans l’étude détaillée des faits d’espèce.

II. Ingérence caractérisée de l’État Arménien

En outre, « la condamnation de l’intéressé pour s’être soustrait à ses obligations militaires s’analyse comme une ingérence dans l’exercice par lui de sa liberté de manifester sa religion telle que garantie par l’article 9§1.  »

Pour que l’ingérence soit admise trois conditions doivent être cumulativement réunies :
- elle doit être prévue par la loi ;
- tournée vers un ou des buts légitimes au regard du paragraphe 2 ;
- nécessaire dans une société démocratique.

Or, force est de constater que dans la présente affaire toutes ces conditions sont loin d’être réunies.

Ainsi, la Cour se dit peu convaincue par l’argumentaire développé par l’État Arménien selon lequel, le but légitime consiste ni plus, ni moins, à la protection de l’ordre public et par voie de conséquence à la protection des droits et libertés d’autrui.  La juridiction rappelle avec force, que la liberté religieuse figure parmi les éléments les plus essentiels de l’identité des croyants et de leur conception de la vie. La Cour veille donc sur son respect avec la plus grande rigueur. Cette liberté suppose, entre autres, celle d’adhérer ou non à une religion et celle de la pratiquer ou non.
La Cour rappelle également l’importance de la liberté de conscience, de pensée et de religion qui représente l’une des assises d’une « société démocratique » au sens de la Convention.
Bien évidemment, il est reconnu aux États parties à la Convention une certaine marge d’appréciation pour juger de l’existence et de l’étendue de la nécessité d’une ingérence. La tâche de la Cour consistant à rechercher si les mesures prises au niveau national se justifient dans leur principe et sont proportionnées. On retrouve ici, le raisonnement classique des juges européens à savoir une double justification de la législation en cause ; justifiée en son principe et en sa proportionnalité.

En d’autres termes et en ce qui concerne le cas présent, l’ingérence aurait due ménager un juste équilibre entre l’intérêt de la société dans son ensemble et celui du requérant.

La mesure n’est pas proportionnelle.

Ainsi, la proposition d’un service civil aurait permis à Monsieur BAYATYAN de servir son pays tout en ne s’opposant pas à ses réelles convictions religieuses. Dès lors un État qui n’aurait pas aujourd’hui encore pris de mesure alternative à l’existence d’un service militaire ne disposerait que d’une marge d’appréciation très limitée pour justifier d’une telle décision et devrait présenter des raisons convaincantes et impérieuses pour pouvoir répondre à un tel choix.

L’ingérence doit répondre à un « besoin social impérieux ».

Au final, dans cet arrêt, la Cour reconnaît la place non négligeable qu’occupent les croyances religieuses dans la vie des « citoyens » européens, en acceptant in fine que ces dernières puissent motiver une désobéissance à une loi nationale.

Ce faisant, la juridiction européenne nous rappelle qu’elle entend garantir de manière effective les droits figurant dans la Convention. Sans faire d’angélisme, cet arrêt doit nous encourager à voir cette dernière (la Convention) comme n’étant pas une simple déclaration de bonnes intentions, mais bien comme un corpus vivant dont le but est de protéger et garantir effectivement les droits des ressortissants des États membres.

Pierre-Olivier Koubi-Flotte,
Docteur en Droit, Avocat aux Barreaux de Marseille et de Bruxelles.
po.koubiflotte@koubiflotte.com
Source : http://www.village-justice.com/articles/droit-objection-conscience,10645.html

jeudi 4 août 2011

Le massacreur norvégien Anders Breivik "élevé" au rang de "héros de la cause" par les extrémistes arméniens ?

Troublante et consternante information relayée par l'édition française du site azerbaïdjanais Gulustan.ws :

http://gulustan.ws/2011/07/anders-breivik-un-heros-ou-un-lache/

Erevan : manifestation de 4000 opposants

Arménie
4000 opposants à une manifestation

Agence France-Presse
02/08/2011 14h01

EREVAN - Près de 4000 opposants se sont rassemblés mardi à Erevan, la capitale arménienne, pour exiger l'organisation d'élections parlementaires et présidentielle anticipées, a constaté un journaliste de l'AFP.

«Nous devons contraindre les autorités à organiser des élections anticipées grâce à la pression des masses», a déclaré Levon Ter-Petrossian,
candidat malheureux à la présidentielle de 2008.

Selon lui, une crise politique est à prévoir en Arménie si des élections ne sont pas organisées dans les mois à venir.

L'opposition tente de continuer à faire pression sur le gouvernement, après avoir obtenu quelques concessions cette année.

Après plusieurs manifestations de l'opposition au cours des derniers mois, le président arménien, Serge Sarkissian, a pris contact fin avril avec des opposants et leur a proposé de coopérer avec les autorités.

Ces dernières avaient alors autorisé pour la première fois depuis 2008 un rassemblement sur la place de la Liberté dans le centre d'Erevan.

En mai, M. Sarkissian a également gracié plusieurs opposants condamnés pour trouble à l'ordre public après de violentes manifestations organisées pour contester les résultats de l'élection présidentielle de février 2008, qui avaient fait 10 morts.

Les prochaines élections parlementaires sont attendues en 2012 en Arménie, suivies de la présidentielle en 2013.
Source : http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/08/20110802-140128.html

Chateaudun : le couple ayant fui l'Arménie pour des raisons politiques est toujours menacé d'expulsion

Un couple d'Arméniens menacé d'expulsion

Par Ch.Launay

Installé à Chateaudun, le couple d'Arméniens a épuisé tous les recours et craint d'être expulsé.

 En 2009, pour des raisons politiques, Cima et son mari Garéghin ont fui l'Arménie pour la France. En mars dernier, leur demande d'asile politique a été refusée et les époux se trouvent aujourd'hui dans l'obligation de quitter le territoire.


La situation est dramatique pour eux, d'autant que Garéghin attend une greffe de rein et doit se rendre à l'hôpital trois fois par semaine pour une dialyse.

Les antennes du Secours Populaire et du MRAP (Mouvement contre le Racisme et l'Amitié entre les Peuples) de Châteaudun se sont mobilisées pour réclamer leur régularisation. Les deux associations ont lancé une pétition de soutien qui a recueilli 820 signatures. Elles ont également interpellé le préfet d'Eure-et-Loir à qui elles demandent d'accorder à Cima et Garéghin un titre de séjour provisoire pour raisons de santé.

Dans un communiqué publié hier, lundi 1er août, les services de la préfecture ont fait savoir que l'avis d'expulsion était maintenu. Une décision motivée par l'avis du Médecin Inspecteur de l'Agence Régionale de la Santé qui a précisé que l'état de santé de Garéghin nécessitait une prise en charge médicale mais qu'il pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
Source : http://centre.france3.fr/info/un-couple-d-armeniens-menace-d-expulsion-69879001.html

Pour rappel : Châteaudun : un couple ayant fui l'Arménie menacé d'expulsion

Auch : deux familles de réfugiés politiques arméniens à la rue

Publié le 30/07/2011 08:29 | J.-M. D.
Deux familles arméniennes dans la rue
société

Deux familles originaires d'Arménie, deux couples et quatre enfants dont trois en bas âge, ont peut-être passé une première nuit à la belle étoile, entre hier soir et ce matin. Depuis mardi ils frappent sans succès à diverses portes. La responsable d'une association d'accueil explique très simplement. « Nous n'aurions jamais cru que cela puisse arriver à Auch. Mais depuis quelques semaines tous nos hébergements d'urgence et ceux d'une autre structure sont complets. Nous n'avons aucun moyen pour les aider. » C'est mardi que ces deux familles ont demandé un hébergement. Après s'être installées sur le trottoir face au commissariat de police, elles sont parties vers 20 heures. Où ont-elles passé la nuit ? Hier, elles ont fait de même devant le siège d'une structure d'accueil.

Ces deux familles souhaitent un statut de réfugiés politique, qui est difficile à obtenir… l'Arménie étant classé depuis peu par l'Ofpra dans la liste des pays sûrs.
Que sera leur avenir ? Il est évident qu'aujourd'hui les structures d'accueil traditionnelles sont dans l'incapacité de les recevoir.
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2011/07/30/1137767-deux-familles-armeniennes-dans-la-rue.html

mardi 2 août 2011

Le modèle des fedai arméniens : le terrorisme des komitacı chrétiens-orthodoxes de Macédoine

Henry Laurens, "Impérialisme européen et transformations du monde musulman", in L'Europe et l'islam : quinze siècles d'histoire (ouv. col.), Paris, Odile Jacob, 2009, p. 354 :

"Dans la Macédoine ottomane (les vilayets du Kosovo, de Monastir et de Salonique), les ethnies et les confessions sont multiples faisant plus que jamais du mot Macédoine le synonyme de mélange hétéroclite. Les Etats balkaniques chrétiens orthodoxes (Grèce, Serbie, Bulgarie et Roumanie) y sont tous intéressés au nom de droits historiques et de parentés ethniques. Chacun soutient plus ou moins clandestinement des sociétés secrètes terroristes qui à la fin du XIXe siècle s'en prennent aux édifices de l'Etat, aux bâtiments religieux et aux civils des autres communautés. C'est certainement en Macédoine, dans les années 1890, que naît le terrorisme moderne (mises à sac de villages entiers, enlèvements contre rançon, hold-up, incendies de mosquées et d'églises, attaques contre l'Orient Express). D'ailleurs, les nationalistes arméniens se sont inspirés des méthodes des terroristes bulgares. Les fedaï arméniens suivent le modèle des terribles comitadji macédoniens et comme eux se posent en révolutionnaires."

Voir également : Les racines positivistes du nationalisme révolutionnaire arménien

Le contexte de l'émergence du nationalisme et du terrorisme arméniens

La brutalisation entraînée par les Guerres balkaniques (1912-1913), elles-mêmes provoquées par les Etats chrétiens-orthodoxes (Grèce, Serbie, Bulgarie)

Les conséquences désastreuses de l'agression coordonnée par les Etats grec, bulgare et serbe contre l'Empire ottoman (1912-1913)

Expulsion, hellénisation et oppression des Albanais par le stato-nationalisme grec

Le nettoyage ethnique, principe fondateur du stato-nationalisme grec

lundi 1 août 2011

Arméniens et autres mafias en France : un phénomène inquiétant

Société
Publié le 18 juillet 2011 à 07h18
Mis à jour le 18 juillet 2011 à 07h20
Comment les mafias des pays de l’Est investissent la France

Géorgiens, Tchétchènes, Arméniens, Moldaves, Ouzbeks… ils tissent leur toile à coups de vols et de cambriolages, sans oublier les règlements de comptes, sous haute surveillance policière, inquiète du phénomène.

Une femme qui reçoit des balles de 22 long rifle dans la jambe du côté de Strasbourg. Un homme retrouvé blessé et menotté dans le coffre de sa voiture en Seine-et-Marne. Vingt arrestations dans le Sud-Ouest pour des cambriolages. Ou encore des coups de feu près de la gare de Caen. Ces faits impliquant des Géorgiens n’ont rien d’isolés. Au contraire, selon les policiers spécialisés, ils sont le signe d’une emprise croissante de la criminalité des ex-pays de l’Est, et en particulier de la Géorgie, en France.
« On n’est plus au stade d’un phénomène émergent. Ça c’était au milieu des années 2000. Depuis, le nombre d’affaires impliquant des ressortissants des ex-pays de l’Est a explosé », affirme le commissaire Dimitri Zoulas. Les chiffres parleraient d’eux-mêmes : le nombre de Géorgiens « mis en cause » dans des affaires suivies par la police ou la gendarmerie a augmenté de 33 % entre 2008 et 2010. Soit tout de même 1.650 personnes l’année dernière. « Ils ont déjà formé des groupes criminels en France », poursuit le policier qui suit de très près cette grande délinquance à la tête du Sirasco, le Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée, à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Cette unité d’« intelligence » à la mode anglo-saxonne a été créée en 2009 par les directeurs généraux de la gendarmerie et de la police. Depuis, le Sirasco multiplie les notes, comme celle du 18 décembre 2009 sur la criminalité russophone, ou plus récemment, le 17 mai dernier, celle baptisée « Impact croissant de la criminalité géorgienne en France ». Pour la PJ, il convient avant tout de « centraliser les informations, parce qu’eux-mêmes sont centralisés ».

« Pour eux les prisons françaises sont des trois étoiles »

Dans les faits, pas une semaine ne passe sans que la PJ ne détecte des signes avant-coureurs de la poussée mafieuse en France. Début mai, à Nice, un Tchétchène et un Arménien sont tombés sous les balles d’un Géorgien. Trois influents protagonistes de la criminalité organisée issue de l’ex-URSS. En février 2010, un autre truand de haut vol, Vladimir Djanachia, encore un Géorgien, échappe à un traquenard à la kalachnikov du côté de Nice mais finit par succomber aux balles de tueurs à gages un mois plus tard à Marseille. Tous étaient des « vory v zakone », des « voleurs dans la loi », ces groupes criminels essentiellement géorgiens avec leur code de conduite et leurs tatouages spécifiques nés dans les prisons du Tsar puis de Staline. « Les assassinats sont des conséquences de la volonté d’implantation de ces groupes », explique la police.

Comment s’implantent-ils ? Des lois très sévères ont été votées contre eux en Russie et en Géorgie. La simple appartenance à un clan mène tout droit en prison. « D’où leur déplacement vers la France. Pour les groupes géorgiens, ce serait fou de se mettre dans le trafic de drogue ou le proxénétisme : il y a déjà des réseaux français. Il y a des niches vierges et ils n’entrent pas en conflit avec d’autres groupes criminels. Ils se sont lancés dans la délinquance d’appropriation : des cambriolages dans les commerces, les grandes surfaces, par les toits par exemple. Des vols en bandes organisées commis par des petits groupes qui sont de simples pions. » Des affaires récentes en Aquitaine, dans le Béarn, en Eure-et-Loir, à Annecy ou autour de Poitiers démontrent la présence de cambrioleurs spécialisés, tous géorgiens. Outre les casses destinés à amasser un trésor de guerre, ils abordent divers trafics. Ainsi, le mois dernier, la PJ de Lille a démantelé un gang qui importait des voitures aux compteurs trafiqués depuis la Belgique. Préjudice : plusieurs millions d’euros.
Quand ils sont arrêtés, les tribunaux appliquent un « tarif sympa, normal », dixit un policier : deux ans en moyenne, sans que les magistrats ne perçoivent systématiquement l’aspect criminalité organisée et internationale. « Par rapport à la dureté de ces personnages, les prisons françaises sont des trois étoiles ! », poursuit le policier. « “Les voleurs dans la loi” font venir des membres aguerris en France, pour poser les bases de leur organisation. Chez eux, l’importance c’est la progression hiérarchique. Le pion de base, s’il travaille bien, progressera. Ils ont une vision très revancharde. Ils ont besoin d’avoir des biens de consommation. »
Des petits ruisseaux qui forment un puissant fleuve.

Désormais, la DCPJ a la certitude de l’implantation des Géorgiens dans une douzaine de villes françaises, dont les plus importantes sont Paris, Marseille, Lyon, Rennes, Clermont-Ferrand, et bien sûr Nice. « Nice est l’épicentre, parce que située à proximité de l’Italie et de l’Espagne », dit un flic.

L’organisation des « voleurs dans la loi » est fortement hiérarchisée. « Ces groupes sont dirigés par un chef régional qui apparaît très peu, et qui lui-même obéit à un parrain international.»
Le lien pyramidal a un fondement, une dîme versée par chaque groupe local à son responsable régional : l’« obshak ». Elle est versée à hauteur de 15 % des butins engrangés. L’office de police Europol l’estime à un milliard d’euros ! « Ce sont des petits ruisseaux », mais qui forment un puissant fleuve. L’altercation armée à Caen autour d’un bar géorgien serait liée au non-paiement de la dîme : « Un type qui ne verse pas l’obshak, il meurt. Là, quelqu’un est venu spécialement de Géorgie parce qu’il ne payait pas. » Idem en 2010 à Marseille, après l’opération des polices européennes Java contre le clan Shushanasvili en 2010 qui les a déstabilisés. L’obshak n’était plus payée. Il a fallu reprendre en main. A coups de kalachnikov.
Ils investissent dans des commerces

L’Espagne et la France sont les pays les plus touchés d’Europe occidentale. « Les ramifications des branches hexagonales sont très puissantes », affirme le commissaire Zoulas. Deux grands clans ont investi l’Hexagone : Kutaisi et Usoyan. Les vory v zakone se sont d’abord implantés en Espagne où ils sont à « l’échelle 2 », selon la police. C’est-à-dire qu’il y a ancrage. Ils ont investi dans des hôtels de luxe. « Ceux de Nice, Caen ou Poitiers ne sont pas itinérants mais n’ont pas encore investi massivement dans les logements ou les commerces. En Espagne ils sont propriétaires d’hôtels de luxe. » Même si des affaires en France récentes ont montré l’existence par exemple d’un bar à Caen ou d’un garage à Lille. Des petits commerces, bars ou sandwicheries sont d’abord fréquentés uniquement par des compatriotes. Belle progression tout de même pour ces nouveaux-venus. « On a tout de même affaire à des gens qui sont arrivés en France il y a dix ans sans un sou », souligne un enquêteur.
Que va-t-il se passer maintenant ? La phase 3, c’est-à-dire l’implantation de parrains internationaux sur le territoire français, avec corruption de l’administration ? « On n’y est pas », s’exclame Dimitri Zoulas. Les différentes polices européennes ont dressé une liste internationale des « voleurs dans la loi ». Elle comporte une centaine de « leaders », des parrains qui se déplacent. « Mais les Russes en répertorient au moins 1.000 chez eux, et qui ne se déplacent pas. Le gros de leur activité reste quand même là-bas. »

Règlements de comptes en série
Le 6 mai dernier, Abdullah Erzanukayev et Edvard Margaryan sont tués par Anton Sarkisian dans un appartement du boulevard Grosso à Nice. Le premier était un chef tchétchène, à la tête des 300 familles installées dans la ville, le second un Arménien, le troisième un Géorgien. Les deux premiers « étaient à deux doigts de s’égorger en 2009 et là on les retrouve à la même table », dit un policier français. Ce soir-là, « ils n’étaient pas simplement en train de boire et manger ». En clair, on parlait business, probablement de l’« obshak », la fameuse dîme de 15 % dont les parrains locaux doivent s’acquitter et qui est le fondement des mafias caucasiennes.
Le 18 mars 2010 c’est Vladimir Djanachia, chef géorgien, qui est tué cité Bel-Air, dans la banlieue de Marseille, après avoir échappé à la mort un mois plus tôt. Plus chanceux le 3 novembre 2010, ce Géorgien blessé par balle dans le quartier de la gare à Caen, ou, le 21 juillet 2010, un de ses compatriotes, âgé de 28 ans touché au gros calibre boulevard Tsarévitch, encore à Nice.
Par Brendan Kemmet
C'est sur France Soir !
Source : http://www.francesoir.fr/actualite/societe/comment-mafias-des-pays-l-est-investissent-france-119479.html

Voir également : Edvard Margaryan : mort d'un "voleur dans la loi" (sic) arménien

Nice : un Arménien de Géorgie suspecté de double homicide

Arméniens et mafias étrangères en France : un état des lieux par Dimitri Zoulas

Les visées irrédentistes du président arménien (soi-disant "modéré") Sarkissian sur l'est de la Turquie

‘Western Armenia’ return depends on youth, Sarkisian says
Font Size: Larger|Smaller
Tuesday, July 26, 2011
TSAKHKADZOR, Armenia – From wire dispatches

The return of “historic territories in Western Armenia” now found in eastern Turkey “depend on younger generations,” Armenian President Serge Sarkisian has said, according to online Armenian news sources.

“[Any return] all depends on you and your generation,” Sarkisian said Saturday in response to a question about the area during the Armenian Language Olympics. “I think my generation has managed to fulfill its debt when it was necessary to protect the part of our Motherland, [Nagorno-Karabakh], from the enemies. We managed to do it. I just want to say that every generation has its responsibilities and must be able to fulfill them well.”

“Western Armenia” includes Mount Ararat, which is now wholly situated in Turkey but remains a symbol for Armenia.

Calling on Armenian youth to make their country better, Sarkisian said: “If you and your friends make all efforts, we will have one of the best countries in the world. Believe me, the country not always depends on the size of its territory. The country must be modern, comfortable: these are the criteria that make the country recognized.”
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/n.php?n=8216western-armenia8217-return-depends-on-youth-sarkisian-says-2011-07-26

Voir également : Les revendications irrédentistes du dachnak Mourad Papazian

Les Arméniens au temps de Soliman le Magnifique : cavernes et superstitions

André Clot, Soliman le Magnifique, Paris, Fayard, 1983, p. 310-311 :

"Disséminés à travers l'empire [ottoman], les Chrétiens sont loin d'être quantité négligeable. En Roumélie, la grande majorité sont des orthodoxes (Serbes, Bulgares, Grecs et autres). En Anatolie, ce sont les Arméniens. Pour les Chrétiens de l'Est anatolien, l'occupation ottomane n'a guère changé la vie de tous les jours. Pour ceux d'Europe, elle l'a plutôt améliorée. (...)

Chaque village a son prêtre, aussi misérable et guère plus instruit que ses ouailles, mais également une vielle femme qui éloigne le mauvais oeil et guérit les maladies. Le surnaturel fait peur et on n'a pas trop de toutes les formules, des incantations et du secours de « celui qui sait » pour conjurer les puissances maléfiques. On vient de loin à des lieux de pèlerinage, des tombes de « saints », des fontaines « sacrées ». Comme il n'y a pas d'auberge, on couche dans l'église voisine. Hommes et femmes sont courageux et, quelquefois, des villages entiers s'affrontent lors des luttes sanglantes qui opposent les Arméniens aux Kurdes.

L'habitat ne diffère guère de celui des Musulmans : une grande pièce bâtie de briques crues, une écurie, un jardin potager, des champs alentour. Beaucoup d'Arméniens vivent dans des grottes naturelles ou creusées dans les collines, comme certains Musulmans des mêmes régions."