mercredi 28 septembre 2011

Les sarkozystes doivent "gérer" les communautaristes arméniens fanatisés et liberticides : c'est pourquoi Sarkozy va visiter le régime bananier auquel ils ont prêté allégeance par tribalisme

28 septembre 2011
Aznavour et Devedjian en Arménie avec Sarkozy

C'est la semaine arménienne. Nicolas Sarkozy se rend en visite d'Etat en Arménie, jeudi 6 octobre, après avoir reçu à Paris la visite du président Serge Sarkissian.  Il sera accompagné de deux figures de la communauté arménienne, le chanteur Charles Aznavour et le président du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian. Ce dernier n'a pas ménagé ses attaques contre le président, mais à six mois des élections, il faut bichonner la communauté arménienne. Les ponts n'étaient pas coupés. M. Devedjian a rencontré avant les vacances d'été le président en compagnie de son fils pour parler Hauts-de-Seine.

M. Sarkozy participe d'ailleurs ce soir au concert à l'Olympia de Charles Aznavour pour l'Arménie, en compagnie du ministre des transports Thierry Mariani. L'Arménie fait partie de la circonscription des Français de l'étranger que brigue M. Mariani.

Le voyage à Erevan doit permettre en contrepartie de calmer l'ardeur de ceux qui réclament la pénalisation de la négation du génocide arménien, projet actuellement bloqué au Sénat. "Il faut que nous gèrions ceux qui veulent des lois mémorielles, mais nous n'allons pas entrer en guerre avec la Turquie. Donc, le président fait un geste en allant en Arménie", explique un conseiller du président.

Dans un meeting à Alfortville, lundi 26 septembre, le candidat à la primaire socialiste François Hollande s'est engagé, dans la foulée de la victoire de la gauche au Sénat, à reprendre la loi sur le sujet.

Arnaud Leparmentier
Source : http://elysee.blog.lemonde.fr/2011/09/28/aznavour-et-devedjian-en-armenie-avec-sarkozy/

A noter ces commentaires de personnes exaspérées par les jérémiades communautaristes du lobby arménien :

"Le lobby arménien est sans aucun doute le plus puissant de France. Il n’y a pas plus sectaire et plus communautaire qu’eux.

Quant au génocide, s’il ne fait aucun doute qu’il a existé, ce n’est pas du ressort de la France de partir en guerre contre la Turquie sur ce terrain là.
Rédigé par : Morlo"

"Aznavour, ce grand patriote qui vit en Suisse et ne paie aucun impôt en France! Il ne représente que lui-même et sa communauté, certainement pas la France et les français.
Rédigé par : kilo"

Sur les rapports entre Sarkozy et Devedjian, on lira avec amusement : L'extrémiste et carriériste franco-arménien Patrick Devedjian (issu du groupuscule néo-fasciste Occident et ancien avocat des terroristes de l'ASALA) se retourne contre la "Sarkozie" (Sarkozy, Balkany)

mardi 27 septembre 2011

L'"humoriste" franco-arménien Mathieu Madénian insulte les électeurs du Front national

26/09 21:37
Dérapage: Mathieu Madénian traite les électeurs du FN de "fils de pute" chez Morandini!

L'humoriste Mathieu Madénian était ce lundi soir, l'invité de Morandini! sur Direct 8 en direct dans l'émission de 18h45..

Il prenait part à un dossier sur les limites de l'humour. "Je n'ai pas de limites" a affirmé Mathieu, en précisant "qu'il disait ce qu'il pensait et qu'il était totalement libre".

Quelques minutes plus tard, répondant aux questions de Willy, il l'a prouvé en affirmant: "18% de Français qui votent pour Marine le Pen et le Front National c'est 18% de fils de pute".

Réaction immédiate de Jean Marc Morandini qui le coupe et affirme qu'il n'a pas le droit de dire ça, mais Mathieu Madénian confirme pourtant ses propos. De quoi illustrer par l'exemple le débat sur les limites de l'humour à la télévision...

Immédiatement le standard de Direct 8 a été pris d'assaut par des dizaines de téléspectateurs qui souhaitaient protester contre les propos de l'humoriste.
Source : http://www.jeanmarcmorandini.com/article-213635-derapage-mathieu-madenian-traite-les-electeurs-du-fn-de-fils-de-pute-chez-morandini.h

Et l'extrême droite des dachnaks, c'est quoi ? Voir à ce sujet : Le parti Dachnak et l'Italie fasciste

Deux criminels de guerre dachnaks (soi-disant "héros" de la "cause arménienne") dans le Caucase : Dro Kanayan et Garéguine Njdeh

Hitlérisme et stalinisme, les deux tentations des Arméniens dans les années 40

Une question légitime à se poser : la violence terroriste est-elle consubstantielle au parti Dachnak ?

Le parti Dachnak et le trafic de drogue

A noter par ailleurs que cet individu donneur de leçons aurait participé à la "fête" communautariste célébrant les 20 ans de l'Etat mono-ethnique arménien :

http://www.lemeilleurdemarseille.fr/communautes/8151-ils-ont-tous-dit-bon-anniversaire-l%E2%80%99armenie

Il semble évident que le FN est un parti modéré à côté de l'extrême droite arménienne diasporique (haineuse et terroriste) et du régime arménien pratiquant l'épuration ethnique.

vendredi 23 septembre 2011

Menacée de retour forcé en Arménie, la famille Gevorgyan n'a eu d'autre choix que de rentrer en clandestinité pour éviter le pire (l'oppression par un régime autoritaire et corrompu)

Indre
société
Réfugiés arméniens : clandestins !
22/09/2011 05:48

Châteauroux. Hier matin, plusieurs militants des droits de l'homme ont empêché l'expulsion de la famille arménienne. Elle a été cachée en lieu sûr.


Manya, Daniel Gevorgyan et leurs fils, Alen et David, sont entrés en clandestinité. La famille arménienne qui devait être expulsée de sa chambre d'hôtel castelroussine pour un aller simple vers l'Arménie, a évité le pire. Provisoirement. Les policiers étaient sensés venir les chercher dès 7 h 30, hier, rue des Halles. Mais il y avait du monde à hauteur du n° 4.
Une quinzaine de militants et citoyens ont refusé de voir cette famille livrée à la peur. Ils ont assuré une veille civique avant de convaincre la famille de quitter l'hôtel. Et de rejoindre la clandestinité. C'est la première fois que l'Indre vit une situation de ce genre. « Jusqu'à présent, les préfets étaient humains, a estimé Delphine Chambonneau, membre du bureau de la Ligue des droits de l'homme de l'Indre. C'est effectivement la première fois que nous sommes obligés d'éviter physiquement une expulsion. C'est un profond dégoût. » Un malaise très largement partagé. « On travaille à côté, nous les voyons passer tous les jours... Ça fait mal de voir ça en France », ont expliqué Muriel et Maxime. « Ce n'est pas une belle image de la France, a ajouté Michel Couty, secrétaire adjoint de l'Unsa Éducation. Ce sont des familles en voie d'intégration. »

Blocage d'une expulsion : une première

« Je ne comprends pas que l'on puisse détruire ainsi une famille, a souligné Marie-Thérèse Terra Carneiro (déléguée Snes), CPE au collège des Capucins qui accueille l'un des frères de Manya Gevorgyan. Il y a dix-huit mois qu'ils sont en France, ils veulent juste avoir une vie normale. » Cyril Sthamar, président du Relais des étrangers, est plus critique : « Ce qui me choque, c'est le commentaire de la préfecture sur l'épuisement des recours (NR du 21 septembre). On a des doutes sur la véracité des propos parce que nous connaissons une famille, actuellement dans la nature, qui avait justement encore un recours à formuler ». Contactée hier, la préfecture de l'Indre affirme qu'elle n'aurait pas fait intervenir les forces de l'ordre à l'heure dite. « Cette famille sera reçue pour lui proposer une aide au retour à titre dérogatoire. » Le choix de la famille Gevorgyan sera alors terrible : l'expulsion simple ou l'expulsion financée. Mais l'expulsion tout court.
Xavier Benoit
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/indre/ACTUALITE/Economie/Social/Refugies-armeniens-clandestins

Indre : une famille arménienne "cachée"
AFP Publié le 22/09/2011 à 18:01

Une famille d'opposants arméniens résidant à Châteauroux dans l'Indre et qui devait être expulsée hier, a été "cachée" in extremis par des militants associatifs pour éviter son départ forcé en Arménie, a-t-on appris aujourd'hui auprès de la Ligue des droits de l'Homme (LDH).

Daniel et Manya Gevorgyan, qui se présentent comme des opposants au président arménien Serge Sarkissian, et leurs deux jumeaux âgés d'un an devaient être expulsés mercredi matin,
a expliqué Ghislaine Millet, présidente de la LDH de l'Indre.

Le couple, arrivé en France il y a environ deux ans, estime que leur vie et celle de leurs enfants serait menacée dans leur pays. La préfecture a expliqué de son côté que l'Arménie était inscrite sur la liste des pays sûrs et a rappelé que les Gevorgyan ont épuisé toutes les voies de recours.

A l'appel de plusieurs associations, dont Réseau Education sans Frontières (RESF) et de syndicats, des militants se sont relayés devant l'hôtel de Châteauroux où résidait la famille pour éviter l'intervention de la police mercredi matin, selon Mme Millet.

La famille est depuis "cachée" dans la région, dans l'espoir que la mobilisation des associations incitera la préfecture à "revoir sa copie et autoriser à titre exceptionnel cette famille bien intégrée à rester en France", souligne la responsable de la LDH.

Selon elle, c'est la troisième famille de réfugiés "cachée" par des militants dans l'Indre depuis le début de l'été. "C'est la première fois cette année qu'on franchit le pas pour cacher des gens, on ne peut pas accepter l'acharnement de la préfecture qui a dû recevoir des consignes très dures alors qu'auparavant on pouvait obtenir des dérogations", a commenté Mme Millet.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/22/97001-20110922FILWWW00628-indre-une-famille-armenienne-cachee.php

A noter ce commentaire sur le site du Figaro, pointant à juste titre du doigt le silence assourdissant du lobby arménien et en particulier de M. Aznavourian (milliardaire "moraliste" et ambassadeur du régime bananier arménien en Suisse) :

"atrium

bizarre que la diaspora arménienne tres nombreuse et tres riche en france ne fasse rien pour les aider un aznavourian si riche qui de plus est un représentant de l unesco est il au courant il suffit d un mot de lui pour que tous les arméniens sans papiers en obtiennent illico"

Pour rappel : Manya Gevorgyan, réfugiée arménienne en France : "Nous ne voulons pas retourner en Arménie, c'est trop dangereux pour notre vie."

mercredi 21 septembre 2011

Manya Gevorgyan, réfugiée arménienne en France : "Nous ne voulons pas retourner en Arménie, c'est trop dangereux pour notre vie."

Indre
société
Une famille arménienne expulsée
21/09/2011 05:48

Châteauroux. La famille Gevorgyan a épuisé tous ses recours. La peur au ventre, elle s'attend à une expulsion par la police, ce matin, pour un aller simple vers l'Arménie, dès aujourd'hui.


Manya Gevorgyan a peur pour son couple et ses jumeaux, Alen et David : « Nous ne voulons pas retourner en Arménie, c'est trop dangereux pour notre vie. Nous demandons l'asile politique. Laissez-nous vivre ici... en France. » - (dr)

Alen et David ne fêteront pas leur premier anniversaire aujourd'hui. Les jumeaux de Manya et Daniel Gevorgyan, couple d'Arméniens, seront expulsés ce mercredi vers l'Arménie. Les parents ont lancé hier un vibrant appel à l'aide auprès des associations d'aide aux réfugiés et de la NR.
« J'ai peur que mes enfants soient tués en Arménie, soupire Manya Gevorgyan, professeur d'arménien. Nous ne pouvons pas partir. Nous demandons à la préfecture de nous laisser en France, de nous protéger. » Une demande à laquelle la préfecture n'est pas sensible, estimant que toutes les voies de recours de la famille ont été épuisées et que l'asile politique n'est pas possible. L'Arménie est en effet inscrite « dans la liste des pays sûrs » (lire ci-dessous). Un avis qui n'est pas partagé par ces opposants au président de la République d'Arménie, Serge Sargsian, élu en 2008. Cette expulsion achèvera de pulvériser cette famille de réfugiés. D'après Manya, son père - M. Petrosyan, policier -, était parvenu à « sauver sa famille d'Arménie » grâce à la venue d'un groupe folklorique au festival de Confolens (Charente), en 2009. Il a finalement été expulsé début septembre en Arménie et se trouverait dans un hôpital psychiatrique depuis. La mère de Manya est dans la même situation à Gireugne. L'un de ses frères qui a résisté à l'expulsion de son père, est incarcéré à la maison d'arrêt de Toulouse. Les deux autres - adolescents scolarisés au collège des Capucins pour l'un et au lycée des Charmilles pour l'autre - ont été placés au Foyer de l'enfance à Châteauroux. Il ne reste plus que la famille Gevorgyan, apeurée. Ghislaine Millet, présidente de la Ligue des droits de l'Homme, est choquée : « Nous n'avons jamais connu un tel acharnement ».

La LDH appelle les citoyens à se rassembler ce matin, à 7 h 30, devant le 4, rue des Halles, à Châteauroux.

à chaud

La préfecture de l'Indre a affirmé hier, dans un communiqué, que le couple a été débouté du droit d'asile : « Il fait l'objet d'un arrêté en date du 27 mai portant refus de séjour avec obligation de quitter le territoire français. Une aide au retour leur a été proposée à cette occasion mais ils l'ont refusée. Dans le cadre de la mise en oeuvre de cet arrêté, ils ont été convoqués le 20 juillet par le commissariat de police et ont été placés en rétention administrative. Durant cette rétention, ils ont exercé tous les recours sur toutes les décisions judiciaires et administratives ». La préfecture précise : « Ils devaient embarquer le 2 septembre dernier à destination de l'Arménie mais le vol a été annulé en raison de leur demande d'audience devant le tribunal administratif. Ils ont alors été assignés à résidence depuis le 3 septembre. Il est prévu qu'ils embarquent sur un vol pour l'Arménie, le 21 septembre. L'ensemble de la famille a été reconnu par le Consulat d'Arménie, pays inscrit dans la liste des pays sûrs, et les enfants accompagnent leurs parents ».
Xavier Benoit
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/indre/ACTUALITE/24-Heures/Une-famille-armenienne-expulsee

Voir également : Les réfugiés arméniens eux-mêmes le disent : "l'Arménie est dangereuse pour nous"

mardi 20 septembre 2011

Marseille : les communautaristes arméniens fêtent l'Etat mono-ethnique arménien

Publié le 19/09/2011 | 16:35
Marseille fête l'Arménie indépendante

Par Valérie CHENINE

La diaspora s'apprête à fêter à Marseille le vingtième anniversaire de l'indépendance de l'Arménie

Le 21 septembre 1991, l'Arménie devenait une République, libre et indépendante. Ce soir à Marseille, la diaspora va fêter le vingtième anniversaire de l'indépendance avec une grande soirée au palais du Pharo en présence de plusieurs personnalités du show business d'origine arménienne.

Dans les Bouches-du-Rhône, la diaspora arménienne représente plus de cent mille personnes et en vingt ans, les relations économiques entre arméniens et provençaux n'ont jamais cessé de se développer.
Source : http://provence-alpes.france3.fr/info/marseille-fete-l-armenie-independante-70465292.html

Sur la République d'Arménie, on lira : Une aspiration de l'Arménie : devenir un Etat mono-ethnique

L'épuration générale des minorités ethniques en Arménie

Histoire des Arméniens : la fin de la présence azérie en Arménie

Récente épuration ethnique des Azéris par les Arméniens

L'expulsion des Kurdes d'Arménie et du Karabakh

lundi 19 septembre 2011

Commentaires sur le site du Figaro : un Arménien lucide et modéré appelle sa communauté à faire montre de plus de retenue et de décence

"LARMENIEN

J'aime bien certain de mon peuple,ils viennent ici essaye de salir l'image de la Turquie,alors que notre pays d'origine fonce tous droit vers le mur,dans la catastrophe et apres ils s'etonnent quand ils entendent que les Armeniens fuit l'Armenie pour s'intallé en Turquie,vivre en Turquie et ne souhaitent plus retourné en Armenie

Pareille ce qu'ils se fuient et s'installe en Iran,Georgie et meme en Azerbaïdjan"

"LARMENIEN

Anahide

Nous devrons sortir notre pays l'Armenie de la famine et de l'extreme pauvreté,tu crois pas?

Je te rappelles que de plus en plus d'Armenie fuit l'Armenie,l'Armenie se vide de ses habitants,c'est la verité"

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/17/97001-20110917FILWWW00421-libye-aide-humanitaire-turque.php

dimanche 18 septembre 2011

L'analyse de Georges Corm (juriste maronite) quant aux origines du "drame arménien"

Georges Corm, La Méditerranée, espace de conflit, espace de rêve, Paris, L'Harmattan, 2001 :

"Le bilan de l'action des puissances européennes visant à protéger les "minorités" chrétiennes et à tenter de les doter de structures étatiques, est donc pour le moins mitigé. La protection a directement entraîné un déclin démographique redoutable, voire dans certains cas et dans certains lieux une quasi disparition des communautés chrétiennes (grecs et arméniens en Anatolie et en Cilicie, Assyriens en Irak). Cette disparition est due soit à des massacres, lorsque ces communautés ont été armées par les puissances européennes avec promesse de constitution d'Etats, soit à l'émigration vers les pays européens et les Amériques." (p. 82)

"En réalité, le drame kurde, comme auparavant celui des Arméniens, réside dans les directions politiques de caractère patriarcal ou autoritaire, qui se laissent entraîner dans les jeux géopolitiques qui dépassent largement leur propre capacité d'autonomie et de compréhension des comportements des grands Etats manipulateurs. L'appui de la puissance extérieure constituant un élément indispensable du maintien et de l'accroissement du pouvoir des chefs de factions communautaires, souvent en désaccord entre eux, les communautés deviennent encore plus otages des jeux géopolitiques régionaux. Le cas dramatique des Arméniens en est une illustration ancienne ; les Kurdes, quant à eux continuent d'être victimes du jeu des puissances qu'épousent leurs chefs. Leur soulèvement généralisé en Irak au cours de la Guerre du Golfe, sur invitation de la coalition alliée, aura causé non seulement d'innombrables et vaines souffrances, mais aussi entraîné les Kurdes de Turquie dans la spirale de la violence déstabilisatrice et aggravé les antagonismes entre factions kurdes d'obédiences diverses." (p. 84)

"La protection des minorités amène au développement de tout un courant d'idées qui n'envisage la liberté politique qu'à partir d'un socle collectif communautaire. Ce n'est point la liberté individuelle qui est prônée, permettant de réaliser l'égalité des citoyens de toutes les confessions ; c'est la liberté collective d'une communauté vis-à-vis du pouvoir central, considéré exclusivement dans ses racines islamiques. Il y a dans toute la littérature européenne du XIXe siècle sur la « Question d'Orient » une confusion presque totale entre communauté religieuse et « nation » au sens ethnique étroit du terme, voire même parfois au sens racial. S'installe ainsi une forte méfiance entre communautés musulmanes souvent ignorées et méprisées des puissances européennes et communautés non-musulmanes locales, essentiellement chrétiennes, qui font l'objet de toute l'attention et la sollicitude des puissances européennes dans toutes les possessions ottomanes ; ces dernières sont transformées en communautés « clientes » des puissances et leur servent de véhicule de pénétration culturelle et économique, voire même militaire dans certains cas. Certaines communautés payeront cher cet appui, comme cela sera le cas, par exemple, pour les Arméniens ou les Assyriens d'Irak, qui feront l'objet de représailles violentes s'apparentant au génocide." (p. 99-100)

Voir également : La controverse historique autour du prétendu génocide arménien

vendredi 16 septembre 2011

Laplume : un couple de voleurs arméniens a été repéré par les forces de l'ordre au cours d'une opération anti-criminalité

Publié le 16/09/2011 08:09 | Jean-Noël Daneau
La coopération pour faire face aux cambrioleurs
sécurité


Gendarmerie, police et douane étaient mobilisées hier après-midi pour une opération anti-criminalité sur la rive gauche de la Garonne

Après Foulayronnes courant août, c'est du côté de Laplume, Aubiac, Roquefort, Layrac, Astaffort, mais aussi Agen et Boé que s'est déroulée hier une vaste opération anti-criminalité entre 14 heures et 18 heures. Quarante gendarmes et une vingtaine de policiers avaient été mobilisés, ainsi qu'un hélicoptère et une équipe cynophile des douanes.

Cette opération fait suite à une recrudescence depuis quelques mois des cambriolages sur cette partie de l'Agenais.

« C'est une zone tampon entre la ville et la campagne et à quelques encablures des départements du Gers et du Tarn-et-Garonne très profitables aux voleurs pour échapper aux recherches , explique le lieutenant-colonel Xavier Facquet, commandant le groupement de gendarmerie de Lot-et-Garonne. C'est pourquoi nous avons mis en place cette opération en coordination avec la police avec des moyens appropriés comme de communiquer sur la même fréquence ».

Selon le chef d'escadron Popot, commandant la compagnie de gendarmerie d'Agen, « les cambriolages dans les résidences, les vols à la roulotte sur les parkings, les vols sans effractions chez les particuliers ou dans les lieux publics sont particulièrement recensés en semaine, plus particulièrement l'après-midi ».

Occuper le terrain, contrôler les personnes et les véhicules, notamment les fourgons, sont les priorités de ce genre d'opération. Un couple d'Arméniens domicilié à Bon-Encontre est tombé dans la nasse à Laplume.

Il y avait dans leur véhicule des bouteilles de spiritueux, des cartouches de cigarettes, des vêtements et des chaussures, ainsi qu'un sac plombé pour voler dans les magasins sans se faire prendre par les portiques de sécurité. L'homme a été placé en garde à vue.
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2011/09/16/1168554-la-cooperation-pour-faire-face-aux-cambrioleurs.html

Brest : une famille de réfugiés arméniens dort dans la rue

Actualité
Vendredi 16 septembre 2011

Des enfants émigrés dorment dans la rue

Depuis plusieurs jours, des familles étrangères avec des enfants, dont certains n'ont que 4 ans, dorment sur le trottoir au port de commerce.
L'histoire

En 2011, en France, des enfants de 4 ans peuvent dormir dans la rue ! La scène se passe au port de commerce, rue de Madagascar. Depuis environ deux semaines pour certaines, des familles installent un campement pour la nuit : une bâche pour isoler du sol et des couvertures. Elles sont installées sur le trottoir, devant le foyer d'hébergement Aftam.

Il y a désormais cinq familles : trois d'Albanie, soit douze personnes dont six enfants ; une couple d'Arméniens avec une fillette de 4 ans et un garçon de 7 ans ; une mère seule avec trois enfants, dont une fillette de 4 ou 5 ans, venue de la Corne de l'Afrique. Somalie, Éthiopie, Djibouti ? Difficile à dire : seuls les enfants parlent le français, laissant penser qu'ils sont effectivement passés par Djibouti.

« Déni de droit »

Gevorg et son épouse Gohar ont fui l'Arménie, mais ne veulent pas dire pourquoi. Ils craignent beaucoup d'être pris en photo. Par l'intermédiaire d'un bénévole russe, ils acceptent d'expliquer leur parcours. Ils disent être arrivés en France le 30 août en provenance de Moscou, « après trois jours en autobus ». Pourquoi ont-ils poussé jusqu'à Brest ? Impossible de le savoir. Ils disent être arrivés « par l'autobus ». Depuis deux semaines, le couple affirme n'avoir bénéficié que de « trois nuits à l'hôtel ». Ils ont l'intention de faire une demande d'asile.

« C'est un déni de droit, dénonce Olivier Cuzon de Cass'Papiers, collectif de soutien aux sans-papiers. Le préfet a l'obligation d'assurer l'hébergement d'urgence des demandeurs d'asile. Et surtout, laisser des enfants dormir dans la rue ! C'est contraire à la convention internationale des droits de l'enfant. »

Hier après-midi, deux militants ont demandé une entrevue à la sous-préfecture. La grille ne s'ouvrant pas, ils ont profité de la sortie du personnel pour se glisser dans l'enceinte de la sous-préfecture. Ils ont été finalement reçus par le secrétaire général. « Ils suivent la situation de près et ont promis une réponse le plus rapidement possible », indiquait Olivier Cuzon, à l'issue de l'entrevue.

« Forte tension »

Hier soir, le sous-préfet de Brest souhaitait replacer cette affaire dans « un contexte de forte tension sur l'hébergement des demandeurs d'asile. Depuis le début de l'année, les demandes ont augmenté de 30 % au niveau national. Ça se répercute aussi dans le Finistère. » Selon Jean-Pierre Condemine, le Finistère dispose de 421 places d'hébergement d'urgence. « Nous sommes saturés. »

Ne contestant pas l'urgence pour les enfants, le sous-préfet assure que « les décisions les plus adaptées seront prises pour les familles les plus en détresse ». Mais il prévient : « Nous ne pourrons pas héberger tout le monde. »

Hier soir, les familles africaine et arménienne ont été hébergées à Keraudren. Les familles albanaises sont restées sur le trottoir.

Yannick GUÉRIN.  Ouest-France 
Source : http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-Des-enfants-emigres-dorment-dans-la-rue_loc-1991777_actu.Htm

jeudi 15 septembre 2011

Une famille de réfugiés yezidis, persécutés en Arménie, a besoin de soutien

P1978 - Pour la famille ALOYAN
SOUTIEN / PETITION

La famille Aloyan , originaire d’Arménie.

La famille Aloyan , originaire d’Arménie, a dû quitter son pays, car elle fait partie d’une minorité ethnique persécutée, les « Yézidis ».
Elle vit à présent à Dieppe, depuis 6 ans. Ce couple, Harutyun , le père et Delale, la mère , a reçu une «  Obligation de Quitter le Territoire Français » (OQTF) le 13 juillet dernier. Ils ont une petite fille de 4 ans, née en France prénommée Chichack scolarisée à l’école maternelle Vauquelin du Pollet à Dieppe. Mr Aloyan a reçu une promesse d’embauche dans le bâtiment (un CDI) et il participe activement aux jardins partagés. Son épouse qui parle  4 langues dont couramment le français s’est mobilisée avec le Secours Populaire pour Haïti..

Cette OQTF empêcherait leur enfant de poursuivre sa scolarité en France et un retour forcé dans leur pays les mettrait en danger. Nous nous y opposons et nous demandons la régularisation de cette famille afin qu’elle puisse vivre sereinement sur le sol français.
Source : http://www.educationsansfrontieres.org/article38316.html

Voir également : L'oppression de la minorité yézide par le régime arménien : une famille de demandeurs d'asile témoigne

mercredi 14 septembre 2011

Ces nombreux immigrés clandestins arméniens qui vont en... Turquie

News
Illegal Armenian migrants prefer Turkey

Armenia and Turkey signed protocols on normalization of relations two years ago. Thousands of Armenians plan visits to Turkey to find a job, despite complicated relations between the two states.


The official unemployment level in Armenia is 6.6%, in Turkey – 9.4%. Unofficial information says Armenia has over 10% of the population unemployed. The Armenian economy has not recovered from the recession in 2008, and its growth rate was only 2.6% in 2010, compared with Turkey – 8.9% (the highest rate in Europe).


Despite tensions between Armenia and Turkey, caused by “genocide” of Armenians in the Ottoman Empire during WWI and Turkey’s support of Azerbaijan in the Nagorno-Karabakh conflict, many Armenians still plan to enter Turkey. Istanbul has an Armenian community called Kumkapi.

International agencies are expected to be organized to study migration streams from Armenia. Turkey says that there were about 22,000 illegal migrants from Armenia in 2010. Editor-in-Chief of Agos paper, Aris Nalci, says that they are about to reach 25,000.



The Eurasian Partnership Foundation organized research in 2009 and said that most illegal migrants out of 150 questioned arrived in Istanbul from the Shirak District in north-western Armenia, where high unemployment has been a problem since the earthquake in 1988. 90% of people questioned were women doing housework.



9 men questioned said they were unemployed and came to Turkey to protect themselves. They used 30-day visas worth $15.


Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan threatened to force all illegal Armenian migrants from the country last year. He said that their number is reaching 100,000. But Turkey’s positions is softening, children of illegal migrants will be allowed to study at Armenian-language schools in Istanbul.


Marianna Grigoryan and Anait Ayrapetyan (EurasiaNet, USA)
Source : http://vestnikkavkaza.net/news/society/17814.html

Voir également : Istanbul : le Croissant Rouge turc vient en aide aux pauvres sans-papiers arméniens

mardi 13 septembre 2011

Genève : nouveau rebondissement dans l'affaire de la tentative d'assassinat du bijoutier arménien

Jugés pour avoir aidé un tireur à s’enfuir
| Trois hommes contestent avoir soutenu l’homme condamné pour avoir tiré sur le bijoutier arménien


Fedele Mendicino | 12.09.2011 | 19:14

Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’attentat contre un bijoutier arménien en 2007. L’an dernier, l’homme suspecté de lui avoir tiré une balle dans le cou à Florissant a été condamné à six ans de prison.
Selon nos renseignements, trois hommes qui auraient aidé à cacher le tireur avant de le faire sortir de Suisse ont été condamnés, le printemps dernier, pour entrave à l’action pénale. Contestant les faits, ils se retrouveront donc devant le Tribunal de police le 21 septembre.

L’un d’eux a écopé de six mois de prison avec sursis et a passé 77 jours en détention préventive. Ce requérant d’asile arménien de 34 ans est convoqué sur le banc des accusés la semaine prochaine. Aux côtés de son frère. Quant au troisième prévenu, il aurait notamment caché chez lui la veste du tireur.

La justice reproche surtout aux deux frères, défendus par Mes Sergueï Lakoutine et Sébastien Desfayes, d’avoir conduit leur compatriote en Bretagne après le drame survenu devant l’arrêt de bus Aubert. Selon l’ordonnance de condamnation de la procureure Daniela Chiabudini, le jour précédant le coup de feu, le trio a rencontré le tireur dans le quartier de Plainpalais.

Les prévenus l’auraient ensuite revu après l’agression. Rappelons que la victime allait ce matin-là à son procès. Accusé d’avoir voulu tuer sa fille en 2004, lors d’une dispute liée à des questions d’argent, le vieil homme se rendait au Palais de justice pour assister au troisième jour de l’audience.

Défendu par Me Vincent Spira, le joaillier a survécu à ses blessures. Mais en avril dernier, il est décédé à l’âge de 76 ans. Suite à une mauvaise chute.
Source : http://www.tdg.ch/juges-aide-tireur-enfuir-2011-09-12

Pour rappel : Genève : un bijoutier arménien victime d'un règlement de compte familial

dimanche 11 septembre 2011

3.000 Arméniens dans une église... dans l'est de la Turquie

Turquie : 3.000 Arméniens dans une église

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 11 septembre 2011 à 16h11 Mis à jour le 11 septembre 2011 à 16h11

Des milliers d'Arméniens de Turquie mais aussi de la diaspora se sont retrouvés dimanche pour une messe dans une ancienne église de l'est de la Turquie, la deuxième depuis que cet édifice a été restauré, ont rapporté les médias. Des bateaux ont fait la navette pour transporter les pèlerins, venus pour la plupart de Turquie, et certains d'Arménie et d'Europe, jusqu'à l'île d'Akdamar sur le lac de Van, où se trouve l'église Sainte-Croix, un monument du Xe siècle, selon les chaînes de télévision.

Un nouveau quai a été construit cette année au bord du lac pour les visiteurs, afin de mieux servir les fidèles, ont annoncé les autorités locales. Les autorités turques ont rénové l’église entre 2005 et 2007 et l’ont ouverte comme musée. Une première messe y a été célébrée l'an dernier.
Source : http://www.europe1.fr/International/Turquie-3.000-Armeniens-dans-une-eglise-712299/

En rapport avec le sujet : La destruction des monuments culturels azerbaïdjanais de la ville de Shusha, occupée par l'Arménie

La destruction des monuments historiques azerbaïdjanais en Arménie

Et aussi : La destruction massive de l'architecture religieuse ottomane en Grèce

Le fanatisme destructeur des Grecs à l'encontre de l'architecture turco-ottomane

Chypre : la question du patrimoine culturel de l'île (1)

Chypre : la question du patrimoine culturel de l'île (2)

vendredi 9 septembre 2011

Mauvaise nouvelle pour Erevan : un gros gisement de gaz trouvé au large de l'Azerbaïdjan

Gaz: gros gisement trouvé par Total-GDF
Mis à jour le 09/09/2011 à 09:09 | publié le 09/09/2011 à 09:09

Le géant pétrolier français Total a annoncé vendredi une "importante" découverte de gaz qui s'annonce "très significative" au large de l'Azerbaïdjan, en mer Caspienne, sur un champ où il est associé avec GDF Suez.

Total, qui est opérateur et détient 40% du projet, est associé avec la compagnie nationale azerbaïdjanaise SOCAR (40%), GDF Suez détenant les 20% restant, indique le groupe dans un communiqué.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/09/09/97002-20110909FILWWW00344-gaz-gros-gisement-trouve-par-total-et-gdf.php

Les Arméniens au Moyen-Age seldjoukide : tolérance turque et invasion kurde

Claude Cahen, La Turquie pré-ottomane, Istanbul, IFEA, 1988 : 

"Il est assez malaisé, pour un esprit habitué aux catégories mentales totalitaires du XXe siècle, de se représenter comment ont pu coexister dans l'Asie Mineure du XIIe et du XIIIe des convictions et comportements de ghâzîs et une tolérance confessionnelle supérieure à ce qui se rencontrait dans le reste de l'Islam." (p. 163)

"L'Arménie occidentale reste un pays largement arménien. Les détails manquent pour Erzerûm, bien qu'on puisse en gros l'affirmer, mais la chose est plus sûre encore pour Erzindjân, qui peut-être déjà à cette époque et en tous cas sous les Mongols et à la fin du Moyen Age aura plus d'importance qu'Erzerûm et, malgré son établissement turco-musulman, reste avant tout une grosse cité arménienne. Le sud de l'Arménie a cependant été plus entamé dès lors par des populations kurdes. Plus à l'ouest, on a vu que la politique byzantine avait arménisé partiellement la Cappadoce ; la conquête turque fit dévaler en Cilicie, où s'organisa peu à peu une principauté arménienne, des Arméniens de Cappadoce, mais non tous, et il en resta en particulier beaucoup dans le moyen Taurus et son versant méridional, à cheval sur la frontière Asie Mineure-Syrie ou Mésopotamie. On s'expliquerait mal que les Monophysites eussent maintenu au couvent de Mar Bar-Sauma, dans la montagne au sud de Malatya, la principale résidence de leur Patriarche, si les importantes communautés qu'ils avaient en haute-Mésopotamie n'avaient eu leurs prolongements en cette direction." (p. 112)

"Les relations entre Turcs et Arméniens se présentent un peu différemment des relations entre Turcs et Grecs. Bien qu'il y ait des Arméniens à Qunya [Konya], où l'on nous signale incidemment un cabaret fréquenté par eux, ils sont massés dans l'ensemble dans la moitié orientale du pays, qui n'est pas celle où les sultans résident normalement ; et ils ne sont pas épaulés par une puissance politique. Pour ces deux raisons leur rôle dans la politique seldjuqide est moindre que celui des Grecs, mais moindres aussi les difficultés avec eux, une fois passée la vague dévastatrice première. Presque toujours ils se conduisent en loyaux sujets et, se sentant convenablement traités, déplorent la mort des souverains. Là encore, il ne faut pas reporter sur le passé les sentiments qui ont pu rester d'un passé plus récent.

Sur l'Eglise arménienne, nos renseignements ne sont pas très complets. Il est certain que les grands centres de sa vie se trouvent maintenant les uns dans le petit Etat arménien qui s'émancipe peu à peu en Cilicie, les autres dans le nord-ouest adharbaydjânais qui sera englobé au XIIIe siècle dans le rovaume chrétien (mais d'une autre Eglise et d'une autre langue) des Géorgiens. La hiérarchie arménienne a cependant subsisté en Asie Mineure turque. Nous connaissons par des synodes l'existence d'évêques de Qaysariya, Malatya, Sîwâs, Niksâr, Cucusos (celui-ci parfois au pouvoir des Arméno-Ciliciens) et cette fois il n'y a aucune raison de les supposer non-résidents, puisqu'ils n'interviennent pas dans l'histoire cilicienne et qu'au contraire, par exemple, Anania de Sîwâs, fort de l'appui du sultan Kay-Kâûs, érigea de 1205 à 1209 son évêché en un anticatholicosat, cependant que l'autre catholicos, Jean VII, qui résidait à Hromgla/Rûm-Qala sur l'Euphrate, au contact des possessions ayyûbides et seldjuqides, et qui était lui aussi en conflit avec Léon Ier de Cilicie, fait également appel à Kay-Kâûs. Par ailleurs, des manuscrits encore conservés témoignent par leur écriture, occasionnellement leur enluminure, de centres culturels monastiques subsistants à Erzindjân, Erzerûm, etc. De l'époque mongole, nous avons une chronique écrite à Sîwâs. Et un médecin arménien se signale aujourd'hui encore à nous par les inscriptions arabe, arménienne et syriaque qui relatent la fondation qu'il fit d'un caravansérail (conservé) au nord de Malatya. Nous verrons, sous les Mongols, le rôle d'Erzindjân et de son évêque, et l'on a vu celui de ses artisans." (p. 171-172)

Voir également : L'Anatolie seldjoukide

Le saviez-vous ? Comment la "Grande Arménie" s'est vidée de ses Arméniens au cours des siècles

Moyen-Age : l'implication des Arméniens dans des atrocités injustement attribuées aux Mongols

Les Arméniens et Bagdad

L'alliance entre nationalistes kurdes et arméniens est basée sur le mensonge, l'occultation et la haine

Jordi Tejel Gorgas, Le mouvement kurde de Turquie en exil : continuités et discontinuités du nationalisme kurde sous le mandat français en Syrie et au Liban (1925-1946), Berne, Peter Lang, 2007, p. 183-184 :

"Du reste, l'historiographie nationaliste kurde entame dès la fin des années 1920 un processus de perte de mémoire sur le rôle qu'ont joué les Kurdes dans les massacres d'Arméniens durant la Première Guerre mondiale. Les propagandistes du Khoyboun [ligue nationaliste kurde] se montrent très évasifs sur cette question qui est uniquement posée pour donner un exemple de la sauvagerie du Turc, estimé seul coupable des crimes contre les Arméniens. Le silence qui pèse non seulement sur les massacres des Arméniens perpétrés par les tribus kurdes, mais aussi sur la présence des Arméniens dans le territoire considéré comme susceptible de devenir un Kurdistan autonome prend de telles proportions que l'on peut considérer la question arménienne comme un tabou de l'historiographie kurde.

Paradoxalement, les militants arméniens du Tachnak [Dachnak] participent à la construction du discours nationaliste kurde et à la consolidation du tabou arménien parmi les Kurdes. Le but principal de l'alliance entre la Ligue Khoyboun et le parti arménien Tachnak en 1927 est l'organisation d'une révolte militaire pour créer une confédération kurdo-arménienne dans l'Est de la Turquie. Mais l'accord engage aussi le parti arménien à déployer des efforts de propagande en faveur de la cause kurde auprès de l'opinion publique occidentale.

En rendant les Turcs entièrement coupables de ces actes, les propagandistes du parti Tachnak permettent aux Kurdes de se ranger aux yeux des puissances européennes du côté de la « civilisation » car, comme les documents arméniens l'affirment, ils n'ont pas participé aux massacres arméniens entre 1894 et 1895 et entre 1915 et 1916. Dorénavant, les Turcs sont les véritables « barbares », « assassins de chrétiens », tandis que les Kurdes se trouvent du côté des victimes s'érigeant en une nouvelle nation martyre. Le tabou arménien peut s'expliquer, du reste, par la volonté de l'élite nationaliste kurde à ne pas trahir le « territoire national ». Si bien que, en dépit des preuves sur la participation de nombreuses tribus kurdes aux massacres d'Arméniens, l'historiographie nationaliste kurde ne remet pas en cause ce processus d'amnésie qui a l'avantage de l'autoriser à revendiquer, sans mauvaise conscience, les territoires anciennement habités par les Arméniens."

Sur les relations entre Kurdes et Arméniens, on lira : L'antagonisme arméno-kurde

XIXe siècle : problème agraire et question arménienne dans l'Empire ottoman

Les prétendus "massacres hamidiens" de l'automne 1895

La collaboration entre l'ASALA et le PKK

La FRA-Dachnak et le PKK : la fraternité d'armes cimentée dans le sang entre les terrorismes arménien et kurde

L'expulsion des Kurdes d'Arménie et du Karabakh

jeudi 8 septembre 2011

Après avoir flirté avec les extrémistes arméniens (dachnaks, ex-ASALA) et tenu des propos publics ignobles devant le Sénat français, Shahnourh Varinag Aznavourian (dit Charles Aznavour) fait marche arrière

Invité à l'émission "Vivement Dimanche" sur France 2 (4 septembre), M. Aznavourian a déclaré à Michel Drucker :

"C'est un mot qui dérange ["génocide"] et qui finit par me déranger. Là, ce que je vais dire là, je vais me mettre à dos quelques Arméniens, mais je crois que ça n'est pas grave. Si vraiment les Turcs ont cette honnêteté de dire que ce qui les dérange, c'est le mot "génocide", alors nous trouverons un autre mot pour que les frontières s'ouvrent et que le gouvernement turc, je n'ai pas dit les Turcs, mais le gouvernement turc, pense à ouvrir un dialogue avec nous autres."

Source : http://vivementdimanche.france2.fr/?page=videos&id_article=1268

(vers 17:00)

Nous n'avons pour l'instant pas davantage d'information sur ce revirement spectaculaire de la part du chanteur de variété, qui est aussi ambassadeur de l'Arménie en Suisse (précision d'importance quant à la portée de ses propos ci-dessus).

Pour rappel : En exil fiscal en Suisse, l'Arménien Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour, ose réclamer une augmentation des taxes pour les riches de France

Discours haineux d'un pleurnichard sénile, Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour

L'hallucinant chantage communautariste du chanteur Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour

Sur le soi-disant blocus dont serait victime l'Arménie (auquel fait référence M. Aznavourian), on lira avec profit : Finissons-en avec un mythe misérabiliste arménien : le pseudo-blocus turc ne saurait expliquer la pauvreté de l'Arménie

mercredi 7 septembre 2011

Le conflit arméno-géorgien

Laurence Ritter, La longue marche des Arméniens : Histoire et devenir d'une diaspora, Paris, Robert Laffont, 2007 :

"La Géorgie multiethnique présente au sein du Caucase un modèle de société postsoviétique bien différent de celui que constitue l'Arménie, quasi monoethnique. Après les Azéris, les Arméniens constituent la plus forte minorité nationale de Géorgie. Les représentants communautaires de Tbilissi évaluent leur nombre à quatre cent mille, répartis entre la capitale et le Djavakhk, vaste région du Sud jouxtant l'Arménie et peuplée à 90 % d'Arméniens.

Toutes générations confondues, les Arméniens de Tbilissi considèrent que la ville a été le cœur de la culture arménienne." (p. 52)

"La présence arménienne au Djavakhk résulte de deux traités, en 1828 et 1830, qui donnent cette partie du Caucase à l'Empire russe en la retirant à la Perse et à l'Empire ottoman. Guidés par un évêque dont la statue trône toujours devant l'église de la ville d'Akhalkalak, les Arméniens d'Erzeroum, mais aussi de Kars ou d'Ardahan, ont peuplé cet isthme désormais russe, se plaçant sous la protection d'un empire chrétien et tournant le dos à l'Empire ottoman." (p. 58)

"Alors que la Géorgie est globalement antirusse, la russophilie arménienne est forte et a des racines historiques : le slogan « Mieux vaut les Russes que les Turcs » a légitimé la bolchevisation de l'Arménie au début des années 1920, et demeure une croyance populaire forte dans une population marquée par le génocide. Au Djavakhk comme en Arménie, les Arméniens continuent à penser leur avenir dans le giron russe, faute de pouvoir bénéficier concrètement d'une autre protection, celle de l'Europe. La Géorgie, au contraire, mise sur les Etats-Unis, tendance qui s'est accentuée après l'arrivée au pouvoir de Sahakachvili." (p. 61)

"La diaspora arménienne à Tbilissi ressemble à ce qu'on peut lire sur les Arméniens de l'élite ottomane. La nostalgie des terres perdues est compensée par l'ancienneté de la présence des Arméniens en Géorgie et la proximité immédiate de l'Arménie. La communauté de Tbilissi se sent contrainte de garder son quant-à-soi pour ne pas fragiliser sa situation, menacer les acquis collectifs et les trajectoires individuelles. Sa capacité à devenir une communauté politique conditionne l'avenir de l'ensemble des Arméniens de Géorgie. Au Djavakhk (région de Géorgie peuplée d'Arméniens) se trouverait ainsi une « masse », à Tbilissi, une « élite », quelle que soit l'appartenance sociale.

A cinq heures de route d'Erevan, Tbilissi n'est plus arménienne mais reste fondée sur la mémoire. Contrairement à ce qui se passe en diaspora, il ne s'agit pas de la mémoire du génocide, mais de celle d'une époque où les Arméniens s'étaient imposés et rayonnaient à partir de et par Tbilissi. Une image qui est cependant contestable : une célèbre nouvelle d'Hovhannes Toumanian, Krikor, permet de relativiser la grandeur passée, et rappelle que la communauté arménienne de Géorgie a toujours été soumise aux autorités locales, sur fond de rivalités, voire d'hostilité importantes entre Arméniens et Géorgiens. Opinion très répandue en Arménie qu'un Haïastantsi exprime à sa manière en disant : « Je préfère encore avoir affaire à des Azéris : eux, au moins, tu sais qu'ils sont tes ennemis. Les Géorgiens, tu ne peux jamais savoir de quel côté, chrétien ou musulman, de tes amis ou tes ennemis, ils vont se ranger. » " (p. 57-58)

"Dans le district d'Akhaltseré, les Arméniens craignent surtout la réinstallation des Turcs Meshkets, déportés, comme d'autres minorités nationales, par Staline en 1944, vers l'Ouzbékistan. Depuis la chute de l'URSS, la question de leur retour en Géorgie prend une nouvelle dimension. Le Conseil de l'Europe fait pression sur la Géorgie pour qu'elle accepte de les « rapatrier ». Selon un responsable de Virk, le rapatriement est encore modeste : pas plus de vingt et une familles meshkets seraient « réinstallées ». « Mais je crains que ce ne soit que les premières hirondelles venues en éclaireuses », explique-t-il. Un article du journal arménien du Djavakhk, Agoump, publié à Erevan, a reproduit un communiqué de deux organisations turques qui viennent de se former en Géorgie. Décrites comme « extrémistes, terroristes et musulmanes » par l'article, leur communiqué stipule : « Le Djavakhk est une terre musulmane et doit le rester. »

Pourtant, selon l'un de ces Turcs Meshkets, seules sept et non vingt et une familles de Turcs Meshkets ont été « rapatriées » dans la région. Son discours ressemble à celui des Arméniens de diaspora lorsqu'ils évoquent une réimplantation en Arménie : « Je suis venu ici vivre dans ma patrie. » Le rapatriement des Turcs Meshkets s'inscrit dans une problématique plus globale, propre à tout le Caucase, de l'équilibre entre populations chrétiennes et musulmanes. Les Arméniens du Djavakhk accusent directement l'Etat géorgien de mener une politique antiarménienne et de chercher à développer ses bonnes relations avec la Turquie. L'exemple de la prise d'autonomie du Karabagh les inspire et les rend aussi plus confiants dans leur avenir et quant à la possibilité de demander et d'obtenir l'autonomie. Cependant, la majorité de la population préfère attendre une amélioration économique plutôt que de se lancer dans une revendication d'autonomie par la force.

Les constructions identitaires des Arméniens au Djavakhk et à Tbilissi sont distinctes, voire opposées. A Tbilissi, les Arméniens se réfèrent au passé de la culture arménienne rayonnante et continuent à se définir en termes culturels et non ethniques ou politiques comme au Djavakhk. La population arménienne de Tbilissi apparaît comme une diaspora, de nombreux acteurs se décrivant d'ailleurs ainsi ; à l'opposé, le Djavakhk se présente plutôt comme une sorte d'excroissance territoriale de l'Arménie. Dans un cas, l'identité arménienne est envisagée dans un passé commun avec la Géorgie, on préfère jouer la carte de l'intégration. Dans l'autre, le peuplement arménien est le résultat d'un transfert de population qui n'a jamais été intégrée à la population locale géorgienne et qui se trouve, en fait, sous sa domination, tempérée cependant par le fait que les Arméniens restent majoritaires dans la zone." (p. 62-63)

Voir également : Caucase : Arméniens et Géorgiens face à l'Islam 

Le nationalisme arménien : un instrument de l'impérialisme russo-tsariste

L'isolement de l'Arménie se poursuit : la Géorgie fait obstruction au ravitaillement de la base militaire russe de Gyumri

Isolement régional du régime bananier arménien : Wikileaks révèle la nature exécrable des relations arméno-géorgiennes

Carcassonne : des familles de demandeurs d'asile arméniens vivent sous des tentes

Le mercredi 7 septembre 2011 à 06h00 par Fabien Arnaud | Mis à jour à 08h07

Carcassonne
Le pont de l'Avenir, nouvelle adresse des demandeurs d'asile


Un barbecue en métal, des cordes à linge tendues entre les arbres, des miroirs accrochés à un tronc. Un quotidien de fortune s'est mis en place près du pont de l'Avenir, pour une dizaine d'étrangers sans papiers. Sur cette berge de l'Aude, aux portes du centre-ville de Carcassonne, cinq tentes de camping se dressent désormais, abritant trois familles (deux arméniennes et une macédonienne) et un Afghan.

Tous sont arrivés ces dernières semaines, succédant sur cet emplacement à la famille kosovarde que nous avions rencontrée fin juillet. Un couple et une adolescente, aujourd'hui sous le coup d'une obligation de quitter le territoire (lire encadré).

"C'est la Cimade (le comité inter-mouvements auprès des évacués, NDLR) qui leur a donné ces tentes et les a installés ici", explique Archak, un jeune Arménien de Carcassonne. Depuis leur arrivée, il vient en aide à ses compatriotes, et joue les interprètes. "Je leur ai apporté des chaises. D'autres ont donné le barbecue, une bouteille de gaz, des petits meubles dont ils ne se servaient plus". Pour le reste, la petite communauté vit avec les colis alimentaires de la Croix Rouge, dont le local est situé tout près de là.

Aram, ses trois enfants et son épouse enceinte En cette fin d'après-midi, Aram, l'un des pères de famille arménien, est en train de faire du feu. Son épouse, enceinte, prépare le repas. A leurs côtés, leurs deux fils de 15 et 14 ans, et leur fille de 10 ans. Aucun ne parle français, mais tous les trois ont été recensés par le Réseau éducation sans frontières, pour être scolarisés dès que possible (lire page 2). En attendant, les enfants de la famille tuent le temps comme ils peuvent. "L'un des deux frères est très bon aux échecs. Je le fais jouer avec un membre d'un club de Carcassonne", raconte Archak.

Et traduisant les propos du père : "Ils disent avoir quitté Erevan à cause de la situation politique". L'autre famille arménienne arrive d'Ekaterinbourg, une ville de l'Oural, en Russie. "Le père est arménien et la mère turque". Eux aussi auraient quitté leur pays à cause du rejet dont ils seraient victimes. La famille macédonienne, elle, est arrivée début août à Carcassonne. Le ressortissant afghan, lui, aurait obtenu un logement tout récemment.

A la Croix Rouge, on observe en tout cas une forte demande de la part d'étrangers sans logement, à Carcassonne. "Depuis le début de l'été, nous avons accueilli des dizaines de familles. Cela nous a surpris. Maintenant, la situation est aussi tendue en été qu'en hiver", constate une bénévole.

Les demandeurs d'asile, eux, comptent sur la Cimade, qui leur offre une domiciliation pour mener leurs démarches administratives. Et s'en remettent au destin. "Dieu décidera !", lance l'épouse d'Aram devant sa tente.
Source : http://www.lindependant.fr/2011/09/07/le-pont-de-l-avenir-nouvelle-adresse-des-demandeurs-d-asile,58857.php

mardi 6 septembre 2011

Le dialecte arméno-kiptchak

Levon B. Zekiyan, "Les colonies arméniennes, des origines à la fin du XVIIIe siècle", in Gerard Dédéyan (dir.), Histoire du peuple arménien, Toulouse, Privat, 2007, p. 430 :

"La Crimée eut une population arménienne assez dense pour mériter le nom d'« Arménie maritime » : à l'ombre des colonies génoises, très nombreuses sur tout le pourtour de la mer Noire à partir de la fin du XIIIe siècle, les marchands et artisans arméniens se regroupèrent ; à Caffa, à la veille de la conquête ottomane (1475), ils étaient majoritaires dans la population. Cette communauté arménienne de Crimée épaula les efforts des missions latines en Orient et manqua d'accueillir le catholicos, après la chute du royaume de Cilicie. Ses contacts commerciaux, mais aussi missionnaires, avec les Turcs kiptchak lui firent utiliser couramment la langue de ces derniers, fixée en caractères arméniens (arméno-kiptchak)."

lundi 5 septembre 2011

Les nationalistes arméniens (notamment dachnaks) soutiennent le terrorisme kurde, lequel attaque les Assyro-Chaldéens/Syriaques du sud-est de la Turquie

The Return of the Suriani
A Visit to a Christian Minority in Turkey That Refuses to Die

by Joel Carillet

On a plateau of barren hills in southeastern Turkey, bordering the Tigris River and Syria, sits the historic heartland of the Syrian Orthodox Church, Tur Abdin. In his 1994 book From the Holy Mountain: A Journey Among the Christians of the Middle East, the English writer William Dalrymple predicted that Tur Abdin’s Christian community, known as the Suriani, would vanish within a generation. At the time, his prediction made sense.

Breaking Community

Dalrymple was writing at the end of a century in which the Suriani had suffered staggering losses. During the Armenian genocide around the time of the First World War, their numbers shriveled as they faced deportation, starvation, and massacre. According to Dalrymple, the Suriani population had been 200,000 in the nineteenth century, but fell to 70,000 by 1920. A few years later the Syriac patriarch himself, whose seat had been in Tur Abdin for more than 600 years, was forced to relocate to Damascus.

During the 1980s and 1990s, the brutal conflict between the Turkish government and the PKK, a Kurdish separatist movement, raged throughout southeastern Turkey, claiming an estimated 30,000 lives. Another group, the Kurdish Hezbollah (not to be confused with the Lebanese party of the same name), actively harassed Christians; there were reports of girls being kidnapped to marry Muslims and of a monk being kidnapped for ransom.

In the three years following Dalrymple’s visit, 65 Suriani were killed, mainly by the PKK and Kurdish Hezbollah. The violence, military curfews, and a dismal economy squeezed the Christian community to the breaking point. By 1990 the population had shrunk to 4,000, by 1994 to 900. Most monasteries were abandoned; the few that remained were barely staffed. Villages were given up as entire communities moved to countries such as Germany and Sweden.

In December 2004 I went to Tur Abdin to see this dying church before it was too late. I needn’t have rushed.

Darkness Broken

It was bitterly cold as the minibus ascended onto the Tur Abdin plateau, leaving behind the early morning fog that lifted off the Tigris. Snow lay on the roofs of Kurdish villages and in the fields, but precipitation wasn’t the only thing on the ground. Soldiers on foot patrol, one group backed by an armored personnel carrier, trudged along the highway. I had read that a few weeks earlier, thousands of police, backed by tanks and helicopter gunships, carried out a weeklong siege of Kurdish rebels hiding in cotton fields outside the city of Diyarbakir.

In the afternoon I reached Mar Gabriel, a monastery founded in A.D. 397 and the first of three that I would visit. I entered the compound’s fortress-like walls and asked permission to spend the night. Referring to my backpack, a layman employed at the monastery said, “We can’t turn you away with such a heavy burden.”

Evening vespers were held in a room built in A.D. 512, making it one of world’s oldest functioning churches. Inside the stone walls darkness was broken, just barely, by two candles. The congregation of monks, nuns, and students—about 25 people—chanted together in Aramaic, the language of Jesus. The archbishop stood before the congregation wearing a robe that has changed little in over a thousand years. The entire setting was like having stepped out of a time machine, a lesson in the history of the Church well before Christians ever made it to America and thought up things like seeker-friendly services.

But what struck me most was how they prayed: on their knees, faces to the floor. It was a form of prayer that demanded something of the body and not just the mind. And it was also a reminder that when Islam was starting out, it borrowed much from Christianity. Except for the sign of the cross, which the congregants made between prostrations, and the presence of women in the same rows as men, this prayer could have been in a mosque.

Uncounted Suriani

Boiled chicken, rice, bread, salad, and a bowl of beans were served for dinner. Eleven of us sat at the table, including the archbishop of Tur Abdin, who resides in the monastery, and the Syriac bishop of Mosul, who had made the drive from Iraq that afternoon and was en route to Damascus, stopping here to spend the night. The two bishops spoke like old friends. The border between Iraq and Turkey, a twentieth-century creation, suddenly seemed like the young thing that it was, cutting through a much older Christian community that for most of its history knew no such boundary.

Adjourning to the parlor, where a wood stove graciously broke the winter chill that clung to all the other stone rooms, everyone drank tea and dipped into a plate of assorted nuts picked from the monastery’s fields. The men spoke Turoyo, a modern dialect of Aramaic that is still the first language of the Suriani (the bishop from Mosul spoke a different dialect of Aramaic and occasionally required a translator). The only other sounds in the room were the crackling of fire and the clicking of prayer beads, which many of the men thumbed through their hands.

I asked the archbishop how many Suriani remain in Tur Abdin. “We don’t know, we don’t count them,” he said bluntly. Others, however, later offered me numbers ranging from 2,000 to 5,000. Consistent figures would prove elusive, but one thing was clear: The numbers in Tur Abdin were increasing; the disappearance Dalrymple predicted no longer looked inevitable.

The next morning I toured the monastery. There was so much history, but what struck me was the renovation in progress. Muslims from nearby villages, paid by the monastery, were chipping away old mortar from between the stones and filling the gaps with new mortar. Other renovations had already been completed, and Mar Gabriel did not feel like a dying outpost. Things that die can still leave nice buildings behind, I knew, but the construction here was a testament to hope.

A Remote Warmth

Suriani children attend Turkish public schools, but each day after classes end many reconvene at a monastery or church to study their history and language. It was to a church in Midyat, a town 15 minutes away from Mar Gabriel, that I went late in the afternoon and sat in a room where students were completing their Aramaic assignments. Outside on the streets snow stood in dirty piles, unable to melt in the freezing temperatures.

Class was over at 5:00 P.M., after dark, and I piled into a van with six students who live in the monastery of Mar Yacub, where I had been invited to spend the night. We shared the van with several Kurdish families who live in the village beside the monastery. It was a crowded affair, with much laughter and warmth.

Mar Yacub, founded in A.D. 419, was in the midst of a blackout when the children and I were dropped off outside its imposing gates. There were stars above, and for a moment I thought this could be the year A.D. 700: a Kurdish village, an old monastery, kids discussing in Aramaic how to get beyond the locked gate.

Based on the remoteness, I had expected a dilapidated, frigid stone cellar of a place, but I was instead led to a beautiful living room where Father Daniel, one of three monks in residence, and three children, all around 12 years old, sat on comfortable sofas near a wood stove watching a Turkish sitcom on a Sony television. Exhausted, I sank into the coziness of the room.

When the nuns called us to dinner, the sitcom had the children’s interest piqued, sparking a moan when Father Daniel cut the television. But it was the sound of disappointment rather than complaint. For dinner, after everyone prayed together in Aramaic, we dipped pancakes into a syrup and oil mixture, and the nine children who live in the monastery spoke to each other with muffled voices.

Back in the living room after dinner the students were allowed to watch one more show and then, without prodding, filed out to do their homework. Rarely had I seen children who seemed both so happy and obedient.

A Monk’s Home

Father Daniel had a lay assistant, Sefir, a gentle 29-year-old Suriani who grew up in Istanbul. His parents were originally from Tur Abdin, and for two and a half years he has been back, learning to read and write Aramaic as well as work with the children, who are all either Suriani from outlying villages or, in some cases, sent here from Europe by their parents in order to learn their history and language. Sefir told me that Salah, the village we were now in, had 30 Christian families in 1965, but now only one remains. Almost all the others went to Germany.

Father Daniel, now in his mid-30s, was 15 or so when his family—both parents, two sisters, and three brothers—moved to Germany. He, however, chose to stay behind. When I asked why he replied simply, “This is my home.” When he was 23 he decided to become a monk.

I asked how Kurdish-Christian relations are today. “Now is better than 15 or 20 years ago, but tomorrow we can’t say.” His was a perspective informed by history, by a one-day-at-a-time philosophy.

Father Daniel had the remote and flipped through several channels before settling on Suroyo TV—two hours of Syriac programming beamed each evening from Sweden. With this we finished the evening.

Early the next morning I rode with the students back to Midyat. The high-school students were dropped off first. Next we should have gone to the middle school, but the students urged our driver to go first to the bus stand so they could personally escort me to the vehicle that would take me on to my final destination.

I had arrived at Mar Yacub feeling depressed that just a handful of boys and three monks lived there. But they themselves were not depressed, and I left with much hope. The youth, boys of solid character, witnessed to the community’s determination to maintain a presence in the land.

Unimaginable Worship

Through a frosty window, in a van with well-bundled Kurds and Arabs, I looked out at the countryside as we approached Mardin. The city had been without a bishop since 1969, but much to the joy of Mardin’s 75 to 80 Suriani families, an Oxford-educated Suriani had recently been appointed to the post.

While the Suriani are the bulk of Mardin’s Christian population, there are also several Armenian and Chaldean families. Since they have no priest, they worship with the Suriani, something that would have been unimaginable in centuries past. As one monk told me, the theological differences that once divided these churches are no longer an issue.

Kurdish farmers gave me a lift on their tractor to Deir Zafaran, which lay a few kilometers to the east of Mardin. Father Stefanos, a 25-year-old monk born in Sweden, received me warmly. Dedicated to his tradition—he moved to Syria when he was 13 to study Syriac and theology, became a monk at 19, taught Syriac at a Syriac monastery in Germany, and now teaches Syriac to students at Deir Zafaran—he also warmly affirmed my Christian faith as a Protestant.

Knowing that many ancient churches are unhappy with Protestant churches in their historic domain, I asked what he thought of the Protestant church in Diyarbakir, which is not far from Tur Abdin. “We are all Christians,” he said. “I’m happy they are there.” Then he grew excited: “Their missionaries are effective in Turkey—there are converts among the Muslims.” He was also glad to hear that thousands of Kurds have asked the Protestant church in Diyarbakir for Bibles. “Even if Kurds don’t become Christians, it is good they are learning about our faith. I am now reading the Koran for this same reason.”

Father Stefanos was a hopeful personality. Perhaps this was because he was younger than most other Suriani I spoke with, or because hopefulness is in the nature of an immigrant, especially one who has left the West to return to the East. From the roof of the monastery, he looked glowingly over the landscape. “Before, things were very bad. Now the government provides us free water, it has paved the road to the monastery, it asks us what we need.”

In the last several years the government had also abolished the law prohibiting the teaching of minority languages, thus enabling the monasteries to teach Syriac without fear of retribution. And in the summer, hundreds of tourists, sometimes thousands, visit the monastery in a single day. Most of these are Turks, and Father Stefanos was keen to point out the value of having Turkish Muslims exposed, in a positive way, to the Syriac community.

The greatest sign of hope—and this is perhaps the key development that has undermined Dalrymple’s prediction—is that Syriac communities in Europe are sending people back to Tur Abdin. Over the decades, as villages in Tur Abdin emptied and people found new homes in Europe, especially in Sweden and Germany, the village communities kept in contact through regular reunions. Today, these reunions are often venues for the Suriani to discuss ways to support the return of some families and to collect money to rebuild churches and houses in their former village.

And the Turkish government is helping. In many abandoned villages, Kurds have moved in and are not always receptive to the return of Suriani. Stefanos shared an example from one village in which several Kurdish families were hostile to a returning Christian family. The Turkish government warned them to stop their harassment. When they refused, the government relocated the Kurds.


“Twenty to twenty-five families have returned in the last several years,” Father Stefanos said with a focused gaze as I snapped a picture of newly renovated guest quarters, beyond which stretched the vast plain of Mesopotamia. “More are coming.”

New Freedoms

History evolves. I thought this in front of the Digiturk satellite dish built into the wall of Mar Gabriel.

I thought it, too, when I stood outside an old chapel at Deir Zafaran and watched Father Stefanos awkwardly explain that more than a thousand years ago “this chapel was for the slaves because the monks worshipped separately, but this is an old tradition and we would not do this anymore.” And I thought it inside Deir Zafaran’s monastic cells, which were under renovation: The showers being installed were equipped with built-in radios that picked up Turkish pop songs—something the seventh-century founders would never have envisioned.

In its quest for membership in the European Union, Turkey has loosened restrictions on its minorities, and the Suriani are enjoying their new freedoms. The Suriani have also received the increased attention of Western politicians. The month before my visit, Prince Charles had visited Deir Zafaran, and the US ambassador to Turkey, European parliamentarians, and others have stopped in as well.

Father Stefanos offered me a cup of tea before escorting me to the road. He was upset that there was no one to give me a ride back to Mardin, but I assured him it was a good day for a walk. And indeed it was—a newly laid road with a bright white stripe down the middle; a sunny, blue sky with a smattering of clouds; a cup of tea and fellowship still fresh in my mind. Just before we said goodbye, Father Stefanos said one last thing, “When you get to Mardin you should visit the churches.”

Two hours later, in the courtyard of Mardin’s Church of the Forty Martyrs, four young girls giggled at my approach and then yelled, “Marhaba!” I asked their names. One was Jennifer, a nine-year-old Suriani, and the other three were her Muslim friends. Around the church was last week’s snow, shoveled into massive piles that looked as if they would last forever.

But at the base of each, water trickled in tiny rivulets down the stone alleyways. In more ways than one, a thaw was in the air here in the old heartland of the Syriac Orthodox Church. Tur Abdin, it seemed, was the one place in the greater Middle East where the ancient Church, rather than shrinking, is expanding.

Tur Abdin is part of the least-developed region of Turkey, and Christians here will continue to face tremendous economic challenges. Also, the violence between Kurds and government forces, which declined significantly in recent years, has flared up again, and, to paraphrase Father Daniel, no one knows what tomorrow will bring.

But for the first time in their history, the Suriani are feeling valued rather than grudgingly tolerated by the Turkish government. And unlike a visitor a decade ago, who would have found a vanishing church, today’s guest will witness a tenacious church, one that is scarred and facing daunting challenges, yes, but one that is facing them with new hope.

Joel Carillet has worked in Egypt and Israel/Palestine, including six months with the World Council of Church?s Ecumenical Accompaniment Programme in Palestine and Israel. At the end of 2004 he completed a fourteen-month backpacking journey across Asia and is now writing a book about the trip. He is a member of the Christian Churches/Churches of Christ.
Source : http://www.touchstonemag.com/archives/article.php?id=19-02-028-f

Voir également : Irak : la persécution des Assyro-Chaldéens par les Kurdes

Le lobby arménien soutient les émeutiers kurdes pro-PKK contre la France

La collaboration entre l'ASALA et le PKK

La FRA-Dachnak et le PKK : la fraternité d'armes cimentée dans le sang entre les terrorismes arménien et kurde

L'antagonisme arméno-kurde

Un cauchemar pour les extrémistes arméniens : des Assyro-Chaldéens/Syriaques fêtant librement et bruyamment un mariage traditionnel en Turquie et sous le drapeau turc

dimanche 4 septembre 2011

Une aspiration de l'Arménie : devenir un Etat mono-ethnique

Document 12227 : "La volonté de l’Arménie de devenir un Etat monoethnique et de mener une politique contre ses minorités nationales", 28 avril 2010 :

http://web.archive.org/web/20130308161348/http://assembly.coe.int/ASP/Doc/XrefViewPDF.asp?FileID=12802&Language=FR

(site de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe)

Voir également : La destruction des monuments culturels azerbaïdjanais de la ville de Shusha, occupée par l'Arménie

La destruction des monuments historiques azerbaïdjanais en Arménie

Réclamation du rétablissement des droits de l'homme dans les territoires azerbaïdjanais occupés par l'Arménie

L'épuration générale des minorités ethniques en Arménie

Histoire des Arméniens : la fin de la présence azérie en Arménie

Récente épuration ethnique des Azéris par les Arméniens

L'expulsion des Kurdes d'Arménie et du Karabakh

L'extrémiste et carriériste franco-arménien Patrick Devedjian (issu du groupuscule néo-fasciste Occident et ancien avocat des terroristes de l'ASALA) se retourne contre la "Sarkozie" (Sarkozy, Balkany)

Publié le 31/08/2011 17:24 - Modifié le 31/08/2011 à 17:40 | © 2011 AFP
"Sarko m'a tuer", une féroce charge contre la "Sarkozie"

Le livre "Sarko m'a tuer" des journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet, qui relance avec fracas l'affaire Bettencourt, rassemble moult déclarations inédites de personnalités à charge contre Nicolas Sarkozy et son entourage.

Ces "maudits de la Sarkozie", "avec leur part de subjectivité", écrivent les auteurs, n'épargnent ni M. Sarkozy ni son entourage dont l'actuel ministre de l'Intérieur Claude Guéant.

S'y expriment notamment l'ex-journaliste de TF1 Patrick Poivre d'Arvor, le président du conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian, l'ancien sous-préfet Gérard Dubois, l'ancien PDG de la Société Générale Daniel Bouton, l'ex-directeur des Renseignements généraux (RG) Yves Bertrand ou l'ancien haut-fonctionnaire Yannick Blanc, évincé en 2006 pour ses critiques de la politique d'immigration de M. Sarkozy.

La juge Isabelle Prévost-Desprez, qui a instruit un volet de l'affaire Bettencourt, y affirme qu'un témoin a vu M. Sarkozy se faire remettre des espèces chez la milliardaire avant son arrivée à la présidence en 2007, ce que l'Elysée a démenti.

M. Dubois fait part, pour la première fois, de son éviction de la préfecture de police de Paris (PP) en 2005 pour s'être répandu, - ce qu'il dément -, sur la vie privée de M. Sarkozy et narre "brimades, vexations et humiliations".

M. Bertrand, après ses fameux "carnets secrets" sur les affaires, se lâche contre M. Sarkozy. Il révèle avoir été passé à tabac en février 2011 à Paris en guise, dit-il, d'"avertissement".

M. Blanc rapporte avoir été placé sur écoute à l'époque où il conseillait la candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal.

L'ancien policier Jean-Pierre Havrin, aujourd'hui adjoint au maire (PS) de Toulouse, père de la police de proximité évincé par Nicolas Sarkozy en 2003, fait part du vol de son ordinateur en 2010 au moment de l'écriture de ses mémoires.

Pour M. Bouton, l'objectif du président Sarkozy, furieux de ne pas avoir été prévenu plus tôt de l'affaire Kerviel, a été "de se (le) payer physiquement".

M. Devedjian règle ses comptes avec le chef de l'Etat, ancien homme fort des Hauts-de-Seine, ainsi qu'avec les époux Balkany, Patrick et Isabelle, proches de l'Elysée. "Mes relations avec Sarko se sont dégradées du fait des intrigues du fils (Jean Sarkozy) et des Balkany", dit-il.


L'ancienne ministre du Logement Christine Boutin, écartée du gouvernement en 2009, dénonce "l'indifférence absolue" du président et dit avoir été "vidée violemment".

Dans l'affaire de mouvements suspects sur les comptes du député (PS) Julien Dray - qui s'est soldée par un rappel à la loi -, les auteurs du livre assurent qu'"une source proche de l'Elysée" a révélé l'affaire à la presse.

Sarkozy a "humilié trop de gens", tranche PPDA tandis que l'ancien conseiller de Michèle Alliot-Marie à la Chancellerie, David Sénat, soupçonné de fuites dans l'affaire Bettencourt, affirme que l'Elysée a cherché à mouiller l'un de avocats ténors de cette affaire via une enquête criminelle.
Source : http://www.ladepeche.fr/article/2011/08/31/1156902-sarko-m-a-tuer-une-feroce-charge-contre-la-sarkozie.html
 
Le livre qui fait scandale. Devedjian, Poivre d’Arvor, Bouton, Dray accusent : « Sarko m’a tuer »

Publié le 01/09/2011 à 00:00

« Il aura peu d’amis, à son départ, il a humilié trop de gens… » Ainsi parle Patrick Poivre d’Arvor dans « Sarko m’a tuer ». Le présentateur viré de TF1 s’estime victime de la rancune du Président, traité un jour de « petit garçon ». Victime comme Isabelle Prévost-Déprez, dont les déclarations relancent l’affaire Bettencourt. Victime comme tous ces politiques, hauts fonctionnaires et journalistes qui témoignent dans ce livre. C’est que Nicolas Sarkozy est un personnage clivant : si l’on n’est pas pour lui, on est forcément contre lui. Le député socialiste Julien Dray le sait bien qui, longtemps ami de Nicolas Sarkozy, a été victime des manœuvres de l’Élysée pour avoir refusé d’incarner l’ouverture. La défaveur est alors brutale, « violente », insiste un préfet débarqué. C’est aussi l’ancien patron de la Société Générale qui déclare, encore sidéré : « Il voulait se payer physiquement Bouton ». Mais le plus accablant, dans cet ensemble exclusivement à charge, vient de Patrick Devedjian : « Sarkozy ne connaît que le rapport de force. Mon amitié ancienne avec lui n’a jamais compté par rapport à son appréciation de son intérêt politique ».
> « Sarko m’a tuer », de Gérard Davet et Fabrice Lhomme (Stock)
F.B.
Source : http://www.leprogres.fr/france-monde/2011/09/01/devedjian-poivre-d-arvor-bouton-dray-accusent-sarko-m-a-tuer

Voir également : Ils ont osé le dire : l'apologie insidieuse ou ouverte du terrorisme arménien

Le régime bananier arménien toujours plus isolé : déploiement du bouclier antimissile de l'OTAN en Turquie

Radar de l'Otan en Turquie: une grave menace pour la Russie (experts)
Dossier: Bouclier antimissile américain en Europe de l'Est

17:00 02/09/2011
MOSCOU, 2 septembre - RIA Novosti

Le projet actuel de bouclier antimissile en Europe est plus dangereux pour la Russie que celui conçu par l'administration George W. Bush, estime un chercheur du Centre d'évaluations et d'analyses stratégiques de Moscou, Nikolaï Savkine.

"Le nouveau projet de bouclier antimissile intégrant un radar en Turquie serait plus dangereux [que le projet précédent], car il engloberait l'ensemble du continent européen", a-t-il déclaré à l'agence RIA Novosti.

Le porte-parole de la diplomatie turque, Selçuk Ünal, a annoncé vendredi l'intention de son pays d'accueillir un radar d'alerte précoce dans le cadre du bouclier antimissile qui sera mis en place par les Etats-Unis et l'Otan en Europe.

Selon M. Savkine, ce radar "couvrira entièrement le sud de la Russie, notamment les régions de la mer Noire, de la Caspienne et du Caucase qui abritent de nombreuses bases militaires russes".

"Elles seront désormais contrôlées par l'Otan", a-t-il conclu.

Le directeur de l'Institut d'analyse politique et militaire, Alexandre Khramtchikhine, estime pour sa part que la décision d'implanter un radar en Turquie a été influencée par les événements en Syrie et plus précisément par la volonté de l'Iran de soutenir Damas en cas d'intervention armée contre le régime de Bachar el-Assad.

"La Turquie est un pays idéal pour lancer des opérations militaires contre la Syrie, car de tous les membres de l'Alliance elle est actuellement la seule à être prête pour la guerre", a-t-il affirmé.

Selon Dmitri Danilov, de l'Institut d'études européennes, Washington et Bruxelles veulent relever l'importance d'Ankara en tant que partenaire des Etats-Unis et de l'Europe.

"Les événements du «printemps arabe» incitent l'Occident à mettre en place de nouveaux canaux de coopération avec Ankara. Le déploiement d'un radar d'alerte précoce ne tardera pas à renforcer les relations entre la Turquie et les Etats-Unis", a-t-il indiqué.
Source : http://fr.rian.ru/world/20110902/190811046.html

samedi 3 septembre 2011

Mauvaise nouvelle pour Erevan : les dirigeants serbes et azéris discutent de coopération économique

Azerbaijan intends to participate in the financing and construction of this strategic project through Serbia

Michael Roberts - 02.09.2011

Serbia's  Minister of Foreign Affairs Vuk Jeremic said yesterday in Baku, after talks with top officials of Azerbaijan that they discussed economic cooperation between the two countries.

Jeremic said in a statement to the agency Fonet that they discussed the construction of Corridor 11 and that Azerbaijan intends to participate in the financing and construction of this strategic project through Serbia.


The talks also touched on several major investments in state-owned enterprises in Serbia, the Minister said and expressed hope that Azerbaijan will be one of the biggest investors in Serbia by end 2012.

Jeremic also announced a meeting of the Intergovernmental Commission for Trade and Economic Cooperation for late this year, which will be of great importance not only for relations between the two countries but also for the Serbian economy and the Western Balkans.

The Minister recalled that Serbia and Azerbaidjan have friendly relations and stressed that Azerbaidjan has reaffirmed its support to the territorial integrity and sovereignty of Serbia.


During his stay in Baku, Jeremic met with President of Azerbaijan Ilham Aliyev, Prime Minister Arthur Rasizadeh, Foreign Minister Elmar Mammadyarov and Minister of Economic Development Shahin Mustafayev.

Source: Serbian Government
Source : http://www.balkans.com/open-news.php?uniquenumber=118171

Pour rappel : Mauvaise nouvelle pour Erevan : une statue de l'ancien président azéri Gueïdar Aliev érigée en Serbie

Mauvaise nouvelle pour Erevan : la Serbie soutient l'Azerbaïdjan dans le conflit du Haut-Karabakh

vendredi 2 septembre 2011

Une coutume arménienne : le "madar", c'est-à-dire le sacrifice d'un mouton (ou d'un coq) suivi du marquage d'une croix de sang sur le front

Béatrice Kasbarian-Bricout, Coutumes et traditions arméniennes, Paris, L'Harmattan, 1990, p. 54-56 :

"Parmi les nombreuses coutumes du peuple arménien, il en est une, le « madar », qui hérisse particulièrement la sensiblerie occidentale. Les non-Arméniens le considèrent comme l'immolation pure et simple d'un animal, victime innocente d'une coutume barbare. Il est indispensable de préciser que le mot « madar » désignait aussi bien l'offrande en l'honneur des morts que le repas funèbre, les agapes.

En Arménie soviétique, le rituel du « madar » soulève un véritable tollé, tant de la part des personnes sensibles que des autorités locales (qui bien qu'y participant) refusent qu'on en parle, ne voulant pas passer pour des « primitifs » aux yeux des non-Arméniens. (...)

Par ailleurs, qu'un animal soit tué devant nous ou dans un quelconque abattoir change-t-il le problème ? Quoi qu'il en soit, le sacrifice du mouton ou du coq n'aura sa raison d'être qu'après la formulation ou quelquefois l'accomplissement d'un vœu.

Avant la soviétisation du pays, il existait une personne préposée à ce genre de sacrifice bien particulier. Officiellement, le sacrificateur a disparu mais il se trouve toujours quelqu'un capable de tuer proprement un animal. Celui-ci porte un signe distinctif, généralement une croix et il est enrubanné. L'animal bêlant (et ce bêlement contribue pour beaucoup à rendre le sacrifice plus odieux aux yeux des non-arméniens) est amené sur une aire spéciale, ni trop près ni trop loin de l'édifice religieux. Auparavant, les fidèles auront fait leurs dévotions.

Tout le monde ne peut s'offrir un mouton et nous aurons alors le sacrifice de plusieurs coqs ou d'un seul, suivant les moyens et l'importance de l'enjeu.

Lorsqu'on sacrifie un coq, il est courant qu'une personne pure, une jeune fille, accomplisse par trois fois le tour du sanctuaire avec les volatiles à la main. Pour sacrifier les coqs, on creuse non loin de l'édifice religieux un trou afin que le sang de l'animal s'y écoule.

Le sang chez les Anciens était identifié à l'Esprit et par là-même possédait un caractère hautement magique. Il était également considéré comme purificateur ; aussi marque-ton aujourd'hui les assistants en traçant une croix sur leur front en signe de leur appartenance à la Chrétienté. La croix de cendres tracées sur le front des fidèles de confession catholique, le mercredi des Cendres, découlerait du même principe.

Pour que le sacrifice soit complet, il est nécessaire de manger la chair de la victime, et il ne viendrait pas à l'idée de refuser cette viande revêtue d'un caractère sacro-saint."

jeudi 1 septembre 2011

Wikileaks révèle la prégnance du complotisme antisémite et antimaçonnique sur la scène politique arménienne en 2008 et plus particulièrement dans les médias pro-gouvernementaux

Reference ID     Created     Released     Classification     Origin
08YEREVAN497     2008-06-18 09:06     2011-08-26 00:00     UNCLASSIFIED//FOR OFFICIAL USE ONLY

VZCZCXRO2084
RR RUEHAG RUEHAST RUEHDA RUEHDF RUEHFL RUEHIK RUEHKW RUEHLA RUEHLN
RUEHLZ RUEHPOD RUEHROV RUEHSR RUEHVK RUEHYG
DE RUEHYE #0497/01 1700906
ZNR UUUUU ZZH
R 180906Z JUN 08
FM AMEMBASSY YEREVAN
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC 7682
INFO RUEHZL/EUROPEAN POLITICAL COLLECTIVE
RUEHLMC/MILLENNIUM CHALLENGE CORPORATION WASHINGTON DC
RHEHNSC/NSC WASHDC
RUEHTV/AMEMBASSY TEL AVIV 0022
RUEHJM/AMCONSUL JERUSALEM 0022

UNCLAS SECTION 01 OF 03 YEREVAN 000497

SENSITIVE

SIPDIS

DEPT FOR EUR/CARC, EUR/OHI, DRL/FO, DRL/IRF AND DRL/SEAS

E.O.12958: N/A
TAGS: PHUM KIRF AM
SUBJECT: ARMENIAN PRESS CONTINUES TO USE ANTI-SEMITISM TO VILIFY THE
OPPOSITION


REF: YEREVAN 214

YEREVAN 00000497  001.2 OF 003


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SUMMARY
-------

¶1. (SBU) SUMMARY:  Beginning in mid-May, pro-government print media
and state-run Public Television have made outlandish anti-Semitic
and anti-Masonic accusations against former president and current
opposition leader Levon Ter-Petrossian (LTP).
  Most of the
accusations appear to be harsher versions of previous allegations
that surfaced right before and after Armenia's disputed February
presidential election (reftel).  The small, pro-government Armenian
Jewish community has expressed deep concern over the attacks,
given
the fact that anti-Semitic rhetoric has not been an issue in Armenia
before.  Post intends to raise the issue with Armenian officials
during the impending visit of DRL Assistant Secretary Kramer.  End
summary.

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PRO-GOVERNMENT PRINT MEDIA GOES ON THE ATTACK
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¶2. (SBU) The first accusations appeared in late May in the
pro-government Russian-language Golos Armenii (Voice of Armenia) and
Armenian-language Hayots Ashkhar (Armenian World) dailies, both with
circulations under 3,500.  President Sargsian reportedly sponsors
both outlets, and in the past
the two have had ties with the
Armenian Revolutionary Federation (Dashnaktsutiun) political party,

which now is part of the four-party ruling coalition.


¶3. (SBU) The accusations that appeared in several scathing articles
portray LTP as a traitor to Armenia, claiming his true allegiance
lies to the West -- particularly to Israel and the Freemasons.
  In
an identical article published in both papers entitled "Levon Hakob
Ter-Petrosan or Levon Frayim Pliskovsky -- Armenian National
Congress or Jewish Congress?"
the author questions LTP's loyalty by
speculating on his alleged conspiratorial meeting with a wealthy
Russian Jewish businessman in January where he presumably got the
businessman to give him USD 100-200 million for his presidential
campaign.  The author then alleges that "the Jewish-Masonic lobby
spent USD 65-70 million" on the same campaign.

¶4. (U) The author attacked LTP's Jewish wife, Lyudmila
Ter-Petrossian, accusing her of being the go-between for LTP and
Masonic structures. 
"By involving Lyudmila Ter-Petrossian in the
leadership of their infra-structures, the Masonic organizations of
the United States, the Russian Federation, Europe and the Near East
managed to maintain permanent and reliable ties with Levon
Ter-Petrossian and offer him assistance."  The author also alleges
that the only trips that LTP has made to Armenia's regions after his
leaving office in 1998 have been repeated trips to a Jewish
cemetery.  "And here is an interesting fact: after resigning from
office, L. Ter-Petrosyan never visited any marz (region) of the
country apart from Vayots Dzor. After he and his wife paid several
visits to the cemetery of the Jews (situated near the village of
Yeghegis), they decided to have it renovated and reconstructed.
What's more, L. Ter-Petrosyan promised the Jewish community that
right after being elected President in 2008 he would deal with the
reconstruction of the cemetery in person."
¶5. (U) The author also alleged that the May 27-28 visit to Armenia
of representatives of the American Jewish Committee was for LTP to
receive further instructions on how to advance the Jewish cause.

"It will be extremely interesting to ask L. Ter-Petrosyan why the
members of the Jewish-American Committee (the second largest Jewish
lobbying organization in the United States and Europe) are arriving
in Armenia on May 27-28?  It should be noted that those arriving in
Armenia are not ordinary members of the organization but rather, its
leaders, i.e. Peter Rosenblatt, Barry Jabes (sic) and John Waters,
as well as American-Armenian translator Ross Vardanyan (sic) who
will accompany them.  According to available information, the
leaders of the Jewish organization want L. Ter-Petrossian to report
them on his accomplishments; thereafter, they will specify the
ex-President's further steps in the following three directions:  1.
Armenia's domestic problems; 2. US-Armenian relations; and 3.
Turkish-Armenian relations"
¶6. (SBU)  Subsequent articles have rehashed and built upon these
themes, roughly mirroring the lines of the ugly, anti-Semitic
remarks that were made in an inflammatory DVD that was distributed
just days prior to the election (reftel).

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STATE-RUN TELEVISION AIRS ATTACKS
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YEREVAN 00000497  002.2 OF 003


¶7. (SBU)  On the evening of Sunday, June 1, state-run H1 Public
Television channel aired a ten-minute segment on its weekly 360
Degrees news magazine program whose sole focus appeared to be
character assassination of LTP.  The footage incorporated the
anti-Semitic and anti-Masonic attacks by Golos Armenii and Hayots
Ashkhar. 
In a bizarre twist, the segment accused LTP of mounting a
PR attack against Armenia's beloved pop star "Sirusho" prior to her
performance -- and eventual fourth-place finish -- at the late May
Eurovision Song Contest.  The segment then detailed the newspaper
articles:  it showed the captions of their offensive doctored
photographs of LTP wearing an enormous yarmulke (with a Star of
David on the top just in case the yarmulke was too subtle for some
of its readers); the presenter read selected excerpts from the
articles; then it showed H1's February 27 news coverage -- almost in
its entirety-- that zoomed in on the Israeli flag flown at some of
the LTP-led post-election opposition rallies (reftel); and ended
with showing captions from a website entitled "The Grand Lodge of
Armenia."  According to USAID's Media Programs implementer, the show
captured an audience of nearly 100,000 households, or 23 percent of
those watching television at the time.

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NOTED SCHOLAR ADDS FUEL TO FIRE
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¶8. (SBU) On June 12 Hayots Ashkhar published an interview with
Samvel Karapetian, a noted Armenian historian and architecture
critic, who asserted that LTP is not an opposition leader but a
traitor, since he made speeches under the Israeli flag.
  He asserted
that people don't call LTP a traitor because they are afraid of his
masters -- Washington and Tel Aviv.  Karapetian also suggested that
Alexander Arzumanian, Armenia's jailed former Foreign Minister,
would have been named Foreign Minister in the Sargsian
administration if his Amcit wife were not Jewish. 
(Note: Post has
no idea whether or not she is, but the statement smacks of an
anti-Semitic smear tactic.  End note).

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THE JEWISH COMMUNITY IS PERPLEXED...AND WORRIED
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¶9. (SBU)  Rimma Varzhapetian, head of Armenia's Jewish community,
told Emboffs that she is distressed about the articles, calling them
"a provocation and a kindling of anti-Semitism" in a country with no
such record of similar attacks. 
She added that "I am afraid to
think that this has the backing of the people in power."
Varzhapetian said that she has no plans for a public response,
though she believes it is incumbent upon the GOAM to condemn the
hateful rhetoric.  She noted with concern that people are starting
to believe these malicious lies, including some of her
acquaintances.  They have reacted to her remonstrations about the
anti-Semitic articles by attributing her objections to the fact that
she is Jewish.


¶10. (SBU) Varzhapetian also spoke about the community's recent
failed initiative to create a tree-lined Israeli alley.  The plan
had been to plant 60 trees in a Yerevan street with which to mark
and honor Israel's 60th anniversary.  She said that then-PM Sargsian
and Parliament Speaker Tigran Torosyan refused this request without
explanation.  She noted that in spite of the rejection, the Jewish
community still held a significant celebration of Israel's
independence, which she claimed received no media coverage
whatsoever.

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POST'S REACTIONS
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¶11. (SBU) Post has responded to the anti-Semitic articles in several
ways.  This has included mention of the attacks in the 2008
International Religious Freedom Report, and reaching out to the
Jewish community and like-minded diplomatic missions to forge a
common front against Armenian media's promulgation of anti-Semitic
rhetoric.  Post also plans to raise the issue with senior-level
officials during DRL A/S Kramer's June 23-25 visit.  Post
contemplated lodging a complaint with the National Media Ethics
Board until it learned that out of the 31 media outlets that signed
the joint Code of Conduct for Media governing the board, neither
Hayots Ashkhar nor Golos Armenii are members, nor is Public
Television.  (Note:  In late February, post raised the issue of the
inflammatory DVD and Public Television coverage before and after the
election with the Armenian government's Director of Ethnic and
Religious Minority Affairs.  Regrettably, this person resigned her

YEREVAN 00000497  003.2 OF 003


post in early March, in protest of the fatal March 1 crackdown
against the LTP-led opposition, and post never got an official
response.  End note.)

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COMMENT
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¶12. (SBU) The emergence of anti-Semitism as a crude political tool
appears to be new in Armenia's political arena.  Its use by
pro-government print media, and its airing on Public Television,
suggests it is being condoned and even orchestrated by the current
authorities, who are employing it to weaken the opposition leader
challenging their rule. 
Introducing such a phenomenon in a country
without an anti-Semitic history, even for politically expedient
reasons, is dangerous and irresponsible.  Post will say as much
during A/S Kramer's discussions on the topic.  End comment.


PENNINGTON
Source : http://wikileaks.org/cable/2008/06/08YEREVAN497.html

Voir également : Wikileaks : les diplomates américains jettent un regard sans concession sur la clique dirigeante arménienne

Isolement régional du régime bananier arménien : Wikileaks révèle la nature exécrable des relations arméno-géorgiennes