mercredi 19 octobre 2011

Chaomor Abdalian, réfugié en France car persécuté par le régime bananier arménien pour raison religieuse, est menacé d'expulsion



19.10.11 à 05h30
« Laissez-moi vivre tranquille »
Chaomor Abdalian est Arménien. Sous le coup d’une mesure de reconduite à la frontière, il a refusé de prendre l’avion avec ses enfants.


Il s’accroche à tout ce qu’il peut pour rester en France. Chaomor Abdalian est Arménien, habite Verdun et a fait l’objet, samedi, d’une mesure de reconduite à la frontière. Mais il a refusé d’embarquer à Roissy dans l’avion qui devait le ramener dans son pays d’origine. Ne pouvant être embarqué de force, il est donc revenu à Verdun où ses trois enfants de 5, 6 et 7 ans sont scolarisés. « Mais il reste sous le coup d’une décision de quitter le territoire », explique-t-on à la préfecture de la Meuse. « On va les contacter à nouveau pour les inciter à partir. On va le faire avec le plus de précautions possibles ».

Chaomor Abdalian est aussi conscient qu’il est arrivé « au bout des procédures ». Ce ressortissant arménien est arrivé par l’Allemagne dans l’Union Européenne en 2003 où ses demandes d’asile ont été refusées. Il invoque son appartenance à une minorité religieuse qui pourrait avoir des conséquences graves pour lui. C’est pour cela qu’il aurait fui l’Arménie.

Il fait ensuite des allers et retours entre la France et l’Allemagne puis revient en France en juillet 2009.

Sa demande d’asile a été une première fois rejetée en décembre 2009, mais l’intéressé a fait appel au début de 2010. Un an plus tard, c’est la cour nationale du droit d’asile qui rejette sa demande.

« Une aide au retour leur a été proposée par deux fois. Elle a été refusée », poursuit-on à la préfecture. Puis tout s’enchaîne : Chaomor Abdalian saisit le tribunal administratif qui rejette sa demande de réexamen de sa demande de droit d’asile. Il reçoit alors un ordre de quitter le territoire français.

Et samedi à 7 h, cet ordre a été mis à exécution. Pour l’heure, l’intéressé est revenu à Verdun où il brandit une promesse d’embauche avec laquelle, estime-t-il, il pourra rester sur le territoire français. Cependant, un demandeur d’asile ne peut travailler.

Il évoque aussi la maladie de l’un ses enfants qui a besoin d’un traitement médical régulier. En effet, il est impossible de renvoyer de France une personne malade qui ne pourrait bénéficier de soins adéquats dans le pays de retour. Un dossier médical est en cours de constitution.

« Laissez-moi avec mes enfants vivre tranquille. Laissez-moi juste travailler. Je ne suis pas venu en France pour l’argent. Si mon pays était bien, je ne serais pas venu ici », déclare-t-il. Frédéric PLANCARD
Source : http://www.estrepublicain.fr/faits-divers/2011/10/18/laissez-moi-vivre-tranquille

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