mardi 25 octobre 2011

Le cas de la famille Aslikian, qui a fui le racisme prévalant en Arménie

pétition pour la famille Aslikian
mardi 21 septembre 2010
par RESF Reims Epernay Chalons

Wrech est né en Géorgie en 1968 de parents arméniens. Germine son épouse est née à Bakou en Azerbaïdjan en 1968, d’un père azéri et d’une mère arménienne.


A l’âge de 6 ans Wrech quitte la Géorgie pour suivre ses parents en Arménie. La mère de Germine décède alors qu’elle n’a que 3 ans. A l’âge de 4 ans, Germine est "récupérée" par sa tante arménienne qui la ramène en Arménie, dans le même village que Wrech. Après leur mariage et suite au tremblement de terre, Wrech et Germine dont la maison a été entièrement détruite, doivent habiter dans un autre village à l’ intérieur d’ un algéco fournit par les autorités. C’est aussi le moment de la guerre civile entre peuples azéri et arménien. Quelques personnes du village connaissent les origines azéries de Germine, les menacent, les frappent, les humiliations commencent. Ils doivent quitter l’Arménie pour rejoindre des personnes de la famille de Wrech en Géorgie. Mais là encore, les persécutions continuent. Ils se réfugient en Russie, ne peuvent obtenir de papiers et compte tenu de leurs origines, sont encore persécutés. Les deux enfants sont nés là-bas, sans enregistrement de naissance. Après plusieurs interpellations, Wrech, Germine et leurs deux enfants quittent le pays pour arriver en France avec l’aide d’un passeur. Ils sont donc à Chalons en Champagne depuis juillet 2007. Les deux enfants sont scolarisés : Ruben en 1ère au lycée Jean Talon (élève brillant), Meri en 5ème au collège Nicolas Appert (élève brillante également). Ils vivent depuis 20 ans un enfer. Wrech est très impliqué dans la vie associative et assure bénévolement les entrainements de lutte au club de lutte de chalons et Fagnières, portant le club à un haut niveau national et international. Les parents parlent bien le français.

La CNDA vient de rejeter leur recours en date du 16 septembre. L’ADOMA leur a signifié l’obligation de laisser leur chambre et les laissera sans ressource à partir du 15 octobre. Donc sans logement….


Le Réseau Education Sans Frontière, le COCAC Lutte, la FCPE, la Ligue de lutte Champagne Ardenne et nous tous, signataires de cette pétition, demandons à Monsieur le Préfet, de délivrer à la famille Aslikian, un titre de séjour Vie Privée et Familiale. Ce titre permettra enfin à Wrech et Germine de travailler, et à Ruben et Meri de poursuivre leurs études en toute sérénité. Cette famille n’aspire qu’à peu de chose : le respect de leur dignité au pays des Droits de l’Homme.
Source : http://resf.reims.free.fr/spip.php?article460

Voir également : Châlons : des familles de réfugiés hemşinli chassés d'Arménie ?

Châlons : avenir incertain d'une famille ayant fui l'Arménie intolérante