samedi 19 novembre 2011

Aveyron et Sud-Ouest : démantèlement d'un réseau de cambrioleurs arméniens et "géorgiens"

Aveyron 300 gendarmes font tomber un vaste réseau de cambrioleurs caucasiens
Avec AFP
18/11/2011, 18 h 05 | Mis à jour le 18/11/2011, 18 h 10

Vingt-trois suspects, des hommes et des femmes expérimentés, ont été placés en garde à vue à l'issue de ce raid mené simultanément à 06 H 00 dans l'Ariège, le Gers, le Tarn, le Lot, le Tarn-et-Garonne, mais aussi l'Oise et à Paris. (PHOTO D'ILLUSTRATION S. D.)

Trois cents gendarmes frappant à l'aube à travers l'Aveyron et  le Sud-Ouest de la France ont fait tomber vendredi un réseau mafieux d'une vingtaine de cambrioleurs géorgiens et arméniens, soupçonnés de centaines de vols dans des maisons et des commerces. Le chef présumé de cette organisation, décrite comme très structurée et hiérarchisée, a été interpellé par le GIGN à Millau (Aveyron).

Vingt-trois suspects, des hommes et des femmes expérimentés, ont été placés en garde à vue à l'issue de ce raid mené simultanément à 06 H 00 dans l'Ariège, le Gers, le Tarn, le Lot, le Tarn-et-Garonne, mais aussi l'Oise et à Paris par le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale, un escadron de gendarmes mobiles, la section de recherches de Toulouse et d'autres unités de gendarmerie, ont annoncé les enquêteurs.

Aucun coup de feu n'a été tiré

De premières informations selon lesquelles des Russes et des Tchétchènes figuraient au nombre des suspects n'ont pas été confirmées. Les suspects n'ont pas opposé de résistance, aucun coup de feu n'a été tiré et personne n'a été blessé. Parmi les gardés à vue figure le chef présumé de cette organisation .

ILe réseau est décapité, dit une source proche de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Bordeaux, qui a piloté l'enquête. "C'était une grosse opération, une opération très importante, car les cambriolages, c'est ce qui empoisonne la vie des gens", dit un enquêteur. Depuis plusieurs mois, les cambriolages des résidences principales ne cessent d'augmenter partout en France.

Ils sévissaient de jour comme de nuit

Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a fait du combat contre cette délinquance une priorité et lui a récemment affecté près de 4 000 renforts dans l'Hexagone. Le groupe de malfaiteurs démantelé vendredi volait bijoux, argent, appareils photo ou matériel électronique dans les maisons et tous types de marchandises dans les commerces, comme des ordinateurs ou même un stock de vêtements lors d'un récent casse à la voiture bélier dans un magasin de prêt-à-porter. Plutôt à la campagne ou en périphérie des villes, ils sévissaient de jour comme de nuit, sans aucune violence, en l'absence des propriétaires.

Le premier méfait dont ils sont soupçonnés remonte à début 2011, dans un commerce du Gers. Les bijoux étaient écoulés en Belgique; le reste était chargé dans des conteneurs et expédié par la route ou par la mer vers le Caucase. Ceux qui ont écoulé le butin, qui devrait représenter au minimum plusieurs centaines de milliers d'euros selon un enquêteur, sont également sous les verrous.

"Une force de frappe considérable"

Les chefs du réseau, dont certains auraient déjà eu maille à partir avec la justice, étaient implantés depuis plusieurs années en France, légalement, et "recrutaient au fur et à mesure, en fonction des arrivages, des hommes de main, des petites mains", parfois des demandeurs d'asile, selon une source proche de l'enquête. Ils avaient "une force de frappe considérable, ils pouvaient taper très fréquemment, presque quotidiennement, en différents points", dit la même source.

L'organisation du réseau et la complexité des investigations menées par la section de recherches de Toulouse et l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) étaient telles que la direction d'enquête a été confiée à la Jirs de Bordeaux et qu'il a fallu plusieurs mois pour aboutir. Les suspects sont à présent interrogés dans les différentes unités de gendarmerie de la région.

Comme il s'agit d'une affaire de criminalité organisée, les enquêteurs disposent de 96 heures pour les présenter à un juge, soit jusqu'à mardi matin. Une des difficultés consistera à établir leur véritable identité car ils utilisaient de faux papiers.
Source : http://www.midilibre.fr/2011/11/18/300-gendarmes-font-tomber-un-vaste-reseau-de-cambrioleurs-caucasiens,419168.php

Voir également : Bruxelles : l'Arménien de Géorgie Shirin Muradian soupçonné d'avoir participé à une fusillade

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