mardi 15 novembre 2011

Berck-sur-Mer : l'espoir de la famille yézide Rassoyan, qui a fui l'Arménie et la Russie

Berck-sur-Mer
SOCIETE
L' espoir de la famille Rassoyan
mercredi 09.11.2011, 14:00

Deux ans que la famille Rassoyan est arrivée à Berck. Deux ans qu'elle attend que sa demande d'asile reçoive un avis favorable des instances administratives concernées.
La famille a fui l'Arménie son pays natal pour la Russie. Un autre pays que Chamil, son épouse Basse et leurs deux enfants ont également fui, victimes de violences racistes...
Dans l'appartement mis à sa disposition par le CADA (Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile), la famille Rassoyan est dans l'attente. A deux pas du Cottage des Dunes, Chamil, le papa, Basse, la maman et leurs trois enfants Arthur, le fils Arthur, scolarisé au lycée Jan Lavezzari, Aslik, la fille collégienne à Jean Moulin, et le petit dernier Artyom, né le 14 octobre dernier sont toujours l'expectative.
Une famille arrivée en France en juin 2009, et ce après quatre mois de voyage en camion, avec l'espoir de pouvoir obtenir le droit d'asile. Après six mois passés à Arras, la famille au complet est arrivée au CADA de Berck... un premier logement à Berck, non loin de la mairie et c'est ensuite l'installation dans ce logement. « Ici c'est bien, c'est propre et en plus c'est proche du lycée et des écoles pour les enfants » souligne le papa Chamil. Un père de famille, de 43 ans, qui raconte qu'il a fui son pays d'origine, l'Arménie, car il ne voulait pas faire la guerre. En Russie, il se sont réfugiés dans des conditions pas toujours faciles. Là-bas, il avait une petite ferme, juste de quoi subvenir aux besoins de sa famille. Quatorze ans durant, la famille a patienté avant de quitter ce pays où leurs origines de Kurdes d'Arménie, les yézidis, leur a valu bien des soucis. « Ils sont racistes et ma fille et mon épouse ont été plusieurs fois attaquées par des Skins Head » raconte Chamil alors que sa fille Aslik montre la cicatrice qu'elle porte au cou.
Aujourd'hui, la famille Rassoyan veut croire que sa quatrième demande d'asile sera acceptée. Trois fois déjà en effet l'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) et la CNDA (Cour Nationale du Droit d'Asile) n'a pas donné une suite favorable. Chez les Rassoyan on attend que cette quatrième demande sera la bonne. Une chose est sûre, ce sera la dernière.
Dans l'attente, Chamil s'occupe. Il est ainsi bénévole au sein des Restos du Coeur. Et deux fois par semaine, il suit les cours de français dispensés par le CADA.
« Ici tout le monde est gentil » met en avant le papa qui sait déjà qu'il restera sur Berck si sa demande est acceptée.

M.M.


Après avoir vécu 14 ans en Russie, les Rassoyan ont fui un pays où le racisme envers les Yézidis était insupportable



Journal de Montreuil
Source : http://www.journaldemontreuil.fr/Actualite/canche_authie/berck_sur_mer/2011/11/09/article_phr_1484397.shtml

Voir également : Une famille de réfugiés yezidis, persécutés en Arménie, a besoin de soutien

L'oppression de la minorité yézide par le régime arménien : une famille de demandeurs d'asile témoigne