vendredi 25 novembre 2011

La place des Arméniens dans l'Etat hamidien

François Georgeon, Abdülhamid II : le sultan calife (1876-1909), Paris, Fayard, 2003, p. 323 :

"Sur le plan politique, quelle place pour les non-musulmans dans l'Etat hamidien ? A l'époque des Tanzimat, la montée des communautés s'est traduite par « l'ottomanisme », doctrine qui cherchait, sur la base de l'égalité entre les communautés, à créer une « nation ottomane ». L'expérience du Parlement de 1877-1878 a constitué le sommet de cette politique, puisqu'il reconnaissait une représentation nationale aux communautés. Après sa suppression subsiste leur participation plus modeste dans les assemblées provinciales et dans les conseils municipaux. Il reste aussi l'emploi des non-musulmans dans les ministères, dans le corps diplomatique, dans les différents degrés de l'administration, mais ils atteignent rarement le plus haut niveau de responsabilités. D'ailleurs, cette présence dépend de biens des facteurs. Après l'indépendance de la Grèce, les Grecs de l'Empire ont perdu leurs positions dans l'administration et ont été souvent remplacés par des Arméniens. Après 1895, la place des Arméniens tend à diminuer au profit de juifs ou d'Arabes chrétiens."

Voir également : Le règne du "sultan rouge" (sic) Abdülhamit II (Abdul-Hamid II) : une "belle époque" pour les Arméniens ottomans hors d'Anatolie orientale

Abdülhamit II (Abdul-Hamid II), un sultan entouré d'Arméniens

Le contexte de l'émergence du nationalisme et du terrorisme arméniens

Les prétendus "massacres hamidiens" de l'automne 1895

Le XIXe siècle, l'âge d'or des Arméniens d'Istanbul

Le projet ottomaniste d'admission des Arméniens dans l'armée ottomane : des Tanzimat à la révolution jeune-turque

L'opposition des non-Turcs à la mise en oeuvre de l'ottomanisme