samedi 19 novembre 2011

Le délire raciste et mortifère des ethno-nationalistes arméniens (dachnaks en l'occurrence) dans le texte

Mikaël Varandian (idéologue de la FRA-Dachnak), L'Arménie et la question arménienne, Laval, G. Kavanagh & Cie, 1917, p. 23-27 :

"Le contraste est absolu entre l'élément arménien et son milieu ethnographique. Un petit fragment de race indo-européenne, placé entre des peuplades primitives et nomades appartenant à la race touranienne et professant une religion toute différente :

De là la grande tragédie de l'histoire arménienne. Les envahisseurs turcs, seldjoukides, mongols, osmanlis, se sont successivement établis sur le sol arménien, en hordes guerrières, qui ne savaient manier que l'épée et le cheval ; ils ont campé durant des siècles en Arménie, comme des corps étrangers, incapables de produire, d'assimiler et de gouverner, uniquement fort dans l'art de consommer, d'asservir et de détruire.

Le plus frappant exemple de cette mentalité de toute une race nous est donné par les Turcs ottomans, qui furent maîtres de la plus grande partie de l'Arménie pendant six siècles.

N'ont-ils pas été dès le début réfractaires à toute culture, ne sont-ils pas malheureusement restés depuis cinq siècles, campés sur le vaste territoire, comme un parasite gigantesque, vivant de l'exploitation des peuples assujettis ? N'ont-ils pas détruit, paralysé les modestes cultures grecque, arménienne, slave, sous le poids de leur militarisme, orgueilleux et paresseux ? (...)

Cette mentalité de « locataire » se manifeste aussi dans les villes. Les Turcs n'ont jamais créé une ville, mais ils ont toujours plus ou moins ravagé celles qu'ils ont rencontrées sur leur route de caravane. (...)

Halil Ganem, dans son ouvrage sur « Les Sultans Ottomans », nous conte des légendes de cette race, qui sont très suggestives. Une de ces légendes nous dit qu' « Okhouse, l'ancêtre ou le Patriarche des Turcs, n'a donné à ses enfants ni charrue, ni livres, il ne leur a donné que flèche et arc ».

La même légende représente les Turcs comme un peuple guerrier, destructeur et pillard.

L'historien reconnaît que ce sont là les trois traits caractéristiques que l'on retrouve chez les descendants et que le progrès accompli depuis des siècles les a à peine adoucis."


Pour information, les historiens compétents ont fait litière, depuis longtemps, de ce genre de fariboles fielleuses :

Le processus de turquisation des populations anatoliennes

L'islamisation-turquisation pacifique et graduelle des Arméniens d'Anatolie sous la domination turque

Les traits du caractère turc

Les Turcs et l'art : créateurs, mécènes et collectionneurs

Les Arméniens au Moyen-Age seldjoukide : tolérance turque et invasion kurde

La tolérance des Seldjoukides

L'Anatolie seldjoukide

Quelques aspects polémiques de l'Empire ottoman

Le développement d'un syncrétisme religieux dans les Balkans ottomans

Le mythe du "joug ottoman" dans les Balkans

L'auto-administration dans l'Empire ottoman

Le raffinement des conquérants ottomans

La "pax turcica" : la stabilité et la prospérité des Balkans sous la domination ottomane

Les villes ottomanes de Bosnie-Herzégovine

Le XVIe siècle, l'"âge d'or" de la civilisation ottomane

L'influence turco-ottomane en Europe

Le mythe absurde de l'intolérance ottomane

Générosité, calme et sobriété du Turc ottoman

Le Turc ottoman, un être hautement civilisé

Du même dachnak, on lira : La perception des Kurdes dans la littérature nationaliste arménienne, avant l'alliance nouée entre la FRA-Dachnak et le Khoyboun dans les années 20

Voir également : Européanocentrisme et racisme biologique au sein de l'intelligentsia nationaliste arménienne