dimanche 27 novembre 2011

Le gaulliste Edouard Balladur est d'origine persane et catholique-ottomane, et non pas arménienne (n'en déplaise aux communautaristes arméniens démentiels et mythomaniaques)

Yves-Marc Ajchenbaum, Les Présidents de la Ve République, Paris, J'ai lu, 2002, p. 127 :

"Amis ou ennemis, tous le disent : Edouard Balladur n'a cessé de composer son personnage, afin de « donner de soi l'image construite qui convient à sa fonction », selon un proche. Qui est le vrai Balladur ? Ses origines sont un sujet tabou. L'histoire des Balladur n'a pourtant rien d'infamant. Né à Smyrne (Izmir) en 1929 d'un père naturalisé français trois ans auparavant, descend-il, comme il le laisse entendre, d'une vieille famille européenne établie depuis des siècles au Levant, ou est-il, comme le dit la rumeur, un « Arménien honteux » ? Enquête faite, le Premier ministre n'est ni l'un ni l'autre. La vieille famille provençale implantée au Levant est une légende, mais il n'y a jamais eu non plus de « Balladourian », membre renégat de la communauté arménienne. Les Balladour, Balladur ou Balladury qu'on retrouve au fil des siècles sont catholiques romains et d'origine... persane !

Au début du XVIIIe siècle,
les Balladur font partie d'une petite communauté de catholiques, convertie et dirigée depuis le XIVe siècle par les dominicains, au Nakhitchevan, un morceau de Caucase arménien que se disputent les trois empires (perse, russe et ottoman) parce qu'il contrôle la route de la soie. La communauté prospère dans le négoce, protégée par la France, comme tous les non-musulmans de la région. Elle parle arménien et latin, mais se considère comme franque. Hélas, les guerres se succèdent ; en 1740, le Père Thomas Issaverdens, chef de la communauté (dont la petite-nièce épousera un Balladur), tranche : il faut partir. En bloc. Tous iront à Smyrne, où ils entretiennent depuis des lustres des relations d'affaires. En quelques générations, ceux qu'on appelle les « Persans » vont refaire fortune dans le négoce ou la finance et s'intégrer à la communauté catholique dirigée par le consulat de France. Edouard Balladur a raison de nier tout lien avec la communauté arménienne. Ses ancêtres n'en ont jamais fait partie."

A noter également ces propos de M. Balladur rapportés par Thierry Ardisson :

"Je ne suis pas turc, je suis ottoman. Oui, oui, c'est ça, ottoman."

Source : http://www.jeuneafrique.com/Article/LIN02105ballacruted0/

Un autre exemple d'arménisation fallacieuse par les racistes arméniens : Mimar Sinan, ce Turc ottoman qui n'était pas arménien (contrairement à l'allégation des racistes arméniens)