François Georgeon, Abdülhamid II : le sultan calife (1876-1909), Paris, Fayard, 2003, p. 257-258 :
XIXe siècle : problème agraire et question arménienne dans l'Empire ottoman
Le martyre des Arméniens sous le joug féodal des Kurdes
L'alliance entre nationalistes kurdes et arméniens est basée sur le mensonge, l'occultation et la haine
Réfutant les mensonges haineux de l'extrémiste kurde Maxime Azadi, un Franco-Arménien modéré et honnête met en garde contre les dangers du terrorisme et du racisme des nationalistes kurdes
"Au printemps 1889, dans la région de
Muş, en Anatolie orientale, le chef d'une puissante tribu kurde,
Musa bey, se livre à des violences contre des villages arméniens,
où il enlève et séquestre une jeune fille arménienne avant de la
convertir de force à l'islam. Attaques contre des villages, granges
incendiées, rapts de femmes, conversions. Tout cela fait partie du
quotidien dans cette Anatolie orientale marquée par ce type de
violences depuis longtemps. Peut-être le rapt de femmes chrétiennes
est-il devenu plus fréquent à mesure que la traite se raréfie et
que les esclaves circassiennes deviennent plus difficiles à se
procurer ? Pourtant, cette affaire, banale au départ, va grossir et
enfler au point d'être évoquée dans la presse européenne et de
faire l'objet d'un débat à la Chambre des communes. Et elle va
connaître une conclusion inattendue : un grand procès public à
Istanbul à la fin de l'année.
Au cours de l'été, le consul anglais
à Erzurum entreprend une longue tournée en Anatolie orientale. Il y
trouve une situation bien changée depuis l'époque où, une dizaine
d'années auparavant, il parcourait les mêmes régions. Dans
l'ensemble, note-t-il, les effets de la guerre [russo-turque] se sont
estompés, la famine a disparu, la sécurité publique s'est
améliorée. Garnisons, télégraphe, gendarmerie, patrouilles,
justice, police : la présence de l'Etat est nettement plus sensible.
Mais le diplomate britannique remarque aussi la situation économique
déprimée, notamment le déclin des activités traditionnelles du
tissage, les sentiments de jalousie des musulmans à l'égard du
bien-être et de la prospérité matérielle des chrétiens. Quant
aux Arméniens, les plus éduqués d'entre eux regardent vers
l'Occident et se plaignent de leur situation tandis que les classes
populaires sont plutôt loyalistes. Dans l'ensemble règne pourtant
dans la communauté un mécontentement latent."
Voir également : Les prétendus "massacres hamidiens" de l'automne 1895
Le contexte de l'émergence du nationalisme et du terrorisme arméniens
Le règne du "sultan rouge" (sic) Abdülhamit II (Abdul-Hamid II) : une "belle époque" pour les Arméniens ottomans hors d'Anatolie orientale
Le XIXe siècle, l'âge d'or des Arméniens d'Istanbul
Abdülhamit II (Abdul-Hamid II), un sultan entouré d'Arméniens
L'antagonisme arméno-kurdeVoir également : Les prétendus "massacres hamidiens" de l'automne 1895
Le contexte de l'émergence du nationalisme et du terrorisme arméniens
Le règne du "sultan rouge" (sic) Abdülhamit II (Abdul-Hamid II) : une "belle époque" pour les Arméniens ottomans hors d'Anatolie orientale
Le XIXe siècle, l'âge d'or des Arméniens d'Istanbul
Abdülhamit II (Abdul-Hamid II), un sultan entouré d'Arméniens
XIXe siècle : problème agraire et question arménienne dans l'Empire ottoman
Le martyre des Arméniens sous le joug féodal des Kurdes
L'alliance entre nationalistes kurdes et arméniens est basée sur le mensonge, l'occultation et la haine
Réfutant les mensonges haineux de l'extrémiste kurde Maxime Azadi, un Franco-Arménien modéré et honnête met en garde contre les dangers du terrorisme et du racisme des nationalistes kurdes
