jeudi 22 décembre 2011

L'intégriste catholique Bernard Antony révèle ses relations douteuses avec l'ancien porte-parole de l'ASALA : "Ara Toranian vint me remercier"

Bernard Antony signale sur son blog :

"Les organisations arméniennes dont le président du Conseil Central, Ara Toranian, vint me remercier, purent reprendre l’action initiée par l’AGRIF par des procès sur la base de l’article 1382 du Code Civil « réparant sur le fondement de la responsabilité civile le préjudice causé aux victimes »."


Pour information, ladite AGRIF a eu pour avocat Jacques Trémolet de Villers, qui défendit également le milicien sanguinaire Paul Touvier.

L'AGRIF a pour secrétaire général Richard Haddad, également vice-président de Chrétienté-Solidarité (présidée par le même Bernard Antony). Qui est Richard Haddad ? Un émule maronite d'Edouard Drumont :

"Richard Haddad, fondateur des Editions Godefroy de Bouillon, est un chrétien libanais de trente ans dont la carrière précoce a été marquée, entre autres, par la réédition, à Beyrouth d'un classique de l'antisémitisme datant de l'époque de Dreyfus, La France juive de Drumont. Proche de la rédaction de Présent, la branche catholique du Front national, il a été critiqué par certains membres du Front en raison de ses origines arabes. Il s'est récemment éloigné du Front national. Entretien avec Pierre-André Taguieff, juin 1998." (Alice Kaplan, Intelligence avec l'ennemi. Le procès Brasillach, Paris, Gallimard, 2001, p. 296, note 10)

Sur la production "culturelle" de l'association "antiraciste" (sic) Chrétienté-Solidarité, on retiendra :

"Pour bien comprendre l'utilisation politique qui est faite de Brasillach aujourd'hui, il suffit de visionner un bref enregistrement vidéo intitulé Il s'appelait Robert. Ce film, dont Présent fait régulièrement la promotion, a été produit par un groupe qui s'appelle Chrétienté et solidarité, dont le mot d'ordre est : « Contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne ». On voit dans cette vidéo se déployer tous les aspects du mythe Brasillach, en une série d'images mièvres, de juxtapositions hâtives, sur fond de musique religieuse et de citations suggestives. On y entend Pierre Fresnay récitant « Le jugement des juges », ce poème écrit à Fresnes, où Brasillach démontre à longueur de vers la culpabilité des juges et sa propre innocence. Le tout est accompagné d'images de cierges, de plans montrant le ciel et une plage proche de Perpignan, lieu de naissance de Brasillach." (Alice Kaplan, ibid., p. 247-248)