jeudi 5 janvier 2012

Guaréguine Njdeh : criminel de guerre, raciste, fasciste, collaborationniste, donc "logiquement" un "héros" et une "référence" pour la société arménienne

Gaïdz Minassian, Caucase du Sud, la nouvelle guerre froide : Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Paris, Autrement, 2007, p. 59-60 :

"Lors des premières années de l'indépendance de leur pays, des foules réunies dans les rues de Tbilissi, d'Erevan et de Bakou avaient célébré dans la liesse la redécouverte d'une mémoire nationale et d'un passé glorieux. Aujourd'hui, les sociétés arménienne et azérie frappent par leur instinct de repli. Elles célèbrent d'étranges héros. A Erevan, l'heure est à la glorification de Karekine Nejteh, un personnage historique collaborateur des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et adepte de la « supériorité de la race arménienne ». Toute la classe politique, majorité comme opposition, se reconnaît dans les idées de cet ancien officier arménien arrêté en 1944 par les Soviétiques en Bulgarie, jugé et condamné en 1948 à vingt-cinq ans de prison, et liquidé dans les prisons staliniennes en 1955."

Voir également : Quelques figures de l'activisme/terrorisme arménien

Deux criminels de guerre dachnaks (soi-disant "héros" de la "cause arménienne") dans le Caucase : Dro Kanayan et Garéguine Njdeh