mercredi 4 janvier 2012

La droiture de Rony Brauman : "Je serais bien en peine, à titre personnel, de dire s’il y a eu oui ou non un génocide en Arménie."

"Cette concurrence entre les crimes, entre les stratégies victimaires, pose le problème sous un angle qui permet de comprendre la réaction turque. Je serais bien en peine, à titre personnel, de dire s’il y a eu oui ou non un génocide en Arménie. Le massacre des Arméniens est parfaitement reconnu. La qualification juridico-morale que l’on peut porter sur ce fait tient à bien d’autres considérations que le fait lui-même."

"Le mot génocide relève d’un cadre juridico-moral. A ma connaissance, aucune terminologie juridique n’est employée dans des circonstances aussi éloignées les unes des autres. Il tend à nous couper des réalités politiques et historiques des violences et des massacres que l’on doit aussi chercher à comprendre. Il ne faut pas simplement juger du haut de notre position rétrospective en contemplant une histoire déjà déroulée avec "l’insolence de la postérité"."

Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/genocide-arme-politique-polemique-turquie-france-concurrence-memorielle-malsaine-crimes-algerie-armenie-rony-brauman-

Voir également : Rony Brauman (ancien président de Médecins sans frontières), pourfendeur de l'instrumentalisation inconsistante du terme de "génocide" dans le conflit du Darfour

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