samedi 18 février 2012

"Cohérence", "nuance" et "exactitude" chez Nicolas Sarkozy, "fin connaisseur" de l'histoire de France, comme de celle de la Turquie

Discours à Perpignan, 23 février 2007 :

"Je n'accepte pas cette obsession de la repentance qui nourrit la détestation de la France et la détestation de soi.

Je ne veux plus de ce dénigrement systématique de l'histoire de France, de ce révisionnisme historique qui n'a d'autre but que la destruction de notre pays en tant que nation.

Nous pouvons être fiers de la France. Elle a parfois commis des fautes mais elle n'a jamais renoncé, elle n'a jamais cédé au totalitarisme et elle a fait plus que toute autre nation pour la liberté et la dignité de tous les hommes."

Discours à Caen, 9 mars 2007 :


"Mais au bout du compte nous avons tout lieu d’être fiers de notre pays, de son histoire, de ce qu’il a incarné, de ce qu’il incarne encore aux yeux du monde.

Car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide."

Discours à Nice, 30 mars 2007 :


"Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté."

Discours à Montpellier, 3 mai 2007 :

"La France n'a pas commis de génocide, elle n'a pas inventé la solution finale. Elle est le pays qui a le plus fait pour la liberté du monde. Elle est le pays qui a le plus fait rayonner les valeurs de liberté, de tolérance, d'humanisme.

Nous pouvons être fiers de notre pays, de ce qu'il a apporté à la civilisation universelle, à l'idée d'humanité.

Nous pouvons être fiers d'être les enfants d'un pays de liberté et de démocratie.

Nous pouvons être fiers d'être les enfants de la patrie des Droits de l'Homme.

Et nous pouvons légitimement faire partager cette fierté à nos propres enfants. Nous pouvons leur raconter l'histoire de France sans rougir.

Nous pouvons leur raconter que tous les Français pendant la guerre n'étaient pas pétainistes, qu'il y avait aussi des Français qui se battaient dans les maquis, qu'il y avait des Français qui risquaient leur vie dans la Résistance, qu'il y avait des Français qui se battaient dans les rangs de la France libre, qu'il y avait des Français qui cachaient des Juifs dans leurs propres maisons, dans leur propre famille. (...)

Le rêve européen a besoin du rêve méditerranéen. Il s'est rétréci quand s'est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l'Europe sur les routes de l'Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d'empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, le rêve qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve qui ne fut pas tant un rêve de conquête qu'un rêve de civilisation."

Discours à l'Université Mentouri, Constantine, 5 décembre 2007 :

"Je sais, cher Abdelaziz [Bouteflika], les souffrances du passé, je sais les blessures profondes que les tragédies de l'Histoire ont laissées dans l'âme du peuple algérien.

Et dans cette ville de Constantine, je n'ignore nullement que les universités portent les noms de grands résistants qui furent des héros de la cause algérienne.

Dans cette ville, que je n'ai pas choisie par hasard, les pierres se souviennent encore de ce jour de 1837 où un peuple libre et fier, exténué après avoir résisté jusqu'à l'extrême limite de ses forces, fut contraint de renoncer à sa liberté.

Les pierres de Constantine se souviennent encore de cette journée terrible du 20 août 1955 où chacun fit couler ici le sang, pour la cause qui lui semblait la plus juste et la plus légitime. Ce n'est pas parce que 1955 est l'année de ma naissance que je dois ignorer cette bataille et cette date.

Le déferlement de violence, le déchaînement de haine qui, ce jour-là, submergea Constantine et toute sa région et tua tant d'innocents étaient le produit de l'injustice que depuis plus de cent ans le système colonial avait infligée au peuple algérien.

L'injustice attise toujours la violence et la haine. Beaucoup de ceux qui étaient venus s'installer en Algérie, je veux vous le dire, étaient de bonne volonté et de bonne foi. Ils étaient venus pour travailler et pour construire, sans l'intention d'asservir, ni d'exploiter personne. Mais le système colonial était injuste par nature et le système colonial ne pouvait être vécu autrement que comme une entreprise d'asservissement et d'exploitation."

Discours lors du dîner du CRIF, 8 février 2012 :

"Qui s'est plus détesté, qui s'est plus affronté à travers l'histoire de l'humanité, que les Français et les Allemands ? Où y a-t-il eu les conflits les plus barbares, les plus sanglants ? Où s'est déroulée la Shoah ? En Europe.

En Europe, pas au Moyen-Orient, en Europe avec des Européens, pas au Moyen-âge, au XXème siècle. Hier, hier, on s'est entretué, on s'est détesté, on s'est envahi, on s'est déchiré, on s'est massacré. Les Européens ont eu l'idée folle de la Shoah, la France et l'Allemagne."

Entretien à Politique Internationale, n° 134, hiver 2012 :


"S'agissant du génocide arménien, qui a fait 1 500 000 victimes en 1915, nous étions face à une question de principe : le devoir de mémoire devait-il céder devant la raison d'Etat ? Ma conviction, c'est que céder sur ses convictions est une lâcheté qui finit toujours par se payer. Je n'ignore pas le caractère éminemment sensible de cette question. Je sais bien, aussi, que la France n'a pas de leçons à donner ; cela dit, elle n'a certainement pas à en recevoir !"

Guignol...

Voir également : "Génocide arménien" : la parole aux historiens turcologues et islamologues

La controverse historique autour du prétendu génocide arménien

L'historien Pierre Nora réprouve énergiquement les agissements du lobby arménien en France

Les pertes arméniennes dans l'Empire ottoman durant la Première Guerre mondiale : 1,5 million de morts ou 600.000 ?