vendredi 3 février 2012

La réponse ferme du président du Conseil français Aristide Briand aux ambitions territoriales arméniennes sur Kars et Ardahan

Aristide Briand, déclaration à Avetis Aharonian (délégué de la République indépendante d'Arménie), 3 août 1921, cité par Georges Mamoulia dans Les combats indépendantistes des Caucasiens entre URSS et puissances occidentales : Le cas de la Géorgie (1921-1945), Paris, L'Harmattan, 2009, p. 53 :

"Je vous dis franchement que je suis partisan d'une politique qui chercherait à assurer à la Turquie une existence en tant qu'Etat indépendant et viable. Je me suis réellement engagé déjà dans cette voie à la conférence de Londres même aux risques de m'embrouiller avec mes amis anglais, car je trouve qu'une nation comme la Turquie, malgré les maux qu'elle nous a causés durant la guerre, a le droit à une vie nationale et indépendante. Et malgré les récentes victoires des Grecs sur les Turcs, je tâcherai de ramener mes amis anglais à une compréhension plus juste aux intérêts des alliés et aux leurs. A la conférence de Londres, j'ai obtenu la révision du traité de Sèvres au profit des Turcs, je continuerai cette politique et j'espère y arriver."

Voir également : La Légion arménienne, une force supplétive encombrante pour la politique française en Méditerranée orientale

Le mandat français en Cilicie, la Légion arménienne, les accords franco-turcs et l'évacuation des Arméniens

Le socialiste français Jean Jaurès : un arménophile et un fidèle soutien de la Turquie des Jeunes-Turcs

L'amitié franco-turque