jeudi 15 mars 2012

Echec de la manoeuvre du lobby arménien : "nous continuons à parler avec la Turquie" (Alain Juppé)

10h17
Paris "continue à parler" avec Ankara, assure Alain Juppé

Juppé a affirmé jeudi que la France "continuait à parler" avec la Turquie, en dépit du différend avec ce pays sur un texte de loi visant à sanctionner la négation du génocide arménien, finalement annulé par le Conseil constitutionnel.
"Nos relations avec la Turquie ne sont pas rompues, bien au-delà. Nos relations économiques restent extrêmement fortes (...), nos liens culturels restent entiers et nous continuons à parler avec la Turquie", a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur France Culture Partisan d'un rapprochement avec la Turquie aujourd'hui acteur incontournable dans la gestion de la crise syrienne, M. Juppé a évoqué ses divergences avec le président Nicolas Sarkozy sur le bien fondé de cette loi.

"Nous avons eu des difficultés avec la Turquie pour une question qui a été le seul point de désaccord que j'ai eu avec Nicolas Sarkozy, la pénalisation de la mise en cause du génocide arménien", a-t-il dit.

Interrogé le 2 février sur ce sujet, M. Juppé avait déclaré qu'il n'y avait "pas de divergences au sein du gouvernement puisque, de toute façon, quand il y a des divergences, c'est le président qui préside et le Premier ministre qui décide".

"Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça s'en va. Donc je suis dans une situation où je ferme ma gueule... sur ce point très particulier que vous avez évoqué", avait-il dit.


La Turquie avait gelé fin décembre ses relations politiques et militaires avec la France après l'adoption par les députés français d'un texte condamnant la négation du génocide de 1915. La loi, votée ensuite au Sénat, a finalement été annulée par le Conseil constitutionnel mais le président Sarkozy a réaffirmé depuis sa détermination à faire adopter un tel texte.

Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a mis en garde la France contre toute nouvelle tentative de légiférer sur ce sujet. Mais malgré ces tensions diplomatiques, le président turc Abdullah Gül, en visite en Tunisie la semaine dernière, a implicitement confirmé la présence de la France lors de la prochaine réunion à Istanbul des Amis du peuple syrien.
Source : http://lci.tf1.fr/filnews/politique/paris-continue-a-parler-avec-ankara-assure-alain-juppe-7064167.html

Voir également : Le Conseil constitutionnel repousse les ingérences liberticides d'un ethno-nationalisme étranger en France

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