dimanche 29 avril 2012

Marseille : les conséquences funestes du clientélisme et de l'instrumentalisation des communautés

Schérazade Kelfaoui, "Un « vote maghrébin » en France ?", Hérodote, n° 80, 1er trimestre 1996, p. 132 :

"(...) depuis le début du siècle à Marseille, les acteurs politiques ont à la fois légitimé et instrumentalisé le communautarisme. Avec Gaston Defferre comme premier magistrat de la ville jusqu'en 1986, le communautarisme a connu un essor formidable. Lorsque Robert-Paul Vigouroux lui succède, la continuité est assurée.

Le clientélisme et l'instrumentalisation des communautés (Arméniens, Juifs séfarades, Comoriens et Maghrébins) ont eu pour conséquence (sans doute en raison de la crise ?) d'exacerber l'individualisme et l'immobilisme des différents acteurs marseillais malgré la présence de structures associatives relativement nombreuses sur le territoire communal. L'instrumentalisation à outrance du thème de la coexistence des communautés finit par devenir un véritable obstacle à toute action collective. Aussi le communautarisme marseillais contribue-t-il à conforter une forme d'individualisme encourageant le « système D »."

Voir également : La déception du socialiste arménophile Gaston Defferre devant le déchaînement du fanatisme arménien en France

Les Arméniens de Nice : communautarisme et tensions internes

Les Arméniens d'Issy-les-Moulineaux : des décennies de communautarisme

Les ravages du communautarisme en France : la course au vote ethnique arménien

Première Guerre mondiale : le conflit russo-allemand et la question de l'antisémitisme tsariste

Walter Laqueur, A History of Zionism : From the French Revolution to the Establishment of the State of Israel, New York, Shocken Books, 2003 :

"Les sionistes allemands partageaient l'enthousiasme patriotique général d'août 1914. Leur fédération escomptait que tous ses jeunes membres se portent volontaires pour le service militaire. L'Allemagne était en train de se battre pour la vérité, le droit, la liberté et la civilisation mondiale contre la tyrannie la plus sombre, la cruauté la plus sanglante, et la réaction la plus noire, telles que représentées par le despotisme tsariste. En s'alliant avec la Russie, la France et la Grande-Bretagne étaient devenues ses complices dans le crime. (...)

L'enthousiasme patriotique des sionistes allemands et autrichiens semble, rétrospectivement, singulièrement erroné, mais il est également juste d'ajouter que la guerre contre la Russie était aussi populaire en Europe de l'Est et aux Etats-Unis, les deux plus grandes concentrations juives. Après avoir reçu les nouvelles sur les défaites russes, Morris Rosenfeld, l'écrivain yiddish le plus populaire du temps, écrivit un poème qui se terminait par les mots : "Vive l'Allemagne ! Longue vie au Kaiser !" La Russie tsariste était le pays des pogroms, de Kichinev et de Homel, de l'oppression institutionnalisée. Le fait que, après le déclenchement de la guerre, la persécution des Juifs dans l'ouest de la Russie devint encore plus intense, et que des centaines de milliers d'entre eux avaient été déportés, n'a pas rendu ce pays plus populaire. La plupart des dirigeants des communautés juives de Russie et de Pologne croyaient à l'inéluctabilité d'une victoire allemande. Pour eux, comme Weizmann l'écrivait, l'Occident s'arrêtait au Rhin. Ils connaissaient l'Allemagne, parlaient l'allemand, et étaient très impressionnés par les réalisations allemandes. Et ils étaient marqués par l'histoire douloureuse des Juifs en Russie. Une victoire de la Russie n'aurait fait que perpétuer et peut-être intensifier la persécution des Juifs d'Europe de l'Est, tandis que la défaite de la Russie avait de fortes chances d'ouvrir la voie à leur libération."

Source : http://turquetto.blogspot.com/2012/04/le-comite-pour-la-liberation-des-juifs.html

Voir également : Arnold J. Toynbee : de la propagande pro-arménienne au témoignage pro-turc







Automne-hiver 1914-1915 : le rôle militaire décisif des belligérants arméniens, d'après la presse française

1914-1915 : la volonté de collaboration de la FRA-Dachnak avec l'Entente et contre l'Empire ottoman

jeudi 26 avril 2012

Raincy : le discours à la droite du FN de Sarkozy "l'Arménien" (sic)

"13h13: «J'abhorre le racisme, l'antisémitisme»
Sarkozy rappelle l'importance de la loi sur la pénalisation de la négation du génocide arménien. «On est tous l'Arménien de quelqu'un»"

Lire d'autres passages de ce discours hallucinant par ses outrances : http://www.20minutes.fr/presidentielle/924039-live-presidentielle-etre-traite-fasciste-communiste-honneur

On pourrait ajouter que sa remarque sur les communistes est malvenue, venant de quelqu'un qui a notamment voulu imposer la lecture de la lettre du "résistant" Guy Môquet dans les écoles. Mais au regard de ses zigzags (repentance mémorielle, relations avec l'Allemagne, Union européenne, politique arabe, droit de vote des étrangers, discrimination positive, etc.) au gré des sondages et des "conseils" peu judicieux de son entourage, il n'est plus à une incohérence près.

Certains militants arméniens affirmaient bruyamment qu'il ne fallait pas "une seule voix arménienne pour le FN" (évidemment en raison de l'opposition de ce parti à la loi Boyer), mais ne semblent aucunement gênés par un vote en faveur de l'UMP actuelle.

En complément, l'analyse fort à propos d'Emmanuel Todd :


Voir également : "Cohérence", "nuance" et "exactitude" chez Nicolas Sarkozy, "fin connaisseur" de l'histoire de France, comme de celle de la Turquie

A Villepinte, Sarkozy exacerbe divers communautarismes

Selon le journaliste géorgien Georges Popkhadze, Sarkozy "a besoin plus que jamais du soutien du lobby arménien"

Les ravages du communautarisme en France : la course au vote ethnique arménien

Traître à la France, Nicolas Sarkozy s'enferre dans une diplomatie tribalo-clientéliste

Le "modèle" répressif arménien et dachnak importé en France par Valérie Boyer

mercredi 25 avril 2012

Etats-Unis : le président Obama n'a pas utilisé le qualificatif de "génocide"

"U.S. President Barack Obama avoided using the term “genocide” yesterday in his annual message marking the events of 1915, dubbing the mass killings a “great disaster” (Meds Yeghern), while French President Nicolas Sarkozy was set to attend commemorations in Paris."

Source : http://www.hurriyetdailynews.com/us-france-in-meds-yeghern-remembrance.aspx?pageID=238&nID=19216&NewsCatID=339

Voir également : Isolement de l'insignifiant donneur de leçons Sarkozy (en conflit avec le Royaume-Uni, le Mexique et la Turquie) : il ne fait pas partie des "amis dignes de confiance" du président américain Obama

L'isolement impressionnant du turcophobe Sarkozy : même la droite berlusconienne le lâche

Le "Forza Hollande" de la droite berlusconienne

LE MONDE | 25.04.2012 à 09h44 • Mis à jour le 25.04.2012 à 09h44

Par Philippe Ridet

En Italie aussi, la vengeance est un plat qui se mange froid. "Je ne souhaite pas la victoire de François Hollande, mais il pourrait apporter un vent nouveau en Europe, en refusant par exemple le traité fiscal" européen, a déclaré à la presse à la Chambre des députés, Silvio Berlusconi, l'ex-chef du gouvernement italien.

Cela faisait quelque temps que la droite italienne ne s'émerveillait plus devant Nicolas Sarkozy en qui elle a longtemps vu un "Cavaliere" en mieux élevé. Elle s'était énervée passablement sur le rôle de Carla Bruni - toujours démenti par celle-ci - dans la remise en liberté par le Brésil de l'ancien activiste Cesare Battisti et dans celle, par la France, de l'ex-membre des Brigades rouges Marina Petrella pour "raisons médicales". Elevé au rang de "grand animal politique" en 2008, le président a vite été descendu de son piédestal.

Le scrutin était encore ouvert à Paris, dimanche, que Giulio Tremonti (trois fois ministre des finances de Silvio Berlusconi) ouvrait le bal des lâcheurs. "Je suis un ami personnel de Nicolas Sarkozy, a-t-il dit à la télévision, mais si j'étais français, je voterais Hollande, il partage beaucoup de mes idées." M.Tremonti a cité notamment la "réforme du système financier international".

Il a été suivi rapidement par l'ancien ministre de la culture, Sandro Bondi, ancien communiste tombé en dévotion pour M. Berlusconi. "Paradoxalement, a-t-il déclaré, on peut espérer une modification de la politique rigoriste européenne grâce à Hollande." Ayant suivi le même parcours, Giuliano Ferrara, directeur du quotidien de la droite intellectuelle Il Foglio, un temps sarkolâtre, s'est contenté d'un tweet assassin : "Le clown sanguinaire qui a conduit la première guerre décidée depuis le café de Flore [la guerre en Libye] commence à payer l'addition."

LES CORNACS ITALIENS DE MARINE LE PEN ENCHANTÉS

M. Ferrara avait conduit au mois d'octobre 2011 une manifestation sous les fenêtres de l'ambassade de France à Rome, où il avait comparé M. Sarkozy à Louis de Funès. Comme beaucoup d'Italiens, il s'était senti "humilié" par un long sourire ironique et entendu échangé par le président français et Angela Merkel, lorsque interrogés le 24 octobre 2011 sur la question de savoir si l'on pouvait faire confiance à M. Berlusconi.

"Forza Hollande" pour les uns, "Forza Marine" pour les autres. Ancien responsable de la jeunesse au sein du Mouvement social italien (droite mussolinienne) et ex-ministre de la défense, Ignazio la Russa s'est fendu d'un message de félicitations à la candidate du Front national. Le score de cette dernière réjouit également Mario Borghezio (Ligue du Nord), Daniela Santanche (ex-secrétaire d'Etat), Francesco Storace, leader du petit parti La Droite. Tous trois ont "cornaqué" Mme Le Pen lors de ses passages en Italie. Parmi ces soutiens, on trouve aussi Alessandra Mussolini, la petite fille du Duce.

Philippe Ridet
Source : http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/25/le-forza-hollande-de-la-droite-berlusconienne_1690756_1471069.html

Politique
Italie
France
Silvio Berlusconi vote François Hollande

24.04.2012 | 14:17

Par 
Ariel Dumont (Rome)

La rancœur de Silvio Berlusconi envers Nicolas Sarkozy est telle qu'il souhaite une victoire de François Hollande. Le président-candidat est également accusé d'avoir lâché l'Italie en pleine crise financière pour ne pas déplaire à Angela Merkel.

Si les proches de Silvio Berlusconi pouvaient voter en France, ils choisiraient, sans l'ombre d'une hésitation, François Hollande. Dans l’entourage du Cavaliere, à commencer par le président du Sénat Renato Schifani, les considérations idéologiques ne pèsent pas lourd face au profond ressentiment envers Nicolas Sarkozy. Le président français est accusé d'avoir lâché l'Italie dans la tourmente de la crise financière pour ne pas déplaire à l'Allemagne.
    Si j’étais Français, je voterais pour le candidat socialiste,"

a déclaré Renato Schifani devant un public stupéfait.

Cet ex-démocrate chrétien avait rejoint Forza Italia, le parti fondé par le Cavaliere en 1993 [devenu, en 2009, le PDL, Ndlr]. Lundi soir, il n’y a pas été par quatre chemins durant "Porta a porta", émission très populaire diffusée chaque soir sur la RAI Uno, première chaine du service public.

Quelques heures auparavant, Giulio Tremonti, ex-ministre du Trésor du gouvernement Berlusconi, avait fait le même choix. "Comme moi, François Hollande veut combattre la spéculation financière. Je voterais par conséquent pour lui".
Un affront impardonnable

Lundi à la mi-journée, le quartier général du Cavaliere était en ébullition. Silvio Berlusconi donnait le coup de pied de l'âne au président français:

    Nicolas a eu ce qu’il méritait. Par ailleurs, on ne peut pas remporter des élections en se baladant avec Merkel".


La plupart des grosses pointures du Pdl (Parti du peuple de la Liberté) applaudissaient ouvertement la victoire de François Hollande au premier tour.


Les proches de Silvio Berlusconi n’ont pas oublié l’affront infligé face au monde entier par le couple franco-allemand.
Il y a quelques mois, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avaient échangé des sourires d’un air entendu lors d’une conférence de presse quand un journaliste avait posé une question sur Berlusconi. Le Cavaliere était alors empêtré jusqu’au cou dans ses scandales d’orgies et de prostitution présumée avec une mineure.
Sarko champion de l'austérité

Et puis, il y a aussi et surtout, l'Europe. Pour la droite comme pour la gauche italienne, la victoire de François Hollande remettrait en cause la politique appliquée durant les quatre dernières années par le couple franco-allemand en brisant l’axe Merkel-Sarkozy.

    A court terme, la victoire de François Hollande permettrait de revoir les politiques budgétaires européennes extrêmement rigides à cause de la position d’Angela Merkel"


estime le président du Sénat italien.

Les Italiens estiment qu’un changement de timonier à l’Elysée serait bénéfique pour l'Italie. "La droite européenne représentée par Nicolas Sarkozy est trop attentive à l’austérité et pas assez à la croissance. Donc, elle ne convient pas à l’Italie" affirme pour sa part, Valerio Sorrentino.

Sur Facebook, ce conseiller communal à la mairie de Vicence qui est aussi vice-coordinateur de la section régional du Pdl, dit ce que pensent nombre de responsables de son parti. A savoir: la politique sarkozienne ne tient pas compte des intérêts de l’Italie. Et pas seulement sur le plan économique et financier.


    Nous avons laissé trop de plumes dans la crise libyenne à cause de la France, sur l’immigration, Sarkozy n’a pas voulu tenir compte de nos positions"


estime Valerio Sorrentino. Sans parler de l’affaire Battisti, l’ancien terroriste réfugié en France et défendu par Carla Bruni alors que l’Italie réclamait son extradition.
Source : http://fr.myeurop.info/2012/04/24/silvio-berlusconi-vote-francois-hollande-5297

Voir également : Italie : la turcophilie de Silvio Berlusconi

Hubert Védrine : "Un grand nombre de pays ont été heurtés par des comportements brutaux, ou par les outrances de la diplomatie d’opinion, comme la Turquie et le Mexique"

Le Financial Times corrige l'anglophobe-turcophobe Sarkozy

Douche froide pour Sarkozy à Strasbourg : David Cameron critique sa loi génocidaire débile et défend la Turquie

L'anglophobe-turcophobe Sarkozy et le prétendu "génocide" arménien : l'opinion du conservateur britannique Daniel Hannan

Isolement de l'insignifiant donneur de leçons Sarkozy (en conflit avec le Royaume-Uni, le Mexique et la Turquie) : il ne fait pas partie des "amis dignes de confiance" du président américain Obama

Quand le très honnête Sarkozy (cf. les affaires Karachi et Woerth-Bettencourt) donnait des leçons de probité à la Suisse

24 avril : la police grecque a traité les provocateurs dachnaks comme ils le méritaient

"Police hampers to hold rally near Turkish Embassy in Greece (PHOTOS)

April 24, 2012 | 16:34

ATHENS. – Police hampered the ARF Dashnaktsutyun youth to hold a rally near the Turkish Embassy on April 22.
After the memorial service at the monument to the victims of the Armenian Genocide, the participants launched a march in the New Smyrna, Azat Or reports.

The Armenian Youth with the national tricolor began to chant ’Nagorno-Karabakh is Ours’ and ’Karabakh Belongs to Armenians’ in front of the Azerbaijani Embassy.

Police took preventive measures near the Turkish Embassy, blocking the roads to the Embassy and used tear gas. The rally participants returned to the Syntagma Square in front of the Parliament and held protest action demanding the Government not to succumb to threats by the Turkish authorities and respect the freedom of speech of the Armenians in Greece."

Source : http://news.am/eng/news/102631.html

Vidéos :



Ils ne méritaient pas moins (mais pas plus non plus)...

Voir également : L'inimitié historique entre les Arméniens et les Grecs

Les Arméniens et Byzance

Guerres arabo-byzantines : comment les Arméniens ont trahi les Byzantins

Le saviez-vous ? Comment la "Grande Arménie" s'est vidée de ses Arméniens au cours des siècles

Les malheurs indicibles de la nation arménienne (d'après les chroniqueurs arméniens)

Le parasitisme des fonctionnaires arméniens de l'Empire byzantin

Le Parlement arménien refuse d'entériner les allégations génocidaires ridicules des Grecs pontiques et des Assyro-Chaldéens

Acte de sauvagerie "coutumier" à Erevan : le drapeau turc encore brûlé

Liban : allié politique du Hezbollah, le général maronite Aoun accuse la Turquie sur la question arménienne

"M. Aoun a commencé par exprimer sa solidarité avec le peuple arménien, à l’occasion de la commémoration du génocide, reprochant à la Turquie de ne pas l’avoir encore reconnu."

Source : http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/756169/Aoun+reproche_a_Sleiman_d%27outrepasser_ses_prerogatives.html

Voir également : Liban : deux Arméniens dans le nouveau gouvernement mis en place sous la pression du Hezbollah ?

Les manifestants syriens anti-Assad s'élèvent contre les alliés des nationalistes arméniens : la République islamique d'Iran et le Hezbollah

L'Université d'Arménie accorde un doctorat honorifique au chef du Amal, mouvement islamiste libanais

Le discours anti-israélien du dirigeant libanais Nabih Berri (chef du mouvement islamiste chiite Amal) applaudi par les députés du Parlement arménien

Les Arméniens et la République islamique d'Iran

La FRA-Dachnak et le tiers-mondisme arabe

Grossière duplicité de l'activisme arménien

"Les" Arabes ont-ils vraiment "sauvé" les Arméniens ? Les exactions des bandes tribales arabes contre les Arméniens durant la Première Guerre mondiale et peu après

Le rôle des chrétiens d'Orient dans le terrorisme tiers-mondiste arabe

Le prétendu génocide des chrétiens du Liban durant la Première Guerre mondiale

mardi 24 avril 2012

Akbar Ahmed et Frankie Martin font le point sur la question du génocide circassien

Putin's challenge: The Circassians and the Winter Olympics
How Putin treats the Circassians and the issue of Sochi will indicate which direction Russia will take.

Last Modified: 04 Apr 2012 13:09

This article is the eighth in a series by Ambassador Akbar Ahmed, a former Pakistani high commissioner to the UK, exploring how a litany of volatile centre/periphery conflicts with deep historical roots were interpreted after 9/11 in the new global paradigm of anti-terrorism - with profound and often violent consequences. Incorporating in-depth case studies from Asia, Africa and the Middle East, Ambassador Ahmed will ultimately argue that the inability for Muslim and non-Muslim states alike to either incorporate minority groups into a liberal and tolerant society or resolve the "centre vs periphery" conflict is emblematic of a systemic failure of the modern state - a breakdown which, more often than not, leads to widespread violence and destruction. The violence generated from these conflicts will become the focus, in the remainder of the 21st century, of all those dealing with issues of national integration, law and order, human rights and justice

Washington, DC - In James Fenimore Cooper's famous novel The Last of the Mohicans, the warrior Chingachgook emerges as the final member of his proud tribe. Although we had believed this to be a literary device from a novel, it is today a reality for the little known Circassian people, who are originally from the Caucasus.

Recently, we interviewed some of the leading figures in the Circassian community for our project on centre/periphery relations: Iyad Youghar, chairman of the International Circassian Council, and Zakaria Barsaqua, president of the Circassian Cultural Institute and member of the Council. Both organisations are based in New Jersey, where most of America's 5,000 Circassians reside.

Barsaqua is not unlike Chingachgook. He is among the last of the Ubykh, a Circassian tribe that inhabited the Black Sea coast and once numbered a quarter million people.

Today, the Ubykh no longer exist in their homeland, with around 40,000 living in Turkey and a handful of families in other countries. Their language is extinct, with the last remaining Ubykh speaker dying in 1992. Barsaqua and Youghar voiced concern that in the coming decades, the Circassian culture and identity may be completely "exterminated".

First modern genocide

The predicament of the Circassians - a mostly Muslim people who self-identify as Adyghe - originates in the 19th century, when an expanding Imperial Russia coveted their mountainous homeland. The Circassians fought so tenaciously that the Russians decided to remove them, either by death or deportation. The Circassians describe this operation as the first modern genocide and the figures cited to us were almost unbelievable.

Of a population of 2.5-3 million Circassians, the Circassians told us, around 1.5 million were killed and roughly the same number expelled, of which around half died within months of famine and disease. These figures were corroborated by many scholars from around the world.


Only a very small number of Circassians survived in the Caucasus and today, 90 per cent of the world's 5-6 million Circassians live in the global diaspora, while around 700,000 are split between three Russian republics.


The Circassians have been outraged by the selection of Sochi, a Russian resort city on the Black Sea, to host the 2014 Winter Olympic Games. Sochi was the site of the Circassian capital and the area where the Ubykh tribe made the Circassian "last stand" in 1864. The Olympics will be held on the 150th anniversary of these mass killings.


Youghar told us that the corpses of hundreds of thousands of people lie just beneath the ground and those digging in the area are finding human remains. He described Sochi as "the land of the shaheed", an honoured designation for those martyred in the cause of Islam. The Sochi Olympics, in other words, will be played on a gigantic graveyard with profound religious significance.

The Russian government, said Youghar, does not recognise that a genocide occurred. Nor does it appear to recognise that Circassians even lived in Sochi. When President Vladimir Putin gave his speech to the International Olympic Committee in 2007 to secure Russia's bid, he described Sochi as a place inhabited by ancient Greeks with no mention of the Circassians. The Olympics, noted Youghar with pain and sorrow in his voice, represented the "final nail in the coffin" of his people.

It was not always like this. The Circassians were once world-famous, the dominant force in the region and the fountainhead of Caucasian culture. They were recognised as having an ancient heritage even by the Greeks, who ironically competed with Circassians in the original Olympic Games. Circassian gods and mythology, as recounted in heroic tales known as the Nart sagas, also resemble those of the Greeks.

The traditionally nomadic Circassians were organised into tribes and clans and lived by a code of behaviour known as khabza, which stressed honour, hospitality, respect for elders, egalitarianism and liberty. This ethos helped the Circassians, renowned for their warrior prowess, to successfully defeat every major power that passed through their mountainous region, including the armies of Attila the Hun and the Mongols. Khabza would also allow the Circassians to preserve their identity through the anguish and turmoil of exile.

Proud of Muslim identity

The Circassians are also proud of their identity as Muslims and the central role they played in the history of Islam. Circassians dominated the ranks of the Mamluks, a caste of elite soldiers who were taken from the Caucasus and dispatched across the Muslim world. The Mamluks gained control of Egypt in the 13th century and played a key role in the architectural and cultural development of much of the Middle East and North Africa.


Under the famous Circassian Sultan Baibars, the Mamluks defeated both the Mongols and the remaining Crusaders in the Middle East. Baibars' victory over the Mongols was a major turning point in world history and has contributed to his heroic legacy across the Muslim world.

In the 18th century, Russia acted to exert direct control over Circassia by military conquest and was met with fierce resistance. Over time, the Circassian tribes began to more efficiently organise and formally declared Circassian independence, which was recognised by Britain in 1838.

By the 1860s, however, the Circassians proved unable to hold out any longer against Russia. One by one, the Circassian tribes were decimated with thousands killed, their lands settled by Cossacks, Slavs and others.


Those who survived the battles in the mountains were forced into camps on the Black Sea coast where they were held before being loaded on ships and cast into the frigid waters towards Turkey. Many boats sank and their passengers drowned.


Adolph Petrovich Berzhe, a Russian scholar, was an eyewitness to the suffering of the Circassians in the grim Black Sea camps:

    I shall never forget the overwhelming impression made on me by the mountaineers in Novorossiisk Bay, where about seventeen thousand of them were gathered on the shore. The late, inclement and cold time of year, the almost complete absence of means of subsistence and the epidemic of typhus and smallpox raging among them made their situation desperate. And indeed, whose heart would not be touched on seeing, for example, the already stiff corpse of a young Circassian woman lying in rags on the damp ground under the open sky with two infants, one struggling in his death-throws while the other sought to assuage his hunger at his dead mother's breast? And I saw not a few such scenes.

Those who arrived at the shores of the Ottoman Empire did not find Lady Liberty waiting to welcome the tired, poor and huddled masses. Instead, most of the men were given orders to march to the frontiers of the Empire and fight on its behalf, while the women were sent into different harems. Many preferred suicide to the fate that awaited them.

While Circassians went on to play important roles in post-Ottoman nations, often excelling in the military, they faced harsh assimilationist policies in countries like Turkey, which came to deny the Circassians existed at all.

Youghar and Barsaqua told us that the country that gives the most rights to Circassians is Israel, where they are allowed to preserve "every single aspect of our identity". Perhaps, they remember with gratitude the protection the Circassians gave their Jewish communities during the Second World War when Hitler's Nazis hunted them down.


The other country that has been warmest to the Circassians according to Youghar and Barsaqua is Georgia. It has given Circassians refugee status and has officially recognised that the Russian actions in the 19th century constituted genocide. Georgia will be the first country to build a commemorative monument to the Circassian genocide to be unveiled this May at the anniversary of the Sochi massacre.


Chronic underdevelopment

It is ironic that the staunchest friends of the Circassians have been a Jewish and a Christian nation, while Muslim nations have contributed to the destruction of their culture or ignored their plight.

Circassian identity was severely threatened by the Soviets who banned Islamic practice and cultural expression. Rather than unite the remaining Circassians into one province, the Soviets grouped them in republics with unrelated peoples to keep the ethnic nations weak and divided.

The collapse of the Soviet Union led to rejoicing among Circassians who once again tasted freedom and autonomy. In 1991, the Circassian language was declared official in all three republics. Circassians started to return from abroad, although the war in Chechnya made this difficult. 

While President Boris Yeltsin permitted varying degrees of autonomy for the Caucasian republics, the ascendency of President Vladimir Putin brought a recentralisation of government authority. Putin assumed direct control and in 2004 began to select governors by presidential decree rather than elections. This exacerbated the problem of corrupt elites who were accountable not to the people but only to Moscow, resulting in chronic underdevelopment and marginalisation.

Russia renewed policies to curb the expression of Circassian culture, prohibiting schools from teaching the language and restricting Circassian language media. Circassians also faced restrictions on travel between the republics, which required permits that were often difficult to obtain. Racial prejudice against Circassians and others from the Caucasus remained pervasive, while the actions of the notoriously brutal security forces elicited anger and protest.

These factors led to the development of an Islamic insurgency that has worsened over the last few years with constant killings, abductions and reports of widespread torture as "militants" battle security forces and those associated with the government.

The deteriorating security situation in the Caucasus, in addition to the renewed efforts of Circassians to promote awareness of their situation, has made the 2014 Sochi Olympics a crucial test for Putin and Russia. At best, the Russian decision to hold the games on the site of a human tragedy of such proportions is a case of gross ignorance and at worst, a deliberate attempt at heavy-handed cultural humiliation.

Nations which have behaved abominably with their indigenous populations, like the United States with the Native Americans and Australia with the Aborigines, have formally apologised. A Russian decision along these lines would begin the process of healing. Russia can also build trust and save lives by allowing the many Circassians now attempting to flee Syria and return to their homeland a chance to do so.

Moscow should understand well the consequences of treating peoples on the periphery with brutality and denying their identities. The plethora of states that broke away from the Soviet Union, including Estonia, Ukraine and Georgia, attest to the results of these policies. Using crude brutality in peripheral regions like Siberia or the Caucasus will not serve to stabilise Russia, but may well have the opposite effect. The old methods of Imperial Russia and the Stalinist era will not stand in the 21st century.

If Putin is to promote the modern and multiethnic "new Russia" he has cited as his vision, he must extend human rights, dignity with full respect for identity, democratic representation and economic opportunities to all citizens. This is the only way to ensure a progressive, secure and stable Russia. Such a vision would be in the tradition of the Russian humanist writers Putin admires, including Pushkin, Turgenev and Tolstoy.

How Putin treats the Circassians and the issue of Sochi will indicate which direction Russia will take. By examining and helping to rectify the errors and tragedies of history, Russia can decide its status as a major 21st century world power and at the same time, help avert the extinction of an entire people. Putin must decide if he is to be Putin the Terrible or Putin the Enlightened.

Professor Akbar Ahmed is Ibn Khaldun Chair of Islamic Studies at American University in Washington DC and the former Pakistani High Commissioner to the United Kingdom.

Frankie Martin is an Ibn Khaldun Chair Research Fellow at American University's School of International Service and is assisting Professor Ahmed on Ahmed's forthcoming study, Journey into Tribal Islam: America and the Conflict between Center and Periphery in the Muslim World, to be published by Brookings Press.

The views expressed in this article are the authors' own and do not necessarily reflect Al Jazeera's editorial policy.
Source : http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2012/04/2012446515233997.html

Voir également : La négation de la déportation tsariste des Circassiens et le rôle joué par les Arméniens dans l'expansion russo-tsariste



L'imbrication de deux réalités : le martyre des muhacir et les massacres d'Arméniens en Anatolie

Replacer la tragédie arménienne dans le temps long du déclin ottoman

La Géorgie condamne le génocide des Circassiens, à la différence de l'Arménie

Le Sénat colombien reconnaît le massacre de Khodjali comme un génocide

Colombian senate says Armenian forces committed genocide in Khojaly

24 April 2012 / TODAY'S ZAMAN, İSTANBUL
The Colombian Senate has recognized the killings of Azerbaijani civilians in the village of Khojaly in 1992 as genocide, becoming the second country in Latin America after Mexico to do so, the Azerbaijani government announced on Tuesday.


Elman Abdullayev, a spokesman for the Azerbaijani Foreign Ministry, welcomed the Colombian senate's move and said it was a “success of Azerbaijani diplomacy.”
"Colombia became the second Latin American country after Mexico, whose parliament recognized the Khojaly events as genocide," Abdullayev said at a press conference in Baku on Monday. "According to the measure, the important fact is that the crimes committed in Khojaly are described as genocide," he said.

The Khojaly massacre took place on Feb. 26, 1992 during the Nagorno-Karabakh War, which broke out between Azerbaijan and Armenia following the fall of the Soviet Union. Azerbaijan says 613 civilians were killed by Armenian forces in Khojaly.
“The measure [passed in the Colombian senate] also notes that the occupation of Nagorno-Karabakh and seven adjacent regions still continues. It says more than 1 million people have been displaced as a result,” Abdullayev was quoted as saying by the Anatolia news agency on Tuesday.

Mexico's parliament recognized the Khojaly killings as genocide in December.
Source : http://www.todayszaman.com/news-278417-colombian-senate-says-armenian-forces-committed-genocide-in-khojaly.html

Voir également : Le Sénat du Mexique qualifie le massacre de Khodjali de génocide

Histoire des Arméniens : élimination de la minorité azérie au Karabagh

Suite à la loi génocidaire "française", le parti bosniaque SDA interpelle la France sarkozienne

La Géorgie condamne le génocide des Circassiens, à la différence de l'Arménie

Un pétard mouillé à la Knesset : la session sur la "reconnaissance" du prétendu "génocide" arménien a été interrompue sous la pression du ministère des Affaires étrangères

Le Parlement arménien refuse d'entériner les allégations génocidaires ridicules des Grecs pontiques et des Assyro-Chaldéens

lundi 23 avril 2012

François Hollande favorable à une intervention militaire contre la dictature d'Assad (alliée de la FRA-Dachnak)

François Hollande veut envoyer des soldats en Syrie

Le Point.fr - Publié le 20/04/2012 à 09:04 - Modifié le 20/04/2012 à 12:02
Le candidat affirme qu'en cas d'élection la France appuierait une intervention militaire de l'ONU.

Le candidat PS à l'Élysée, François Hollande, a affirmé vendredi que, s'il était élu et si une intervention militaire en Syrie était décidée par l'ONU, la France "y participerait". "Si elle se fait dans le cadre de l'ONU, nous participerons à cette intervention", a déclaré François Hollande sur Europe 1 interrogé sur une éventuelle intervention militaire de l'ONU en Syrie pour "protéger les civils".

La France a plaidé jeudi, lors d'une réunion de représentants d'une douzaine de pays à Paris, pour un renforcement de la mission d'observateurs en Syrie, qui doit disposer de "moyens terrestres et aériens" et a imputé au régime de Bachar el-Assad les violations du plan Annan. Lors de cette réunion, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a estimé que le régime syrien n'avait pas respecté le cessez-le-feu et a jugé que les observateurs de l'ONU devaient disposer de "moyens terrestres et aériens" pour accomplir leur mandat.
Source : http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/syrie-hollande-la-france-participera-a-une-intervention-militaire-de-l-onu-20-04-2012-1453392_324.php

Voir également : Le régime des Assad déstabilisé en Syrie : un rappel des compromissions de la FRA-Dachnak, de l'ASALA et du régime arménien

Syrie : la communauté arménienne continuerait à soutenir la dictature d'Assad

Le régime arménien prolonge la durée d'exploitation de la dangereuse centrale nucléaire de Metzamor

L'Arménie prolonge la durée d'exploitation d'un réacteur nucléaire datant de l'URSS

Le Monde.fr | 19.04.2012 à 17h45

L'Arménie a annoncé, jeudi 19 avril, qu'elle prolongeait jusqu'à 2020 la durée d'exploitation du réacteur nucléaire de sa centrale controversée de Metzamor, mise en service il y a plus de trente ans et située sur une zone sismique.


Cette prolongation est "indispensable pour assurer la sécurité énergétique et l'indépendance énergétique de l'Arménie, compte tenu du temps (nécessaire) pour construire un nouveau réacteur", a déclaré le gouvernement arménien. Selon le premier ministre, Tigran Sarkissian, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a "pleinement soutenu" cette décision.

"RIEN D'EXTRAORDINAIRE"

La centrale nucléaire de Metzamor, située à seulement 30 km de la capitale Erevan, près de la frontière avec la Turquie, se trouve dans une zone sismique. Elle a été le théâtre d'un violent séisme qui avait fait 25 000 morts en 1988.


Des experts de l'AIEA ont inspecté cette centrale l'année dernière et recommandé à l'Arménie de renforcer la sécurité de Metzamor, après que l'accident de la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011 eut ravivé les craintes dans ce domaine. Ils ont toutefois affirmé n'avoir trouvé "rien d'extraordinaire".

Les autorités de l'ancienne république soviétique avaient fermé la centrale après le terrible tremblement de terre de 1988, avant d'être contraintes de la rouvrir quelques années plus tard, en dépit des objections de l'UE et des Etats-Unis, pour faire face à d'importantes pénuries d'électricité. La centrale, dont le réacteur actuel de 407,5 mégawatts a été mis en service en 1976, produit 40 % de l'énergie de l'Arménie.
Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/04/19/l-armenie-prolonge-la-duree-d-exploitation-d-un-reacteur-nucleaire-datant-de-l-urss_1688266_3244.html

Voir également : Arménie : la menace de la centrale nucléaire de Metsamor

Los Angeles : quatre membres du gang Armenian Power condamnés pour fraudes

L.A. NOW
Southern California -- this just in

« Previous Post | L.A. NOW Home | Next Post »

Armenian Power gang members convicted in identity theft scheme

March 23, 2012 |  8:08 am

Four people have been convicted in a large bank- and identity-fraud scheme run by the Armenian Power gang, federal prosecutors said Friday.


The gang ran “one of the largest identity theft schemes in California history,”
U.S. attorney’s office spokesman Bruce Riordan said in a statement.

Kristine Ogandzhanian, 28, of Burbank, was convicted Wednesday of two counts of bank fraud and four counts of aggravated identify theft.


Artush Margaryan, 28, of Van Nuys, Arman Sharopetrosian, 33, of Burbank, and Keren Markosian, 39, of Glendale, were convicted of various counts of bank fraud conspiracy, bank fraud and aggravated identity theft.

According to prosecutors, the four were involved in an identity-theft scheme that lasted more than six years and caused more than $10 million in losses to victims across four states. They used contacts inside banks to get access to their victims' bank accounts and financial information.

The four were among 20 defendants charged last year in the scheme. So far, 19 have been convicted. A final defendant was arrested earlier this year and is awaiting trial, prosecutors said.

The four defendants face a maximum of 30 years in federal prison for each count of bank fraud and conspiracy to commit bank fraud and a mandatory two years for each count of aggravated identity theft. Sentencing is scheduled Aug. 6.

[For the Record, 9:43 a.m. March 23: A previous version of the post said Ogandzhanian had been convicted Thursday.]
Source : http://latimesblogs.latimes.com/lanow/2012/03/armenian-power-gang-fraud-identity-theft.html

Voir également : Los Angeles : vaste coup de filet contre le gang "Armenian Power" (sic)

Le trafic de drogue et la diaspora arménienne

Etats-Unis : la mafia arménienne et le trafic de médicaments

Etats-Unis : grave escroquerie médicale commise par le réseau d'Armen Kazarian

La mafia des escrocs arméniens aux USA

Gangstérisme arménien aux USA : quatre morts dans un restaurant de Los Angeles

Los Angeles : une dispute entre Arméniens fait un mort

Istanbul : la perpétuité pour un Arménien coupable de crime d'honneur

Killer of inter-religious couple sentenced to life in Turkey

ISTANBUL - Doğan News Agency

An Istanbul court yesterday sentenced a Turkish citizen of Armenian origin to lifetime imprisonment, on the charge of “honor killing” for murdering his sister and her Muslim husband.


Gönay Öğmen allegedly killed his sister Soney Öğmen Vural and Zekeriya Vural in Istanbul’s Fatih district in Dec 2010.


The court ruled that the murder was “an honor killing,” despite Öğmen’s lawyer Adnan Mercan saying there were no honor killings in Christianity.


“Slain [Zekeriya Vural] reviled Öğmen’s dignity and religion. An aggravated provocation is in question. The incident happened suddenly, it was not planned,” Mercan said.

However, the court ruled that the murders were indeed “honor killings” and sentenced Vural to an aggravated life sentence for each murder. The punishment was then reduced to lifetime imprisonment due to the suspect’s good conduct in court.

The groom, Zekeriya Vural, a jeweler, was Muslim, while bride Soney Öğmen Vural’s family reportedly opposed the marriage because of his religion.


The couple was killed 11 days after their marriage. Their bodies were found in a car in the Seyitömer neighborhood of the Fatih district. An investigation revealed that the couple had died from bullets wounds to their heads and torsos.

The murderer told police that despite his sister’s desire that they have the wedding ceremony in church, Zekeriya Vural had rejected becoming a Christian.

April/17/2012
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/killer-of-inter-religious-couple-sentenced-to-life-in-turkey.aspx?pageID=238&nID=18606&NewsCatID=341

Pour rappel : Istanbul : un couple religieusement mixte victime d'un crime d'honneur de la part du beau-frère chrétien arménien

Voir également : Le crime d'honneur, une tradition arménienne ?

Marseille : retour sur un crime d'honneur arménien symptomatique

Le crime d'honneur, une tradition méconnue des chrétiens d'Orient

Crime d'honneur à Gyumri (Arménie)

Les coutumes matrimoniales des Arméniens

Les violences domestiques : un problème qui touche plus du quart des femmes d'Arménie

Le problème de la violence conjugale en Arménie

Les violences faites aux femmes et aux filles en Arménie (rapport de 2011)

Arménie : des femmes souffrent en silence

Violence au sein de la famille arménienne : le cas de Greta Baghdasaryan

mardi 17 avril 2012

Un non-sens du matraquage arménocentriste : la déportation des Arméniens de 1915 a-t-elle vraiment "inspiré" et "désinhibé" les Allemands ? L'occultation de la brutalité des méthodes de guerre des Etats occidentaux contemporains

John Horne et Alan Kramer, 1914. Les atrocités allemandes : La vérité sur les crimes de guerre en France et en Belgique, Paris, Tallandier, 2011 :

La brutalité généralisée de l'époque contemporaine, incluant celle du colonialisme allemand en Afrique noire :
 
"Rien de tout cela ne signifie que l'armée allemande soit la seule à avoir traité les civils comme des ennemis ou à avoir assouvi une vengeance sur une population vulnérable considérée comme source de résistance militaire. Les Allemands eux-mêmes, lorsqu'ils cherchent des parallèles historiques à leurs actions de 1914 pour les utiliser contre les Alliés, se tournent vers la guerre de Sécession et la guerre des Boers (1899-1902). Dans les deux cas, des civils irréguliers ont été employés par l'armée qui défendait son territoire. Dans les deux cas, les armées envahissantes se sont servies de représailles collectives contre des innocents. Les guérillas confédérées du Missouri sont combattues par des représailles brutales semi-officielles menées par les forces de l'Union. En réponse à l'illégalité de la rébellion dans son ensemble, Sherman, de la fin de l'année 1864 au début 1865, poursuit une politique de la terre brûlée à travers la Géorgie et spécialement en Caroline-du-Sud, quoique les propriétés soient davantage visées que les vies civiles. Sheridan dévaste pareillement la vallée de la Shenandoah. En Afrique du Sud, les Britanniques emploient la terreur contre la guérilla des Boers en 1900-1902, par l'incendie systématique des fermes, mais sans exécuter les civils, et par la déportation des femmes et des enfants dans des camps. Les morts dans ces derniers sont dues à une mauvaise gestion plus qu'à une politique délibérée, mais provoquent cependant un tollé général en Grande-Bretagne.

En effet, les guerres civiles et coloniales au XIXe et XXe siècles sont deux arènes prolifiques en brutalités entre soldats et civils. Les guerres civiles, par nature, brisent la distinction entre combattant et non-combattant, et visent la population civile, quoique cette tendance mène précisément au premier code de conduite militaire, le Code Lieber de 1863 rédigé par l'Union pendant la guerre de Sécession. Plus les guerres deviennent idéologiques, plus la distinction entre soldat et civil s'efface, au point que la guerre civile russe de 1918-1920 et la guerre civile espagnole sont le théâtre de massacres de civils à une échelle considérable (mais probablement pas avec l'intensité de ce qui s'est passé en quinze jours en Belgique et en France dans la seconde moitié d'août 1914). La guerre d'indépendance d'Irlande, qui pour les Britanniques est un mélange de rébellion civile et de guerre coloniale, se transforme de la même façon en une terreur autorisée par la police et l'armée contre la population civile.

Les guerres coloniales, spécialement celles contre les peuples indigènes, sont plus néfastes encore pour les civils que les guerres civiles. Des échos de cette réalité hantent les événements de 1914 de diverses manières, les Belges découvrant comme un symbole de leur propre victimisation la mutilation des « mains coupées » qu'ils ont été accusés d'avoir employée comme punition au Congo, les Allemands condamnant les Britanniques et les Français pour avoir utilisé des troupes coloniales « sauvages », et les civils belges et français comparant à l'occasion le traitement que leur infligent les envahisseurs à la guerre coloniale allemande. Toutes les puissances européennes au XIXe siècle et au début du XXe siècle, pratiquent de féroces répressions contre les peuples colonisés par des guerres inégales et par le massacre de civils. Les Allemands remportent la palme, par leur guerre génocidaire contre les Hereros et les Namas en Afrique du Sud-Ouest en 1904-1907. Mais les Britanniques mènent également une guerre brutale au Soudan et au Nigeria. Des forces militaires et paramilitaires aux Etats-Unis et en Australie massacrent leurs populations indigènes sur une large échelle." (p. 610-611)

"Il y a aussi d'autres influences. L'une des plus intrigantes est celle du monde colonial où l'Allemagne, comme d'autres puissances européennes, a mené de brutales campagnes dans le quart de siècle précédant 1914. Les idées des élites dominantes militaires et conservatrices sur l'empire colonial ne doivent pas être écartées comme exceptionnelles. La dimension européenne n'est pas éloignée de leurs esprits. Ce n'est pas pour rien que le gouvernement, les conservateurs et les nationaux libéraux ont défendu la politique coloniale contre les fortes critiques des sociaux-démocrates, des libéraux de gauche et du parti catholique du Zentrum par rapport à la guerre menée par l'armée contre les Hereros en Afrique du Sud-Ouest allemande en 1904-1907. Après leur défaite, les Hereros ont été conduits dans un désert aride, où au moins cinquante mille hommes, femmes et enfants ont péri. Il s'agissait d'une politique intentionnelle d'anéantissement, planifiée par le Grand Etat-Major. Schieffen était en contact quotidien par le télégramme avec l'armée coloniale et approuvait ses mesures. A la fin, il félicite le général von Trotha, commandant des forces coloniales, pour avoir pratiquement exterminé ce peuple. Défendant la politique coloniale au Reichstag, en 1906, le député libéral conservateur Wilhelm von Kardoff compare les mesures sévères prises contre les indigènes avec l'exécution des civils français en 1870-1871 pour collaboration avec les francs-tireurs. Selon Kardoff, les indigènes n'ont pas de place dans la mission civilisatrice de l'Allemagne : « La terre n'est pas faite pour être habitée par des cannibales. » Même s'il est difficile d'établir des connexions causales précises, la guerre coloniale est un lien dans la transmission d'idées entre la guerre de 1870 et 1914. L'expérience coloniale donne aux politiciens allemands une plus grande liberté d'expérimentation dans le comportement politique et militaire, et abaisse le seuil de violence contre les civils européens dix ans plus tard." (p. 260-261)

Les déportations allemandes de dizaines de milliers de civils belges et français (dans de mauvaises conditions et avant même l'entrée de l'Empire ottoman dans le conflit) durant la Première Guerre mondiale :

"La déportation, au moment où la France est envahie, devient fréquente, et dans le chaos des vastes mouvements de troupes, les vicissitudes des déportés pouvaient être extrêmes. Une colonne de mille prisonniers de guerre français et de trente-cinq civils fait halte le 16 septembre à Frasnes-lez-Couvin, dans la province de Namur, en route pour l'Allemagne. Trente-quatre civils, originaires de Montmirail, Meaux, Châlons-sur-Marne et Reims, sont emmenés dans une carrière et exécutés. Les Allemands prétendent qu'ils sont coupables d'espionnage, d'avoir volé les biens de soldats tombés sur le champ de bataille et d'avoir essayé d'incendier un hôpital de soldats allemands blessés. La comtesse de Villermont, chez qui logeaient les officiers allemands, a été témoin de la procédure précédant l'exécution. Selon elle, quasiment tous les condamnés étaient vieux, infirmes ou épuisés et ont été tués parce qu'ils ralentissaient la marche de la colonne. Il y a en effet un certain nombre de personnes âgées dans la liste établie par la suite. Un civil, un instituteur à la retraite, s'est échappé en se cachant parmi les prisonniers militaires, et témoigne par la suite des traitements cruels infligés aux prisonniers civils, et du fait que tous affirmaient avoir été arrêtés par erreur et accusés de façon absurde. Un officier allemand, à qui on avait affirmé que les civils étaient « des francs-tireurs, des espions, etc. », a organisé l'exécution.

Cet incident est exceptionnel dans son déroulement mais ne l'est pas en tant que preuve de la rudesse allemande envers les déportés civils. En février 1915, dix mille civils français environ, déportés pendant ou immédiatement après l'invasion, sont rapatriés d'Allemagne, où ils ont été détenus dans de mauvaises conditions dans trente et un camps à travers le pays. Entre treize mille et quatorze mille civils belges ont été déportés dans la même période. La Commission française consacre un rapport entier à ce sujet, et conclut que beaucoup de déportés ont été arrêtés sous le « faux prétexte » de résistance civile, mais que d'autres l'ont été sans explication. C'est précisément parce que beaucoup d'adultes actifs, spécialement des hommes, ont fui l'avance allemande que les déportés sont, de façon disproportionnée, des femmes, des enfants, des vieillards et des infirmes." (p. 123-125)

Les sentiments d'hostilité aux minorités dans l'Allemagne wilhelmienne et les violences en découlant :

"En 1914, le nationalisme militariste projette les identités minoritaires de l'ennemi intérieur sur l'ennemi extérieur. Les francs-tireurs sont imaginés comme des catholiques, des prolétaires et des Alsaciens-Lorrains, chacun d'entre eux considéré comme une minorité antinationale en Allemagne. L'anticatholicisme est sans aucun doute la plus importante de ces identités négatives. On doit le comprendre dans le contexte du Kulturkampf, cette campagne conduite dans les années 1870 par Bismarck avec l'appui libéral contre le catholicisme allemand. Il existe une mémoire persistante de cette campagne où les catholiques sont perçus comme une menace interne contre la cohésion du Reich, loyaux, non au nouvel Etat-nation, mais à une puissance étrangère vague." (p. 243)

"Les minorités nationales (Polonais, Danois et Alsaciens-Lorrains) sont plus directement liées à l'ennemi extérieur en 1914 en vertu d'une accusation de double allégeance. C'est particulièrement vrai des Alsaciens-Lorrains, qui sont considérés par l'armée allemande comme profrançais et susceptibles de s'engager dans une résistance de francs-tireurs. De ce fait, le même complexe mythique naît là comme sur le parcours de l'invasion en Belgique et en France, et des civils sont accusés de tirer sur leur propre armée et d'appuyer les Français. Par conséquent, les civils allemands en Alsace-Lorraine sont les victimes de la violence allemande dans de nombreux cas entre août et septembre, comme on l'a vu à Mulhouse. (...)

Dans de nombreux cas, des civils sont punis pour leur déloyauté supposée même s'il n'y a pas de massacres comme ceux qui se sont produits en Belgique et dans les départements français frontaliers. Les hommes de Hampont, en Lorraine, sont arrêtés après que les troupes bavaroises ont prétendu qu'on leur a tiré dessus depuis les fenêtres, même si une patrouille française aperçue est probablement responsable des tirs.

Les prêtres catholiques, suspectés d'appuyer l'indépendantisme en Alsace-Lorraine, sont visés, même par les régiments allemands majoritairement catholiques. A Cernay (Sennheim), le maire et le curé, ainsi que d'autres notables des villages environnants, sont arrêtés pour sympathie avec les Français, battus et exhibés dans les rues, et menacés de mort dans le cas où d'autres soldats français seraient trouvés dans le village. La population de Dalhain (Dalheim), près de Château-Salins, en Lorraine allemande, est accusée d'avoir accueilli les Français pendant leur brève incursion et d'avoir tiré sur les troupes allemandes. En représailles, un prêtre est abattu, le village incendié et la population déportée. A Saint-Maurice (St Moritz), près de Sélestat (Schlettstadt), en Alsace, dans la nuit du 18 au 19 août, les troupes bavaroises, convaincues que les villageois leur ont tiré dessus, chassent les habitants de leurs maisons, abattent nombre d'entre eux qui fuient terrorisés lorsque leurs maisons sont incendiées. (...)

Pour le nationalisme militariste allemand et sa vision du monde paranoïaque, la guerre offre l'opportunité de résoudre ces problèmes d'unité interne en externalisant l'ennemi intérieur comme faisant partie du « cercle des ennemis ». Naturellement, l'hostilité aux minorités intérieures ne fait pas partie du Burgfrieden (ou trêve politique) d'août 1914, et en réalité elle trouble la classe politique qui cherche à renforcer l'unité nationale. La colère contre l'ennemi intérieur fait partie, pourtant, de l'explosion incontrôlée de sentiments déclenchée par la guerre, et fournit un ingrédient important à l'illusion collective de la guerre des francs-tireurs." (p. 247-249)

L'impact des pratiques de la Deutsches Heer (armée du IInd Reich) sur les dirigeants du IIIe Reich, dont Hitler lui-même :

"L'invasion de la Pologne est à l'origine gouvernée par les mêmes règles de combat observées dans l'armée allemande en 1914. Le 3 septembre 1939, Himmler donne l'ordre aux unités de la SS et de la police, qui suivent les troupes régulières de la Wehrmacht, d'abattre sur place les insurgés polonais pris en train de résister ou l'arme à la main. L'armée est sujette au même genre de paranoïa « des francs-tireurs » qu'en 1914, provoquée par la nervosité des troupes inexpérimentées, par les inévitables incidents de « tirs amis », par « le tir sans raison sur des francs-tireurs [Freischärler] inexistants », mais aussi par des véritables actions d'arrière-garde conduites par des soldats ou des miliciens polonais. Des civils sont massacrés à Bromberg et Czestochowa début septembre 1939 après de tels incidents. Alors que ce sont des unités de SS Einsatzgruppen et de police, et non pas l'armée, qui sont principalement responsables de la transformation d'une telle répression arbitraire contre les civils en guerre d'extermination raciale, elles s'approprient le langage et les concepts de l'armée pour le faire. Le 21 septembre 1939, Heydrich informe les Einsatzgruppen que la raison du rassemblement des Juifs dans quelques grandes cités, préparatoire au dessein final secret de déportation dans une réserve juive en Pologne orientale, est que « les Juifs [sont] majoritaires dans les attaques de francs-tireurs et dans le pillage ». En employant l'image des francs-tireurs, et donc d'un ennemi dangereux et déloyal, une continuité cohérente peut être construite dans laquelle l'armée, elle aussi, peut perdre toute inhibition qui demeure contre le fait de tuer des civils.

Bien avant l'invasion de l'Union soviétique, Hitler déclare, dans le fameux Kommissarbefehl de mars 1941, que la Convention de la Haye (que l'URSS n'a pas signée) ne s'appliquera pas. Un ensemble d'ordres en décline les implications, et alors que l'idéologie raciale nazie, la répugnance du communisme et la peur des « atrocités » bolcheviques contribuent simultanément à la dureté anticipée contre les civils ennemis, celle-ci s'appuie aussi sur la mémoire de la guerre des francs-tireurs de 1914. Le 13 mai 1941, le maréchal Keitel donne l'ordre que les francs-tireurs soient « liquidés sans pitié par les unités de combat devant qui ils s'enfuient », et un ordre de l'OKW, du 6 juin 1941, décrète que « les agitateurs, les bolcheviques, les francs-tireurs, les saboteurs et les Juifs » doivent être exterminés. Le 11 juin, le général Müller dit aux officiers du Grand Etat-Major et aux juges des cours martiales : « leur sens de la justice doit se placer au deuxième rang derrière la nécessité de la guerre », et ils doivent « retourner à l'ancienne coutume de la guerre. Notre loi de la guerre actuelle n'a été établie qu'après la [Première] Guerre mondiale. L'un des deux ennemis doit rester sur le carreau. Les tenants du point de vue ennemi ne doivent pas être préservés, mais liquidés. Le terme de « Freischärler » [franc-tireur] englobe aussi les civils qui appellent à faire de l'obstruction (par exemple les propagandistes, les distributeurs de tracts, ceux qui détruisent les ordres allemands (sic), les incendiaires, [...], etc.). »

Hitler lui-même revient au précédent crucial de 1914. En pensant aux partisans, peu après l'invasion de la Russie, il rappelle :

« L'ancien Reich savait déjà comment agir avec fermeté dans les zones occupées. C'est comme ceci que des attentats commis contre les chemins de fer en Belgique ont été punis par le comte von der Goltz. Il a fait brûler tous les villages environnants dans un rayon de plusieurs kilomètres, après avoir fait abattre tous les maires, emprisonner les hommes, et évacuer les femmes et les enfants. Il y a eu trois ou quatre actes de violence en tout, puis plus rien ne s'est produit. »

En fait, ce souvenir est exagéré. Après le sabotage d'une ligne de chemin de fer, le 25 septembre 1914, von der Goltz avait pris des otages et menacé de représailles impitoyables en cas de répétition. Pourtant, ce qui est important, c'est l'emploi fait par Hitler de la mémoire de la guerre de francs-tireurs pour justifier l'escalade de la brutalité contre les civils en 1941.
 
En URSS, la résistance des partisans est négligeable pendant les six premiers mois de l'invasion allemande, même si, à la mi-1942, elle a déjà attiré jusqu'à cent cinquante mille combattants. Elle n'est donc pas la cause de la brutalité allemande envers les civils, même si elle l'a sans aucun doute renforcée. Dans d'autres zones de l'Europe occupée par les Allemands, l'émergence de mouvements de résistance est combattue par des représailles collectives qui s'appuient aussi sur le précédent de 1914." (p. 585-587)


Ce qui est également occulté par les militants arméniens, ce sont les épurations ethniques perpétrées par la Grèce et la Bulgarie (deux pays balkaniques qui eurent des relations étroites avec l'Allemagne impériale, notamment du fait de l'origine germanique des familles régnantes), ainsi que les déportations-expulsions tsaristes de diverses populations civiles (dont des Allemands ethniques) durant la Première Guerre mondiale. Il n'est certainement pas anodin que ces violences de masse chrétiennes-orthodoxes frappèrent également les Juifs :






Les déportations et expulsions massives dans l'Empire russe au cours de la Première Guerre mondiale

Quant à la phrase attribuée à Hitler ("Après tout, qui se souvient du massacre des Arméniens ?"), elle n'est rien d'autre qu'une affabulation éhontée : Grand jeu concours : trouvez où Hitler parle des Arméniens et/ou des Juifs dans ce discours à ses généraux (22 août 1939)

Voir également : L'inanité du concept de génocide tel que défini par Raphaël Lemkin (un juriste souvent cité par les activistes arméniens, comme si il s'agissait d'un historien compétent)

L'oppression des Juifs de Salonique par l'Etat grec









L'opposition du résistant socialiste français Daniel Mayer à l'entrée de la FRA-Dachnak au sein de l'Internationale socialiste

dimanche 15 avril 2012

Mésentente entre deux baudruches turcophobes et pro-arméniennes

Le Point - Publié le 12/04/2012 à 00:00

La première mort de Günter Grass


Par Bernard-Henri Lévy

Il y a la Corée du Nord et son tyran autiste, doté d'un arsenal nucléaire largement opérationnel.

Il y a le Pakistan dont nul ne sait ni combien d'ogives il possède, ni où, précisément, elles se trouvent, ni quelles garanties nous avons de ne pas les voir tomber, un jour, entre les mains de groupes liés à Al-Qaeda.

Il y a la Russie de Poutine qui a réussi l'exploit d'exterminer, en deux guerres, le quart de la population tchétchène.

Il y a le boucher de Damas qui en est à 10 000 morts et dont l'entêtement criminel menace la paix de la région.

Il y a l'Iran, bien sûr, dont les dirigeants ont fait savoir que leurs armes nucléaires, quand ils en disposeront, serviront à frapper l'un de leurs voisins.

Bref, nous vivons sur une planète où nous avons l'embarras du choix de l'État le plus officiellement pyromane, visant ouvertement ses civils et les peuples environnants, et menaçant le monde de conflagrations ou de désastres sans précédent depuis des décennies.

Or voici qu'un écrivain européen, l'un des plus grands et des plus éminents puisqu'il s'agit du Prix Nobel de littérature Günter Grass, ne trouve rien de mieux à faire que de publier un "poème" où il explique qu'il n'y a qu'une menace sérieuse qui pèse sur nos têtes et qu'elle vient, cette menace, d'un tout petit pays, l'un des plus petits du monde, l'un des plus vulnérables aussi et, soit dit en passant, une démocratie : l'État d'Israël.

Cette déclaration a rempli d'aise les fanatiques qui règnent à Téhéran et qui, par l'intermédiaire de leur ministre de la Culture, Javad Shamaghdari, se sont empressés de saluer l'"humanité" et l'"esprit de responsabilité" de l'auteur du Tambour.

Elle a fait l'objet de commentaires extasiés, en Allemagne et dans le reste du monde, chez tous les crétins pavlovisés qui confondent le refus du politiquement correct avec le droit à se lâcher et à libérer, en se lâchant, les relents de pensée les plus pestilentiels.

Elle a donné lieu à l'habituel et ennuyeux débat sur le "mystère du grand écrivain qui peut être un pleutre ou un salaud" (Céline, Aragon) ou, pire, sur "l'indignité morale, ou le mensonge, qui ne doivent jamais être des arguments littéraires" (moyennant quoi on permet à des foultitudes de sous-Céline, ou d'Aragon au petit pied, de se vautrer dans l'abjection...).

Mais, pour l'observateur de bon sens, l'affaire appelle surtout trois observations simples.

La misère, parfois, du grand âge. Ce moment terrible, et qui n'épargne pas les plus glorieux, où une sorte d'anosognosie intellectuelle fait tomber toutes les digues qui retiennent, d'habitude, le déferlement de l'ignominie. "Adieu vieillard, et pense à moi si tu m'as lu" (Lautréamont, "Maldoror", Chant 1).

Le passé de Grass lui-même. L'aveu qu'il fit, il y a six ans, quand il raconta s'être engagé, à 17 ans et des poussières, dans une unité de la Waffen SS. Comment ne pas y penser aujourd'hui ? Comment ne pas faire le rapport entre les deux séquences ? Entre ceci et cela, entre le Burgrave social-démocrate confessant avoir fait ses classes sous le nazisme et le salopard déclarant aujourd'hui, comme n'importe quel nostalgique d'un fascisme devenu tabou, qu'il n'en peut plus de se taire, que ce qu'il dit "doit" être dit, que les Allemands sont "déjà suffisamment accablés" (on se demande bien par quoi...) pour ne pas devenir, en plus, les "complices" des "crimes" présents et à venir d'Israël, le lien n'est-il pas, malheureusement, patent ?

Et puis, l'Allemagne. L'Europe et l'Allemagne. Ou l'Allemagne et l'Europe. Ce vent mauvais qui souffle sur l'Europe et vient y gonfler les voiles de ce qu'il faut bien appeler un néo-antisémitisme. Non plus l'antisémitisme raciste. Ni chrétien. Ni même antichrétien. Ni, vraiment, anticapitaliste comme au début du XXe siècle. Non. L'antisémitisme nouveau. Celui qui n'a de chance de redevenir audible et, avant d'être audible, dicible que s'il parvient à identifier l'"être juif" à l'identité prétendument criminelle de l'État d'Israël prêt à lancer ses foudres sur l'innocent État iranien. C'est ce que fait Günter Grass. Et c'est ce qui rend cette affaire terriblement parlante.

Je revois Günter Grass à Berlin, en 1983, à l'anniversaire de Willy Brandt.

Je l'entends, à la tribune d'abord, puis attablé au centre d'une petite cour d'admirateurs, le cheveu et le verbe drus, des lunettes à monture ovale qui le faisaient ressembler à Bertolt Brecht, son gros visage à soufflets tremblant d'une émotion feinte tandis qu'il exhortait ses camarades à regarder en face leur fameux "passé qui ne passait pas".

Et le voilà qui, trente ans plus tard, se retrouve dans l'exacte situation de ces hommes à la mémoire trouée, fascistes sans le savoir, hantés sans l'avoir voulu et qu'il invitait, ce soir-là, à se mettre en règle avec leurs inavouables arrière-pensées : posture et imposture ; statue de sable et comédie ; le Commandeur était un Tartuffe ; le professeur de morale, l'incarnation de l'immoralité qu'il pourfendait ; Günter Grass, ce gros poisson des lettres, ce turbot congelé par soixante ans de pose et de mensonge, achève de se décomposer et c'est, à la lettre, ce qui s'appelle une débâcle - quelle tristesse.
Source : http://www.lepoint.fr/editos-du-point/bernard-henri-levy/la-premiere-mort-de-gunter-grass-12-04-2012-1450711_69.php

Voir également : Dérapage "antisioniste" du turcophobe Günter Grass