dimanche 8 avril 2012

BHL se met à critiquer les méthodes de ses "amis" terroristes algériens, mais s'abstient de faire de même pour celles de ses "amis" terroristes arméniens

Son actualité
BHL à Zohra Drif : la pénitence, c’est pour tout le monde!

Le 5 Avril 2012

Marseille. Dimanche 1er avril. Nous sommes au cœur du débat qui « oppose » Bernard-Henri Lévy à  Zohra Drif, invitée, elle aussi, au colloque « Algérie : 50 ans après ».  Bernard-Henri Lévy réagit à ce que Zohra Drif qualifie de «  bombinette »: la bombe qu’elle a posée au Milk bar d’Alger, en 1956, et qui fit des dizaines de victimes.
« J’ai mal à l’Algérie quand elle traite ainsi sa mémoire, dit Bhl ». Et il poursuit : « Vous noyez le poisson… La guerre contre des militaires, contre une occupation, contre une humiliation quotidienne c’est juste. La guérilla des futurs auteurs de l’indépendance algérienne était non seulement juste mais héroïque. En revanche, franchir les barbelés avec ce que vous appelez une « bombinette », calculer d’aller la déposer dans un bar,dont on sait qu’il s’y trouvera peut-être des militaires mais qu’il s’y trouvera aussi des enfants, des adolescents, des civils, je pense que ce n’est pas juste. Ça n’apporte rien à un combat de libération. Ça n’aide en rien la cause que l’on prétend défendre. C’est contreproductif, c’est immoral, et même quand la cause est juste, c’est une tâche sur cette cause juste. Sauf si, le temps passant, et la victoire venue, on le reconnait. »

Car le fond de la relation franco-algérienne est bien là. Et BHL le rappelle avec force :  « Ce que j’ai attendu des généraux français qui ont torturé à grande échelle, c’est qu’ils se mettent en règle avec leur conscience et  leur pays, en le reconnaissant. Ils ne l’ont pas fait. Je trouve cela dégueulasse.  Ce que j’attends de vous, ce que j’attends des gens qui gouvernent l’Algérie, adossés à ce combat héroïque, c’est qu’ils disent, tant qu’il est encore temps, c’est que vous disiez, vous, qu’il y a eu, dans cette bataille juste, des moments tragiques où vous vous êtes fourvoyés . Mettre ce que vous appelez bombinette dans un couffin, dans un bar, c’est une erreur tragique, c’est un crime et ça ne participe pas de la guerre ».
L’importance de telle démarche ? « La mémoire commune », répond, Bernard-Henri Lévy. « Si nous voulons vraiment bâtir une mémoire commune, c’est-à-dire que l’on ait une histoire partagée, une histoire réversible, une histoire ou les mêmes évènements et le même sens des deux côtés de la même Méditerranée – c’est ça la vraie réconciliation c’est quand on partage une mémoire – pour arriver à cela il faut que la France reconnaisse ses fautes et ses crimes et il faut que les héros de l’indépendance algérienne reconnaissent leurs torts et leurs fautes, voire leur crime. Tant qu’il n’y aura pas ces deux efforts des deux côtés, ça n’aidera pas à cette construction de cette mémoire partagée. »
Laurence Roblin
Source : http://www.bernard-henri-levy.com/bhl-a-zohra-drif-la-penitence-cest-pour-tout-le-monde-28402.html