vendredi 17 août 2012

1944 : la fin méritée d'un soi-disant "résistant" (sic) arménien (selon la vulgate communautariste arménienne)

Jacques Robichon, Le débarquement de Provence (15 août 1944), Paris, Robert Laffont, 1962, p. 341-342 :

"L'homme, de taille moyenne, avait été attaché à un tronc de pin dans la campagne, aux environs de Bormes-les-Mimosas, et les poings liés, il affrontait avec arrogance le regard de mépris et de dégoût que jetait sur lui le lieutenant-colonel G.R. Bouvet. A quelques mètres de là, dix hommes des Commandos n'attendaient qu'un signal de leur chef pour lui « régler son compte ». Mais ce signe, en dépit de l'horreur que lui inspirait son prisonnier, Bouvet tardait à le donner.

Le captif appartenait au bataillon de l'Ost Legion qui menait la vie dure aux Commandos d'Afrique, depuis la nuit de leur débarquement. C'était un Arménien solide et trapu, noir de peau et de poil, les lèvres épaisses, coiffé de la casquette à longue visière de la Wehrmacht. Il portait un simple sous-vêtement à manches courtes, sorti de son pantalon, et sa veste d'uniforme gisait à ses pieds.

C'était cette veste qui avait attiré l'attention sur lui. Le prisonnier avait refusé de se laisser fouiller. Maîtrisé par trois gars vigoureux de la section, les poches de l'Arménien avaient livré « tout ce qu'il fallait pour prouver le vol et le meurtre » : des montres de femmes et des bagues en or ; mais surtout une horrible collection de doigts humains, exclusivement des annulaires, encore chargés de leurs alliances.

Le soldat cantonnait dans une grange voisine, et un officier et quelques hommes reçurent l'ordre de passer cette grange au peigne fin. A peine eut-il franchi le seuil, le lieutenant ressortit, et regagna le P.C. de Bouvet au pas de course.

— Mon colonel ! Il faut que vous veniez vous-même !

Bouvet y alla et se trouva, dit-il encore aujourd'hui, « devant la plus épouvantable vision de toute ma vie ». Pareil à une chauve-souris, un bébé de quelques mois, crucifié, était cloué sur le battant de la porte.

Le colonel des Commandos fit rassembler promptement les autres officiers et déclara, en allemand, que « l'armée allemande s'était déshonorée par un forfait aussi répugnant ». Le coupable ne pouvait donc être traité comme un soldat, mais bien comme un pillard et un assassin.

Ecœuré, Bouvet se détourna du prisonnier. Comme il rejoignait son P.C., des rafales prolongées claquèrent derrière lui."

Précisons que Jacques Robichon fut, comme Georges-Régis Bouvet, un combattant de la Libération (lui aussi engagé dans l'armée du général de Lattre de Tassigny).

Voir également : Les Arméniens de France sous l'occupation allemande