samedi 27 octobre 2012

"Comme celui des Tatars !"

Assemblée nationale, séance du 28 avril 1976 :

"M. le président. La parole est à M. Franceschi.

M. Joseph Franceschi. Ma question s'adresse à M. le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Monsieur le ministre, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m'indiquer les raisons exactes pour lesquelles, samedi dernier, vous avez interdit et durement réprimé, alors qu'elle s'était déroulée dans le calme et sans incident, la manifestation pacifique organisée en souvenir du soixante et unième anniversaire du massacre du peuple arménien perpétré par le gouvernement turc en 1915.

Les démocrates de ce pays expriment leur réprobation devant l'interpellation, et le fichage de plus de cent cinquante honnêtes citoyens qui étaient venus participer à un défilé d'une dignité exemplaire, dans le seul et unique but d'honorer la mémoire des 1 500 000 victimes du premier génocide du XXe siècle. (Applaudissements sur les bancs de l'opposition.)

M. le président. La parole est à M. le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

M. Michel Poniatowski, ministre d'Etat, ministre de l'intérieur. Monsieur Franceschi, les associations arméniennes organisent en effet chaque année des manifestations publiques en souvenir des massacres de la population arménienne qui ont été ordonnés par le gouvernement ottoman en 1915.

Le peuple arménien est de très vieille civilisation. Il a connu les plus grandes épreuves...

M. Joseph Franceschi. Il n'en avait pas besoin d'autres !

M. le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur. ... qui l'ont conduit très près du génocide. Après ces événements, une grande partie de cette communauté s'est réfugiée en France où elle s'est parfaitement intégrée à la population. La plupart des Arméniens ont été naturalisés et ce sont maintenant des descendants à la deuxième, à la troisième et même à la quatrième génération qui vivent au sein de la nation française.

M. Pierre Mauger. Ils ont largement payé pour la France.

M. le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur. Néanmoins nous sommes obligés de faire attention. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu à travers l'Europe, toute une série d'incidents et d'attentats contre les ambassades et consulats turcs et que l'ambassadeur de Turquie en France a été assassiné l'année dernière. Nous devons donc surveiller toutes les communautés qui peuvent, éventuellement, être à l'origine de ces attentats.

Une première manifestation commémorative s'est déroulée à Marseille ; elle n'a donné lieu à aucun incident, si ce n'est qu'un officier de paix a été légèrement mordu. (Rires sur plusieurs bancs de la majorité.)

En revanche, à Paris, de petits incidents s'étant produits pendant le défilé, la police a dû procéder à des vérifications et à des interpellations, mais la dislocation s'est effectuée dans le calme.

Je crois que nous devons à la nation arménienne beaucoup plus que de l'estime. C'est une communauté qui a réussi a survivre, avec sa civilisation et sa langue, à travers les épreuves les plus dures. Le fait que nous devions surveiller ce qui se passe, parce que les représentants diplomatiques d'un Etat sont menacés, n'enlève rien aux sentiments que nous portons aux Arméniens. (Applaudissements sur les bancs de la majorité.)

M. Guy Ducoloné [communiste]. Vous reconnaissez le génocide !

M. Jean Fontaine. Comme celui des Tatars !"

Voir également : Histoire des Arméniens : les déportations arméno-staliniennes d'Azéris

La double oppression des Azéris en Arménie soviétique

La déportation des Hemşinli (Hémichis), Arméniens islamisés, par Staline

Sud-Caucase soviétique : les déportations de divers musulmans dans les années 30 et 40

L'union sacrée de la diaspora arménienne autour du soutien à la dictature stalinienne (20 millions de morts)

La turcophobie exacerbée de l'historiographie arménienne et les buts stratégiques de l'URSS vis-à-vis de la Turquie : éclaircissement du cas de la RSS d'Arménie par celui de la RSS de Géorgie

Le contexte international de la formulation de la revendication génocidaire arménienne (1965)

Si c'est la Pravda qui le dit...

L'inanité du concept de génocide tel que défini par Raphaël Lemkin (un juriste souvent cité par les activistes arméniens, comme si il s'agissait d'un historien compétent)

Le terrorisme arménien en France : images d'archives

Les relations houleuses entre Arméniens et Maronites au Liban

Régina Sneifer-Perri, Guerres maronites : 1975-1990, Paris, L'Harmattan, 1995, p. 31-33 :

"Avec la guerre du Liban, « les arméniens retrouvèrent immédiatement les vieux réflexes de cohésion, de regroupement et de fermeture aux autres, que la période 1965-1975 avait éclipsés ». « Notre histoire propre nous a appris que les luttes intestines affaiblissent la Nation et la cause nationale » explique le Catholicos Karékine Sarkissian.

« Dès le début de la guerre, les trois partis rangés derrière le Dachnag établirent une plate-ferrite d'action politique et militaire commune baptisée du nom de « neutralité positive » (...). Ils décidèrent de ne jamais intervenir dans le conflit, ni aux côtés des chrétiens, ni, bien entendu, aux côtés des palestino-progressistes et de limiter Faction de leurs miliciens à des tâches de stricte autodéfense et de surveillance des quartiers arméniens (c'est-à-dire essentiellement Bourj-Hammoud, qui devint le lieu de repli de tous les arméniens de Beyrouth). A cette fin, le Dachnag rompit son alliance avec le parti Kataëb. Cette initiative, cependant, étonna compte tenu de la position strictement pro-gouvernementale et anti-palestinienne à la veille de la guerre ». Neutralité positive que le Catholicos Sarkissian préfère appeler « engagement positif non militaire » pour que la neutralité ne soit pas comprise dans le sens d'indifférence.

Le 10 septembre 1979, alors que Bachir Gemayel, chef des Forces libanaises, tentait de réorganiser la « résistance chrétienne » et d'unifier, non sans mal, les armes, des combats violents se déroulèrent dans la zone de Bourj-Hammoud entre les miliciens Kataëb et ceux du P.N.L. d'un côté et les groupes armés arméniens de l'autre. A la suite de ces événements qui ne dureront que trois jours, le parti arménien, Dachnag, publia un communiqué le 11 septembre dans lequel il confirma qu'une « politique de harcèlement d'obliger les arméniens à changer leur politique de neutralité positive ».

Dans « l'autre camp », le langage fut différent. L'éditorial du quotidien « Le Réveil », organe des Kataëb, d'expression française, commenta sans ménagements : « La communauté arménienne, en tant que groupe confessionnel, ne saurait se dire étrangère à l'ensemble des communautés chrétiennes du Liban. Elle est chrétienne et elle n'aurait pas été là si elle ne l'avait pas été (...). On ne peut pas être libanais et chrétien et ne pas être contre Kadhafi, contre les Palestiniens et contre le complot qui vise à chasser les chrétiens de ce pays ». (...)

En réalité Bachir Gemayel ne demandait pas plus qu'un « engagement tacite à l'égard de sa ligne politique », révéla Joseph Abou Khalil dans son livre. A ces affrontements, il donna aussi des explications géographiques : « Demeurait en dehors [de l'autorité militaire de Bachir], la région du Metn, par l'interdiction de son frère Amine qui contesta le monopole du pouvoir que se réservait Bachir et s'y opposa jusqu'au dernier moment. Même la région de Bourj-Hammoud, à la dense population arménienne, avait une certaine autonomie administrative. Elle est une extension de la région du Metn, forme une sorte de tampon entre celle-ci et le reste des régions-Est. Cela explique l'affrontement armé qui eut lieu entre les Kataëb et les groupes arméniens affiliés au parti Dachnag ».

D'un autre côté, certains milieux bien informés affirmèrent que le fond du problème était financier et résidait dans le refus des arméniens, « les plus riches du Liban », de payer des taxes a la milice des Forces libanaises (F.L.). « Le Liban est-il uniquement un marché boursier, un commerce lucratif, un appartement meublé et un pont sur lequel on passe pour aller au-delà des mers ? » 

Les événements du 10 septembre furent vite circonscrits et les affrontements cessèrent après trois jours. Mais, certains arméniens continuèrent de bouger sur le plan international, cherchant à mettre en échec l'exécution de ce qu'ils appelaient « le plan d'élimination des arméniens au Liban ». Les Kataëb et le P.N.L. continuèrent à dénoncer « la volonté autonomiste de la communauté arménienne au Liban qui a toujours refusé de s'intégrer à la Nation ». Il faut signaler à ce sujet que les considérations des arméniens étaient forcément différentes de celles des maronites. La diaspora arménienne est présente dans tout le Moyen-Orient et spécialement en Syrie. Ainsi une prise de position « aventureuse » des arméniens du Liban mettait nécessairement en danger leur coreligionnaires syriens ou libanais vivant dans le secteur musulman de la capitale."


Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, 1972-1998, Paris, PUF, 2002, p. 77-79 :

"(...) décidés à faire plier la FRA [Fédération révolutionnaire arménienne], dont les attentats du CJGA se sont étendus au Canada, où le colonel Attila Altikiat, attaché militaire turc à Ottawa, est assassiné le 27 août 1982, les Etats-Unis participent le 28 décembre 1982, à Beyrouth, à l'enlèvement, d'Apo Achdjian, chef présumé du Conseil militaire dachnak et n° 2 du CJGA.

Coup dur pour la FRA, qui s'agite dans tout Beyrouth et interpelle chancelleries occidentales et ONG pour retrouver son chef militaire et dénoncer « le terrorisme d'Etat de la Turquie du général Evren responsable du kidnapping ». L'enlèvement d'A. Achdjian a trop longtemps été présenté comme le résultat d'une « division interne entre l'aile droite du Parti (Maroukhian-Zeitlian) contre l'aile gauche (Achdjian) ». Cette version relève, sinon de la méconnaissance du phénomène dachnak, du moins de la provocation. Les auteurs de cette thèse, des chercheurs turcs et américains, créent de cette manière la zizanie au sein de la FRA et font porter le chapeau de cet enlèvement au bras politique du Parti. Depuis quand H. Maroukhian incarne-t-il la droite du Parti aux côtés de S. Zeitlian, alors qu'il est avec A. Achdjian favorable à la poursuite du terrorisme ? Au-delà du fait qu'elle affaiblit le CJGA, l'affaire Achdjian serait le résultat d'un complot mené par la CIA, le MIT [service de renseignements turc], le Mossad et les Phalangistes de B. Gemayel et préparé en pleine invasion israélienne au Liban. Malgré un démenti du gouvernement turc dans cette affaire, son service secret, le MIT, coopère avec les services de renseignements israéliens, eux-mêmes en relation avec le Kataëb. A. Achdjian a été enlevé à Beyrouth-Est, dans une zone sous contrôle phalangiste, ce qui impliquerait au moins la passivité des services de sécurité du Parti maronite. Selon la FRA, B. Gemayel, instigateur potentiel de l'enlèvement, veut la faire payer pour sa neutralité positive dans le conflit libanais. Fadi Frem, commandant général des Forces libanaises, opposées au parti Kataëb, corrobore cette thèse en déclarant que « l'enlèvement le 28 décembre 1982 d'A. Achdjian est l'œuvre des services secrets turcs qui avaient agi très habilement ». (...) 

Alors que les députés sunnites boycottent l'élection de septembre 1982, les députés dachnaks assurent une présence de principe à l'élection présidentielle gagnée par B. Gemayel, l'homme de l'opération antiarménienne de 1979. Mais opposée à l'élection de l'ex-président C. Chamoun, profanateur du monument dédié au génocide arménien de Bikfayah, la FRA croit qu'il existe toujours un Etat libanais, même à ces heures les plus noires de la guerre civile. N'ayant, à ses yeux, pas le choix, la FRA apporte ses voix à la victoire de B. Gemayel. La constitution a ses contraintes que la neutralité positive n'est pas en mesure de régler. Après l'assassinat du nouveau président en septembre 1982 et les massacres de Palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila, l'élection d'A. Gemayel à la présidence de la République accélère la création d'un réduit maronite à l'est de Beyrouth."


Voir également : "Les" Arabes ont-ils vraiment "sauvé" les Arméniens ? Les exactions des bandes tribales arabes contre les Arméniens durant la Première Guerre mondiale et peu après

L'inimitié historique entre les Arméniens et les Grecs

Les malheurs indicibles de la nation arménienne (d'après les chroniqueurs arméniens)

La FRA-Dachnak et le tiers-mondisme arabe

vendredi 26 octobre 2012

Procès à Nice : "On n'est pas des mafieux"

Nice ›
Procès des Arméniens : « On n'est pas des mafieux »


Publié le jeudi 25 octobre 2012 à 07h05 

On s'attendait à un « Miro » combatif, niant tout, interprétant à sa manière ses propos au téléphone enregistrés par les enquêteurs, on n'a pas été déçu !
Tout au long de ses trois heures et demi d'audition, hier (1), celui que le ministère public présente comme le chef de clan, le parrain de la mafia arménienne sur la Côte d'Azur, a nié en bloc toutes les accusations portées contre lui : du trafic de fausse monnaie au proxénétisme, du blanchiment à l'association de malfaiteurs.

C'est bien simple : pour ses avocats, Mes Gérard Baudoux et Dominique Garelli, Mirdat Assatrian, alias Miro, 49 ans demain, ancien champion d'Europe de lutte installé à Nice depuis vingt ans, ne serait qu'un « mégalomane ». « Les Arméniens aiment bien se vanter », a-t-on même entendu...

Ses nombreux amis massés dans la salle n'ont d'ailleurs pas hésité à éclater de rire à plusieurs reprises,
histoire de bien souligner que le principal prévenu ne serait qu'un benêt...

La présidente du tribunal correctionnel, Colette Moreau-Zalma, n'a cependant pas baissé la garde, revenant parfois à la charge sur des points déjà évoqués. Comme celui avec lequel elle a attaqué l'interrogatoire de Miro : sa proximité supposée avec un certain Abdullah Erzanoukaev, un Tchétchène assassiné l'an dernier à Nice, en même temps qu'un Arménien, et considéré comme un chef de clan mafieux.

De pirouettes en dérobades

« Oui, je le connaissais, c'était un Tchétchène »,a admis Miro. « Dans une écoute téléphonique,reprend la présidente, Erzanukaev parle de vous, de ce qui se passe dans l'église arménienne. Il semble vous tenir en haute estime, comme quelqu'un jouissant d'un grand prestige... Il s'inquiète de vous savoir en prison... Curieux si vous êtes un vantard ? » Assatrian s'en tire par une pirouette : « Moi aussi, je me suis inquiété l'an dernier... pour que Sarkozy soit réélu. »

De telles dérobades, il y en a d'autres. A l'en croire, quand on lui parle de faux billetsau téléphone, il ne demande pas s'ils sont « de bonne qualité » : « La traduction ne correspond pas. J'ai dit : " si ça se roule bien, tu le mets dans ton derrière ", dans le sens où ça ne m'intéresse pas... »Autre exemple : lorsqu'il prend rendez-vous avec l'un des autres prévenus, à l'issue de la garde à vue de ce dernier, c'est pour tenter de le réconcilier avec sa femme. Le proxénétisme, les deux filles qu'il reçoit à Nice ? « La femme d'un ami et sa sœur... »La présidente : « Vous dites : " si elles sont bonnes, on pourra les baiser "... »Réponse de Miro : « On est humain, c'était une blague... On n'est pas proxénète pour ça ! »

Alors, « voleur dans la loi » (2), Mirdat Assatrian ? « On me présente comme ça, mais j'ai fait mon service militaire, j'ai fait des études, j'ai travaillé. Un "voleur dans la loi" n'a pas le droit d'avoir fait tout ça, sinon il quitte l'organisation. Quand j'ai été arrêté, les enquêteurs m'ont demandé d'être leur indic, mais j'ai refusé. Voilà pourquoi ils disent que je suis un chef de clan. »

FRANCIS LUMINEAU

flumineau@nicematin.fr

1. Voir nos éditions depuis lundi. Le procès doit se terminer le 2 novembre.

2. Les mafieux dans l'ex-URSS.
Source : http://www.nicematin.com/nice/proces-des-armeniens-%C2%AB-on-nest-pas-des-mafieux-».1031768.html

Pour rappel : Nice : une vingtaine de prévenus, notamment arméniens, à la barre

Nice : un clan de mafieux arméniens jugé

jeudi 25 octobre 2012

Ille-et-Vilaine : une réfugiée arménienne détient des preuves des risques encourus en cas de retour en Arménie

"Mardi 16 octobre 2012, direction l'Ille et Vilaine, avec une opposante politique au régime arménien contrainte de quitter son pays en 2009. Veuve, elle a fui vers la France avec son fils âgé de 13 ans. Elle a déposé une première demande d'asile, rejetée en 2011. Elle part alors pour deux mois en Russie, avant de revenir en France à Rennes, où elle obtient la réouverture de sa demande d'asile, avec de nouvelles preuves des risques encourus en cas de retour en Arménie. La préfecture d'Ille et Vilaine vient de lui délivrer une OQTF, sans même attendre le résultat de sa demande d'asile."

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/fini-de-rire/221012/obligation-de-quitter-la-vie-de-famille

mardi 23 octobre 2012

Nice : une vingtaine de prévenus, notamment arméniens, à la barre

Le gang des faux billets à la BARRE

Créé le 23/10/2012 à 06h56 -- Mis à jour le 23/10/2012 à 06h56

Justice Une vingtaine de prévenus, notamment arméniens, sont jugés à Nice pendant quinze jours

Milieux mafieux, nébuleuses... Au total, ils sont dix-huit prévenus (trois personnes sont toujours recherchées) à comparaître, depuis ce lundi et pour deux semaines, devant le tribunal correctionnel de Nice, pour une vaste affaire de fausse-monnaie. « De nombreuses écoutes téléphoniques, menées en septembre 2010 dans le cadre d'une procédure pour proxénétisme aggravé, avaient permis de suspecter l'existence de ce trafic, a rappelé la présidente Colette Moreau-Zalma. D'autres surveillances avaient ensuite conduit à l'interpellation de plusieurs personnes, le 2 mars 2011 à Menton. » A la barre, Arman confirme avoir joué les intermédiaires « par amitié » pour « Garen », considéré comme étant, avec son père « Roubo », à la tête du réseau. De mars à décembre 2010, cet Arménien de 51 ans aurait ainsi participé, comme d'autres « revendeurs » à plusieurs transactions.

Un fournisseur italien
Contrefaites, les petites-coupures de 10, 20 ou 50 euros étaient achetées, en moyenne, trois fois moins cher que leur vraie valeur (et les transactions pouvaient aller jusqu'à 30 000 euros). Les billets étaient ensuite écoulés sur la Côte-d'Azur mais aussi dans la région lyonnaise et en Belgique. Le fournisseur présumé de cette fausse monnaie ? Il est à nouveau identifié par ce premier prévenu : Il s'agit d'Antonio, un Franco-italien de 73 ans, membre fiché de la Camorra et sous le coup d'un mandat d'arrêt en Italie, selon l'instruction.Cette dernière met aussi au jour le profil singulier de plusieurs protagonistes de cette affaire. Elle implique notamment un prêtre arménien, que l'enquête soupçonne d'avoir hébergé des réunions dans son église du boulevard de la Madeleine, à Nice. Mais également un autre homme, considéré comme étant le chef azuréen du milieu russophone et que les premiers prévenus ont déjà tenté d'écarter. « Il n'était pas au courant. Il n'aurait jamais laissé faire Artak (son neveu, un autre intermédiaire présumé de 24 ans, ndlr) », a dit l'un d'entre eux.
Fabien Binacchi
Source : http://www.20minutes.fr/article/1027888/gang-faux-billets-barre

Pour rappel : Nice : un clan de mafieux arméniens jugé

lundi 22 octobre 2012

Nice : un clan de mafieux arméniens jugé

Le clan des mafieux arméniens devant les juges à Nice

Publié le lundi 22 octobre 2012 à 07h10

Vingt prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel de Nice à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 2 novembre, pour trafic de fausse monnaie, proxénétisme ou blanchiment d’argent


On les appelle les « voleurs dans la loi ». On, c'est la police française. Toutes les polices européennes emploient aussi ce vocable.
Les médias russes également, qui en font un synonyme de mafieux. En juillet 2011, un site internet russe anglophone titrait : « La mafia de l'ancienne URSS à la conquête de la France ».

Il y était question des activités des « voleurs dans la loi » ex-soviétiques dans plusieurs villes disséminées à travers l'Hexagone, dans des villes parfois pas plus réputées à l'étranger que Caen ou Poitiers. Dans l'article, Nice, encore plus que Marseille, tenait la vedette : on y parlait, notamment, du double meurtre du boulevard François-Grosso, le 6 mai 2011. Celui d'un Tchétchène, Abdulla Erzanukaev, et d'un Arménien, Edouard Margarian, tous deux considérés comme des chefs de clan.

Juge de paix

Quel rapport avec le procès qui s'ouvre ce lundi, et pour deux semaines, au palais de justice de Nice pour trafic de fausse monnaie, proxénétisme et blanchiment ? Certains des prévenus, à commencer par l'ancien champion de lutte Mirdat Assatrian, auraient bien connu les deux victimes, selon l'accusation.
Présenté comme le juge de paix du clan arménien de la Côte d'Azur - ce qu'il nie - Assatrian aurait réconcilié Tchétchènes et Arméniens, qui se faisaient la guerre, au cours d'une mémorable soirée passée début 2011 avec Erzanukaev… à l'église arménienne du boulevard de la Madeleine.

Ce fait, parmi bien d'autres, a fait culminer le conflit toujours ouvert au sein de la communauté arménienne. Il en sera peut-être question lorsque le cas d'un prévenu peu ordinaire, l'ancien curé arménien de Nice, le père Vatché, sera examiné.

Trois faux euros pour un vrai

Voilà pour l'ambiance et le contexte général. Dans les faits, c'est essentiellement le trafic de fausse monnaie, découvert en septembre 2010, lors d'écoutes concernant une affaire de proxénétisme, qui préoccupera les magistrats. Avec son corollaire inévitable du blanchiment. Un trafic qui n'implique pas la totalité des prévenus, tous d'origine arménienne sauf deux, d'origine italienne.

Il étendait ses ramifications jusqu'à la région lyonnaise, la Belgique, l'Allemagne. Voire plus loin… D'après l'accusation, un pivot arménien organisait le trafic depuis Nice. Il contactait les clients, généralement Arméniens eux aussi, avec l'aide notoire de son fils, cogérant d'un commerce de Menton jugé par les enquêteurs comme l'une des principales lessiveuses, tandis qu'un Italien se chargeait de fournir les faux euros - trois pour un vrai - fabriqués à Naples. Le trafic aurait porté sur des dizaines et des dizaines de milliers d'euros.

A bien des égards, ce procès pourrait bien rester dans les annales comme « the big one » pour les mafias de l'ex-bloc soviétique sur la Côte d'Azur, voire en France. A moins que les avocats de la défense ne parviennent à dégonfler l'accusation.
Source : http://www.nicematin.com/nice/le-clan-des-mafieux-armeniens-devant-les-juges-a-nice.1028647.html

Début lundi à Nice du procès singulier d'un trafic de faux billets

Créé le 21-10-2012 à 21h50 - Mis à jour le 22-10-2012 à 06h40

NICE (Sipa) -- Le procès d'un trafic de faux billets d'euros, sur fond de mafias arménienne, italienne et russophone, s'ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Nice (Alpes-Maritimes) .

Vingt-et-un prévenus et une société privée devront notamment répondre de "transport, mise en circulation, détention de monnaie ayant cours légal contrefaisante ou falsifiée commis en bande organisée", "blanchiment" mais aussi, pour certains, de proxénétisme aggravé, de trafic de stupéfiants ou de violences aggravées.

Le procès devrait durer deux semaines.

Le réseau avait été découvert, par hasard fin 2010, lors d'écoutes téléphoniques mises en place par les policiers qui enquêtaient sur une affaire de proxénétisme aggravé. En quelques mois, les investigations avaient pu déterminer qu'un trafic de faux billets était organisé par plusieurs personnes de la communauté arménienne vivant à Nice et Menton et présumées liés à des réseaux mafieux. Les premières arrestations étaient opérées lors d'une transaction à Menton, le 2 mars 2011.

Un père et son fils, "Roubo" et "Garen", sont notamment soupçonnés d'être au coeur du trafic qui concernait principalement des petites coupures de 10, 20 et 50 euros, selon l'accusation. Les deux individus seraient les principaux intermédiaires entre leurs clients et le fournisseur présumé de faux billets, un Franco-Italien fiché comme membre de la camorra, sous le coup d'un mandat d'arrêt en Italie et qui serait secondé lui aussi par son fils. Les faux billets, achetés en moyenne trois fois moins cher que leur vraie valeur, étaient écoulés, par le biais d'autres intermédiaires de la communauté arménienne sur la Côte-d'Azur mais aussi dans la région lyonnaise ainsi qu'en Belgique et en Allemagne. Certains suspects ont reconnu des transactions pouvant aller jusqu'à 20.000/30.000 euros, d'autres réfutent totalement leur implication dans ce dossier. Le montant du trafic est estimé à plusieurs dizaines de milliers d'euros en faux billets.

Lors des différentes perquisitions effectuées aux domiciles des uns et des autres, des sommes d'argent en espèce ont parfois été retrouvées. Plusieurs des prévenus, souvent sans emploi et bénéficiaires d'aides sociales, avaient un train de vie bien supérieur à leurs revenus officiels (appartements luxueux, voitures de grosses cylindrée, fortes sommes misées dans les casinos de la Côte-d'Azur) ce qui leur vaut d'être également cités à comparaître pour "non justification de ressources".

Les personnes impliquées dans ce dossier ont des profils atypiques. On retrouve, entre autres, un possible financier résidant lituanien, qui possède des participations dans de nombreuses sociétés et un prêtre arménien soupçonné d'avoir abrité dans son église niçoise des réunions de mafieux liés de près ou de loin au réseau de faux billets. Un homme, considéré par les enquêteurs comme le pivot central du réseau en raison de sa forte influence dans le milieu arménien, est aussi sur le banc des prévenus. Il est soupçonné d'être le chef régional de la très redoutée mafia russophone "Les voleurs dans la loi".

Plusieurs affaires dans l'affaire seront également examinées lors de ce procès fleuve: en particulier du trafic de stupéfiants, une histoire de violence volontaire et des faits de proxénétisme aggravé à l'encontre de certains prévenus, suspectés d'avoir fait venir et pris en charge des filles de l'Est pour les mettre sur les trottoirs, entre autres, de Monaco et Saint-Tropez.

xnic/sb
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121021.FAP1323/debut-lundi-a-nice-du-proces-singulier-d-un-trafic-de-faux-billets.html

Voir également : Les Arméniens de Nice : communautarisme et tensions internes

Edvard Margaryan : mort d'un "voleur dans la loi" (sic) arménien

Nice : un Arménien de Géorgie suspecté de double homicide

Proxénétisme arménien à Nice

Deux Arméniens parmi des faux-monnayeurs arrêtés dans les Alpes-Maritimes

Nice : les truands arméniens pourraient encore faire parler d'eux

Nice : un homme d'affaires arménien séquestré à cause d'un litige clanique/familial

Vannes : condamnation de sept vendeurs pour trafic de voitures d'occasion

Vannes

Voitures d’occasion trafiquées dans le Morbihan : sept vendeurs condamnés


Justice jeudi 18 octobre 2012

Après comparution devant le tribunal de Vannes le 18 septembre dernier, six Russes et un Arménien ont été reconnus coupables de tromperie, ce jeudi, pour avoir maquillé le kilométrage de 170 voitures d’occasion, achetées dans le Grand Ouest mais aussi en Allemagne et qu’ils revendaient sur internet trois à cinq fois leur prix d’achat, évalué souvent à 1 000 €. Le trafic a duré quatre ans à partir du Morbihan.

Ces hommes ont été condamnés à des peines s’étalant de neuf mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans à un mois de prison avec sursis, en passant par 50 jours amendes à 6 € ou encore 100 jours amendes à 10 €. Plusieurs des ces coupables ont aussi été condamnés pour avoir perçu des aides sociales alors qu’ils ne déclaraient pas leurs revenus issus de ces ventes de voitures. Ils devront rembourser ces sommes, atteignant 14 500 € pour l’un, aux organismes sociaux et également dédommager les 61 victimes, en moyenne 1 200 € chacune, qui avaient acheté ces voitures trafiquées.
Source : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Voitures-d-occasion-trafiquees-dans-le-Morbihan-sept-vendeurs-condamnes_40771-2124071-pere-bre_filDMA.Htm

vendredi 19 octobre 2012

"N'ont-ils pas [les Turcs] détruit, paralysé les modestes cultures grecque, arménienne, slave, sous le poids de leur militarisme, orgueilleux et paresseux ?" (Mikaël Varandian)

Sami Sadak, "Les musiques. Expressions d'une société en mutation", in Semih Vaner (dir.), La Turquie, Paris, Fayard, 2005, p. 614 :

"L'histoire retient trois grandes régions qui ont été les creusets d'une civilisation où s'est développée la musique arménienne : l'Arménie occidentale et sa capitale intellectuelle Istanbul, le royaume de Cilicie et l'Arménie transcaucasienne.

Les Arméniens appartiennent à trois confessions : les monophysites, dits grégoriens, qui constituent la majorité, les catholiques et les protestants. Dans l'Istanbul cosmopolite, la diaspora arménienne a développé une musique au contact des autres communautés ottomanes. Nikogos Aga, maître de musique à l'Enderun, Kemani Agopos, Udî Hirant, Udî Kirkor, Tatyos Efendi, Bimen Şen ont été des musiciens et compositeurs qui ont marqué la vie musicale de l'Empire et leur renommée est encore vivace dans tout le Moyen-Orient. Le compositeur Hampartsoum Limondjian (1768-1839), disciple du grand Dede Efendi, a pu sauver les joyaux de la musique savante ottomane grâce au système de notation musicale qu'il a développé.

Un des grands courants de la tradition arménienne est l'art des achougs, troubadours itinérants s'accompagnant au luth à long manche qui chantaient leurs propres poèmes ou des épopées comme leurs compères turcs d'Anatolie. Leurs chants sont encore pratiqués, tels ceux d'Achoug Keram ou de Sayat Nova."

mardi 16 octobre 2012

Le repentisme hautement débile de François Hollande

Ineptie
Publié le 16 octobre 2012

Esclavage : l’absurde repentance de François Hollande


Faire table rase du passé, c'était un peu le mot d'ordre de François Hollande lors de sa visite en Afrique pour le 14ème sommet de la francophonie. Outre la démocratie, il a voulu marquer les esprits sur sa prise de position concernant l'esclavage pour lequel il a exprimé des regrets plutôt inattendus.


Maxime Tandonnet

Le président vient de se prononcer à Dakar pour une « réparation » du crime que fut l’esclavage.  Ce mea culpa me paraît discutable dans la mesure où l’esclavage se confond avec l’histoire de l’humanité et non pas avec l’histoire de France, comme le montre un expert de ce sujet:

« L’esclavage est une période de l’histoire universelle qui a affecté tous les continents, simultanément parfois, ou en succession. Sa « genèse » est la somme de tout ce qui est advenu pendant un temps indéterminé dans divers lieux. La traite africaine des esclaves vers le Maghreb, puis en Europe, qui est à l’origine de l’esclavage en Afrique noire, n’a fait que prendre la relève des traites qui duraient depuis des siècles en Asie, sur le continent européen et autour de la Méditerranée. Les Slaves ont fourni leur contingent de « slaves », les Esclavons, d’esclaves, nos ancêtres les Gaulois vendaient régulièrement leurs captifs d’Angleterre aux Romains, les Vikings en capturaient et en vendaient au long de leurs cabotages. Pirates musulmans et chrétiens se capturaient mutuellement… L’esclavage était amorcé depuis longtemps et il faudrait, pour l’expliquer en Afrique, en expliquer l’apparition sur le continent euro asiatique. Pourtant c’est paradoxalement en Afrique, le dernier des contingents ayant fourni la traite, que l’on cherche encore une explication originelle à l’esclavage. » Claude MEILLASSOUX Anthropologie de l’esclavage le ventre de fer et d’argent – PUF 1986.

Ce n’est donc pas la France, par la voix de son président, qui devrait se repentir, mais l’humanité toute entière. Quand « Matignon » annonce que sont à l’étude les « moyens de réparer l’esclavage », à quoi pense-t-on? A réparer l’histoire de l’humanité depuis les origines ? Je doute que le budget de l’Etat, avec son déficit de 5,2% du PIB, y suffise…Bref, au fond, ne faudrait-il pas tout simplement, dans cette logique, se repentir d’être des hommes?

Ajoutons que ce repentir français à propos de l’esclavage est d’autant plus étrange que la France a été le premier pays de l’histoire du monde à abolir l’esclavage, par décret de la Convention du 27 avril 1794, montrant ainsi l’exemple, avant même le décret du 4 février 1848 de la Seconde République, rendant cette abolition définitive. Napoléon Ier, la Restauration puis la monarchie de Juillet et la Seconde République ont à plusieurs reprises interdit « la traite négrière« . Un jour, en 2008, en visite au Gabon, j’ai fait la connaissance d’un haut fonctionnaire d’une soixantaine d’années, grand, mince, petite moustache. « Les Gabonais ont un regret me dit-il de se voix grave et douce, celui de s’être séparés de la France en 1960. La France, nous l’aimons comme notre propre pays en souvenir des navires de guerre français, qui sillonnaient les côtes africaines, au XIXème siècle, pour frapper les trafiquants d’esclaves. »

Qu’il y a-t-il derrière l’idéologie de la repentance en général? La haine de soi bien sûr, la haine de la nation, la haine de la France. On efface les victoires, les moments de gloire, de grandeur et de réussite mais on s’invente, on se fabrique des crimes à soi, des crimes odieux dont on s’accable avec délectation pour mieux s’auto-détester. Comment ensuite, accepter d’appartenir à un pays aussi coupable ? Dès lors on encourage la dissolution, la fragmentation, les particularismes, le repli identitaire, au détriment de la communauté nationale. La repentance exacerbée est un moyen détourné, dissimulé, masqué bien entendu, de se débarrasser de la France en catimini. Elle ouvre la voie à la division et à la discorde civile, préparant ainsi de futurs malheurs.
Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/esclavage-absurde-repentance-francois-hollande-maxime-tandonnet-513912.html

Voir également : François Hollande et l'Histoire : les perles d'un cancre

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lundi 15 octobre 2012

Vallaud-Belkacem (la même qui veut "interdire la prostitution") parle de "réparation morale" à propos de l'esclavage

Vallaud-Belkacem parle de "réparation morale" liée à l'esclavage

Le Monde.fr avec AFP | 14.10.2012 à 16h46 • Mis à jour le 14.10.2012 à 17h07

Après la confusion qui a régné vendredi au sujet d'éventuelles réparations financières sur les conséquences de la traite des Noirs, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a finalement clarifié la position du gouvernement, dimanche 14 octobre sur Canal + : "C'est de réparation morale que l'on parle ,et c'est de la capacité de notre pays à construire l'avenir", a-t-elle déclaré.

Vendredi, alors que Matignon s'était dit "très ouvert" à des réparations, y compris financières, et avait annoncé la tenue prochaine d'une "réunion interministérielle" sur le sujet, François Hollande en déplacement à Dakar avait du se distinguer de son premier ministre.

"Construire l'avenir, ça veut dire reconnaître ce qui s'est passé dans le passé, par exemple faire travailler nos universitaires français avec nos universitaires africains, il y a beaucoup de choses à gagner d'un tel travail commun pour faire en sorte que, de part et d'autre, on connaisse parfaitement cette histoire et qu'elle ne se répète jamais", a-t-elle poursuivi.

"Et puis, ça veut dire tout simplement construire une relation diplomatique, économique, une relation faite de respect avec les partenaires africains."
Alors qu'on lui faisait remarquer qu'il s'agit davantage de "bonnes relations", plutôt que de "réparations", elle a répondu : "La reconnaissance de ce qui s'est passé, c'est ce qu'on appelle la réparation morale."

LA JUSTICE, L'ÉDUCATION...

Selon elle, les associations demandant réparation voulaient "que l'Etat français et le président de la République en particulier ne minimisent jamais ce qui s'est passé sur l'île de Gorée en y allant, en disant à quel point cette histoire avait été tragique. Le président de la République a fait son travail et il l'a bien fait", a-t-elle dit. En voyage au Sénégal, François Hollande est allé vendredi commémorer le souvenir des victimes de l'esclavage en visitant la "Maison des esclaves", sur l'île de Gorée, au large de Dakar.

Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) a indiqué avoir été reçu par des conseillers du premier ministre Jean-Marc Ayrault, "pour discuter des réparations liées à l'esclavage". Une réunion interministérielle sur cette thématique devait être organisée d'ici au 8 novembre, selon le CRAN.
Selon une source interrogée vendredi à Matignon, "les réparations ne seront pas seulement, et peut-être même pas du tout financières, mais passeront aussi par la justice, l'éducation... toutes les pistes sont possibles".
Source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/10/14/vallaud-belkacem-parle-de-reparation-morale-liee-a-l-esclavage_1775260_823448.html

Est-elle seulement au courant que les Africains subsahariens actuels (à l'exception des habitants de la Sierra Leone et du Liberia non-francophones, issus en partie d'esclaves d'Amérique libérés) descendent au pire des victimes ou des responsables de l'esclavage interne au continent africain ? Que l'immense majorité des Français n'a strictement rien à voir, de près ou de loin, avec le commerce triangulaire ? Que la Ve République n'a juridiquement rien à voir non plus, puisque l'esclavage a été aboli par la IIe République et que la traite avait été déjà combattue sous la Restauration ? Que le colonialisme de la IIIe République a lutté contre l'esclavage en Afrique ?

Voir également : Jean-Pierre Chevènement s'élève contre la dérive "victimaire" et communautariste du PS

François Hollande et l'Histoire : les perles d'un cancre

dimanche 14 octobre 2012

Soutien à la "cause" tsigane : certains devraient relire leurs "classiques"

"La "Roma Pride" : une marche pour dire non aux persécutions

Modifié le 05-10-2012 à 12h40

Par Benjamin Abtan
Mouvement antiraciste européen

LE PLUS. Ce vendredi 5 octobre, le Conseil constitutionnel a rendu sa décision concernant la loi du 3 janvier 1969, ne la censurant que partiellement et maintenant l'obligation du titre du transport pour les gens du voyage. Le Mouvement Antiraciste Européen (EGAM) dénonce une décision scandaleuse, qui "légalise" une discrimination, et organise une marche européenne en guise de protestation. (...)

Benjamin Abtan, Président du Mouvement Antiraciste Européen EGAM, Alain Daumas et Francine Jacob, Président et Vice-Présidente de l’Union Française des Associations Tsiganes – UFAT, Cindy Léoni, Présidente de SOS Racisme, Tony Gatlif, Cinéaste, Bernard-Henri Lévy, Philosophe, Jonathan Hayoun, Président de l’Union des Etudiants Juifs de France, Cindy Pétrieux, Présidente de la Confédération Etudiante – Cé, Benjamin Stora, Historien, Rona Hartner, Chanteuse, Claudine Bouygues, Adjointe au Maire de Paris en charge des droits de l'Homme, de l'intégration, de la lutte contre les discriminations et des citoyens extracommunautaires, Milo Delage, Président de France Liberté Voyage, Henri Weber, Député européen, Jean-Luc Bennahmias, Député européen, Emmanuel Zemmour, Président de l’UNEF, Emile (Baba) Scheitz, Président de l’AFGVIF, Fernand (Yaca) Maraval, Président de Alerte L’Indien, Bernadette Hétier, co-présidente du MRAP, Thierry Marchal-Beck, Président des Jeunes Socialistes, Jean-Louis Malys, Secrétaire National de la CFDT, Marcel Hognon, Président du Mouvement Intellectuel Tsigane – MIT, Néziri (Metzo) Nedzmmedin, Président du Centre Culturel Des Pays Centraux Et Orientaux – CCPCO, Antoine (Tony) Becker, Vice-président de l’Association Nationale des Gens du Voyage – ANGV, Antoine (Payou) Baptiste, Président de Gitans Languedoc-Roussillon, Gino Soles, Président de l’Association Culturelle Catalane, Thierry Patrac, Président de l’Association Cultures et Traditions des Gitans du Grand Sud et de Génération Musique, Sasha Zanko, Président de Tchatchipen, Christophe Cusol, Président de Le Niglo en colère, Christophe Daumas, Président de Marianne Voyage, Christophe Cortez, Président des Gitans de Cavaillon, Renardo Lorier, Président de l’ONAT, Jeanne (Jessy) Daumas, Présidente de Romnies, François Espinas, Président de l’Association Culturelle des Gens du Voyage, Gaby Baptiste, Président de Rumba Compas, Séta Papazian, Présidente du Collectif VAN - Vigilance Arménienne contre le Négationnisme, Jacky Mamou, Président du Collectif Urgence Darfour, ancien Président de Médecins du Monde, Maria de França, Rédactrice-en-chef de la Règle Du Jeu, Catherine Coquio, Professeur d'Université - Paris 8, Pouria Amirshahi, Député et Secrétaire National du Parti Socialiste, Jean-Louis Cottigny, Député européen, Marcel Kabanda, Président d’Ibuka, Sarah Carmona, Présidente de Regards de Femmes Tsiganes, Jean-Yves Camus, Chercheur à l’IRIS, Alain Jakubowicz, Président de la LICRA, Baptiste Riot, Président de Malki Tsigani, Eric Fassin, sociologue, Paris 8, Smaïn, artiste, José Moreno, Président de l’ADPG, Martial Brillant, Président de l’AGVC Angers, Jean (Pipo) Sargera, Président du Centre culturel gitan, Joseph Stimbach (Lequere), Président de Chave Foun, Giorgi Viccini, Président du Comité pour le respect des droit des Tsiganes, Yohan Salles, Président des Gitans de Tarascon, Mariano Garcia, Président de Casa d’Espagne, Marius (Mario) Bauer, Président de Latcho Drom, José Pubil, Président de Les Gitans de France, Vincent (Nara) Ritz, Président de Regards, Pierre Ménager, Président de Entraide Gens du voyage, Céline et Tony Larivière, coprésidents de Les Français du voyage, Maljoku- Raïf, Président de Romano Phralipé, Miran Faipi, Président de l’Union Des Roms de l’ex- Yougoslavie en Diaspora, Yago Briset, Président de Niglo Breizh, Yves Ternon, Historien, Ara Toranian, Directeur des Nouvelles d’Arménie, Joël Kotek, Historien, Michel Kichka, Dessinateur, Alexis Govciyan, Conseiller Régional, Les Jeunes Écologistes, Fabien Chevalier, Président de Sauvons l’Europe !, Laurent El Ghozi, Président de l’ASAV 92, Ligue des Etudiants roumains à l’étranger – Section France, Eva Joly, Députée européenne, Bruce Clarke, Artiste plasticien, Françoise Castex, Députée européenne, Danielle Auroi, Députée, Présidente de la Commission des Affaires européennes de l’Assemblée nationale, Philip Cordery, Député, Elisabeth Pochon, Députée, Jean-Patrick Gille, Député Vice-président de la Commission des affaires sociales.

Ensemble des associations tsiganes des régions PACA et Languedoc Roussillon."

Source : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/643319-la-roma-pride-une-marche-pour-dire-non-aux-persecutions.html

Mikaël Varandian (idéologue de la FRA-Dachnak), L'Arménie et la question arménienne, Laval, G. Kavanagh & Cie, 1917, p. 30 :

"Et c'est un grand problème sociologique que cette éternelle immobilité de la race kurde, qui ne manque cependant pas de qualités positives, cette humeur éternellement inquiète, pareille à celle des Tziganes que la civilisation européenne ne parvient pas à domestiquer.

C'est aussi un grand problème politique qui se posera demain devant l'Europe poursuivant la réalisation de ses vastes projets, dans ces régions lointaines d'Anatolie et de Mésopotamie, où des masses de Kurdes sont fixés avec leurs habitudes invétérées de vie nomade, de razzias et de brigandage."

Voir également : Le Conseil constitutionnel repousse les ingérences liberticides d'un ethno-nationalisme étranger en France

Le Conseil constitutionnel et le droit européen : "ce n'est pas un hasard (...) si le Conseil constitutionnel a annulé la loi sur le génocide arménien au nom de la liberté d'opinion." (Jean Quatremer)

François Hollande et l'Histoire : les perles d'un cancre

Déclaration à une commémoration, cité par Leparisien.fr, 17 octobre 2011 :

"De ce pont, et d'autres ponts de la région parisienne, des manifestants algériens furent jetés dans la Seine le 17 octobre 1961, victimes d'une répression aveugle. A leur mémoire, le 17 octobre 2011."

Interview à Marianne, 18-24 février 2012 :

"En ce qui concerne la reconnaissance du génocide arménien, je ne me détermine pas par rapport au nombre de personnes qui relèvent d’une origine ou d’une histoire. La cause arménienne est défendue par les socialistes français depuis Jean Jaurès et les Arméniens venus en france ont été accueillis par des municipalités plutôt de gauche. François Mitterand s’était battu pour la reconnaissance du génocide et c’est sous Lionel Jospin, Premier ministre, qu’une loi a été votée. Il fallait la compléter d’une pénalisation de la négation du génocide arménien."

Discours à une "cérémonie de commémoration du 97e anniversaire du génocide arménien", 24 avril 2012 :

"Mesdames, Messieurs,
Chers Amis,

Nous sommes réunis une nouvelle fois comme chaque année, ici, pour rendre hommage aux Arméniens victimes d’un génocide.

Le 24 avril 1915, 900 intellectuels, personnalités politiques, membres des corps intermédiaires, sont arrêtés et exécutés à Constantinople.

Cette date marque le début des massacres. Les hommes de l’armée ottomane sont isolés, désarmés, tués. Les femmes et les enfants subissent les ordres de déportation. Les marches vers les déserts de Syrie et de Mésopotamie déciment plus d’un million et demi de personnes, soit les deux tiers de la population arménienne vivant dans l’empire ottoman. Cette histoire, c’est la vôtre. Cette histoire, je la connais, vous la connaissez mieux que d’autres, mieux que personne. C’est celle de vos parents, de vos grands-parents, de vos arrières grands-parents, de vos familles. Cette histoire, c’est aussi celle qui a été admise, certifiée par la quasi-totalité des historiens."

Discours en hommage à Jules Ferry, 15 mai 2012 :

"Ici, en cet instant où commence un temps nouveau pour notre pays, je suis venu célébrer deux lois, que nous devons à l'obstination, à la volonté et au courage de Jules FERRY : la loi du 16 juin 1881 relative à la gratuité de l'enseignement primaire ; et la loi du 28 mars 1882 relative au caractère laïque et obligatoire de l'école.

Tout exemple connaît des limites, toute grandeur a ses faiblesses. Et tout homme est faillible. En saluant aujourd'hui la mémoire de Jules FERRY, je n'ignore rien de certains de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit, à ce titre, être condamnée. Et c'est le grand Clémenceau [Clemenceau] qui porta en son temps le réquisitoire le plus implacable au nom de la conscience universelle. C'est donc empreint de cette nécessaire lucidité que je suis venu saluer le législateur qui conçut l'école publique, le bâtisseur de cette grande maison commune, qu'est l'Ecole de la République. Nous devons tant à l'instruction publique. (...)

L'école comme émancipation. La connaissance, le goût d'apprendre, la jubilation de la découverte, le sens de la curiosité intellectuelle, sont des trésors auxquels l'Ecole a pour vocation de préparer toutes les jeunes consciences, tous les enfants de la Nation.

L'Ecole, comme lieu de la véritable égalité. Celle des chances, celle qui ne connaît comme seuls critères de distinction que le mérite, l'effort, le talent car la naissance, la fortune, le hasard établissent des hiérarchies que l'Ecole a pour mission, sinon d'abolir, du moins de corriger. (...)

Egalité, mixité, laïcité, instruction, apprentissage de la citoyenneté : Tels sont les principes contenus dans les lois dites Ferry."

Discours à l'occasion du 70e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, 22 juillet 2012 :

"Par-delà le temps, au-delà du deuil, ma présence ce matin témoigne de la volonté de la France de veiller sur le souvenir de ses enfants disparus et d'honorer ces morts sans sépulture, ces êtres dont le seul tombeau est notre mémoire.

Tel est le sens de l'exigence posée par la République : que les noms de ces suppliciés ne tombent pas dans l'oubli.

Nous devons aux martyrs juifs du Vélodrome d'Hiver la vérité sur ce qui s'est passé il y a soixante-dix ans.

La vérité, c'est que la police française, sur la base des listes qu'elle avait elle-même établies, s'est chargée d'arrêter les milliers d'innocents pris au piège le 16 juillet 1942. C'est que la gendarmerie française les a escortés jusqu'aux camps d'internement.

La vérité, c'est que pas un soldat allemand, pas un seul, ne fut mobilisé pour l'ensemble de l'opération.

La vérité, c'est que ce crime fut commis en France, par la France."

Discours en hommage aux résistants français, 25 août 2012 :

"Je rappelle, une fois encore, à notre mémoire ces Français qui veillèrent sur la France. En célébrant la Libération de Paris, je salue tous ceux qui en ont rêvé, qui se sont sacrifiés et qui ne l'ont pas connue ; tous ceux qui sont tombés pour qu'un jour, après eux, notre pays puisse être ce qu'il est aujourd'hui. Jacques BONSERGENT, exécuté au fort de Vincennes à 28 ans le 23 décembre 1940, Danielle CASANOVA, morte à Auschwitz en 1943, Missak MANOUCHIAN et tous les fusillés du Mont Valérien, les 35 garçons tués à la Cascade du Bois de Boulogne, Jean MOULIN et son « terrible cortège » de suppliciés, tous ceux dont les noms figurent sur des plaques dans les rues de Paris. Des plaques que nous devons regarder autant qu'il est possible pour ne pas oublier, car la République ne les oubliera pas. (...)

La leçon de la Libération aujourd'hui, c'est aussi le refus de toute négligence, de toute complaisance, dans la lutte contre l'antisémitisme (nous n'en avons pas fini), contre le racisme, contre la xénophobie, contre toutes les formes de haine. Le souvenir de 1944 nous ramène à l'impératif absolu de la transmission ce qui suppose l'enseignement de l'Histoire, dont la place, dans l'école de la République, doit être confortée."

Discours à Dakar, 12 octobre 2012 :

"Cette histoire a aussi sa part d'ombre. Comme toute nation, la France se grandit lorsqu'elle porte un regard lucide sur son passé.

Je serai cet après-midi sur l'île de Gorée pour rendre hommage à la mémoire des victimes de l'esclavage et de la traite, en présence d'élus des outre-mer français dont j'ai souhaité la présence à mes côtés. L'histoire de l'esclavage, nous devons la connaître, l'enseigner et en tirer toutes les leçons, parce que l'exploitation des êtres humains continue de souiller l'idée même d'humanité."

Voir également : "Cohérence", "nuance" et "exactitude" chez Nicolas Sarkozy, "fin connaisseur" de l'histoire de France, comme de celle de la Turquie

mercredi 10 octobre 2012

Europhobie arménienne : diffamations paranoïaques et irrationnelles à Erevan

Erevan
Scandale: un film gay dans un théâtre de marionnettes!


10 oct. 2012 | par A.G. |

Un mouvement arménien se réclamant de la «protection de l'enfant» s'indigne du soutien de l'Allemagne à la projection d'un film.
Son affiche serait susceptible à elle seule de pervertir les petits.

Lundi soir, une manifestation s'est tenue devant l'Ambassade d'Allemagne à Erevan, rapporte le site ArmeniaNow. Les protestataires, issus de la mouvance nationaliste, se sont emportés contre le soutien de Berlin à la projection du film serbe «Parada» la semaine prochaine dans la capitale arménienne. Plus que l'œuvre elle-même, c'est le lieu de la séance qui excitait les foules: le Theâtre national de marionnettes. «[Ce choix] est inacceptable. Il y a plein d'autres salles pour ça... mais c'est celle qu'ils ont choisie. En tant que parent et en tant qu'Arménien, je m'indigne. Montrer le film ici et placarder ses affiches pervertit les enfants», a déclaré l'influent bloggeur Tigran Kocharyan, l'un des organisateurs de la manif. Selon lui, l'UE a opéré un choix délibéré et doit cesser ses «attaques»de «propagande immorale» contre son pays.

«Parada», un énorme succès dans les Balkans à l'été 2011, est moins un film à thèse homosexuel qu'un road movie tragicomique qui prend pour toile de fond la gay pride afin d'évoquer l'histoire de l'ex-Yougoslavie.

Bienvenue en Iran
Pour le directeur du théâtre, les protestataires font preuve de la pire mauvaise foi imaginable: un théâtre de marionnettes n'est pas réservé aux enfants, et bien d'autres films ont été projetés dans ses murs. «On devrait prendre une décision de principe: soit on fait de ce pays un autre Iran et on s'en satisfait, soit on admet qu'il existe des choses comme la tolérance, les films et l'art.» Un politicien d'opposition a ironisé sur les manifestants: «Ils en arrivent à prétendre que l'UE organise le viol en masse de gamins et de marionnettes, pouffe Hovsep Khurshudyan, du parti libéral Héritage. En fait, ils font une telle pub au film que je l'ai regardé entièrement. Allez le voir. Ça ne va sûrement pas changer votre orientation sexuelle... sauf bien sûr si vous en rêviez secrètement.»
Source : http://360.ch/blog/magazine/2012/10/scandale-un-film-gay-dans-un-theatre-de-marionnettes/

Voir également : Erevan : un attentat anti-homosexuels est cautionné par deux députés dachnaks, les commentaires du "citoyen humaniste" (sic) Mourad Papazian sont attendus

Manifestation en faveur de la tolérance et du dialogue à Erevan : les ultra-nationalistes désinforment et provoquent

Erevan : les auteurs de l'attentat anti-homosexuels libérés... grâce à la caution de deux députés dachnaks ?

Liberté d'expression en Arménie : encore du chemin à faire

mardi 9 octobre 2012

La folle spirale de violence de l'activisme arménien

Edgar Morin, Pour sortir du XXe siècle, Paris, Fernand Nathan, 1981, p. 366 :

"Aujourd'hui, nous sommes sous l'emprise d'une nouvelle spirale de violence devenant folle. Elle vient de la jonction de la violence de résistance/libération qui s'oppose à la coercition (occupation militaire, domination coloniale) et du messianisme de salut révolutionnaire, pour qui tous les moyens sont légitimés par la finalité émancipatrice.

La nouvelle spirale s'étend non tant dans les sociétés totalitaires (qui la réprime dans l'oeuf), non plus seulement dans les dictatures et dominations coloniales, mais aussi dans les sociétés pluralistes. Elle y prend deux formes. La première forme, banalisée, diluée, « bénigne » si l'on peut dire, est dans la transformation de l'aboiement protestataire en attentat à la bombe à objectif indiscriminé, parfois même sans nulle relation avec la cause de la protestation (ainsi, un comité arménien a de façon bizarre protesté contre des actes racistes commis par des loubards sur quelques Arméniens d'Alfortville en déposant une bombe devant le siège d'Air-France sur les Champs-Elysées). La seconde forme, concentrée, virulente, est la forme messianique/apocalyptique dite terroriste, où l'infime minorité porteuse de la vérité de l'histoire se donne mission de réveiller les classes ouvrières et démasquer les démocraties apparemment libérales pour qu'elles révèlent dans la répression leur vrai visage fasciste."

Voir également : Le monstrueux attentat d'Orly : le terrorisme arméno-syrien contre la France

Monte Melkonian et l'attentat de la rue Copernic

Le terrorisme arménien en France : images d'archives


Ils ont osé le dire : l'apologie insidieuse ou ouverte du terrorisme arménien


Avec des "modérés" pareils, les Arméniens de France n'ont plus besoin d'extrémistes : le cas Michel Marian

Le "Français" Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour, et l'organisation terroriste sanguinaire ASALA


"Arménité", "cause arménienne", qu'est-ce que c'est ?


Une question légitime à se poser : la violence terroriste est-elle consubstantielle au parti Dachnak ?


Quelques figures de l'activisme/terrorisme arménien

dimanche 7 octobre 2012

Les pires oppresseurs de la contrée

Elisée Reclus, Nouvelle géographie universelle : la terre et les hommes, tome IX : "L'Asie antérieure", Paris, Librairie Hachette et Cie, 1884, p. 544-545 :

"Quoique descendants de la race conquérante, dans laquelle se recrutent surtout les fonctionnaires du gouvernement, les Turcs ne sont pas moins opprimés que les autres nationalités de l'Empire, et dans les ambassades personne n'intercède en leur faveur. L'impôt, affermé d'ordinaire à des Arméniens, devenus en réalité les pires oppresseurs de la contrée, pèse lourdement sur les pauvres Osmanli, accablés en outre de bien d'autres charges. Quand passent des fonctionnaires ou des soldats, les villageois sont obligés de fournir gratuitement à tous les besoins des visiteurs, et souvent cette hospitalité forcée les appauvrit autant que l'eût fait un pillage régulier. Lorsque la rumeur publique annonce le passage imminent d'employés ou de militaires, les habitants des villages abandonnent leurs demeures et vont se réfugier dans les forêts ou les gorges des montagnes. La conscription pèse uniquement sur les Turcs, comme si le sultan voulait changer aux dépens de sa race le centre de gravité des populations, et chez un peuple où les sentiments de la famille sont aussi développés, cet impôt du sang est tout spécialement abhorré."

Voir également : Elisée Reclus

L'arménophile Jean Jaurès et la question du "despotisme" ottoman

Le Turc osmanli : oppresseur des Arméniens ou victime démunie ?

L'usure arménienne

La remarquable natalité des chrétiens (dont les Arméniens) "oppressés" (sic) par les Ottomans

Le millet arménien au XIXe siècle : ascension socio-économique, apogée de l'autonomie structurelle interne et montée du nationalisme

Le règne du "sultan rouge" (sic) Abdülhamit II (Abdul-Hamid II) : une "belle époque" pour les Arméniens ottomans hors d'Anatolie orientale


Abdülhamit II (Abdul-Hamid II), un sultan entouré d'Arméniens

La place des Arméniens dans l'Etat hamidien

L'immigration des muhacir dans l'Empire ottoman déclinant


L'imbrication de deux réalités : le martyre des muhacir et les massacres d'Arméniens en Anatolie


XIXe siècle : problème agraire et question arménienne dans l'Empire ottoman

  
Le contexte de l'émergence du nationalisme et du terrorisme arméniens

Les prétendus "massacres hamidiens" de l'automne 1895

Le gangstérisme arménien, une sordide réalité de la France actuelle

"Émeutes et délinquance : les deux visages de la France

Lambert Christian - mardi 18 septembre 2012
violences, immigration

S’agissant de la délinquance qui ne fait que s’aggraver, il me faut réparer une omission. Puisque l’actualité m’en donne constamment l’occasion, j’ai évoqué à maintes reprises dans ces colonnes les hauts faits des gangs de criminels qui opèrent en France, les gangs maghrébins, corses, yougoslaves et napolitains, qui parfois font des raids jusqu’à Genève, où l’on dit : « C’est encore les Français ! »

J’avais oublié les gangs géorgiens, car, aussi étonnant que cela soit, nombreux sont les mafieux géorgiens établis en France, tous bénéficiaires du droit d’asile. « Ces pauvres Géorgiens, il faut bien les aider… » La France n’est-elle pas une terre d’asile à vocation mondiale ?
Ces Géorgiens agissent ainsi dans le cadre de la mafia nationale, « les voleurs dans la loi », Vory y Zakone, dont la spécialité en France, selon la presse, est la vente d’héroïne et le passe-temps ordinaire les cambriolages qui rapportent à cette mafia environ 200 000 euros par semaine. La presse, qui, parfois, se laisse aller à dire la vérité, raconte que, parmi bien d’autres, trois receleurs d’origine arménienne se rendent régulièrement en Belgique pour vendre l’or quand le montant des vols est suffisamment important…

On apprend aussi que ces voyous bénéficiaires du droit d’asile étaient généralement, au temps de la « grande Union soviétique, patrie des travailleurs », recrutés parmi les prisonniers de droit commun, envoyés dans les camps d’extermination pour servir de mouchards chez les prisonniers politiques. Tout cela, on le voit, est tout à fait charmant !"

Source : http://www.les4verites.com/Emeutes-et-delinquance-les-deux-visages-de-la-France-4801.html

Voir également : Aveyron et Sud-Ouest : démantèlement d'un réseau de cambrioleurs arméniens et "géorgiens"

Gers : l'incroyable butin de la bande organisée de cambrioleurs arméno-géorgiens

La mafia arménienne passe par l'autoroute A 1

Bruxelles : l'Arménien de Géorgie Shirin Muradian soupçonné d'avoir participé à une fusillade

Edvard Margaryan : mort d'un "voleur dans la loi" (sic) arménien

Nice : un Arménien de Géorgie suspecté de double homicide

Guerre de clans entre Arméniens et Géorgiens ou entre Arméniens d'Arménie et Arméniens de Géorgie ?

Arméniens et mafias étrangères en France : un état des lieux par Dimitri Zoulas

La "French Connection" : la conjonction de la mafia arménienne et du narco-terrorisme arménien

Le financement communautaire et illicite de l'organisation terroriste arménienne ASALA

Le parti Dachnak et le trafic de drogue

Le trafic de drogue et la diaspora arménienne

Angoulême : un maçon arménien condamné à deux ans et demi de prison ferme pour trafic de drogue

Alexandre Adler : "C’est l’alliance iranienne qui pousse les Russes, à travers leurs amis arméniens par exemple, à subventionner et épauler militairement Bachar al-Assad."

"L’enjeu syrien : les arriérés d’une longue histoire

Alexandre Adler Les Russes soutiennent en effet le gouvernement syrien pour trois raisons, dont deux se révèlent mauvaises. La première relève du cerveau reptilien : un réflexe de Poutine à l’égard d’un pays allié, à qui la Russie procure l’essentiel de son arsenal militaire. La seconde mauvaise raison est d’espérer encore bâtir un contrepoids antiaméricain un peu partout dans le monde – avec, pour le Moyen-Orient, l’Iran et son bastion avancé de Syrie. C’est l’alliance iranienne qui pousse les Russes, à travers leurs amis arméniens par exemple, à subventionner et épauler militairement Bachar al-Assad. La troisième raison est, quant à elle, relativement bonne : je partage l’analyse russe selon laquelle la Syrie est le modèle même de ce que l’on appelle un no-win game, un jeu qui ne peut pas comporter de vainqueur."

Source : http://www.valeursactuelles.com/dossier-dactualité/dossier-dactualité/géopolitique-islamistes-peuvent-ils-gagner20121004.html


samedi 6 octobre 2012

Marne : l'invraisemblable situation d'une famille de réfugiés arméniens

marne Sans papiers publié le vendredi 5 octobre
L'invraisemblable situation de la famille M.
Depuis novembre 2011, la famille M., originaire d'Arménie, pays qu'elle a dû fuir, vit à Reims. Avec l'épée de Damoclès sur la tête d'une expulsion. Histoire.


La famille M. est composée de Stepan, 54 ans, son épouse Janna, 51 ans, leur fils Gor, 29 ans, sa compagne, Gohar, 32 ans, et, enfin, les deux très jeunes enfants de ces derniers, Stepan, 1 an, né en Belgique, et Alex, né à Reims le 12 septembre dernier. Stepan, le grand-père, était employé comme chauffeur et homme de confiance d'une personnalité politique en Arménie. Les créanciers de ce dernier se sont retournés contre Stepan quand il s'est agi de « recouvrer » le politicien, emprisonné. Stepan a été battu. Il a tenté de se reconstruire, a retrouvé un travail comme chauffeur de bus. La pression et les maltraitances sont venues à bout de sa santé. Stepan a été enlevé quatre jours et laissé pour mort. Son fils, Gor, alors en fin d'études de prothésiste dentaire, a arrêté son projet professionnel, faisait des petits boulots pour faire vivre la famille. Après l'enlèvement, la famille décide de fuir, en 2007. Direction la Suède, pays le plus simple d'accès pour les passeurs, en Arménie.
Là, la famille demande l'asile. Elle sera déboutée. Le temps de l'examen du dossier, Stepan et Janna connaissent, enfin, un parcours médical. Janna souffre d'une hépatite C. Stepan, lui, à qui on a diagnostiqué une dépression, doit finalement être opéré d'urgence d'une tumeur au pancréas.
En septembre 2008, Gohar, qui va devenir la compagne et la mère des enfants de Gor, fuit l'Arménie et un compagnon très violent, proche des milieux de pouvoir. Demande d'asile, refus... Quand la Suède la convoque, en 2009, la famille passe en Belgique. Ils en seront expulsés, retour en Suède, loi Dublin II oblige (cette loi européenne indique qu'un ressortissant d'un pays hors Union européenne doit faire sa demande d'asile politique dans le premier pays de l'Union qu'il traverse). Pendant cette première « évasion » vers la Belgique, la famille abandonne de nombreux documents officiels, notamment les preuves de la persécution subie par Stepan, au service d'immigration suédois. Retour en Suède, et notification d'expulsion. La famille repart, encore, en Belgique, avant l'été 2011. Gohar accouche de Stepan, que son père, Gor, ne peut reconnaître, faute de papiers. Toujours sous le coup d'une obligation de quitter le territoire belge, la famille s'enfuit en France, à Reims, juste avant l'hiver 2011.
Hors cadre

La famille est hébergée dans différents foyers puis au Centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada) de la Croix-Rouge. Janna est suivie pour son hépatite C. Stepan, le grand-père, qui présente des troubles pulmonaires, également. Deux semaines après l'arrivée de la famille en France, la Suède fait savoir qu'elle accepte la prise en charge médicale de Stepan et Janna, puis finalement se rétracte !
En février dernier, la Cimade, association d'aide aux demandeurs d'asile, écrit à la préfecture pour demander que Janna puisse présenter une demande de suivi comme étranger-malade. En préfecture, on ne donnera pas le formulaire étranger-malade à Janna. Elle relève de Dublin II. Elle n'entre pas dans la case.
Fin mai dernier, la famille reçoit une convocation au commissariat de police de Reims pour une reconduite en Suède. Tout le monde fuit le Cada. Avec le soutien de diverses associations, la famille M. trouve refuge. Gor et Gohar souhaiteraient se marier, afin que le père puisse enfin reconnaître son enfant. La procédure est en cours, là encore, rien n'est simple. Les jeunes concubins ont fait une demande de renouvellement de leur passeport, restés en Suède, auprès de l'ambassade d'Arménie en France.
Janna, elle, suivie par un médecin, évidemment en dehors du cadre, va de plus en plus mal. Le médecin écrit à son propos, dans un certificat, qu'elle est à un stade d'hépatite C induisant « une fatigue importante rendant difficile tout déplacement ». Stepan, le grand-père, vomit du sang. On lui a trouvé un ulcère à l'estomac...
Le 12 septembre, Gohar a donné naissance à son deuxième enfant, Alex. Son père a pu le reconnaître officiellement en mairie de Reims. Alex, né à Reims, deviendrait automatiquement français de nationalité à 16 ans. Et d'ici là ? La politique française consiste à éviter au maximum le statut d'apatride. Si l'enfant devient français très vite, quid des parents, évidemment sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français.
« Ces cinq années en Europe ont été très difficile, explique Stepan. Nous espérons que la France puisse nous aider. Nous sommes dans une situation tellement difficile, mais je pense qu'on peut trouver notre place ici, en France. Nous touchons les coeurs des gens que nous rencontrons, ça veut bien dire qu'on peut avoir de l'espoir ici. Je ne peux plus sourire. Il y a la maladie de ma femme, je ne sais pas comment faire. Mais nous devons bien trouver une solution pour vivre, non ? Quelqu'un doit bien pouvoir comprendre ça ? Je crois qu'en France, il y a beaucoup de gens qui peuvent comprendre ce que nous vivons. »
Pour l'Europe, l'Arménie ne fait pas partie de la liste des pays non sûrs. Et ce qui est arrivé à Stepan et à Gohar, là-bas, échappe à toute logique globale. Cette famille est dans une situation particulière, qui s'accorde très mal avec les règles administratives.
Tony Verbicaro
Source : http://www.lhebdoduvendredi.com/article/8428/&page=21

Annonay : deux réfugiées vivent dans la terreur de retourner en Arménie

Jeudi 27 Septembre 2012
Persécutées en Arménie, indésirables en France
Avec un passeur payé 5 000 euros en Arménie, elles sont arrivées le 13 décembre dernier à Privas. Olivia et sa maman Roza (prénoms d’emprunt) ont vu depuis leur demande d’asile refusée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Terrifiées à l’idée de retourner dans leur pays de peur d’être éliminées, elles sont montées à Paris mi-août pour une nouvelle tentative devant la Cour nationale du droit d’asile

Logées dans le bassin d’Annonay dans une petite caravane du Secours populaire, elles espèrent sans trop y croire une décision positive et s’apprêtent à s’enfoncer dans la clandestinité si elles reçoivent une injonction à quitter le territoire français par le préfet. Nous les avons rencontrées dans leur abri précaire.
Pourquoi cette peur de l’Arménie, pourquoi la France ? Roza, qui prend des cours de français à Annonay, nous tend l’argumentaire qu’elle a lu à la CNDA.

Ingénieur en électronique, la jeune femme explique qu’elle avait accès à des informations militaires strictement confidentielles. Elle raconte : « Lors des élections de 1990, j’ai refusé de frauder à la demande de hauts membres du Mouvement national arménien qui me commandait de falsifier des bulletins de vote afin d’accéder au pouvoir. »

Lire la suite dans le Réveil du 27 septembre 2012.
Source : http://www.reveil-vivarais.fr/Infos-du-jour/Persecutees-en-Armenie-indesirables-en-France-101482

Indre-et-Loire : il harcelait et menaçait de mort son ex-fiancée

Indre-et-Loire
Il harcelait et menaçait de mort son ex-fiancée


15/09/2012 05:32

Un homme de 35 ans a été condamné, hier, en comparution immédiate, à un an de prison ferme pour avoir harcelé son ex-fiancée.


C'est une affaire épineuse, colorée par l'appartenance des protagonistes à la communauté arménienne, qu'a jugée, hier, en comparution immédiate, le tribunal correctionnel de Tours.
Araïk Haratunian est arrivé en France en 2005. Un an plus tard, il croise, dans un foyer de Joué-lès-Tours, une jeune femme arrivée, elle aussi, fraîchement d'Arménie. Ils nouent tous deux une relation mais la jeune fille ne s'y épanouit guère.

Rapidement, elle découvre que son fiancé est « violent et dangereux ». Mais, par peur du quand dira-t-on dans la communauté, elle se résigne à rester avec lui. Jusqu'au mois de décembre 2011 lorsqu'elle décide, finalement, de mettre fin à leur relation.

Depuis, la jeune femme s'est rendue à de multiples reprises au commissariat pour se plaindre d'être harcelée et menacée de mort par son ex-compagnon. « Quand j'allais au travail, il m'attendait à l'arrêt de bus, expliquait-elle. Il a dit qu'il allait me tuer… »
Encore hier à l'audience, l'homme semblait incapable d'admettre la fin de leur histoire. « Je l'aime beaucoup, monsieur le président, clamait-il. Envoyez-moi en prison si vous voulez. »
Mais cette déclaration d'amour semblait rapidement contredite par des propos manifestement peu agréables lancés en arménien à l'égard de la victime. « Il n'y a pas d'amour dans cette histoire, juste de la violence », estimait Me Dubois, l'avocate de la jeune femme. Dans ses réquisitions, la procureure de la République, Céline Visiedo, évoquait, quant à elle, « une pollution permanente de la vie de la victime ».
L'avocat de la défense, Me Boris Labbé, ne partageait pas cette vision du dossier. « Il l'a appelée à plusieurs reprises, c'est vrai, mais c'était pour renouer avec elle, commentait-il. Il n'avait pas d'intention malveillante. Il n'y a pas d'élément objectif quant aux menaces de mort. »
Le tribunal a néanmoins condamné Araïk Haratunian à deux ans de prison dont un an avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans avec interdiction d'entrer en contact avec la victime. L'homme a été écroué hier soir.
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2012/09/15/Il-harcelait-et-menacait-de-mort-son-ex-fiancee

Voir également : Les coutumes matrimoniales des Arméniens

Le crime d'honneur, une tradition arménienne ?

Marseille : retour sur un crime d'honneur arménien symptomatique

Le crime d'honneur, une tradition méconnue des chrétiens d'Orient

Les violences domestiques : un problème qui touche plus du quart des femmes d'Arménie

Le problème de la violence conjugale en Arménie

Les violences faites aux femmes et aux filles en Arménie (rapport de 2011)

Arménie : des femmes souffrent en silence

Violence au sein de la famille arménienne : le cas de Greta Baghdasaryan

Les séries télé arméniennes : une banalisation de la violence à l'encontre des femmes