dimanche 7 octobre 2012

Alexandre Adler : "C’est l’alliance iranienne qui pousse les Russes, à travers leurs amis arméniens par exemple, à subventionner et épauler militairement Bachar al-Assad."

"L’enjeu syrien : les arriérés d’une longue histoire

Alexandre Adler Les Russes soutiennent en effet le gouvernement syrien pour trois raisons, dont deux se révèlent mauvaises. La première relève du cerveau reptilien : un réflexe de Poutine à l’égard d’un pays allié, à qui la Russie procure l’essentiel de son arsenal militaire. La seconde mauvaise raison est d’espérer encore bâtir un contrepoids antiaméricain un peu partout dans le monde – avec, pour le Moyen-Orient, l’Iran et son bastion avancé de Syrie. C’est l’alliance iranienne qui pousse les Russes, à travers leurs amis arméniens par exemple, à subventionner et épauler militairement Bachar al-Assad. La troisième raison est, quant à elle, relativement bonne : je partage l’analyse russe selon laquelle la Syrie est le modèle même de ce que l’on appelle un no-win game, un jeu qui ne peut pas comporter de vainqueur."

Source : http://www.valeursactuelles.com/dossier-dactualité/dossier-dactualité/géopolitique-islamistes-peuvent-ils-gagner20121004.html