mardi 23 octobre 2012

Nice : une vingtaine de prévenus, notamment arméniens, à la barre

Le gang des faux billets à la BARRE

Créé le 23/10/2012 à 06h56 -- Mis à jour le 23/10/2012 à 06h56

Justice Une vingtaine de prévenus, notamment arméniens, sont jugés à Nice pendant quinze jours

Milieux mafieux, nébuleuses... Au total, ils sont dix-huit prévenus (trois personnes sont toujours recherchées) à comparaître, depuis ce lundi et pour deux semaines, devant le tribunal correctionnel de Nice, pour une vaste affaire de fausse-monnaie. « De nombreuses écoutes téléphoniques, menées en septembre 2010 dans le cadre d'une procédure pour proxénétisme aggravé, avaient permis de suspecter l'existence de ce trafic, a rappelé la présidente Colette Moreau-Zalma. D'autres surveillances avaient ensuite conduit à l'interpellation de plusieurs personnes, le 2 mars 2011 à Menton. » A la barre, Arman confirme avoir joué les intermédiaires « par amitié » pour « Garen », considéré comme étant, avec son père « Roubo », à la tête du réseau. De mars à décembre 2010, cet Arménien de 51 ans aurait ainsi participé, comme d'autres « revendeurs » à plusieurs transactions.

Un fournisseur italien
Contrefaites, les petites-coupures de 10, 20 ou 50 euros étaient achetées, en moyenne, trois fois moins cher que leur vraie valeur (et les transactions pouvaient aller jusqu'à 30 000 euros). Les billets étaient ensuite écoulés sur la Côte-d'Azur mais aussi dans la région lyonnaise et en Belgique. Le fournisseur présumé de cette fausse monnaie ? Il est à nouveau identifié par ce premier prévenu : Il s'agit d'Antonio, un Franco-italien de 73 ans, membre fiché de la Camorra et sous le coup d'un mandat d'arrêt en Italie, selon l'instruction.Cette dernière met aussi au jour le profil singulier de plusieurs protagonistes de cette affaire. Elle implique notamment un prêtre arménien, que l'enquête soupçonne d'avoir hébergé des réunions dans son église du boulevard de la Madeleine, à Nice. Mais également un autre homme, considéré comme étant le chef azuréen du milieu russophone et que les premiers prévenus ont déjà tenté d'écarter. « Il n'était pas au courant. Il n'aurait jamais laissé faire Artak (son neveu, un autre intermédiaire présumé de 24 ans, ndlr) », a dit l'un d'entre eux.
Fabien Binacchi
Source : http://www.20minutes.fr/article/1027888/gang-faux-billets-barre

Pour rappel : Nice : un clan de mafieux arméniens jugé