mardi 20 novembre 2012

L'agitation arménienne et grecque, d'après le compte rendu du baron von Mirbach (sur le voyage officiel du Kaiser Guillaume II dans l'Empire ottoman en 1898)

Ernst von Mirbach, Die Reise des Kaisers und der Kaiserin nach Palästina : Drei Vorträge, Berlin, E. S. Mittler, 1899, p. 107 :

"Le vaste empire que nous avions parcouru de Constantinople à Jérusalem et Damas, qui est appelé depuis plus d'une centaine d'années l'"homme malade", dont les jours parmi des héritiers jaloux semblaient comptés, porte en lui une immense et solide vitalité, à travers son peuple sobre, profondément religieux et humble, inconditionnellement dévoué à sa religion et à son souverain. Toutefois, son administration, difficile, laisse à désirer, parce qu'il n'y a pas assez de forces appropriées de disponibles. A l'extérieur, les trésors de l'âme populaire, richesse autrefois si prisée du pays, ne sont ni améliorés, ni conservés par les chrétiens, mais d'une manière non-chrétienne les Grecs et Arméniens, souvent instrumentalisés, n'ont pas hésité à causer de l'embarras à leur propre souverain et à son gouvernement, en fomentant des émeutes et des révoltes."