vendredi 23 novembre 2012

Mauvaise nouvelle pour le régime bananier arménien : déploiement d'antimissiles de l'OTAN à la frontière turco-syrienne

L'armée allemande rattrapée par le conflit syrien

Par Patrick Saint-Paul

Mis à jour le 19/11/2012 à 19:31 | publié le 19/11/2012 à 16:22

Le gouvernement allemand se prépare à déployer des missiles Patriot et des soldats pour sécuriser la frontière turco-syrienne à la demande d'Ankara.

Correspondant à Berlin

La Turquie a intensifié ses discussions avec ses alliés de l'Otan en vue de renforcer la sécurité de ses 900 km de frontière avec la Syrie. Cependant, la perspective d'une intervention militaire a déclenché les foudres de l'opposition allemande.

«Si un partenaire nous demande maintenant une telle mesure, il est clair que nous l'étudierons en faisant preuve d'ouverture et de solidarité», a commenté, lundi, le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maizière, qui s'attendait à recevoir une demande officielle turque dans la journée. De Maizière évoque «une mesure défensive se limitant strictement au territoire de l'Otan» et promet de répondre «rapidement» à la requête d'Ankara.

Les forces syriennes et les rebelles ont été impliqués dans des combats acharnés et souvent meurtriers, autour de la frontière turco-syrienne. Selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, Berlin se prépare depuis plusieurs jours à envoyer des missiles Patriot en Turquie dans le cadre d'une aide de l'Otan. L'armée allemande, la Bundeswehr, prévoit d'engager jusqu'à 170 soldats et une à deux batteries de missiles Patriot dans cette mission de l'Alliance atlantique.

Cependant, il n'est pas certain qu'un tel déploiement puisse avoir lieu sans un vote du Bundestag. Et l'opposition réclame un débat parlementaire sur cette question. «En tant que partenaire de l'Otan, la Turquie peut faire appel au soutien de ses alliés, lorsque son territoire national et sa population sont agressés et sérieusement menacés. Dans la poudrière du Proche-Orient, cette question est délicate à trancher. Seul le Bundestag peut prendre cette responsabilité», juge Frank-Walter Steinmeier, patron du groupe SPD au Bundestag.

De leur côté, les Verts soulignent les dangers d'une intervention militaire. «Je mets en garde l'Allemagne et l'Otan contre les dangers de se laisser aspirer dans le conflit syrien sans le moindre fondement de droit international», prévient Omid Nouripour, expert des questions militaire des écologistes allemands.
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2012/11/19/01003-20121119ARTFIG00604-l-armee-allemande-rattrapee-par-le-conflit-syrien.php

L'Otan va déployer des antimissiles Patriot en Turquie

Par Laure Marchand

Mis à jour le 22/11/2012 à 18:30 | publié le 22/11/2012 à 18:17

Face à la menace syrienne, Ankara a obtenu le soutien de ses alliés pour mettre en place un système d'interception à sa frontière.


La requête d'Ankara de déploiement de missiles antimissiles Patriot à sa frontière avec la Syrie devrait être satisfaite rapidement par l'Otan, aucun allié n'ayant manifesté de réserve à ce sujet.


Officiellement déposée mercredi au siège de l'Alliance, la demande vise «à renforcer la capacité de défense aérienne de la Turquie afin de protéger sa population et son territoire», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Anders Fogh Rasmussen. Y répondre favorablement sera «une manifestation concrète de la solidarité» de l'Otan avec un de ses membres.

Les trois pays qui possèdent des Patriot, l'Allemagne - qui enverrait également 170 soldats, selon la presse outre-Rhin, les Pays-Bas et les États-Unis -, pourraient donc les mettre à la disposition des Turcs.

Dès la semaine pro­chaine, l'Otan dépêchera des experts en Turquie afin d'étudier les modalités techniques de l'installation des batteries antimissiles. Leur utilisation sera «purement défensive»,a précisé Anders Fogh Rasmussen, et ne servira en «aucun cas à soutenir une zone d'exclusion aérienne ou toute opération offensive»en Syrie.

Depuis Islamabad, où il participe à un sommet de pays musulmans, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a également confirmé jeudi qu'il s'agissait uniquement «d'une mesure défensive contre une possible attaque qui viendrait de l'autre côté de la frontière».

Ce ne sera pas la première fois que l'Otan met à la disposition de la Turquie des missiles Patriot. Le système avait déjà été déployé à sa frontière avec l'Irak lors des guerres du Golfe en 1991 et 2003. La démarche turque pour consolider la protection des 820 kilomètres partagés avec la Syrie a de nouveau été évoquée publiquement après que des tirs de l'artillerie syrienne ont touché le territoire turc le 3 octobre. Cinq civils avaient été tués et dix autres blessés par des obus qui s'étaient abattus sur le village limitrophe d'Akçakale.
L'opposition de Moscou

Pourtant, ces batteries mobiles n'ont pas vocation à contrer ce type de menace. Elles servent à intercepter des missiles balistiques, comme les Scud que possède le régime de Damas, ou des missiles de croisière d'une portée de plus de 60 km. «Le souci turc concerne la fin de la crise en Syrie,décrypte Sinan Ülgen, ancien diplomate et président du think-tank Edam. Ankara craint que Bachar el-Assad ne cherche, avant de tomber, à internationaliser le conflit en attaquant les pays qui ont soutenu l'opposition syrienne, la Turquie en particulier. Ce scénario n'est pas totalement à exclure.»

Or l'armée turque, la deuxième de l'Otan en hommes, dispose d'un arsenal déficient. Elle ne possède pas de système antimissile. Les Patriot de ses alliés permettront à Ankara de se défendre en cas d'agression à l'arme chimique, a expliqué le président de la République, Abdullah Gül.

Si l'Otan n'a aucune intention d'intervenir en Syrie, ainsi que le répète régulièrement Anders Fogh Rasmussen, l'aide à son allié signale une internationalisation croissante du conflit. Jeudi, Moscou, soutien de Damas, a fait savoir son opposition au déploiement des batteries Patriot à la frontière turco-syrienne.
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2012/11/22/01003-20121122ARTFIG00718-l-otan-va-deployer-des-antimissiles-patriot-en-turquie.php

Voir également : Le régime bananier arménien toujours plus isolé : déploiement du bouclier antimissile de l'OTAN en Turquie

Le régime des Assad déstabilisé en Syrie : un rappel des compromissions de la FRA-Dachnak, de l'ASALA et du régime arménien