dimanche 30 décembre 2012

Fin de l'immunité parlementaire pour Jean-Noël Guérini, "grand" "ami" du lobby arménien

Le Sénat lève l'immunité parlementaire de Guérini

Par Aliette de Broqua

Mis à jour le 12/12/2012 à 15:49 | publié le 12/12/2012 à 13:25

Une nouvelle fois, les sénateurs ont levé l'immunité parlementaire du sénateur PS des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini. Il peut être placé en garde à vue pour être interrogé sur un dossier «à caractère mafieux».


C'est fait. Sans surprise. Les sénateurs ont levé l'immunité parlementaire du socialiste Jean-Noël Guérini, sénateur et président du conseil général des Bouches-du-Rhône. C'est la deuxième fois que la Haute Assemblée accède à cette demande du juge marseillais Charles Duchaine.

La première levée de son immunité a eu lieu en mars dernier, parce que l'élu marseillais avait refusé de répondre aux questions du juge. Cette fois, le juge est allé plus loin en demandant qu'il puisse être entendu en garde à vue. Il justifie cette mesure particulière par la gravité et la complexité de l'affaire et le «caractère mafieux» de l'organisation mise au jour. Le bureau du Sénat tient toutefois à rappeler «qu'il ne se prononce ni sur le fond du dossier, ni sur l'exactitude des faits, ni sur la procédure suivie par le juge» et «que la présomption d'innocence bénéficie aux parlementaires comme à n'importe quel citoyen».
«Je souhaitais cette décision»

Le juge Duchaine, pour sa part, considère qu'il existe «une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner l'élu de délit de corruption passive, de trafic d'influence et de participation à une association de malfaiteurs».


«Je tiens à dire, haut et fort, que je souhaitais cette décision, car je veux, dans les délais les plus brefs, apporter toutes les explications nécessaires à la manifestation de la vérité», a réagi Jean-Noël Guérini à l'annonce de la levée de son immunité parlementaire. Il rappelle qu'il est «un citoyen comme un autre, bénéficiant de la présomption d'innocence». Il se plaît également à remarquer que «le bureau du Sénat, sans se prononcer sur l'exactitude des faits, ni sur la procédure suivie par le juge, exprime ses préoccupations sur les violations du secret de l'instruction».

Pour son avocat, Dominique Mattei, «c'est un peu de la justice spectacle!, cela ne changera pas la teneur de ses réponses aux questions que le juge aurait pu lui poser directement». Le défenseur de Guérini pense que «le juge veut avoir des précisions sur certains marchés». Mais il rappelle que le magistrat a reconnu que «le rôle de Jean-Noël Guérini est difficile à cerner et surtout à critiquer», les décisions incriminées étant prises de manière collective ou par des assemblées délibérantes.

L'élu marseillais devrait être rapidement convoqué, sur commission rogatoire du juge Duchaine, par les gendarmes chargés de l'enquête, dans le cadre d'une garde à vue. Après cette garde à vue d'un maximum de 48 heures, il peut être déféré (ou pas) chez le juge Duchaine, sous le statut de témoin assisté ou de mis en examen, notamment pour corruption. D'autres protagonistes du dossier, comme Bernard Barresi ou Patrick Boudmaghe, deux figures du banditisme, ont été entendus en garde à vue récemment. Ils ont été mis en examen, notamment pour blanchiment et association de malfaiteurs.
Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/12/12/01016-20121212ARTFIG00564-le-senat-leve-l-immunite-parlementaire-de-guerini.php

Voir également : François Pupponi et le "milieu" corse

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