jeudi 23 mai 2013

Le passé trouble de Charles Hernu, "grand ami des Arméniens"

Charles Hernu, ce collabo

Le Point.fr - Publié le 22/05/2013 à 17:35
L'ancien ministre de Mitterrand a servi jusqu'au bout le régime de Vichy, affirme, preuves à l'appui, "Franc-Maçonnerie Magazine" à paraître jeudi.


Par Aziz Zemouri

Le journaliste Jean-Moïse Braitberg a mené l'enquête. Il a retrouvé des témoins de l'époque et les procès-verbaux qui attestent du passé de Charles Hernu. Un passé bien trouble. Le député-maire socialiste de Villeurbanne, décédé en 1990, était franc-maçon. Ce sont ses frères qui les premiers l'ont sommé de s'expliquer. En vain.

Certes, ce n'est pas la première fois que médias et historiens évoquent le passé collaborationniste de Hernu. L'Idiot international de Jean-Edern Hallier ou encore L'Événement du jeudi de Jean-François Kahn s'en étaient déjà fait l'écho. Mais cette fois, Franc-Maçonnerie Magazine publie, à l'appui de ces affirmations, des documents inédits, à commencer par le procès-verbal de l'interrogatoire de l'ancien ministre dans sa prison de Grenoble où il est incarcéré à la Libération.
Propagande ouvrière

Selon le récit du magazine, Eugène Charles Hernu, âgé de 20 ans en 1943, est appelé à servir dans les chantiers de jeunesse créés par Vichy qui remplacent le service militaire. Au printemps 1944, il est réformé et rejoint le service de la propagande ouvrière à Lyon, dépendant de l'information sociale. Dans sa thèse sur la propagande sous Vichy, l'ancien patron du Parisien Philippe Amaury écrit : "La propagande ouvrière est la plus dynamique et la mieux organisée. (...) Il s'agit de rallier les ouvriers à la Révolution nationale, à la charte du travail, de leur faire accepter la relève et le STO. (...) Les cadres du mouvement sont regroupés dans les Ouvriers de la Révolution nationale, dont le secrétaire général est Félix Fossat. (...) En juin 1942, la propagande ouvrière est placée sous la responsabilité directe de Laval et devient une direction du ministère de l'Information. Le service comprend des délégués régionaux et départementaux."

Après un stage en avril 1944 à l'École des cadres de Mayet-de-Montagne, dans l'Allier, Hernu est nommé délégué départemental à l'information sociale pour le département de l'Isère. À Grenoble, sa mission est la suivante : "Le délégué a pour mission de briser l'hostilité contre la relève et contribuer au climat de collaboration franco-allemande... en faisant comprendre le caractère européen de la lutte menée par l'Allemagne contre le bolchevisme. (... ) Le principal but de l'information ouvrière est de dresser entre les communistes et les travailleurs une digue solide et de ramener les ouvriers à la Révolution nationale." Le délégué est titulaire d'une carte qui porte la mention "Je déclare n'être ni juif, ni franc-maçon, ni communiste et m'engage à servir de toute ma ferveur l'oeuvre du Maréchal". À partir de 1943, une commission de propagande pour le STO est formée au ministère de l'Information. Elle comprend des représentants des services allemands et des ministères français. "Chaque mois, les délégués départementaux étaient réunis à Vichy pour faire le point au cours d'une journée de formation et de débat." Hernu s'y rendra jusqu'en juillet 1944.
Zèle

"Fin mai 1944, les carottes sont cuites pour la politique de collaboration" écrit Braitberg. Le 4 mai, le général de Gaulle a signé le décret décernant la croix de la Libération à la ville de Grenoble. "Mais, plutôt que de s'engager dans la Résistance ou de rejoindre le maquis à l'instar de nombreux garçons parfois plus jeunes que lui, le zélé délégué à l'information continue à travailler en étroite collaboration avec la préfecture de l'Isère qui, sous les ordres de Philippe Frantz, mène une politique de répression impitoyable contre les maquis de l'Isère. Ce qui vaudra à ce préfet de 33 ans d'être exécuté par les FFI. À la suite de cette exécution, Hernu écrit à son chef, l'ancien communiste Félix Fossat, une lettre indignée, demandant que soit accrue la répression contre la Résistance."

Charles Hernu sera incarcéré à la Libération. Non pas, comme il l'a prétendu, en raison de rumeurs anonymes sur son action durant l'Occupation mais à la suite de ses activités de délégué départemental à l'information sociale. En outre, il fait alors l'objet d'une plainte d'un commerçant juif qui l'accuse de l'avoir exproprié de son magasin. Des faits que Charles Hernu nie, reconnaissant au passage sa fonction de délégué départemental à l'information sociale, comme l'atteste cet extrait du P-V d'interrogatoire publié par le magazine : "Je suis arrivé à Grenoble fin mai 1944. (...) Le but de ma venue à Grenoble était d'exercer les fonctions de délégué départemental à l'information sociale. (...) je n'ai jamais eu en ma possession les clefs du local en question, dans lequel je n'ai jamais pénétré. Dans ces conditions, si M. Wolberg, fourreur, a été victime de vols, ce que j'ignore, ils ne peuvent m'être imputables."
Source : http://www.lepoint.fr/societe/charles-hernu-ce-collabo-22-05-2013-1671128_23.php

Pour rappel : Le très pro-arménien Charles Hernu était-il un agent du KGB, ceci expliquant cela ?

Voir également : Les Arméniens de France sous l'occupation allemande



Hitlérisme et stalinisme, les deux tentations des Arméniens dans les années 40


1944 : la fin méritée d'un soi-disant "résistant" (sic) arménien (selon la vulgate communautariste arménienne)

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Du danger des ingérences politiciennes en matière d'histoire : Jean-Pierre Chevènement corrige la mauvaise copie d'Hollande sur le Vel d'Hiv
  
Charles de Gaulle

samedi 18 mai 2013

Recension critique de "Géopolitique de l'Arménie" (de Gaïdz Minassian)

Abdil Bicer, "Gaïdz Minassian, Géopolitique de l’Arménie", Revue historique des armées, 248 | 2007 :
Une géopolitique de l’Arménie, nécessaire, utile et indispensable, doit être une clé pour appréhender les grandes questions contemporaines qui agitent la Transcaucasie. Gaïdz Minassian, essaie, en une centaine de pages, de donner force et vigueur à l’Arménie d’aujourd’hui. Balayant quelques siècles d’histoire au détour d’analyses contemporaines, il replace l’Arménie dans son espace actuel avec ses maux et ses réalités. Définissant une problématique essentiellement axée sur les rapports arméno-turcs, le lecteur s’aperçoit rapidement que l’auteur cristallise les débats autour de la reconnaissance par la Turquie du « génocide arménien ». L’histoire des Arméniens et des Turcs ne se borne pas à un conflit permanent entre les deux peuples. Les premières relations remontent au XIe siècle, lors de l’arrivée des Turcs seldjoukides en Asie mineure. Avec les Ottomans, les Arméniens sont amenés à jouer un rôle politique, économique et culturel qu’ils n’ont jamais connu dans le passé et deviennent aux yeux des Ottomans « le peuple fidèle ». Les Arméniens doivent l’existence de leur Eglise, indépendante du patriarche grecque, au sultan ottoman Mehmet II. Quant aux relations contemporaines entre l’Arménie et la Turquie, elles sont décrites par l’auteur avec une grille de lecture qui rappelle sans cesse la nécessité pour la Turquie de se démocratiser et l’obligation d’avoir un devoir de mémoire lié aux événements de1915. Bien qu’il souligne les progrès en Turquie, relatifs aux débats sur la question arménienne, avec la tenue de conférences, il insiste sur l’absence réelle de relations entre l’Arménie et la Turquie en omettant de rappeler la politique conduite par l’Arménie qui ne reconnaît pas les frontières de ses voisins et encore moins celles de la Turquie. Plus qu’une géopolitique de l’Arménie, c’est une géopolitique de la Transcaucasie qui apporterait à l’historien et à l’analyste un outil fondamental pour comprendre la réalité de la région et ne pas limiter la perception des choses à une grille de lecture trop étroite.

Abdil Bicer est un officier français travaillant au Service historique de la Défense.

vendredi 3 mai 2013

La lourde erreur de la loi de "reconnaissance du génocide arménien" (2001)

Yves-Marie Laulan, Jacques Chirac et le déclin français (1974-2002). Trente ans de vie politique, premier bilan, Paris, François-Xavier de Guibert, 2001, p. 73 :

"En Turquie, fidèle amie de la France, la reconnaissance solennelle du « génocide » arménien, près d'un siècle après l'événement, a ruiné nos chances pour longtemps71. (...)

71. Episode qui illustre le mélange d'ineptie et d'idéologie du moment : il s'agissait de flatter les voix de la communauté arménienne en France tout en rendant un vibrant hommage posthume aux droits de l'homme bafoués en Arménie au début du siècle dernier. Faudra-t-il remonter aux Champs Catalauniques et au siège de Vienne par les Turcs ?"

Voir également : Yves-Marie Laulan : la "navrante loi" arménocentriste et le bilan de Sarkozy

La gauche sociétale et les lois mémorielles : une rupture avec le modèle républicain français

Nicolas Stoquer, président du parti gaulliste RPF, analyse de manière remarquable l'idéologie victimaire et la généralisation perverse du qualificatif de "génocide" dans les cas arménien et tutsi

Liban : les islamistes chiites du Amal-Hezbollah et la commémoration du "génocide arménien"

"Bourj Hammoud-place des Martyrs
Parallèlement à la messe, une marche (à coloration politique) a été organisée à Beyrouth en mémoire des martyrs de 1915, et pour réitérer les revendications fières et tenaces du peuple arménien.
Rassemblés à Bourj Hammoud, les manifestants se sont dirigés jusqu’au centre-ville, où ils ont été rejoints par les proches des otages libanais à Azzaz, en présence du représentant du mouvement Amal, Mohammad Khawaja, et du représentant du Hezbollah Ghaleb Bou Zeinab.

Le secrétaire général du parti Tachnag Hovig Mekhitarian a affirmé, à partir de la place des Martyrs, que « nous sommes plus que jamais déterminés à lutter pour le Liban comme patrie définitive pour tous ses fils ». Il a appelé l’ambassadeur de Turquie à « notifier Ankara de notre lutte visant à obtenir de la Turquie une reconnaissance du génocide, mais aussi des excuses officielles et des dédommagements au peuple arménien ». Il a dénoncé enfin l’impunité dont bénéficie la Turquie, près d’un siècle après le génocide. Et d’ajouter : « Le rétablissement des relations entre la Turquie et Israël est la preuve de la fausseté des intentions turques envers les Arabes et les musulmans. La Turquie essaie d’intégrer la région arabe en complotant avec les ennemis de la nation. » Le responsable du parti Tachnag a ainsi mis en garde contre « les dangers de l’infiltration turque, dont la finalité est d’enterrer l’identité culturelle et nationale au Moyen-Orient »."

Source : http://www.lorientlejour.com/article/811741/genocide-armenien-cent-ans-ou-presque-de-douleur.html

Voir également : Liban : allié politique du Hezbollah, le général maronite Aoun accuse la Turquie sur la question arménienne

Liban : deux Arméniens dans le nouveau gouvernement mis en place sous la pression du Hezbollah ?

L'Université d'Arménie accorde un doctorat honorifique au chef du Amal, mouvement islamiste libanais

Le discours anti-israélien du dirigeant libanais Nabih Berri (chef du mouvement islamiste chiite Amal) applaudi par les députés du Parlement arménien

Les Arméniens et la République islamique d'Iran

Le régime des Assad déstabilisé en Syrie : un rappel des compromissions de la FRA-Dachnak, de l'ASALA et du régime arménien

La FRA-Dachnak et le tiers-mondisme arabe

L'antiracisme de la FRA-Dachnak

mercredi 1 mai 2013

Meurthe-et-Moselle : vol de 5000 litres d'essence

30/04/2013 à 05:00
5 000 litres d’essence volés

Pompey. C’est une affaire de vol de carburant hors du commun qui s’est déroulée à Pompey dans la nuit de vendredi à samedi. On est très loin du classique et artisanal siphonnage de réservoir avec un tuyau. Ce sont plusieurs milliers de litres d’essence qui ont disparu en l’espace d’à peine une heure et demie.

Cela s’est déroulé dans la station-service Leader Price. C’est un client qui a donné l’alerte un peu avant minuit. Il a été intrigué par le comportement d’un jeune homme qui se servait à une autre pompe. Il y avait de quoi. Le jeune conducteur était en train de remplir un réservoir pour eau de pluie de 1. 000 litres qui se trouvait à l’arrière d’une camionnette.
Une télécommande pour débloquer les pompes

Arrivés sur place, les gendarmes ont interpellé le suspect qui avait déjà pris 700 litres. Sans payer.

Il a en effet utilisé un appareil électronique, une sorte de télécommande, pour pouvoir se servir à l’œil. « C’est comme si une caissière avait débloqué la pompe », explique la gérante de la station. Celle-ci a fait un inventaire de son carburant et elle a eu la surprise de découvrir que le jeune homme à la camionnette n’était pas le seul à avoir volé de l’essence.

D’autres, vraisemblablement des complices, sont passés avant lui. « Ils ont fait fort. Ils m’ont pris 5. 000 litres de tous les types de carburant, entre 22 h 15 et 23 h 40. Si le témoin qui est un habitué de la station, n’avait pas prévenu les gendarmes, cela aurait pu durer toute la nuit et ils auraient pu vider toutes mes cuves », constate la gérante.

Une enquête est en cours pour tenter de retrouver l’ensemble des voleurs. En attendant, le jeune homme qui s’est fait pincer, un Arménien de 25 ans, a été conduit ce lundi devant le tribunal correctionnel de Nancy.

Il devait être jugé en comparution immédiate. Mais il a demandé et obtenu un délai pour préparer sa défense. Son procès a été reporté au 30 mai prochain. En attendant cette date, il a placé en détention provisoire.

C.G.
Source : http://www.estrepublicain.fr/meurthe-et-moselle/2013/04/30/5-000-litres-d-essence-voles

Voir également : Saint-Etienne-du-Rouvray : trois "Géorgiens" et un Arménien interpellés pour le siphonnage d'une centaine de litres de carburant

Lannion : trois voleurs de carburant arméniens arrêtés

Reims : sept Arméniens arrêtés pour siphonnage de réservoirs