mardi 18 juin 2013

Le poète communiste Nazım Hikmet : une référence fiable sur le "génocide" arménien ?

Nazım Hikmet, "Promenade du soir" (extrait), Anthologie poétique, Paris, Les Editeurs français réunis, 1970, p. 139 :

"Les lampes de l'épicier Karabet sont allumées,
Le citoyen arménien n'a jamais pardonné
Que l'on ait égorgé son père
Sur la montagne kurde
Mais il t'aime,
Parce que toi non plus tu n'as pas pardonné
A ceux qui ont marqué de cette tache noire
Le front du peuple turc."

Nazım Hikmet, page de titre intérieure de Moskova Senfonisi, Sofia, 1952 :


"C'est la main de Staline qui tient la bannière de la vie et de la paix."


Hikmet s'est installé dans le bloc soviétique en 1951. A la même époque, 150.000 Azéris étaient déportés de la RSS d'Arménie (1948-1952), remplacés par des Arméniens de la diaspora "rapatriés". Et 150.000 Turcs ethniques de Bulgarie étaient expulsés par le régime communiste (1950-1951). En 1943-1944, 160.000 Tatars de Crimée, 100.000 Meskhètes, 60.000 Karatchaïs et 30.000 Balkars (entre autres ethnies) avaient été déportés sur décision de Staline. Sans parler des revendications soviétiques sur Kars-Ardahan et les Détroits.

Voir également : La turcophobie exacerbée de l'historiographie arménienne et les buts stratégiques de l'URSS vis-à-vis de la Turquie : éclaircissement du cas de la RSS d'Arménie par celui de la RSS de Géorgie

Les revendications de Staline sur Kars et Ardahan (1945)

Staline et le chiffre sacro-saint d'1,5 million d'Arméniens

L'union sacrée de la diaspora arménienne autour du soutien à la dictature stalinienne (20 millions de morts)

Hitlérisme et stalinisme, les deux tentations des Arméniens dans les années 40

Histoire des Arméniens : les déportations arméno-staliniennes d'Azéris

La double oppression des Azéris en Arménie soviétique

Sud-Caucase soviétique : les déportations de divers musulmans dans les années 30 et 40

Les "opérations nationales" de "nettoyage" des frontières soviétiques (1935-1937)

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