vendredi 29 novembre 2013

Vincent Peillon (très proche du CCAF) au Parlement européen : un bilan médiocre (aux frais du contribuable)

Planque 28/11/2013 à 17h31
Qu’a fait l’eurodéputé Vincent Peillon ? Rien
Zineb Dryef | Journaliste

Le ministre de l’Education est tête de liste PS pour les européennes. Un choix qui agace au Parlement européen, où ses deux derniers mandats sont jugés médiocres.


Il est ministre de l’Education, chargé des réformes les plus contestées du moment et de l’une des missions les plus importantes du quinquennat. Comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’en octobre, prenant tout le monde de court, Vincent Peillon a tranquillement annoncé qu’il allait mener un énième combat en se représentant aux élections européennes. Sans quitter le ministère s’entend.

S’il est élu député européen, il abandonnera son mandat au profit de Sylvie Guillaume et de Zaki Laïdi. Qu’il pourra récupérer s’il venait finalement à quitter le gouvernement. De quoi irriter ses collègues socialistes.

En cause, l’impression que le ministre de l’Education nationale se ménage une porte de sortie en cas de remaniement. Faux, réplique l’intéressé qui explique pêle-mêle qu’un mandat électoral assure une légitimité aux hommes politiques, que c’est un « vrai mandat » et qu’il n’était pas question pour lui de se dérober au combat face à Jean-Marie Le Pen.

Peut-être que Vincent Peillon est sincère. Il a déjà siégé au Parlement européen de 2004 à 2012. Mais le bilan de ses deux mandats précédents est plutôt défavorable au ministre.
« Il n’a strictement joué aucun rôle »

La première fois que Vincent Peillon se présente aux européennes, on est en 2004. Cette année-là, il arrive au terme de près de deux années d’ennui, la préparation d’un livre au CNRS sur Ferdinand Buisson et la politique qui s’éloigne. En 2002, il a perdu l’élection législative et a quitté l’Assemblée nationale où il était député de la Somme depuis 1997.

En juin 2004, le voilà donc relancé puisqu’il est élu dans la circonscription Nord-Ouest. Vincent Peillon devient député européen.

S’il en a le mandat, il se désintéresse plutôt de la politique européenne. Ses premières années ont été marquées par son absence et par son intérêt pour les élections nationales. Eurodéputé plutôt touriste, il a semblé attendre, pendant ces années passées à Strasbourg, l’occasion de se faire élire sur le plan national pour partir.
Dès 2006, il se consacre à temps plein à la campagne de Ségolène Royal. Aux législatives de 2007, il se représente dans la Somme et échoue – en cas de victoire, il quittait le Parlement européen. En 2008, c’est le congrès de Reims qui le monopolise. Enfin, en 2009, l’Europe se rappelle à lui ; il faut se faire réélire.

Jacques Delors soutient alors sa candidature à la grande surprise de Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles qui éreinte Vincent Peillon :

    « Il n’a strictement joué aucun rôle au sein du Parlement européen au cours de la législature écoulée, brillant surtout par ses activités parisiennes [...]


    Que Delors, qui a tant fait pour la construction communautaire, prête son image à un tel homme a de quoi surprendre. C’est le moins que l’on puisse dire. »

Champion de l’absentéisme


Un classement des députés européens socialistes sortants établi par Rue89 en 2009 calculait leur travail réel en comptabilisant leurs interventions, rapports et questions. Certes, Vincent Peillon n’était pas le dernier mais arrivait à la 22e place sur... 24 !

Il totalisait 29 points [voir la méthodologie sur le PDF] contre 710 pour Martine Rouvre qui arrivait en tête.

« Il fait partie de ceux qui n’étaient jamais présents », se souvient Françoise Grossetête, député européenne de l’UMP. Elue depuis 1994, elle a conduit la liste de la majorité présidentielle dans le circonscription Sud-Est en 2009. Celle où a été parachuté Vincent Peillon au dernier scrutin :

    « A l’époque déjà, il était candidat dans cette région contre son gré et cette année, il revient pour se réserver une place au Parlement quand il n’aura plus rien. C’est risible. »


« Il va plomber la liste »


Françoise Grossetête, comme beaucoup, a encore en tête l’énorme maladresse de Vincent Peillon qui avait qualifié sa désignation dans le Sud-Est de « crève-cœur » en 2009.

Il avait souhaité conserver un poste plus proche de ses terres électorales picardes, ce que la direction du PS avait alors refusé. Il avait insisté en estimant qu’il atterrissait dans le Sud-Est « pas à l’insu de son plein gré mais contre son plein gré ».

François Grossetête insiste :

    « Il avait fait un score minable en 2009 [14,49% derrière la liste UMP de Françoise Grossetête et celle d’Europe Ecologie, ndlr]. Cette fois-ci, il va plomber la liste du Sud-Est. C’est dommage quand on regarde les candidatures socialistes. »

Les députés socialistes du Sud-Est contactés par Rue89 n’ont pas souhaité répondre. Un cadre socialiste regrette toutefois la candidature du ministre :

    « Il ne s’intéresse pas à l’Europe contrairement à certains collègues écartés alors qu’ils ont travaillé [Françoise Castex dans le Sud-Ouest, ndlr]. Ça devient insupportable cette utilisation du mandat européen pour recaser les personnalités nationales. Ça se fait au mépris des électeurs. On va le payer en juin. »

Un mandat ingrat mais passionnant

Le deuxième mandat de Vincent Peillon est légèrement plus studieux d’après les données de VoteWatch.eu, un site citoyen de surveillance des eurodéputés, même s’il est plus difficile à mesurer étant donné que le député a quitté son siège à la mi-2012 pour rejoindre le gouvernement.

« Si vous voulez être reconnu à Bruxelles, il faut travailler », nous répète Michel Dantin, député UMP du Sud-Est. Sans s’attarder sur le cas particulier de Vincent Peillon, l’élu accuse les partis politiques français de ne pas s’intéresser suffisamment à l’Europe et d’affaiblir ainsi la voix de la France au sein de l’Union :

    « Quand je compare la présence des élus allemands à celle des Français, je me dis qu’on n’a pas tout à fait compris. Plus qu’ailleurs, ici, il faut être présent et travailler sur ses dossiers !

    Si la voix de la France n’a pas pesé, c’est aussi parce que les élus n’ont pas été assez présents. Je parle de ceux qui sont connus à Paris, à droite comme à gauche. »

Le turn-over « nuit au travail parlementaire »

Une opinion partagée par la seule élue Front de Gauche, Marie-Christine Vergiat, elle aussi dans le Sud-Est. Elle parle d’un mandat ingrat mais passionnant :

    « Certains élus se servent de leur siège comme d’un strapontin. Mais ce n’est pas une maison de retraite !

    La France n’est évidemment pas le seul pays à le faire... Il y a un turn-over important au Parlement européen. 50% des députés ne reviennent pas et ce n’est pas seulement le fait des électeurs.

    Certains partent pour des mandats nationaux, les Maltais récemment, ou pour rejoindre un gouvernement. Ça nuit au travail parlementaire. »

Contacté par Rue89, Vincent Peillon n’a pas donné suite à nos sollicitations.
Source : http://www.rue89.com/2013/11/28/qua-fait-leurodepute-vincent-peillon-rien-247827

jeudi 28 novembre 2013

Villeurbanne : une famille de sans-papiers "victimes de préjugés communautaires, pour ne pas dire racistes" en Arménie

Une Arménienne sans papiers obtient un titre de séjour pour faire soigner son fils

A. G. avec AFP
Le 28/11/2013 à 17:51
Mis à jour le 28/11/2013 à 17:52

Une Arménienne sans papiers, qui réside à Villeurbanne, dans le Rhône, s'est vu octroyer un titre de séjour d'un an pour faire soigner son fils malade. Cette mère, "arrivée récemment en France", "n'a aucun droit à y rester" puisque sa demande d'asile a été rejetée, a souligné le préfet Jean-François Carenco. Cependant, comme "elle a fait valoir que son fils était malade, elle a obtenu un permis de séjour d'un an", a-t-il ajouté, précisant qu'il procède toujours ainsi en cas de mineur malade.
   
Selon plusieurs enseignants de Villeurbanne, il s'agit d'une famille avec deux parents et trois enfants, dont l'une est scolarisée dans une école de la ville. Inquiets de voir la famille dormir dans une voiture depuis février, ils se sont mobilisés pour leur trouver un toit. Grâce à une collecte locale, ils ont pu assurer un hébergement en hôtel pendant quelques nuits, mais comptent créer un collectif pour les aider à trouver une solution plus pérenne.
   
Selon Le Progrès, les enfants et leurs parents ont été "victimes de préjugés communautaires, pour ne pas dire racistes", dans leur village d'Arménie, au motif que la mère du père de famille serait azérie. "Cette seule indication sur des documents officiels valait à ses proches de ne pas être considérés comme de véritable Arméniens", indique le journal. Des allégations qui n'ont pas été retenues par l'administration française, selon la préfecture.
Source : http://www.bfmtv.com/societe/une-armenienne-sans-papiers-obtient-un-titre-sejour-faire-soigner-fils-malade-656282.html

Voir également : Hendaye : les craintes de Gegham Petrossyan

Béarn : les Simonian, une famille mixte menacée d'expulsion vers l'Arménie raciste

La vie clandestine des Simonian dans le Béarn

Le cas de la famille Aslikian, qui a fui le racisme prévalant en Arménie

Vruyr Dovlatian, issu d'un couple mixte arméno-azéri, est menacé d'expulsion vers l'Arménie raciste

Brives-Charensac : parrainage républicain pour deux familles de réfugiés arméniens

Dunkerque : un couple mixte arméno-azéri ayant fui l'Arménie ethno-nationaliste

Le régime bananier et nationalitaire arménien refuse d'accueillir une famille mixte arméno-géorgienne

Rennes : un père de famille mixte, menacé d'expulsion vers l'Arménie, fait une grève de la faim

La famille mixte Hambardzumyan est en danger si elle retourne en Arménie

Châlons : avenir incertain d'une famille ayant fui l'Arménie intolérante

Gros bide pour le film "La Marche" (avec Jamel Debbouze et Simon Abkarian)

"Malgré une forte exposition médiatique "La Marche" déçoit à 552 entrées dans 20 salles."

Source : http://lci.tf1.fr/cinema/news/box-office-premieres-seances-favorables-a-hunger-games-l-embrasement-8320348.html

Procès en appel de René Teulade

justice
François Hollande invité à déposer au procès en appel de René Teulade n'était pas présent à l'audience


René Teulade, figure du mutualisme français, a toujours contesté les faits qui lui sont reprochés. Les parties civiles avaient invité François Hollande à venir déposer ce matin


    CB/avec AFP
    Publié le 27/11/2013 | 15:52, mis à jour le 27/11/2013 | 16:16

L'avocat Stéphane Bonifassi ( qui représente les parties civiles dans ce procès qui se déroule à Paris, devant le tribunal à Paris)  a expliqué avoir transmis cette invitation par huissier afin que M. Hollande vienne déposer et contribue ainsi à "la manifestation de la vérité".

La présidence a bien accusé réception du courrier, a précisé le conseil, qui représente les intérêts du Comité de défense des adhérents et anciens adhérents du Cref et du Corem, deux régimes de retraite complémentaire gérés par la MRFP et l'Union mutualiste de retraite (UMR), son successeur. Il avait déjà envoyé au président un premier courrier, dans le même sens, en mai, avant le renvoi du procès.

Rappel

René Teulade, sénateur-maire d'Argentat (PS) avait présidé la  Mutuelle de retraite de la fonction publique de 1974 à 1992. Il avait été condamné en première instance, en juin 2011, à 18 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende pour de présumés avantages indus perçus au détriment de la MRFP. Sept autres anciens dirigeants de la Mutuelle de retraite de la fonction publique avaient écopé de peines de huit à 10 mois de prison avec sursis, ainsi que d'amendes de 1.500 euros.
Source : http://limousin.france3.fr/2013/11/27/francois-hollande-invite-deposer-au-proces-en-appel-de-rene-teulade-n-etait-pas-present-l-audience-366265.html

Rappel sur les liens de Teulade avec les milieux extrémistes kurdo-arméniens : François Hollande et René Teulade : l'affaire de la MRFP

jeudi 21 novembre 2013

"L'Azerbaïdjan, futur grand d'Europe ?" (Thierry Mariani)

Qu’attend la France pour s’intéresser vraiment à l’Azerbaïdjan ?

Thierry Mariani | 21/11/2013, 13:03 - 949 mots

L'Azerbaïdjan, futur grand d'Europe ? Encore faut-il lui ouvrir la porte. Par Thierry Mariani, député des Français de l’étranger, président du Groupe d’amitié France-Azerbaïdjan à l’Assemblée nationale et ancien Ministre.


Si la visite prochaine à Bakou de Nicole Bricq, Ministre français du Commerce extérieur, constitue assurément une excellente nouvelle, il est permis de se demander si la France prend réellement toute la mesure du rôle économique, stratégique et culturel de l'Azerbaïdjan, à la fois dans sa dimension régionale et sous l'angle de ses relations avec l'Union européenne.

Pour un esprit français, le Caucase évoque spontanément des pays comme l'Arménie ou la Géorgie. L'Azerbaïdjan est, au mieux méconnu, au pire sous-estimé. Même les entreprises françaises ne semblent pas toujours mesurer l'ampleur du bouleversement géopolitique et économique en cours dans les pays du Caucase et le potentiel économique que représente l'Azerbaïdjan. Il y a là un vrai paradoxe dès lors que l'Azerbaïdjan s'affirme résolument comme la locomotive économique de la région, très loin devant ses voisins géorgien et arménien.


L'Azerbaïdjan pourrait limiter la dépendance de l'Europe à la Russie


Au plan énergétique, l'Azerbaïdjan est en passe de devenir un partenaire essentiel de l'Union européenne, en offrant à cette dernière la possibilité de limiter sa dépendance à l'égard de la Russie pour son approvisionnement en gaz.
Pour exporter le gaz du gigantesque gisement Shah Deniz (860 km2, 1200 milliards de m3), Bakou vient en effet de choisir le gazoduc Transadriatique (TAP), qui traversera l'Albanie et la Grèce pour aboutir en Italie. En transitant par le « corridor sud », le gaz d'Azerbaïdjan et du Turkménistan, qui contournera donc la Russie, offrira ainsi une alternative stratégique aux Européens.

Les décideurs politiques et économiques français prennent bien entendu toute la mesure de ces enjeux énergétiques. De fait, la France est aujourd'hui le deuxième importateur de produits azerbaïdjanais, principalement dans le secteur de l'énergie. Mais elle ne figure qu'en neuvième place des pays fournisseurs, loin derrière la Russie, la Turquie, les Etats-Unis et l'Allemagne. Alors que plus de 300 entreprises britanniques et 100 entreprises allemandes opèrent en Azerbaïdjan, le nombre d'entreprises françaises ne s'y élève qu'à une cinquantaine, principalement dans le secteur des hydrocarbures.

Une économie en pleine mutation

Or, l'enjeu économique de l'Azerbaïdjan ne se résume pas, loin s'en faut, au secteur énergétique. Bien sûr, entre 2005 et 2007, le pays a enregistré des taux de croissance parmi les plus élevés dans l'Histoire économique (entre 25% et 35% !), une performance essentiellement portée par le secteur des hydrocarbures et par un environnement général propice au développement économique. Depuis, la baisse de la production a freiné le taux de croissance très sensiblement.

Afin d'être moins tributaire de ces variations de volumes et de prix des hydrocarbures, l'Azerbaïdjan a engagé un processus ambitieux de diversification de son économie vers des secteurs non pétroliers, comme l'agro-alimentaire, le développement durable, les infrastructures et les hautes technologies. Dans tous ces secteurs, la France dispose d'atouts considérables, qu'elle pourrait utilement développer si elle pariait sur l'essor économique de l'Azerbaïdjan.

 
Un patrimoine qu'il faut conserver


Si l'Union Européenne et la France ont besoin de l'Azerbaïdjan, la réciproque est toute aussi vraie. Prenons un exemple. Bakou, mégapole de 2 millions d'habitants, connaît, depuis une vingtaine d'années, un essor urbain mal maîtrisé, lié à la hausse rapide du niveau de vie. Malgré d'importants efforts d'aménagement du bord de mer, la réhabilitation de ses quartiers historiques constitue un enjeu extrêmement sensible, notamment s'agissant des immeubles "haussmanniens" du début du XX° siècle, reflet de l'époque faste où l'Azerbaïdjan était l'un des principaux fournisseurs de pétrole du monde.

L'expertise française en matière d'urbanisme serait d'un grand apport pour Bakou à la fois pour la préservation de son patrimoine historique mais aussi pour l'accorder aux exigences d'une ville du XXIème siècle, tant en matière d'environnement que d'utilisation des TIC.

 
Un pays ouvert sur l'Occident


D'un point de vue culturel et politique, France et Azerbaïdjan ont aussi beaucoup à partager. L'Azerbaïdjan propose un modèle de laïcité réussi et original, dans un pays à majorité chiite, qui est aussi producteur et consommateur de vin et qui a choisi résolument de s'ouvrir à l'Occident, affirmant ainsi l'indépendance de sa diplomatie, qui n'est alignée ni sur Moscou ni sur Téhéran.

A ceux, parmi mes compatriotes qui mettent en question le respect des droits de l'homme en Azerbaïdjan, je répondrais en disant qu'en matière diplomatique et économique, je crois aux vertus du dialogue politique et à l'ouverture économique et culturelle entre les peuples, et que les indignations sélectives dans ce domaine me paraissent autant vaines que suspectes.

 
Des caractéristiques propices à la création d'un lien fort avec la France


Notre intérêt économique autant que stratégique commande de nous intéresser de plus près aux transformations en cours dans le Caucase et à la place éminente de l'Azerbaïdjan. Pôle de développement économique majeur de la région caucasienne, qui propose à l'Europe une alternative en matière de sécurité énergétique, affirme son indépendance sur la scène diplomatique et développe à l'intérieur un modèle de laïcité qui a fait ses preuves...

Voilà un pays qui présente des caractéristiques intéressantes vues de France et propices à la création d'un lien fort et durable. Espérons que la visite du ministre français du commerce extérieur annonce des perspectives bénéfiques et enrichissantes pour nos deux pays.
Source : http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20131121trib000797061/qu-attend-la-france-pour-s-interesser-vraiment-a-l-azerbaidjan-.html

Voir également : Lobby arménien : le député Thierry Mariani sort de ses gonds et dit comprendre la "liste noire" établie par l'Azerbaïdjan

L'Azerbaïdjan, terre de tolérance religieuse

Les Arméniens d'Azerbaïdjan

Histoire des Arméniens dans le Caucase : un bilan du nationalisme épurateur arménien jusqu'en 1921

Histoire des Arméniens dans le Caucase : le déchaînement de la violence nationaliste arménienne à l'occasion de la décomposition soviétique
  
Histoire des Arméniens : élimination de la minorité azérie au Karabagh

Le prétendu "pogrom nationaliste azéri" de Soumgaït en 1988 : une manipulation communisto-mafieuse ?

Les circonstances des émeutes anti-arméniennes de Bakou en janvier 1990

L'histoire du Karabakh

Le conflit arméno-azéri : "Les opérations de nettoyage [ethnique], qui concernent en gros 200 000 personnes de chaque côté, semblent avoir été menées plus systématiquement et étalées dans le temps en Arménie et plus par à-coups violents en Azerbaïdjan"

L'expulsion méthodique des derniers Azéris d'Arménie

Le réseau des organisations terroristes soutenues par l'Arménie sur les territoires occupés d'Azerbaïdjan

La destruction des monuments culturels azerbaïdjanais de la ville de Shusha, occupée par l'Arménie

La destruction des monuments historiques azerbaïdjanais en Arménie

L'épuration générale des minorités ethniques en Arménie

Criminalité arméno-géorgienne : le rapport qui accuse

"Les voleurs d’élite géorgiens

“Fortement structurées, hiérarchisées sur un modèle pyramidal selon un fonctionnement quasi militaire, les organisations russophones sont contrôlées par la bratva ou ‘fraternité criminelle’ dominée par la caste des ‘voleurs dans la loi’ (vory-v-zakone), une élite cooptée au cours de cérémonials et soumise à un code d’honneur strict. Le milieu criminel russe a adopté des tatouages exclusifs, véritables curriculum vitæ sur le rang, les spécialités et le parcours criminel de son titulaire […].”

Au sein de ces mafias, les organisations géorgiennes “se sont solidement implantées sur le territoire national où de multiples équipes de voleurs développent une délinquance de proximité sérielle qui, par son ampleur, est une source de revenus importante. Selon la gendarmerie, les transferts de fonds hebdomadaires au départ de la France seraient de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Une équipe, de 4 ou 5 individus, est en mesure de perpétrer journellement une dizaine de vols par effraction.

Le 4 juin 2013, un vaste coup de filet initié par la DIPJ [direction interrégionale de la police judiciaire, NDLR] de Bordeaux permettait l’interpellation de 44 mafieux caucasiens (essentiellement géorgiens) et de son leader, le ‘voleur dans la loi’ Artur Y. Il était démontré l’existence d’une organisation criminelle transnationale structurée animée par un chef reconnu, secondé par des superviseurs régionaux à la tête de multiples équipes de délinquants sériels. En novembre 2011 et février 2012, la gendarmerie interpellait en Midi-Pyrénées 32 Caucasiens (Arméniens, Géorgiens, Russes) membres d’une organisation criminelle soupçonnée de centaines de cambriolages, avec des filières de recels vers la Belgique et la Géorgie par conteneurs via Anvers et Fos-sur-Mer.”

Les organisations géorgiennes ont considérablement renforcé leurs structures en France depuis 2005, en recrutant des centaines d’hommes de main dans les rangs des migrants, en cons tante augmentation."

Source : http://www.valeursactuelles.com/criminalit%C3%A9-rapport-qui-accuse20131120.html

Voir également : Le gangstérisme arménien, une sordide réalité de la France actuelle

Arméniens et mafias étrangères en France : un état des lieux par Dimitri Zoulas

Arméniens et autres mafias en France : un phénomène inquiétant

Gangstérisme géorgien : "Le rôle de receleurs est souvent tenu par des criminels arméniens" (Stéphane Quéré, criminologue)

Rennes : démantèlement d'un réseau de malfaiteurs arméniens

Aveyron et Sud-Ouest : démantèlement d'un réseau de cambrioleurs arméniens et "géorgiens"

Gers : l'incroyable butin de la bande organisée de cambrioleurs arméno-géorgiens

Paris : qui sont les nouveaux cambrioleurs ?

Paris : encore un receleur arménien impliqué dans un réseau de cambrioleurs

Mafia "géorgienne" en Aquitaine : arrestation du parrain d'un réseau russo-arménien

Oissel : 194 objets volés, découverts dans la chambre d'un cambrioleur

mardi 19 novembre 2013

France : 1.978 demandeurs d'asile arméniens en 2012

France : 1 978 demandeurs d'asile arméniens en 2012

lundi 18 novembre 2013, par Mirian Méloua

Source : rapport d'activité 2012 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.

L'inscription de l'Arménie sur la liste des pays d'origine sûrs le 6 décembre 2011 a eu pour conséquence une diminution de 42% des premières demandes.

Cette demande s'organise principalement autour de deux problématiques. Une problématique ethnique, constituée de personnes faisant valoir leur origine azérie et déclarant avoir été persécutées pour cette raison en Arménie, où elles avaient leur résidence. Elles indiquent avoir dû souvent se réfugier en Russie, où elles n'auraient jamais pu faire régulariser leur situation et où elles auraient été victimes du racisme de la population et des autorités russes à l'encontre des Caucasiens.

Se retrouve également une problématique politique, constituée de personnes ayant participé aux manifestations consécutives à l'élection présidentielle de février 2008, ou plus généralement de personnes qui invoquent un militantisme dans un parti d'opposition, majoritairement le Congrès National Arménien.

On enregistre aussi quelques demandes de personnes appartenant à des minorités religieuses (yézides, témoins de Jéhovah, évangélistes).


On trouve enfin des personnes impliquées malgré elles dans des affaires relevant de la grande criminalité ou victimes de règlements de comptes.

Les 1 978 dossiers comprennent les nouvelles demandes (1 526) et les réexamens (452), mais ne comptabilisent pas les demandes des mineurs accompagnés (661).

150 admissions ont été décidées par l'OFPRA, et 158 supplémentaires après recours auprès de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA).

Au 31 décembre 2012, 3 633 Arméniens (dont 50% de femmes) étaient sous protection de l'OFPRA.
Source : http://www.colisee.org/article.php?id_article=4827

Voir également : Les Arméniens et la hausse du nombre de demandeurs d'asile dans les pays occidentaux

France : l'explosion des demandes d'asile et de leurs coûts

L'Arménie : pays sûr ou système politico-mafieux ?

France : 2.300 demandeurs d'asile arméniens en 2009

mardi 12 novembre 2013

Fin de règne pour Philippe Kaltenbach (président du groupe d'amitié France-Arménie au Sénat)

Municipales à Clamart: fin de règne pour Philippe Kaltenbach

Par Pascale Tournier, publié le 12/11/2013, mis à jour à  00:00

Mis en examen pour corruption passive, Philippe Kaltenbach a décidé de ne pas briquer un nouveau mandat de maire. Un coup d'arrêt net à une carrière menée de main de maître par cet homme ambitieux et habile. Plongée dans un système aussi étrange que délétère.


Les coups, Philippe Kaltenbach n'a cessé d'en donner et d'en recevoir tout au long de sa carrière. Mais la claque qui lui est infligée le 1er août, le sénateur maire (PS) de Clamart s'en souviendra longtemps. Au coeur de l'été, la juge Françoise Méry-Dujardin, du tribunal de grande instance de Nanterre, le met en examen pour corruption passive, dans le cadre de l'affaire des vidéos tournées à son insu par son ex-adjoint Mohamed Abdelouahed, lui-même mis en examen pour corruption active. Le 14 avril 2010, filmé à son insu dans son bureau, le maire aurait accepté une enveloppe d'argent liquide en échange de la promesse de fournir un logement social à une tierce personne. En janvier 2012, ces images compromettantes sont diffusées sur Internet.

>>Lire aussi: "J'avais la haine par rapport à ce système"

En apprenant sa mise en examen, Philippe Kaltenbach comprend qu'une page de sa carrière se tourne. En 2001, il fut le premier élu socialiste à ravir à la droite une ville des Hauts-de-Seine, qu'il a conservée en 2008. Sous le coup d'une procédure judiciaire, le maire de Clamart a choisi de transmettre le flambeau, pour les élections de 2014, à Pierre Ramognino, son adjoint (PS) à la culture, à la vie associative et à la démocratie locale. Dans la pénombre de son bureau, où trône la maquette d'une goélette laissée par son prédécesseur, l'édile ne s'avoue pas totalement vaincu. "Même mis en examen, j'aurais sûrement été élu grâce à mon bilan, lâche-t-il d'une voix tout juste perceptible. Mais je ne veux pas exposer ma famille et transformer la campagne en une séquence caniveau."

Songe-t-il à revenir plus tard, au cas où il serait blanchi de tout soupçon? "Non, assure-t-il, car la loi sur le non-cumul s'appliquera alors. Mais je serai sur la liste en position éligible." Pour ses adversaires, c'est sûr, Philippe Kaltenbach "voudra continuer à tirer les ficelles", comme l'indique Vanessa Jérôme, patronne locale des écologistes. Jean-Didier Berger, tête de liste UMP pour les municipales, renchérit: "Il veut garder un double des clefs de la maison!"

Pour asseoir son pouvoir, l'édile ne s'est jamais ménagé depuis douze ans. Bosseur et charismatique, pugnace avec ses adversaires, il réveille Clamart. Alors que la ville est partagée à parts équivalentes entre électorats de droite et de gauche, il s'emploie à élargir son socle de soutiens. Et, comme beaucoup d'élus, il cède aux sirènes du clientélisme... Chaque voix compte. Notamment celles de l'importante communauté maghrébine implantée dans le Haut-Clamart. "Je suis au service de tous les Clamartois, quelle que soit leur sensibilité politique", se défend-il.

En 2008, l'arrivée dans l'équipe municipale de Mohamed Abdelouahed, fils du président de l'Association des musulmans de Clamart, s'inscrit dans cette logique. "Il a été élu par l'ensemble des militants de la section [qui, à Clamart, désignent les adjoints]. Je l'ai soutenu pour promouvoir la diversité", conteste Philippe Kaltenbach, rejetant toute idée de communautarisme. Les faits, pourtant, disent le contraire. Ainsi Philippe Kaltenbach n'oublie-t-il pas non plus les Arméniens, très présents à Clamart: jumelage avec la ville d'Artashat, square baptisé en l'honneur de Missak Manouchian... En 2008, il a même envoyé à chacun d'entre eux un courrier rédigé en partie en arménien afin de leur demander leur soutien aux municipales!
Un verrouillage du pouvoir qui passe par la section PS de Clamart

Pour s'attirer les faveurs de l'électorat populaire, il s'appuie aussi sur les services municipaux et les logements sociaux, qu'en maire de gauche convaincu il a développés. Et il veille, bien sûr, à ce que les bénéficiaires de ces prestations lui soient reconnaissants de ce qu'il entreprend pour eux. L'inscription des familles sur les listes électorales est donc surveillée de très près. Même si Philippe Kaltenbach s'en défend vertement, des documents, que L'Express a pu consulter, l'attestent. En 2010, pour sélectionner les dossiers des jeunes Clamartois candidats aux séjours de vacances proposés par la ville, Christophe Jaurrey, le chef de cabinet du maire, demande par e-mail que l'on respecte un quota particulier: les deux tiers des parents des enfants choisis doivent être inscrits sur les listes électorales! En 2012, Mme F. J., en attente d'un logement social, rappelle son cas à l'adjoint au logement, Georges Kehyayan : "Vous avez demandé à mon mari de faire sa carte d'électeur sous peine de voir notre demande ne pas être prise en compte par le maire." La pratique est critiquée par des élus de sa majorité municipale. Mais rien n'y fait.

Pour verrouiller son pouvoir, Philippe Kaltenbach use d'un instrument redoutable: la section PS de Clamart. Dotée de 12 adhérents en 1993, elle en compte aujour-d'hui... 426! Un record dans les Hauts-de-Seine. Le maire a installé ses fidèles dans ce qui est devenu le coeur du système. Alexis Komlan, salarié de l'office HLM Clamart Habitat, est le secrétaire de section depuis 2011; le chef de cabinet, Christophe Jaurrey, en est le trésorier de-puis 2012; la femme de Philippe Kaltenbach, Delphine Krust, est entrée dans la commission administrative en 2012.

81 membres de la section sont employés à l'hôtel de ville, soit... près de 20%! Le maire, lui, juge cette proportion "classique". La consanguinité entre mairie et PS clamartois est d'ailleurs telle que la plupart des assemblées générales se déroulent dans l'imposante salle des commissions de l'hôtel de ville. "Le local du PS est trop petit", rétorque Philippe Kaltenbach, qui a décidément réponse à tout. Plus gênant: il arrive que des frais de la section soient pris en charge par la ville. Trois notes de repas de militants, datées des 14 novembre 2009 (450 euros), 18 novembre 2009 (600 euros) et 24 février 2012 (352 euros) et d'un montant total de 1402€ le démontrent. Pierre Ramognino, alors conseiller délégué à la démocratie locale et secrétaire de la section PS, a signé le bordereau.
Pour garder ses bataillons sous sa coupe, le maire tisse des liens de dépendance

Mal à l'aise à l'énoncé de ces factures troublantes, Philippe Kaltenbach commence par mettre ces affirmations en doute. Puis il reconnaît quelques jours plus tard, après vérifications, une "regrettable erreur". "Dès que la méprise comptable a été détectée par l'adjoint aux finances, Philippe Waldteufel, la section a payé le restaurateur et ce dernier a remboursé la ville", nous précise-t-il par écrit.

Pour conserver ses bataillons sous sa coupe, l'élu tisse des liens de dépendance dans lesquels se mêlent attribution de logements sociaux, de places en crèche, d'emplois à la mairie et adhésion au PS. Mais cette tactique ne fonctionne pas toujours. La conseillère (PS) déléguée à la santé, Claire Roux, s'est vu proposer en 2009 un logement social pour son fils. "J'ai refusé", affirme-t-elle. Idem pour Jean-Luc Py, candidat socialiste malheureux à la primaire pour la tête de liste aux municipales en juin dernier. "On m'a offert une place en crèche pour mes jumeaux alors que je n'avais rien demandé!" Il a, lui aussi, décliné la proposition. Alexis Komlan et le fils de Georges Kehyayan, l'adjoint (sans étiquette) au logement, n'ont pas eu cette pudeur...

Sous couvert de démocratie, le poids de la section permet d'imposer ses choix. Car des pans entiers de la vie municipale y sont traités. "C'est utile pour les campagnes électorales, pour relayer et défendre la politique mené ", reconnaît Philippe Kaltenbach sans fard. Mais, à Clamart, cela va plus loin. Même la désignation des adjoints ou le retrait de leur titre sont soumis au vote des militant! Matthieu Fayolle, adjoint (PS) à la ­jeunesse et à la sécurité, et sa collègue (PS) à la petite enfance, Juana Altamirano, en savent quelque chose.

Après la diffusion des vidéos compromettantes, au début de 2012, ils espèrent un peu naïvement que le maire démissionne. Certains élus rêvent de remplacer Philippe Kaltenbach par l'adjoint (PS) aux finances, Philippe Waldteufel, qui n'est pas mis au courant. L'information fuite: le maire crie à la trahison. En mars 2013, la section vote le retrait du titre d'adjoint des deux insolents... mais pas les membres du conseil municipal réunis un mois et demi plus tard. Privés de leurs délégations, les deux frondeurs restent donc adjoints. Violent, l'épisode crée un fossé entre le maire et sa majorité. "Depuis, ce n'est plus la même ambiance", observe l'élu communiste Gérard Aubineau, qui approuve le bilan du maire mais déplore la quasi-inexistence de ­réunions du bureau municipal.

A quelques mois du scrutin, la tâche de Pierre Ramognino est immense. En tant qu'ancien secrétaire de section -jusqu'en 2011- et, de facto, acteur du système, il part avec un réel handicap. Défendre le bilan de son prédécesseur ne sera pas suffisant. Saura-t-il s'émanciper de l'ombre tutélaire de Philippe Kaltenbach et rassembler une majorité mal dans sa peau? "J'ai mon parcours politique pour moi, rappelle-t-il. Et je souhaite travailler avec tous les socialistes." Il le faudra. Sinon, la ville pourrait à nouveau basculer à droite... 
Source : http://www.lexpress.fr/region/municipales-a-clamart-fin-de-regne-pour-philippe-kaltenbach_1298747.html

Voir également : Philippe Kaltenbach enfin mis en examen pour corruption

Le maire et sénateur "socialiste" Philippe Kaltenbach, collaborateur notoire et hargneux du lobby raciste arménien, est soupçonné de corruption

Aznavourian : aveu de corruption

Corruption : Charles Aznavour raconte comment il achetait des hommes politiques pour échapper au fisc

Le HuffPost  |  Publication: 12/11/2013 15h30 CET  |  Mis à jour: 12/11/2013 15h30 CET

POLEMIQUE - Payer un homme politique, en échange d'un service. C'est la définition du clientélisme, voire de la corruption. C'est aussi ce que Charles Aznavour a fait pendant plusieurs années. Le chanteur qui aura 90 ans en mai prochain le raconte aujourd'hui ouvertement même s'il se garde bien de révéler le moindre nom de bénéficiaires de ses largesses.

"Il y a quelques gens de la politique qui pouvaient, paraît-il, arranger mon coup et moi j'avançais un peu d'argent en liquide pour les votes qu'ils devaient avoir, notamment pour les affiches",
affirme-t-il sur France Info. En promotion pour la sortie de son live Tant que battra mon cœur (ed. Don Quichotte), l'artiste affirme que cette pratique lui a coûté beaucoup, beaucoup d'argent. Plus que tous les procès qu'il a pu avoir notamment pour fraude fiscale et pour lesquels il dit avoir été blanchi. (écoutez à partir de 2')

Charles Aznavour explique comment il procédait pour donner de l'argent à des partis politiques. "On m'envoyait un 'go between' qui amenait l'argent en liquide quelque part", précise-t-il. Pour qui? "De tous les bords, partout. A gauche, à droite et dans le centre aussi", répond le chanteur qui cherchait ainsi à arranger les problèmes qu'il avait avec le fisc. Il a également confirmé qu'il paye aujourd'hui tous ses impôts dans notre pays. Et ceux-ci se sont chiffrés, l'an dernier, à 1,3 million d'euros.
Source : http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/12/aznavour-corruption-hommes-politiques-fisc_n_4259764.html

Voir également : En exil fiscal en Suisse, l'Arménien Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour, ose réclamer une augmentation des taxes pour les riches de France
 
L'hallucinant chantage communautariste du chanteur Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour

Discours haineux d'un pleurnichard sénile, Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour

Le "Français" Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour, et l'organisation terroriste sanguinaire ASALA

Hommage officiel des communautaristes hollandesques aux Arméniens morts pour... la Grande Arménie


http://www.youtube.com/watch?v=XhH6F52UbN8

Sur le sujet : Les motivations avouées d'un "Arménien de marque" engagé dans les armées de l'Entente en 1914 (soit bien avant la déportation de l'été 1915) : "des crimes sans nombre", "l'anéantissement systématique de notre peuple", "il faut que la Turquie disparaisse pour toujours"
  
Automne-hiver 1914-1915 : le rôle militaire décisif des belligérants arméniens, d'après la presse française

1914-1915 : la volonté de collaboration de la FRA-Dachnak avec l'Entente et contre l'Empire ottoman


Les constatations d'Adrien Léger sur les Arméniens en Cilicie

Les Arméniens de Cilicie (dont les volontaires de la Légion arménienne), d'après les officiers français

Le lieutenant-colonel Sarrou : "Les chrétiens de Cilicie, Arméniens et Grecs, ont abandonné malgré nos conseils, leur pays."

L'émigration des Arméniens de Cilicie (1921)


Athènes, décembre 1916 : l'agression grecque abjecte contre les soldats français innocents 

Et aussi : Les Arméniens de France sous l'occupation allemande



1944 : la fin méritée d'un soi-disant "résistant" (sic) arménien (selon la vulgate communautariste arménienne)

Discours haineux d'un pleurnichard sénile, Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour

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Mort d'un stalinien arménien : Henry Karayan

dimanche 10 novembre 2013

L'"Arménien caché" Tony Garabedian était-il un collaborationniste ?

    Marseille
     |
    Mekhitar Garabedian
     |
    Montpellier
     |
    Rivoli

 Jamais incarcéré, Tony, pendant la guerre. Pas de service militaire. Juste le nom d'un autre dont il a même touché la pension. En rue de En 1942, Tony travaille rue de
Rivoli

. Dans un grand hôtel parisien. Sous l'occupation, il a également habite ici avec sa compagne Suzanne. Nous l'avons retrouvée près de
Montpellier
. Elle n'a pas souhaité montrer son visage. Elle a vécu avec cet homme cultivant le secret sans jamais poser de questions, Suzanne a vécu 8 ans avec lui. quelqu'un traverse 70 ans sous un faux nom. - Je l'ai pas se marier. On ne pouvait pas se marier. On ne pouvait rien faire. Ce n'était pas normal. - Comment payait-il ses impôts ? - Je ne l'ai jamais vu payer d'impôts. - Pourtant, un soir, Tony lui livre un nom. - Je pense plutôt
M. Garabedian
. Il sortait d'une famille arménienne. - Garabedian, Tony ou Marius. Il a constamment brouillé les pistes. Mais c'est chez ARAM, l'association de la mémoire vivante des Arméniens de
Marseille
, que se trouve peut-être la clé de l'enquête. - Il y en a au -Ilyena - Il y en a au moins 60. - Alors, son passé cache-t-il un lourd secret ? - Si l'on se remet dans le contexte de l'époque, on peut admettre que des individus issus de la communauté arménienne
se soient engagés du côté de l'occupant. Du côté de la milice. C'est plausible. - Les photos retrouvées montrent une vareuse de la milice.
La plaque de la moto ne correspond à rien. Ce spécialiste de l'usurpation d'identité est l'expert du dossier. - Il est passé pendant 70 ans à travers toute: attraper. C'est filet sans se faire attraper. C'est plutôt exceptionnel. En general, on se fait attraper. - Le procureur lance un appel à témoins. - C'est la 1ere fois que j'ai un dossier comme ça. Il y a la frustration de ne pas avoir trouvé la solution. - Dans la Drôme, là où est mort Tony, chacun aimerait connaître l'indicible secret qu'il a emporté dans sa tombe.
Claire Chazal
: Ce 9 novembre est la date anniversaire de la mort du général de Gaulle. 43 ans après, de nombreuses personnalités politiques de tous bords sont venues lui rendre hommage à Colombey-les-Deux-Eglises.
Source : http://telescoop.tv/browse/361670/7/le-journal-de-20h.html

Voir également : Les Arméniens de France sous l'occupation allemande  


1944 : la fin méritée d'un soi-disant "résistant" (sic) arménien (selon la vulgate communautariste arménienne)


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Le passé trouble de Charles Hernu, "grand ami des Arméniens"

samedi 9 novembre 2013

Nantes : le conducteur de l'Audi arrêté

Le conducteur de l'Audi lancé sur un Arménien arrêté
Nantes - 29 Octobre

Il n'avait pas prévu son coup, mais « l'occasion a fait le larron », suppose le parquet. Au volant de son Audi A4, l'Arménien de 22 ans qui avait eu maille à partir avec l'un de ses compatriotes l'a aperçu, samedi, vers 16 h 30, sur le parking d'Auchan, à Saint-Sébastien. Il venait de faire ses courses, avec son fils, lorsque la puissante berline lui a foncé dessus. Avant de stopper au frein à main au dernier moment. Sans doute le chauffeur voulait-il seulement effrayer celui après lequel il en avait. Pourtant, ce dernier, 53 ans, a eu au moins une jambe atteinte. Il a été brièvement hospitalisé. Son agresseur présumé, rapidement identifié, a été interpellé à son domicile hier matin. Il est toujours en garde à vue.
Source : http://www.ouest-france.fr/le-conducteur-de-laudi-lance-sur-un-armenien-arrete-1681703

vendredi 8 novembre 2013

Oissel : 194 objets volés, découverts dans la chambre d'un cambrioleur

faits divers
Les policiers de Rouen publient sur Internet les photos de 194 objets volés retrouvés dans la chambre d’un cambrioleur


Un site Internet va permettre aux victimes d’identifier et de récupérer des bijoux volés lors de cambriolages commis dans l’Isère et en Seine-Maritime

    Par Richard Plumet
    Publié le 08/11/2013 | 13:27, mis à jour le 08/11/2013 | 14:48

Identifié par son ADN
La patience des  enquêteurs de la brigade de répression des cambriolages  de la sûreté départementale de Seine-Maritime a été récompensée : un an après un cambriolage commis à Cléon, ils ont arrêté un homme dans un foyer d’insertion de Oissel.
Dans sa chambre : 194 objets, essentiellement des bijoux. Pour en arriver là, les policiers avaient récupéré sur le lieu du cambriolage de Cléon un mégot de cigarette.


Après l’analyse en laboratoire, l’indice a parlé en révélant l’identité d’un homme âgé de 41 ans connu par les services de police de plusieurs pays pour des affaires de stupéfiants. Identifié, l’individu a ensuite été localisé puis arrêté en septembre dernier au sud de Rouen.


Des bijoux et des objets de valeur
D’origine arménienne, l’homme n’explique pas la provenance des 194 objets retrouvés dans la chambre de son foyer et nie avoir commis le cambriolage de Cléon du 17 novembre 2012.  En examinant certains bijoux, les policiers font aussi le lien avec quatre autres affaires de vols par effractions : deux dans l’Isère et deux à Rouen. Le cambrioleur présumé nie encore. Mis en cause dans d’autres vols, et déjà condamné à 7 mois de prison, il est placé en détention en maison d’arrêt.

Quant au butin retrouvé, il a été photographié pièce par pièce par les policiers rouennais. Des photos qui ont été  publiées cette semaine sur le site Internet  "Avis de recherches de la Police Nationale"   (avisderecherches.interieur.gouv.fr), où dans  une rubrique intitulée  "restitution d’objets volés", les victimes de cambriolages sont invitées à identifier et à reconnaître leurs bijoux dérobés puis à entrer en contact avec le service de la Sûreté de la police de Rouen via un formulaire de contact.
L’affaire porte la référence N° 76001.
Le recours à ce site Internet est une première en Seine-Martime.
Source : http://haute-normandie.france3.fr/2013/11/08/les-policiers-de-rouen-publient-sur-internet-les-photos-de-194-objets-voles-retrouves-dans-la-chambre-d-un-cambrioleur-353981.html

Un mégot de cigarette permet d'identifier et d'arrêter un cambrioleur très actif

Vendredi 8 Novembre 2013 à 11:39 | Mis à jour le Vendredi 8 Novembre 2013 - 14:28 |

SEINE-MARITIME - Il ne reconnaît rien, mais les policiers ont de fortes suspicions sur l'activité délictuelle de l'homme qu'ils ont confondu (et arrêté) grâce à son ADN.

A l'origine : un vol par effraction commis dans une habitation à Cléon, près d'Elbeuf, le 17 novembre 2012.
Dans la majorité des cas, il est assez rare que le ou les auteurs d'un cambriolage soient identifiés après si longtemps.

Son ADN était sur un mégot

La ténacité des hommes de la Brigade de répression des cambriolages (BRC) de la Sûreté départementale, en charge des investigations, a pourtant payé. Il a suffi d'une toute petite trace d'ADN prélevée sur un mégot de cigarette pour remonter jusqu'au cambrioleur présumé. Il est vrai que le suspect, un Arménien de 41 ans, était déjà fiché par la police pour trafic de stupéfiant au niveau international.

Restait quand même à le localiser, d'autant qu'il vivait dans un foyer de Oissel. Ainsi, le 10 septembre dernier, les policiers sont venus toquer à la porte de sa chambre. Il leur a ouvert. Ils l'ont interpellé et procédé illico à une perquisition.


150 bijoux retrouvés dans sa chambre


En fouillant les quelques meubles de la pièce, les enquêteurs ont mis la main sur une quantité assez impressionnantes d'objets provenant de vols par effraction : colliers, bagues, pendulettes, chaînes de cou, pendentifs, montres etc.  Au total, 194 objets suspects, dont 150 bijoux en or de différentes valeurs.

Les premières investigations de la Brigade de répression des cambriolages a déjà permis d'identifier formellement quatre victimes : deux à Rouen, deux dans des communes de l'Isère.

En garde à vue, le suspect n'a rien voulu reconnaître. Il a été néanmoins placé en détention provisoire à la prison Bonne Nouvelle de Rouen dans le cadre d'une autre affaire, un vol par effraction, pour purger une peine de sept mois de prison. Pendant ce temps là, les policiers rouennais vont pouvoir continuer leur enquête et tentait de retrouver les propriétaires des objets qui sont en leur possession.

Reconnaissez-vous ces bijoux ?
La Brigade de répression des cambriolages a listé les 194 objets provenant de vols par effraction. Les éventuelles victimes sont invitées à consulter le site de la Police nationale - Cliquez ici   - afin qu'elles puissent le cas échéant se signaler auprès des enquêteurs en vue de la restitution de leurs biens.
Source : http://www.infonormandie.com/Un-megot-de-cigarette-permet-d-identifier-et-d-arreter-un-cambrioleur-tres-actif_a2875.html

Voir également : Gangstérisme géorgien : "Le rôle de receleurs est souvent tenu par des criminels arméniens" (Stéphane Quéré, criminologue)

Rennes : démantèlement d'un réseau de malfaiteurs arméniens

Aveyron et Sud-Ouest : démantèlement d'un réseau de cambrioleurs arméniens et "géorgiens"

Gers : l'incroyable butin de la bande organisée de cambrioleurs arméno-géorgiens

Paris : qui sont les nouveaux cambrioleurs ?

Paris : encore un receleur arménien impliqué dans un réseau de cambrioleurs

Commémorations de 2014 : le pitoyable Hollande se surpasse dans le confusionnisme historique

"Le discours de François Hollande ouvrant les commémorations du centenaire de la première guerre mondiale en a déçu certains. Vendredi 8 novembre, l'historien Nicolas Offenstadt, coauteur de La Grande Guerre : carnet du centenaire (Albin Michel), a regretté, sur BFMTV, la tournure prise par les célébrations. "Ce qui m'a frappé, c'est la confusion que François Hollande a faite entre les deux guerres mondiales. Cela m'a étonné pour le lancement d'un centenaire, parce que 14-18 c'est quand même une histoire très particulière", dit-il.

"Le président a choisi de mettre la commémoration sous le sceau des deux guerres: 1914-1944. Il a mis en série, dans son discours, le poilu, le résistant et le Juste, qui protégeait les juifs pendant la seconde guerre mondiale, souligne-t-il. J'ai trouvé que ça prêtait plutôt à confusion parce que je pense qu'il aurait été bien de souligner la spécificité de la Grande Guerre.""

Source : http://actualite.portail.free.fr/toute-l-actu/08-11-2013/video-14-18-un-historien-regrette-la-banalite-et-les-confusions-du-discours-de-hollande/

Sur Twitter, on peut lire ceci venant du compte officiel de l'Elysée :

"Élysée ‏@Elysee 19 h
Commémorer c'est souligner l'héroïsme discret du Résistant, saluer la dignité du Juste qui cache un Juif au péril de sa vie #Centenaire2014"

Amalgame inepte, étant donné que la IIIe République a pris le parti des nationalistes grand-serbes à l'antisémitisme agressif et délirant, et du régime tsariste, lequel pratiquait l'antisémitisme d'Etat et commit de nombreuses exactions contre les populations juives (entre autres) lors de la Première Guerre mondiale : Les déportations et expulsions massives dans l'Empire russe au cours de la Première Guerre mondiale

Les atrocités de l'armée russe contre les civils (sujets russes ou étrangers) durant la Première Guerre mondiale
  
Première Guerre mondiale : le conflit russo-allemand et la question de l'antisémitisme tsariste

Arnold J. Toynbee : de la propagande pro-arménienne au témoignage pro-turc

"Élysée ‏@Elysee 19 h
Commémorer la Première guerre mondiale, c'est célébrer la victoire de la République, plus forte que les Empires centraux #Centenaire2014"

Une République qui n'a pourtant pas répugné à s'allier aux monarchies russe, britannique, belge et roumaine... L'effondrement d'une partie des Empires centraux étant avant tout lié à la question des nationalités.

Loin de se pâmer avec ce genre de préjugés idéologiques (l'Allemagne de l'époque était plus évoluée que la France républicaine sur certains plans, notamment social), Jean Jaurès tenait,
à la veille de la guerre, un discours marqué par une empathie pour l'Allemagne wilhelmienne et la Jeune Turquie, ainsi qu'une méfiance profonde à l'égard de l'alliance avec le tsarisme russe (mais encore faut-il le lire pour s'en rendre compte) : Le grand arménophile Jean Jaurès et le géopoliticien allemand Friedrich Naumann

Le socialiste français Jean Jaurès : un arménophile et un fidèle soutien de la Turquie des Jeunes-Turcs

Voir également : François Hollande et l'Histoire : les perles d'un cancre

Aurélie Filippetti et les effets pervers du "devoir de mémoire"

Du danger des ingérences politiciennes en matière d'histoire : Jean-Pierre Chevènement corrige la mauvaise copie d'Hollande sur le Vel d'Hiv

L'impopularité du multi-communautariste et repentiste Hollande

Le très impopulaire François Hollande réitère son soutien aux ingérences communautaires liberticides

"Cohérence", "nuance" et "exactitude" chez Nicolas Sarkozy, "fin connaisseur" de l'histoire de France, comme de celle de la Turquie

jeudi 7 novembre 2013

France : l'explosion des demandes d'asile et de leurs coûts

Droit d'asile : l'explosion des demandes et des coûts

Par Jean-Marc Leclerc
Mis à jour le 30/10/2013 à 20:28
Publié le 30/10/2013 à 19:28

INFO LE FIGARO - La France a atteint le seuil des 70.000 demandeurs de statut de réfugié par an, selon le député de l'UMP Éric Ciotti.

» L'impossible réforme d'un système à bout de souffle

Rapporteur du budget de l'asile à l'Assemblée, le député UMP des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, se souviendra de sa visite, ce mercredi, à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). «L'Intérieur réclame une réforme du droit d'asile, mais la situation est beaucoup plus grave que ce que l'on veut bien nous dire», déclare l'élu: «Les demandeurs d'asile en 2013 vont être 70.000, un chiffre qui se situe au-delà de toutes les projections imaginées.» Son cri d'alarme est relayé par le sénateur UMP des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi, qui révèle, pour sa part, dans un rapport publié mercredi, que le seul versement de l'Allocation temporaire d'attente (ATA) aux demandeurs d'asile aura vu son coût grimper de 47 millions d'euros en 2007 à 149 millions en 2012 (336 euros par mois et par personne). Manuel Valls a confié une «concertation» au député PS Jean-Louis Touraine, et à la sénatrice centriste Valérie Létard, pour un rapport prévu le 20 novembre et peut-être une loi en 2014. En attendant, les chiffres montrent un système à bout de souffle.
● Le nombre de demandeurs a augmenté de 90 % depuis 2007

Éric Ciotti l'affirme: «De janvier à septembre 2013, l'Ofpra a déjà enregistré 50.000 dossiers. À ce rythme, les 70.000 demandes vont être atteintes fin 2013. Nous y sommes déjà sur 12 mois glissants, avec 10 % de hausse enregistrés du 1er août 2012 au 31 juillet 2013.» Au total, le nombre de demandeurs annuels aura augmenté de près de plus de 90 % en six ans. Et encore ne s'agit-il que du flux. Selon Éric Ciotti, «le stock d'affaires pendantes enfle au lieu de se résorber: de 24.000 dossiers à l'Ofpra le 1er janvier 2013 à 30.400 le 30 juin dernier.»
● Bangladais, Kosovars et Albanais arrivent en masse

En 2013, les demandes d'asile, par milliers, des ressortissants d'Albanie, du Kosovo et du Bangladesh ont respectivement augmenté de 150 %, 156 % et 183 %! L'arrêt du Conseil d'État du 4 mars 2012 serait directement lié à cette explosion. Les «sages» avaient alors annulé la décision de l'Ofpra qui ajoutait en 2011 le Bangladesh, l'Arménie, la Moldavie et le Monténégro à la liste pays «sûrs» (et dont les ressortissants ne peuvent en principe prétendre à l'asile en France). Par ailleurs, la Syrie devient un pays «source» important: 840 dossiers ont été traités depuis janvier, soit deux fois plus que l'an dernier, avec, pour cette zone de conflit, un taux de protection accordée de l'ordre de 90 %.
● Le délai d'instruction moyen des dossiers avoisine les 600 jours

Conséquence inévitable de l'engorgement de la machine, les délais d'instruction moyens des dossiers (Ofpra + appel à la Cour nationale du droit d'asile, CNDA) sont passés de 461 jours en 2007 à 489 l'an dernier, et même 592 en comptant les délais de notification. «Et ils vont augmenter en 2013», assure Éric Ciotti. Ce député le dit: «La promesse du candidat Hollande de réduire les délais à six mois est intenable et le nouveau délai de neuf mois annoncé par l'Intérieur ne l'est pas davantage». Or, explique-t-il, «chaque mois gagné ferait économiser 20 millions d'euros».
● Le coût annuel va dépasser le plafond des 670 millions d'euros

Sur les quelque 670 millions d'euros de la loi de Finances 2013 consacrés à l'asile, l'essentiel concerne les dépenses d'hébergement des demandeurs. Les places en Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada), encadrés par l'État ou les associations agréées, ont coûté près de 200 millions d'euros l'an dernier. Mais la France ne dispose que de 23.000 places au dernier pointage de Beauvau (27.000 prévues en tout, fin 2014). L'essentiel des demandeurs est donc logé à l'hôtel, avec une addition qui a grimpé de 35 millions d'euros fin 2007 à 125 millions l'an dernier. S'y ajoute l'Allocation temporaire d'attente pour un coût supplémentaire de près de 150 millions d'euros. «Or, un rapport des plus grandes inspections de l'administration révèle que le taux d'allocations indûment versé est supérieur à 18 %, soit une fraude de l'ordre de 25 à 30 millions d'euros», rappelle Éric Ciotti. À l'entendre, «tous les coûts vont exploser pour 2013».
● La majorité des déboutés du droit d'asile reste sur le territoire

Si la protection n'est accordée qu'à environ 20 % des demandeurs, l'essentiel des déboutés reste en France.
«Tous les ans, ces personnes sont ainsi 37 000 à 40 000 à s'inscrire dans l'illégalité», dit Éric Ciotti. Le député prône, lui, une mesure radicale: «Que la décision définitive de rejet de l'asile vaille obligation de quitter le territoire français». Pour l'heure, les déboutés, comme la famille de Leonarda, se présentent immédiatement au deuxième guichet «exceptionnel» mis en place par la circulaire Valls de novembre 2012. Le ministre devra lever les ambiguïtés.
Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/10/30/01016-20131030ARTFIG00547-immigration-les-demandes-d-asile-explosent.php

Voir également : Les Arméniens et la hausse du nombre de demandeurs d'asile dans les pays occidentaux

France : 2.300 demandeurs d'asile arméniens en 2009

mercredi 6 novembre 2013

France : les crimes d'honneur au sein de la première génération d'immigrés arméniens

Le Populaire, 4 mai 1937 :

"L'assassinat du dentiste arménien

Le juge d'instruction Bru a interrogé pour la dernière fois, en présence de Me Lévy-Oulmann, l'Arménienne Prapion Sarafian qui, le 7 décembre, rue de Vaugirard, tua son compatriote, le dentiste Sassouni, parce que, dit-elle, il avait abusé de sa fille.

Le magistrat lui fit remarquer qu'elle aurait dû se méfier un peu des déclarations de la jeune fille qui a donné, au sujet des faits, des dates différentes et qui lui a déclaré avoir été anesthésiée par un gargarisme, ce qui, déclarent les experts, est impossible.

Mais l'inculpée persiste dans son attitude. Sa fille ne lui a pas menti, elle en est sûre. Le dentiste a brisé le bonheur de la famille. Et elle ne témoigne aucun regret de son acte."


L'Ouest-Eclair, 29 juillet 1937 :

"UNE MERE QUI TUA LE SEDUCTEUR DE SA FILLE COMPARAIT DEVANT LE JURY DE LA SEINE

PARIS, 28 juillet. Devant les jurés de la Seine comparait aujourd'hui Mme Prapion Sarafian, née Souliassian, d'origine turque, qui, le 6 décembre dernier, tua le dentiste arménien Setrak Sassouni, qu'elle accusait d'avoir abusé de sa fille et de l'avoir rendue mère.

A l'audience, Mme Sarafian reconnaît les faits et déclare simplement avoir voulu venger l'honneur de sa fille. Celle-ci confirme la scène qui amena le drame. Comme sa mère, elle dit que sa vie est brisée.

On entend plusieurs témoins cités par la défense qui viennent faire l'éloge de l'accusée, excellente mère, femme laborieuse et honnête.

La partie civile a fait citer de son côté des Arméniens qui ont connu Setark Sassouni, le dentiste assassiné. Lui aussi, c'était un personnage sérieux, consciencieux, dévoué à ses compatriotes réfugiés en France.

Demain jeudi, les débats continueront pour la plaidoirie de la partie civile, le réquisitoire de l'avocat général Guyennot et la plaidoirie de Me Levy Oullmann.

L'audience est levée à 7 heures du soir."


Le Populaire, 4 novembre 1937 :

"POUR LEUR ENFANT

Un mari divorcé avait tué son ancienne femme...

ELLE VENAIT CHERCHER SA FILLETTE
dont une décision de justice lui attribuait la garde

La mère a été tuée à coups de feu. Le père, horriblement coupable, se désole, accusé d'assassinat devant le jury. L'enfant a été confiée à l'Assistance Publique. Voilà le drame.

Et partout répandue sur ces données rudimentaires, une haine latente, farouche, inexpiable. Car il s'agit d'Orientaux, d'Arméniens, et qui apportent à leurs démêlés familiaux une âpreté retorse et primitive. Ce n'est pas, en effet, au cours d'une discussion dégénérée en querelle que le tailleur Vitchen Iskenderian a fait feu. Non ! Il s'est tranquillement résigné au pire, qu'il a considéré comme inévitable. Il a tiré pour ainsi dire de sang-froid, s'abandonnant désespéré au crime. (...)

Il était venu, lui, d'Angora à Paris en qualité de réfugié, et s'était fait tailleur. Ses affaires prospéraient, mais son caractère, si l'on en croit les renseignements fournis sur son compte, restait détestable : on le représente comme sournois et avare, renfermé et vindicatif. Il est, de surcroît, laid, franchement laid, et fait penser, lorsqu'il pleure, à un singe qui grimace...

Elle vivait, elle, Anna Mechderian, chez sa mère, à Enghien, et elle était, au contraire, fort belle. Une superbe créature a pris place, à l'audience, au banc de la partie civile : c'est sa soeur, et qui lui ressemblait. Et tout de suite, dès après le mariage, l'homme et la femme se sont détestés. Il l'accusait d'être volage (c'est possible) et elle se plaignait d'avoir affaire à un maître brutal, qui la forçait à travailler sans répit, qui la nourrissait à peine, qui la frappait. Elle n'est plus là pour confirmer ses désillusions, et il se contente, quant à lui, de zézayer que telle n'est pas la vérité. Or, il est toujours aventureux, en pareille matière, de vouloir départager entre la défense d'un assassin et le souvenir d'une morte...

Une demande en divorce, quoi qu'il en soit, fut déposée, d'abord par le mari, puis, reconventionnellement, par la femme. On usa et abusa, de part et d'autre, de procédure. Enfin, le tribunal se prononça. Puis, sur appel, la cour. La séparation fut ordonnée aux torts et griefs réciproques des époux, mais l'enfant était confiée à la mère. Le père obtenait un droit de visite bimensuel et était condamné à payer une pension alimentaire annuelle de 1.800 francs. Mais Vitchen Iskenderian était bien résolu à ne pas se séparer de sa fille, qu'il avait jusque-là conservée auprès de lui, et semble-t-il, en dépit des premières décisions de justice intervenues. Et lorsque son ancienne femme lui écrivit, l'année dernière, qu'elle irait le 10 août chercher la petite Marie-Jacqueline, il se contenta d'acheter un revolver.

— Pourquoi cette arme ? interroge, à peu près automatiquement, le président Délegorgue.

— Parce que, déclare l'accusé, Anna Mechderian et son amant avaient menacé de me vitrioler  !

On s'arrête longtemps à cette curieuse déclaration, si difficile à soutenir, et l'on en arrive à la scène décisive. Au jour annoncé, la mère se rendit chez son ex-époux, 90, rue de Flandre. Elle s'avança le long d'un couloir obscur, qui la conduisit à l'atelier, au fond de la cour. Le tailleur l'attendait là, devant la fenêtre, serrant sa fillette contre lui. Et lorsqu'il la vit venir, il glissa son arme dans sa poche... La jeune femme ne franchit pas sans hésiter le seuil. Elle s'approcha de l'enfant, se pencha, la prit par la main, s'efforça de sourire :

— Viens, ma petite, lui dit-elle, viens avec maman...

L'homme intervint de façon indirecte et s'adressant, lui aussi, à Marie-Jacqueline, alors âgée de huit ans, interrogea  :

— Tu la connais, cette femme ? Non, tu vois, tu ne la connais pas !

Et tourné cette fois vers « cette femme  », il ajouta :

— Qui a élevé l'enfant ? Moi ! Je la garde... Et toi, tu n'es qu'une vache !

Soucieuse, il est du moins permis de le penser, de ne pas prolonger une discussion aussi dégradante devant sa fille, Anna Mechderian n'insista pas et battit en retraite. Mais comme elle allait disparaître, son ancien mari la suivit et fit feu sur elle, à trois reprises, l'atteignant dans le dos. Elle se mit à courir et s'arrêta bientôt, défaillante, appuyée contre la muraille. L'homme tira encore, de tout près... La blessée eut la force de gagner la rue ou elle s'affaissa mourante. On l'entendit qui murmurait :

— Il m'a tuée, c'est fini...

Et elle resta là, sans vie. Qu'est devenue Marie-Jacqueline ? On le sait : elle a été confiée à l'Assistance Publique. Le défenseur, Me Henry Torrès, accuse de cette douloureuse situation la partie civile. Me Jais, qui assiste la soeur de la disparue, rejette la responsabilité de cet abandon sur le meurtrier. On brandit des lettres, on s'aigrit, on se fâche. A la voix tonnante du premier avocat, le second oppose une ténacité inattendue. Et l'on pense à la frêle innocente qu'on ne verra pas, et qui reste l'émouvant enjeu de cette bagarre !

Au cours d'une audience de relevée, les discours se succèdent, et l'avocat général Falco requiert, non sans d'exactes nuances, une peine exemplaire. Puis, dans la nuit qui s'avance, Me Henry Torrès déploie ses dons de puissance et, à la fois, de douceur..."


Le Populaire, 9 juin 1939 :

"Blessée d'une balle une femme accuse son mari

Celui-ci affirme qu'elle a voulu se suicider

Marseille, 8 juin. A la Valentine, les gendarmes étaient réveillés, ce matin, par un coup de feu tiré dans une maison voisine, celle d'un coiffeur arménien, Karabedde Dekoyan. Ils pénétrèrent dans l'habitation et trouvèrent la femme Dekoyan étendue sur son lit, blessée d'une balle qui lui avait traversé le cou. La victime a déclaré que son mari avait voulu la tuer ; mais celui-ci a affirmé qu'elle avait voulu se suicider.

La blessée a été transportée à l'hôpital de la Conception, et le mari a été arrêté."


Voir également : Le communautarisme diasporique arménien : endogamie, mariages arrangés, auto-ghettoïsation

Le crime d'honneur, une tradition arménienne ?

Marseille : retour sur un crime d'honneur arménien symptomatique

Le crime d'honneur, une tradition méconnue des chrétiens d'Orient

Les coutumes matrimoniales des Arméniens

Les violences domestiques : un problème qui touche plus du quart des femmes d'Arménie

Le problème de la violence conjugale en Arménie

Les violences faites aux femmes et aux filles en Arménie (rapport de 2011)

Arménie : des femmes souffrent en silence

Violence au sein de la famille arménienne : le cas de Greta Baghdasaryan

Italie : appel contre le "délit de négationnisme"

Liberté pour l’histoire en Italie : appel contre le délit de négationnisme
Mardi 05 novembre 2013

L’Institut national pour l’histoire de la Résistance et de la société contemporaine en Italie (INMSLI) lance une pétition contre un projet de loi anti-négationnisme.

« L’histoire n’est pas une religion » : l’historien n’adhère à aucun dogme. « L’histoire n’est pas une morale » : l’historien ne loue ni ne condamne, il explique. « L’histoire n’est pas un objet juridique » : dans un État libre, il n’appartient ni au Parlement ni aux tribunaux de définir la vérité historique. Ce sont là autant de principes qui ont été énoncés en 2005 par quelques-uns des historiens français les plus éminents dans un appel qui a fait date : Liberté pour l’histoire ! Aujourd’hui, c’est d’Italie que nous joignons notre voix à la leur pour réclamer cette même « liberté pour l’histoire ».

En tant que citoyens et qu’historiens, nous nous dressons contre une loi — soumise à débat et à approbation ces jours-ci au Sénat de la Péninsule — qui entend punir de peines de un à cinq ans d’emprisonnement quiconque nie l’existence des crimes de guerre, des génocide ou des crimes contre l’humanité.

Nous sommes sincèrement préoccupés de voir que l’on cherche à traiter et à résoudre un problème culturel et social certes important (le négationnisme et sa possible propagation, surtout chez les jeunes) à travers la pratique judiciaire et la menace de la condamnation et de l’emprisonnement.

En abordant la question du négationnisme à la suite de la vague d’émotion suscitée par les récents événements de ces derniers jours, le risque est de ne pas prêter attention aux conséquences que cette loi pourrait avoir si elle était véritablement appliquée. Dans les pays où on y a eu recours, à travers la couverture médiatique des procès auxquels elles ont donné lieu,  ces lois antinégationnistes ont offert une tribune à des thèses ignobles dont, sans cela, l’opinion publique aurait tout ignoré. Pourquoi tomber dans ce piège ?

La voie de la vérité historique d’État, qui est le propre des régimes totalitaires, ne nous semble pas utile au développement de la conscience et de la connaissance des crimes du passé. En revanche, elle risque de transformer en paladins de la liberté d’expression ceux qui osent prononcer des jugements contraires non seulement à une vérité historique amplement établie, mais aussi au simple bon sens.

Cette loi est surtout ambiguë, difficile à interpréter et encore plus ardue à mettre en œuvre. De sorte qu’il incombera au juge de décider s’il y a eu négation d’un quelconque génocide, crime de guerre ou crime contre l’humanité. Et il lui incombera donc d’établir quels sont les massacres qui correspondent à ces catégories. Sur quelle base ? En se fondant sur les décisions déjà entérinées par un tribunal international, par exemple celui de Nuremberg, ou par les cours de justice qui ont eu à juger des crimes commis au Rwanda et dans l’ex-Yougoslavie, ou par la Cour pénale internationale, ou bien encore par des tribunaux nationaux (qui jugent par exemple que les crimes commis par le régime militaire en Argentine relèvent du génocide, mais pas ceux des Khmers Rouges au Cambodge) ? Le discours relatif aux crimes de guerre, tant dans le présent que dans le passé, est encore plus épineux et dangereux : on pense par exemple aux évaluations diverses et contradictoires conduites par des organismes internationaux — les commissions d’enquête des Nations unies — sur l’invasion israélienne de la bande de Gaza ou sur l’emploi des gaz de combat en Syrie.

Nous ne pourrions plus inviter des juristes qui considèrent que les massacres de Srebrenica n’étaient pas un génocide à prendre la parole sur le territoire italien, et nous devrions expurger des bibliothèques les ouvrages qui n’acceptent pas d’employer le terme de génocide pour définir le massacre des Arméniens. Mais nous serions aussi contraints d’envoyer en prison les jeunes (et moins jeunes) ignorants qui reprennent à leur compte des opinions démentielles concernant des faits dont ils ne savent et ne comprennent rien. Si des personnes ont pour objectif d’inciter à la violence, de fomenter le racisme, de créer un climat de haine ethnique et religieuse ou de dénigrer les victimes, les lois pour le leur interdire, les dissuader et éventuellement les punir existent déjà.

Est-on certain de la nécessité de nouvelles lois, qui risquent de d’entraîner des débats sur la liberté d’expression, la liberté de recherche, la discussion critique (des universitaires du monde entier, juristes, historiens, anthropologues, continuent de discuter sur la juste définition du génocide sans trouver de réponse qui fasse consensus), parce qu’on ne réussit pas à appliquer les lois existantes, qui, en pénalisant l’incitation à la haine et l’apologie du racisme, comportent les instruments permettant de sanctionner ceux qui usent du négationnisme à de telles fins ? Pense-t-on vraiment qu’il soit utile de substituer le code pénal aux manuels d’histoire ?

Si l’on n’est pas parvenu ces dernières années à éradiquer le négationnisme, ce n’est pas en raison d’une carence législative : c’est parce que les lois existantes ne sont pas appliquées (et personne ne peut garantir qu’il en irait autrement dans le cas présent) et parce que l’on n’a pas voulu prendre une initiative forte et importante — de caractère éducatif, culturel, social — qui aurait pu être utile contre le négationnisme.

Faire une loi a un effet pervers : nourrir la conviction que le problème serait résolu, et qu’il pourrait donc être mis de côté et refoulé. Il conviendrait plutôt de mener une intense campagne de pédagogie, dans les écoles et à travers les moyens de communication de masse, en appelant la société tout entière à y participer. Le racisme sera vaincu grâce à l’éducation, à la culture et à la recherche ; et les manifestations de haine et l’apologie du racisme le seront grâce aux lois qui existent déjà. C’est la société civile, et elle seule, qui, à travers une bataille culturelle, éthique et politique inlassable, peut créer les seuls anticorps capables de neutraliser ou tout au moins d’isoler les positions négationnistes. Que l’État aide la société civile, mais sans se substituer à elle avec une loi qui risque d’être inutile ou pire, contreproductive.

Marcello Flores, Simon Levis Sullam, Sergio Luzzatto, Enzo Traverso, David Bidussa, Gustavo Corni, Alberto De Bernardi, Tommaso Detti, Maria Ferretti, Umberto Gentiloni, Giovanni Gozzini, Andrea Graziosi, Mario Isnenghi, Fabio Levi, Giovanni Levi, Claudio Pavone, Paolo Pezzino, Gabriele Ranzato, Raffaele Romanelli, Federico Romero, Mariuccia Salvati, Arnaldo Testi, Stuart Woolf, Walter Barberis.
Source : http://www.lph-asso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=192%3Aliberte-pour-lhistoire-en-italie--appel-contre-le-delit-de-negationnisme&catid=71%3Aitalie&Itemid=189&lang=fr

lundi 4 novembre 2013

Le terrorisme arménien contre les démocraties

Jean-François Revel, "Le terrorisme contre la démocratie", Est & Ouest, n° 10, septembre 1984 :

"L'expression de « guérilla urbaine », qui a été forgée à la fin des années 60 et a servi durant les années 70 à justifier des assassinats d'innocents soit en Italie, soit en Amérique Latine, soit en France plus récemment (rue des Rosiers, Orly, T.G.V.), cette expression, forgée par un romantisme révolutionnaire de pacotille, a servi à justifier, en fait, des crimes marqués essentiellement par la lâcheté. En effet, de tout temps les guérilleros ont été des combattants qui, dans un pays occupé ou soumis à une dictature militaire, ont lutté contre une armée régulière en étant eux-mêmes des francs-tireurs. En d'autres termes, les vrais guérilleros, dans le passé, ont toujours été des combattants qui prenaient des risques personnels considérables et qui périssaient dans des batailles inégales en ayant le courage d'affronter de vrais combattants de l'autre côté.

Rien de tout cela n'existe dans ce qu'on a appelé récemment la guérilla urbaine. Celle-ci, depuis 1970, s'en est toujours prise à des civils sans défense et qui souvent n'avaient pas le moindre rapport de responsabilité, même imaginaire, avec les situations que les faux guérilleros prétendaient combattre. Ce sont en majorité des tiers neutres et attaqués au dépourvu, au milieu d'occupations parfaitement pacifiques, qu'ont assassinés les membres des Brigades Rouges ou d'Autonomie Ouvrière (formation dirigée par Toni Negri en Italie), qu'ont assassinés les terroristes de l'E.T.A. au Pays Basque ou de l'IRA politico-militaire en Irlande.

Du moins pouvait-on soutenir que ces deux dernières formations terroristes avaient des racines locales dans une situation conflictuelle fort ancienne. Ce n'est plus le cas aujourd'hui de la majorité et même de la quasi-totalité des auteurs des actes terroristes perpétrés dans le monde contemporain. Au schéma terroriste du faible résistant aux forts par les seuls moyens restant à sa disposition, schéma devenu, du moins en Europe actuellement, totalement mythologique, doit se substituer, pour comprendre la réalité des faits, la constatation que le terrorisme contemporain est en fait un terrorisme d'Etat, dirigé de l'extérieur par un certain nombre de puissances, et qui a pour but la désorganisation et l'intimidation principalement des démocraties. (...)

En Europe occidentale, pratiquement tous les membres de l'OTAN ont été la cible systématique du terrorisme international. Je ne rappellerai pas les deux exemples trop connus de la République Fédérale d'Allemagne et de l'Italie, qui ont connu pendant de nombreuses années le terrorisme à racines idéologiques que l'on sait. Il faut noter que ces deux pays avaient fait retour à la démocratie depuis un bon quart de siècle lorsque s'y est déclenchée la vague d'assassinats terroristes. J'insisterai davantage sur les exemples de l'Espagne et du Portugal avant et après leur démocratisation.

En Espagne, il y avait, bien sûr, un terrorisme basque dirigé contre le franquisme à l'époque où les Basques étaient dans l'incapacité d'exprimer leur volonté d'autonomie, sauf par le moyen de l'action violente. Mais le terrorisme basque, chose étrange, est devenu beaucoup plus efficace et meurtrier après la démocratisation de l'Espagne qu'il ne l'avait été à l'époque franquiste, et cela, en dépit du fait que le statut d'autonomie a été adopté dans les provinces basques au moyen d'une élection libre et avec une substantielle majorité. Cette autonomie accordée au Pays basque lui garantit un degré considérable d'indépendance interne et de liberté pour gérer ses propres affaires, dans le cadre d'un lien de principe avec la Couronne. Pour donner un seul exemple, le statut prévoit la création d'une police basque autonome et le retrait progressif des policiers appartenant au corps de la police du gouvernement de Madrid. Néanmoins, c'est après l'entrée en vigueur du statut d'autonomie que le terrorisme de l'E.T.A. a commencé à s'intensifier au-delà des limites connues jusqu'alors. Selon l'idéologie de l'E.T.A., il s'agissait de ruiner la démocratie espagnole, de provoquer un mouvement d'exaspération dans l'armée ; de faire en sorte que les généraux, irrités par l'impuissance de la démocratie à venir à bout du terrorisme et du séparatisme, tentent un coup d'Etat et rétablissent un régime militaire. On sait cette opération a été sur le point de réussir au début de 1981. Chose curieuse, le terrorisme basque a de nouveau connu une recrudescence après l'élection d'une majorité socialiste au mois d'octobre 1982. Dans la semaine qui suivit la victoire électorale de Felipe Gonzalès, l'E.T.A. a assassiné à Madrid le chef d'Etat-Major des armées, alors que le nouveau gouvernement socialiste n'avait même pas encore pris possession de ses fonctions et n'avait donc pas pu faire la preuve de ses bonnes intentions.

Au Portugal, Mario Soarès a dû, au mois de juin 1984, faire arrêter plusieurs conspirateurs, dont le fameux Otelo de Carvalho, vedette de la Révolution des Oeillets, après avoir attendu d'avoir réuni toutes les preuves qu'un réseau terroriste était en train de se mettre en place au Portugal, réseau qui, d'ailleurs, avait déjà exécuté plusieurs actions meurtrières.

Prenons maintenant l'exemple de la Turquie. Jusqu'en 1980, date à laquelle les militaires prirent le pouvoir, la Turquie était, tant bien que mal, un pays démocratique, les conservateurs et les sociaux-démocrates alternant au pouvoir à la suite d'élections qui se déroulaient dans un calme relatif. La déstabilisation par le moyen d'un terrorisme quotidien ne cessa néanmoins pas de grandir entre 1976 et 1980. C'est par milliers qu'il fallut compter les assassinats, par dizaines chaque jour, par centaines chaque semaine et cela pendant plusieurs années. Ce terrorisme se réclamait indistinctement d'idéaux d'extrême-droite ou d'extrême-gauche. Mais il a été prouvé, depuis, que le terrorisme dit d'extrême-droite pouvait être manipulé par les services spéciaux bulgares : n'oublions pas qu'Ali Agça, le tueur qui a presque réussi à assassiner le Pape, crime commandité par les services bulgares, était à l'origine un prétendu terroriste d'extrême-droite. Quant au terrorisme dit de gauche, il ne s'est pas déchaîné en Turquie contre une dictature, il n'y en avait pas ; il ne s'est pas déchaîné contre un régime réactionnaire et répressif : en fait, la principale cible du terrorisme turc fut le gouvernement social-démocrate de Boulent Ecevit.

Par contraste, rappelons qu'il n'y a pratiquement pas eu de terrorisme en Grèce pendant la dictature des colonels. Il y a eu des attentats isolés, des actions sporadiques entreprises par des individus courageux : il n'y a pas eu de terrorisme systématique et organisé visant à renverser la dictature, rien qui puisse se comparer, par l'intensité ou par l'étendue, à l'offensive qui s'est déchaînée contre le gouvernement démocratiquement élu de la Turquie quelques années plus tard. (...)

Revenons à l'Europe un bref instant : on a vu récemment en France, en 1982 et 1983, un terrorisme complètement déconnecté de tout but politique susceptible d'être atteint. Il s'agit du terrorisme arménien, celui du mouvement dit ASALA, qui s'est livré à des assassinats nombreux (à l'aéroport d'Orly, à Marseille, dans les trains). Or il n'est pas à la portée du gouvernement français d'abolir rétrospectivement ou de réparer le génocide arménien perpétré par les Turcs en 1915. De plus, la France est le pays d'Europe où le plus grand nombre d'Arméniens ont trouvé une nouvelle patrie à la suite de ce génocide et sont devenus des citoyens français. Il est donc clair que les assassinats perpétrés par l'ASALA sur le territoire français ont pour but pur et simple l'intimidation et la déstabilisation d'un pays démocratique. Dans l'immédiat, aucun autre but concret raisonnable ne peut leur être assigné.

Ainsi le principal ennemi du terrorisme d'Etat aujourd'hui organisé à l'échelle internationale est sans aucun doute le monde démocratique. De plus, cette situation souligne encore davantage le déséquilibre des relations entre le monde totalitaire et le monde démocratique. Des terroristes téléguidés par le monde totalitaire peuvent conduire leurs affaires parmi nous à peu près librement. Nous ne pouvons pas, nous autres démocraties, même si nous en avions envie, rêver de susciter ou d'aider quelques sortes d'actions terroristes violentes qui pourraient se produire dans un pays totalitaire."

Voir également : La folle spirale de violence de l'activisme arménien

Le monstrueux attentat d'Orly : le terrorisme arméno-syrien contre la France

Monte Melkonian et l'attentat de la rue Copernic

Le terrorisme arménien en France : images d'archives

Ils ont osé le dire : l'apologie insidieuse ou ouverte du terrorisme arménien


Avec des "modérés" pareils, les Arméniens de France n'ont plus besoin d'extrémistes : le cas Michel Marian

Le "Français" Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour, et l'organisation terroriste sanguinaire ASALA


"Arménité", "cause arménienne", qu'est-ce que c'est ?

Une question légitime à se poser : la violence terroriste est-elle consubstantielle au parti Dachnak ?


Quelques figures de l'activisme/terrorisme arménien