samedi 22 février 2014

Le gaulliste Jean-Louis Debré confirme que la décision anti-communautariste du Conseil constitutionnel est définitive

French judge assures Gül over ‘genocide denial’

ANKARA – Hürriyet Daily News

Serkan Demirtaş serkan.demirtas@hdn.com.tr

The head of the French high court, Jean-Louis Debré, has assured President Abdullah Gül that the French Constitutional Council’s decision to annul the bill penalizing the denial of Armenian genocide is a permanent one and will not change,
the Hürriyet Daily News has learned.

Debré paid a low-profile visit to Turkey last week and held a meeting with President Abdullah Gül on Feb. 14 along with his Turkish counterpart Haşim Kılıç. The visit and messages issued by the French judge has particular importance on the eve of Armenian diaspora’s preparations for the mass commemoration of the 100th year of the Armenian genocide. Turkey does not recognize the mass killings of Armenians as genocide.

French Judge made his assessment on French lawmakers’ attempts to penalize the denial of description of 1915 mass killings of Armenians at the hands of Ottoman Empire as genocide and the French high court’s annulment during his meeting with Gül. The annulment of the bill by the Constitutional Council avoided a major crisis between Turkey and France in 2012.

According to the information the Daily News has gathered, Debré stressed that the high court’s decision is nothing to do with the 1915 events and does not question France’s recognition of the Armenian genocide. It’s not either examining history or aiming at rewriting the history, the French judge underlined.

The French Constitutional Council based its annulment on the very principle of the French Constitution that guarantees freedom of expression and thought, he explained, adding “These principles will never change. Therefore the verdict given by the Council will be a permanent one.”

With the April 24, the day when the Armenian genocide is globally commemorated, is approaching, there are efforts to revisit the denial law at the French Parliament although they are not counted as “serious efforts”. Debré’s message issued to President Gül is also being delivered to political groups who are trying a way to overcome the Council’s 2012 annulment.

February/21/2014
Source : http://www.hurriyetdailynews.com/french-judge-assures-gul-over-genocide-denial.aspx?pageID=238&nID=62751&NewsCatID=359

Voir également : Le "modèle" répressif arménien et dachnak importé en France par Valérie Boyer

Le Conseil constitutionnel repousse les ingérences liberticides d'un ethno-nationalisme étranger en France

Le Conseil constitutionnel et le droit européen : "ce n'est pas un hasard (...) si le Conseil constitutionnel a annulé la loi sur le génocide arménien au nom de la liberté d'opinion." (Jean Quatremer)

Mont-Valérien : le discours communautariste et anti-historique (si prévisible) de François Hollande

"Ces noms, tous ces noms, sont l’honneur de la France. Missak MANOUCHIAN est mort pour la France. Ce fils d’Arménie que le génocide de 1915 avait laissé orphelin, Missak MANOUCHIAN avait à l’époque 9 ans. Dix ans plus tard, il choisit la France, non par hasard, mais parce que c’était la patrie qui correspondait à ses rêves d’émancipation et de paix.

Missak MANOUCHIAN n’était pas le seul Arménien à avoir voulu vivre en France. Il ne fut pas non plus le seul Arménien à vouloir combattre pour la France.

En 1939, il demande à être mobilisé dans l’armée française. Lorsque la défaite, hélas, surgit, alors ses origines arméniennes, juives [sic], ses idées communistes faisaient de lui un suspect. Mais ce n’est pas pour cela qu’il choisit la Résistance. Il la choisit parce qu’il veut libérer la France. Il est arrêté le 16 novembre 1943, il était alors le chef militaire du groupe parisien des Francs-Tireurs et Partisans - Main d’œuvre immigrée.

Devant un tribunal -mais faut-il employer le mot de tribunal pour ce qui n’était qu’une pantomime ?– vingt-trois sont condamnés à mort. « Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant », comme le dit Aragon. Vingt-deux d’entre eux ont été fusillés au Mont-Valérien ce 21 février 1944. (...)

Leurs noms avaient été placardés sur nos murs tout au long de la semaine du 10 au 17 février 1944 comme des accusations. La propagande nazie voulait faire de MANOUCHIAN et de ses camarades des bandits, des criminels et des comploteurs. Ce fut l’Affiche rouge. Cette affiche rouge devait faire peur. Elle en fit des héros."

Source : http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-lors-de-la-ceremonie-d-hommage-a-la-resistance/

Aucune preuve que le stalinien Manouchian ait voulu s'engager dans l'armée française en 39-40, ce que tend à confirmer son arrestation comme "suspect" (au moment du pacte de non-agression germano-soviétique) par la police de la IIIe République (et non de Vichy). Aucune preuve non plus qu'il ait lutté contre l'occupant allemand avant l'opération Barbarossa de juin 1941, ce que tend à confirmer le fait qu'il ait été relâché à Compiègne faute de charge contre lui (!). Comme à chaque fois que Hollande s'exprime sur l'histoire, il dit n'importe quoi, car il n'a aucun scrupule pour imposer sa vision idéologique partiale. Mais qui est encore dupe ?

On remarquera que l'exilé fiscal Aznavourian était présent à la cérémonie, ainsi que Patrick Devedjian, Mourad Papazian (alors que la FRA-Dachnak a eu des rapports pour le moins houleux avec les communistes arméniens de France et a collaboré avec les nationaux-socialistes allemands) et Ara Toranian (ancien porte-parole de l'ASALA). Tout ça sent "bon" l'amour de la France et la République, en effet (sic).

Voir également : Missak Manouchian : patriote français ou terroriste stalinien sans envergure ?

Mort d'un stalinien arménien : Henry Karayan


Robert Guédiguian et l'endoctrinement communisto-communautariste

Les Arméniens de France sous l'occupation allemande

Les Arméniens de France dans la Résistance... Euh, pardon, dans la Gestapo, chez Henri Lafont

Discours haineux d'un pleurnichard sénile, Shahnourh Varinag Aznavourian, dit Charles Aznavour

1944 : la fin méritée d'un soi-disant "résistant" (sic) arménien (selon la vulgate communautariste arménienne)

La collaboration de la FRA-Dachnak avec l'Allemagne hitlérienne

L'opposition du résistant socialiste français Daniel Mayer à l'entrée de la FRA-Dachnak au sein de l'Internationale socialiste

Hitlérisme et stalinisme, les deux tentations des Arméniens dans les années 40

Après tout, qui se souvient de ce que faisait Vahan Papazian pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Du maquis des fedai à la collaboration avec le IIIe Reich, en passant par le soutien au Khoyboun : l'engagement de toute une vie au service de la FRA-Dachnak

Drastamat "Dro" Kanayan : de Staline à Hitler, parcours d'un "héros national" arménien

Guaréguine Njdeh : criminel de guerre, raciste, fasciste, collaborationniste, donc "logiquement" un "héros" et une "référence" pour la société arménienne

L'union sacrée de la diaspora arménienne autour du soutien à la dictature stalinienne (20 millions de morts)

Anastase Mikoyan : l'exceptionnelle longévité d'un ponte du stalinisme

Sud-Caucase soviétique : les déportations de divers musulmans dans les années 30 et 40

Histoire des Arméniens : les déportations arméno-staliniennes d'Azéris

La double oppression des Azéris en Arménie soviétique


Les "opérations nationales" de "nettoyage" des frontières soviétiques (1935-1937)

Agitation irrédentiste en Arménie stalinienne au moment du pacte germano-soviétique

Staline et le chiffre sacro-saint d'1,5 million d'Arméniens


Les revendications de Staline sur Kars et Ardahan (1945)

La turcophobie exacerbée de l'historiographie arménienne et les buts stratégiques de l'URSS vis-à-vis de la Turquie : éclaircissement du cas de la RSS d'Arménie par celui de la RSS de Géorgie

Le contexte international de la formulation de la revendication génocidaire arménienne (1965)

Si c'est la Pravda qui le dit...

"Comme celui des Tatars !"


Deux poids, deux mesures : le "socialiste" pro-arménien et pro-grec Gérard Filoche nie catégoriquement les crimes de masse des bolchevistes

vendredi 14 février 2014

Le rôle de la France selon le délinquant Cambadélis

"Reste la France, seule puissance nucléaire capable de projeter des troupes.

Elle est intervenue en Libye ou en Côte d’Ivoire. Elle a réussi au Mali. Elle n’a pas tremblé en Centrafrique. Elle a accompagné la voie tunisienne dans les révolutions. Elle est au mieux avec le Maroc. Elle a « rentabilisé » ses relations en Algérie. Elle peut parler aux israéliens tout en étant l’ami des palestiniens. Elle est légitime à défendre le Liban. Et pouvait frapper en Syrie, après avoir soutenu l’opposition et condamné le régime. Elle est au mieux avec les monarchies du Golfe. Elle n’a pas de contentieux avec les sunnites, et entretient des relations anciennes et complexes avec les chiites ou l’Iran. Elle défendit les kurdes qui ne l’ont pas oublié. Et elle a su utiliser les faiblesses internes turques, pour encourager la réunification chypriote et le soutien au Liban sans se couper des arméniens."

Source : http://www.cambadelis.net/2014/02/13/west-side-story/

Voir également : Deux repris de justice "socialistes" aguichent le lobby arménien

Quand le délinquant Cambadélis "oublie" l'alliance entre la FRA-Dachnak (membre de l'IS) et le Hezbollah

Mort de René Teulade

Le sénateur René Teulade, ancien ministre socialiste, est mort

Le Monde.fr avec AFP | 13.02.2014 à 20h10 • Mis à jour le 13.02.2014 à 22h32

René Teulade, sénateur de la Corrèze et ancien ministre socialiste, est mort jeudi 13 février. Il avait été hospitalisé mercredi à la suite d'un accident vasculaire cérébral.

Ministre des affaires sociales et de l'immigration du 2 avril 1992 au 29 mars 1993 dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, René Teulade occupait un siège à la chambre haute depuis 2008. Il était aussi depuis 1989 maire d'Argentat, en Corrèze, mandat pour lequel il avait décidé de ne pas se représenter en mars. Il a été membre du conseil général de ce département de 1992 à 2011.

Ancien instituteur, puis professeur de collège, René Teulade est né à Monceaux-sur-Dordogne le 17 juin 1931. Orphelin à 12 ans, il avait milité dans les syndicats enseignants du SNI (Syndicat national des instituteurs) et à la FEN (Fédération de l'éducation nationale).

CONDAMNÉ DANS L'AFFAIRE DE LA MRFP


L'ancien ministre avait été condamné en juin 2011 à dix-huit mois de prison avec sursis et à 5 000 euros d'amende pour abus de confiance par le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre de l'affaire de la Mutuelle retraite de la fonction publique (MRFP). M. Teulade, qui a présidé la MRFP entre 1974 et 1992, et sept autres prévenus étaient poursuivis pour avoir perçu de la mutuelle, entre 1992 et 2000, des indemnités et avoir bénéficié d'un logement à titre gracieux, à hauteur de plus de 2 millions de francs par an au total à eux tous (environ 300 000 euros).

Le code de la mutualité autorise le versement d'indemnités à des dirigeants, sous réserve d'un vote de l'assemblée générale, qui n'a jamais eu lieu à la MRFP. Pour leurs avocats, les anciens administrateurs ont agi en transparence et n'ont pas cherché à tirer profit de leurs fonctions. « Pendant mes soixante années de militantisme, j'ai le sentiment de ne jamais avoir abusé de la confiance de mes camarades militants », avait soutenu René Teulade.

M. Teulade avait usé de son droit de recours, et la cour d'appel de Paris a mis en délibéré sa décision au 11 avril. François Hollande, dont il a été le suppléant aux législatives en Corrèze, s'était dit en mai dernier prêt à « contribuer » à son procès en appel.

« UN AMI » POUR FRANÇOIS HOLLANDE


Le président de la République n'a pas manqué de saluer sa mémoire, jeudi, à l'annonce de sa mort. « Je perds un ami », a-t-il écrit, exprimant « sa plus grande tristesse ».


Jean-Marc Ayrault a lui rendu hommage à « un homme de conviction, qui a consacré sa vie au mouvement mutualiste français » et dont l'« engagement a été décisif pour le développement des mutuelles dans notre pays et pour l'amélioration de la protection sociale de nos concitoyens ».

Pour François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat, cette « figure marquante » a « consacré sa vie aux questions de société, veillant à y insuffler sa vision humaniste et sincère ». « Je me souviendrai d'un homme de terrain et d'action passionné par la cause publique et la justice sociale » et « garderai en mémoire son implication sur les sujets complexes et essentiels des retraites et du financement de la Sécurité sociale ».
Source : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/02/13/le-senateur-rene-teulade-ancien-ministre-socialiste-est-mort_4366278_3382.html

Pour rappel : François Hollande et René Teulade : l'affaire de la MRFP

Procès en appel de René Teulade

jeudi 13 février 2014

Blois : reconstitution d'une rixe entre beaux-frères

Loir-et-Cher - Blois - Justice
Blois : reconstitution d’un coup de couteau mortel

11/02/2014 16:33

Ce mardi 11 février en début d’après-midi, la police a interdit l’accès au parking d’une résidence située avenue Lyautey, dans le quartier des Cornillettes à Blois. Une reconstitution criminelle était organisée pour les besoins d’une procédure d’instruction concernant la mort par arme blanche d’un homme de nationalité arménienne.

Les faits se sont produits dans la nuit du 6 au 7 mars 2013. Au retour d’une nuit arrosée chez un proche demeurant à Gien (Loiret), une bagarre a dégénéré sur le parking de la résidence entre un homme de 55 ans et son beau-frère âgé de 38 ans. Gagik, le quinquagénaire, est mis en examen pour homicide volontaire. Il est poursuivi pour avoir donné un coup de couteau à Tevos en présence d’un témoin, un oncle prénommé Sourik.

Atteint en plein coeur, le jeune père de famille était décédé peu après son arrivée aux urgences du centre hospitalier où son beau-frère l’avait conduit juste après l’altercation.

Le juge d’instruction Xavier Girieu a ordonné l’extraction du mis en cause qui est détenu depuis bientôt 1 an. Ce dernier, assisté de son avocat, Me Mortelette, a décrit la scène et refait les gestes en présence d’un magistrat du parquet, de Me Durand, l’avocate de la partie civile et des enquêteurs de la police judiciaire. Des membres de la famille et des amis sont venus assister à la reconstitution.

L’homme mis en examen est arrivé muni d’un casque et d’un gilet pare-balles fournis par la police pour sa protection.
La reconstitution a débuté dans le calme et s'est achevée vers 16h30 sans incident à signaler.
Lionel Oger 
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2014/02/11/Blois-reconstitution-d-un-coup-de-couteau-mortel-1792131

Loir-et-Cher
La rixe entre beaux-frères avait viré au drame

12/02/2014 05:46

Blois. Un Arménien accusé d’avoir tué son beau-frère d’un coup de couteau le 7 mars 2013, est revenu, hier, aux Cornillettes pour la reconstitution du crime.


Le parking d'une résidence située avenue Lyautey dans le quartier des Cornillettes à Blois était interdit d'accès par les policiers, hier après-midi. Une reconstitution était organisée à la demande du juge Xavier Girieu chargé d'instruire sur la mort d'un père de famille de nationalité arménienne. La victime, prénommée Tevos, avait 38 ans. Ce solide gaillard a été tué d'un coup de couteau au cœur dans la nuit du 6 au 7 mars 2013. L'auteur du coup mortel est son propre beau-frère Gagik qui aura 56 ans, cette année. Mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire depuis bientôt un an, il a été extrait de sa cellule de la maison d'arrêt pour venir participer à la reconstitution. L'homme est arrivé la tête recouverte d'un casque et le corps protégé d'un gilet pare-balles au cas où. Mais les membres de la famille et les amis de la victime venus assister à l'opération sont restés très calmes.
Pendant près de deux heures, le mis en examen ainsi que son oncle présent lors du drame ont été invités par le magistrat instructeur à refaire les gestes effectués lors de cette nuit d'hiver. Gagik était assisté de son avocat, le bâtonnier Jean-François Mortelette, et faisait face, outre le juge Xavier Girieu, à un magistrat du parquet, à Me Anne Durand, avocat des proches de la victime, à un médecin légiste et aux enquêteurs de l'antenne de la police judiciaire de Tours qui l'ont entendu en garde à vue. Cet acte de procédure est essentiel pour le juge d'instruction car il est destiné à établir si les gestes décrits par le mis en cause sont cohérents et surtout compatibles avec les expertises médico-légales.
La nuit des faits, Gagik, son beau-frère Tevos et l'oncle Sourik rentraient d'une soirée arrosée passée chez un proche demeurant à Gien (Loiret). En arrivant à Blois, les deux beaux-frères se seraient disputés sur la façon de conduire de celui qui tenait le volant. Après avoir garé la Ford Focus sur le parking de la résidence, Tevos aurait extirpé brutalement son beau-frère Gagik, puis lui aurait asséné deux coups de poing sous les yeux de l'oncle. C'est alors que Gagik aurait brandi un couteau (qui n'a pas été retrouvé par la police) et porté un unique coup au thorax. Affolé, il a ensuite conduit la victime jusqu'aux urgences où son décès a été constaté vers 5 h 30. L'enjeu de ce dossier consiste à établir si le quinquagénaire était animé ou non par une intention de tuer au moment de porter le coup fatal.
Lionel Oger
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2014/02/12/La-rixe-entre-beaux-freres-avait-vire-au-drame-1792390

Pour rappel : Orléans : accusé du meurtre de son beau-frère, il reste en prison

Razmik Hakobyan : liquidateur de Tchernobyl et victime des parapoliciers du régime bananier arménien

De l’enfer de Tchernobyl à l’errance biterroise pour le sans-papiers arménien
ANTONIA JIMENEZ
13/02/2014, 09 h 05

Le collectif de défense des sans-papiers se bat pour redonner une dignité à Ramzik, Arménien, ancien liquidateur de Tchernobyl.

Quand la centrale nucléaire de Tchernobyl explose le 26 avril 1986, l’Arménien Razmik Hakobyan, 55 ans aujourd’hui, effectue son service militaire pour l’URSS. Six mois plus tard, l’armée lui ordonne de revêtir "une simple combinaison, un masque et des gants" pour aller rejoindre la longue file des liquidateurs qui travaillent dans la zone d’exclusion, d’abord au confinement des ruines radioactives. Deux mois "d’enfer, douze heures par jour, dans différentes zones, à regrouper puis enterrer les tonnes de ferraille".

À son retour en Arménie, en 1988, irradié, Razmik est longuement hospitalisé à Erevan, la capitale. Il reprend petit à petit son travail de caméraman pour la télé DEM-7, dans une Arménie libérée du joug soviétique à partir de 1990.

Séquestré et battu

"Mais après un reportage sur une manifestation, un groupe de parapoliciers m’a enlevé, séquestré dans un lieu isolé, battu pendant plusieurs jours. Ils voulaient la cassette. Mon employeur a dû quitter le territoire. J’ai perdu mon emploi", raconte l’homme aux blessures invisibles.

Svetik, sa femme, se tient à ses côtés. Ils ne parlent quasiment pas le français. Une interprète se charge de traduire, avec, entre les mains, les documents officiels nécessaires pour prouver qu’ils n’inventent rien. Regards absents, perdus. Souffles et verbe lourds. Les souvenirs pèsent sur ces deux vies, aujourd’hui errantes.

Un périple à travers l'Europe

Car après un dur voyage de quelques années depuis l’Arménie qu’il quitte, "car persécuté", accompagné de ses trois enfants, passant par la Géorgie, l’Ukraine et la Pologne, le couple arrive en France en 2007, par hasard. Il est envoyé au Centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada), chemin de l’Oasis, à Béziers, en décembre 2008.

Razmik, malade, souffrant entre autres de cardiopathie hypertensive, de diabète de type I, de dépression, tout comme sa femme, va y passer quatre ans. Quatre longues années à tenter d’obtenir le statut de réfugié politique, le passeport pour un possible permis de séjour, pour redémarrer une vie d’homme, "arrêter cette vie de chien", son plus grand souhait. En vain.

Hospitalisé après son séjour en centre de rétention

Le 29 janvier 2013, il y a un an, au petit matin, une vingtaine de policiers vient au Cada, menotte Razmik et l’emmène au centre de rétention de Toulouse.

Trois jours plus tard, traumatisés, malade, usé, Razmik Hakobyan souffre de graves problèmes cardiaques et doit être hospitalisé en urgence. Le 1er février, le préfet annule la décision d’obligation de quitter le territoire et lui donne un titre de séjour provisoire valable jusqu’en juillet.

Le lendemain, Razmik et sa famille reviennent à Béziers. Il déposera une nouvelle demande de titre de séjour le 15 octobre dernier. Mais la sous-préfecture de Béziers la refusera. Ce refus sera assorti d’une obligation à quitter le territoire, le médecin de santé publique ayant décidé que Razmik pouvait se soigner en Arménie ! L’obligation sera contestée devant le tribunal administratif. La procédure est en cours.


Sans papiers, sans toit, sans travail

Depuis, c’est l’errance. Sans papiers, sans toit, sans travail, sans aides financières, sans avenir... Le couple traîne sa souffrance de chambre en chambre que lui offrent ceux qui acceptent de l’héberger, en cachette. Notamment des membres du Collectif de défense des sans-papiers, ou d’autres, comme les sœurs Clarisse. L’enfer continue.

Une pétition du collectif pour sa régularisation a été lancé en ligne.
Une régularisation ?

Le collectif de défense des sans-papiers (Cimade, ABCR, Attac, Pastorale des Migrants, PC, PS....) a écrit au préfet de Région, avec copie à Nicolas de Maistre, le sous-préfet de Béziers, pour leur demander de "faire preuve de compréhension et d’user de (leur) pouvoir de régulariser à titre exceptionnel et pour des considérations humanitaires, comme le prévoit l’article 313-14 de CESEDA, Razmik et son épouse".

Et François Muselet,du collectif, d’insister : "Ils ne peuvent pas ignorer la gravité de l’état de santé de Monsieur Hakobyan et la présomption forte d’un lien de causalité entre son état actuel et son séjour dans le réacteur de Tchernobyl. Nous voudrions que la République reconnaisse le mérite de ces anciens liquidateurs".

Mais le tribunal doit d’abord trancher.
Source : http://www.midilibre.fr/2014/02/13/de-l-enfer-de-tchernobyl-a-l-errance-biterroise,821522.php

dimanche 9 février 2014

Michel Ardouin et Aram l'Arménien

"Bonnes feuilles
« Et au milieu coulait le Milieu »

Les truands meurent avec leurs secrets mais pas avec leurs souvenirs.
Michel Ardouin, dit «porte avion», représentant patenté du Milieu à l’ancienne, ce qui n’excuse rien mais illustre bien, vient de disparaitre après avoir publié ses ultimes Mémoires dans lesquelles on croise une faune disparue. Extraits. (...)

On a quand même touché de l’oseille, mon pote Hocine et moi. Une filière africaine : le cacao, le café, on s’est gavé. Jusqu’à notre voyage à Abidjan dont on n’aime pas beaucoup parler, même entre nous.
On nous présente Aram, un Arménien. Pas content, Aram. Après des années de bons et loyaux services, c’est ce qu’il dit, il est viré de son boulot. Des compatriotes, en plus ! Marchands de jeans, ils sont Porte de Gentilly. Les vendredis, samedis et dimanches, ils ont cinq stands sur les marchés. Aram, plus par vengeance que pour sa commission, nous donne l’affaire.
Tous les lundis, les recettes des cinq stands sur trois jours sont ramenées au siège social, à Gentilly. Trois femmes comptent l’argent de neuf heures du matin jusqu’à environ trois heures de l’après-midi, et la recette totale est estimée à plus de deux cents briques.

Il y a deux chiens de garde dans le bureau, et on pense qu’il vaut mieux rafler l’oseille sur le transport à la banque en fin d’après-midi. La voiture, une petite Renault grise.

Pour une fois, Hocine a du mal à tirer une moto. Dans un parking d’un immeuble style HLM de la rue des Prairies, vingt bonnes minutes à faire démarrer une Honda 1000. Je suis debout, à côté de lui, armé, à assurer sa protection, et au moment où il arrive à la faire démarrer et qu’on s’arrache, on croise trois vigiles et deux chiens. À une minute près, on aurait eu le problème de braquer les vigiles, mais en étant vulnérable aux chiens, ou de tuer les chiens en craignant qu’un vigile trop con essaye de se la jouer. Est-ce que c’était un mauvais présage ? On devrait être plus superstitieux dans la délinquance.

Le lundi suivant, à partir de quinze heures, on est en planque. Renault grise, que dalle. On décroche à dix-neuf heures.

Lundi suivant, en planque à partir de quatorze heures. Rien jusqu’à dix-neuf heures. On a peur de se faire mordre par un commerçant ou un employé du fabriquant de jeans.

On fait recontacter Aram dans la semaine. Lui expliquer qu’il n’y a pas de Renault grise, que son affaire est nase, qu’on planque pour rien, et qu’on voudrait comprendre. Aram gamberge deux secondes: «Je suis daltonien mon frère, j’ai dû confondre les couleurs.» Il demande à aller téléphoner, il revient quelques minutes après : elle est bordeaux, la voiture, et c’est à treize heures trente qu’elle arrive pour chercher la recette.

Lundi suivant, Hocine au guidon, moi passager, les mains libres, prêt à descendre en voltige et à remonter avec un gros sac d’oseille, on est à poste à treize heures pétantes.
C’était vrai, cette fois-ci, la Renault était bien bordeaux et elle était à l’heure. Mais derrière elle, il y avait une autre voiture, plus grosse celle- là, avec quatre barbus Arméniens, sûrement membres de l’ASALA, qui devaient assurer la protection du transfert contre une cotisation patriotique du fabriquant de jeans. Des tronches à tenir du PM entre les cuisses alors qu’on avait chacun qu’un calibre. On a fait demi-tour. Va savoir si le daltonisme d’Aram ne nous a pas sauvé la vie. Peut-être qu’en montant sur un boulot qu’on croyait facile, au premier coup, on n’aurait pas vu les barbus et on ne serait plus là pour en parler."

Source : http://www.lenouveleconomiste.fr/a-la-une/et-au-milieu-coulait-le-milieu-21386/

Voir également : Le "Gang des Lyonnais", un gang d'Arméniens ?

La "French Connection" : la conjonction de la mafia arménienne et du narco-terrorisme arménien
 
Le financement communautaire et illicite de l'organisation terroriste arménienne ASALA