jeudi 13 février 2014

Blois : reconstitution d'une rixe entre beaux-frères

Loir-et-Cher - Blois - Justice
Blois : reconstitution d’un coup de couteau mortel

11/02/2014 16:33

Ce mardi 11 février en début d’après-midi, la police a interdit l’accès au parking d’une résidence située avenue Lyautey, dans le quartier des Cornillettes à Blois. Une reconstitution criminelle était organisée pour les besoins d’une procédure d’instruction concernant la mort par arme blanche d’un homme de nationalité arménienne.

Les faits se sont produits dans la nuit du 6 au 7 mars 2013. Au retour d’une nuit arrosée chez un proche demeurant à Gien (Loiret), une bagarre a dégénéré sur le parking de la résidence entre un homme de 55 ans et son beau-frère âgé de 38 ans. Gagik, le quinquagénaire, est mis en examen pour homicide volontaire. Il est poursuivi pour avoir donné un coup de couteau à Tevos en présence d’un témoin, un oncle prénommé Sourik.

Atteint en plein coeur, le jeune père de famille était décédé peu après son arrivée aux urgences du centre hospitalier où son beau-frère l’avait conduit juste après l’altercation.

Le juge d’instruction Xavier Girieu a ordonné l’extraction du mis en cause qui est détenu depuis bientôt 1 an. Ce dernier, assisté de son avocat, Me Mortelette, a décrit la scène et refait les gestes en présence d’un magistrat du parquet, de Me Durand, l’avocate de la partie civile et des enquêteurs de la police judiciaire. Des membres de la famille et des amis sont venus assister à la reconstitution.

L’homme mis en examen est arrivé muni d’un casque et d’un gilet pare-balles fournis par la police pour sa protection.
La reconstitution a débuté dans le calme et s'est achevée vers 16h30 sans incident à signaler.
Lionel Oger 
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2014/02/11/Blois-reconstitution-d-un-coup-de-couteau-mortel-1792131

Loir-et-Cher
La rixe entre beaux-frères avait viré au drame

12/02/2014 05:46

Blois. Un Arménien accusé d’avoir tué son beau-frère d’un coup de couteau le 7 mars 2013, est revenu, hier, aux Cornillettes pour la reconstitution du crime.


Le parking d'une résidence située avenue Lyautey dans le quartier des Cornillettes à Blois était interdit d'accès par les policiers, hier après-midi. Une reconstitution était organisée à la demande du juge Xavier Girieu chargé d'instruire sur la mort d'un père de famille de nationalité arménienne. La victime, prénommée Tevos, avait 38 ans. Ce solide gaillard a été tué d'un coup de couteau au cœur dans la nuit du 6 au 7 mars 2013. L'auteur du coup mortel est son propre beau-frère Gagik qui aura 56 ans, cette année. Mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire depuis bientôt un an, il a été extrait de sa cellule de la maison d'arrêt pour venir participer à la reconstitution. L'homme est arrivé la tête recouverte d'un casque et le corps protégé d'un gilet pare-balles au cas où. Mais les membres de la famille et les amis de la victime venus assister à l'opération sont restés très calmes.
Pendant près de deux heures, le mis en examen ainsi que son oncle présent lors du drame ont été invités par le magistrat instructeur à refaire les gestes effectués lors de cette nuit d'hiver. Gagik était assisté de son avocat, le bâtonnier Jean-François Mortelette, et faisait face, outre le juge Xavier Girieu, à un magistrat du parquet, à Me Anne Durand, avocat des proches de la victime, à un médecin légiste et aux enquêteurs de l'antenne de la police judiciaire de Tours qui l'ont entendu en garde à vue. Cet acte de procédure est essentiel pour le juge d'instruction car il est destiné à établir si les gestes décrits par le mis en cause sont cohérents et surtout compatibles avec les expertises médico-légales.
La nuit des faits, Gagik, son beau-frère Tevos et l'oncle Sourik rentraient d'une soirée arrosée passée chez un proche demeurant à Gien (Loiret). En arrivant à Blois, les deux beaux-frères se seraient disputés sur la façon de conduire de celui qui tenait le volant. Après avoir garé la Ford Focus sur le parking de la résidence, Tevos aurait extirpé brutalement son beau-frère Gagik, puis lui aurait asséné deux coups de poing sous les yeux de l'oncle. C'est alors que Gagik aurait brandi un couteau (qui n'a pas été retrouvé par la police) et porté un unique coup au thorax. Affolé, il a ensuite conduit la victime jusqu'aux urgences où son décès a été constaté vers 5 h 30. L'enjeu de ce dossier consiste à établir si le quinquagénaire était animé ou non par une intention de tuer au moment de porter le coup fatal.
Lionel Oger
Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2014/02/12/La-rixe-entre-beaux-freres-avait-vire-au-drame-1792390

Pour rappel : Orléans : accusé du meurtre de son beau-frère, il reste en prison