samedi 22 février 2014

Mont-Valérien : le discours communautariste et anti-historique (si prévisible) de François Hollande

"Ces noms, tous ces noms, sont l’honneur de la France. Missak MANOUCHIAN est mort pour la France. Ce fils d’Arménie que le génocide de 1915 avait laissé orphelin, Missak MANOUCHIAN avait à l’époque 9 ans. Dix ans plus tard, il choisit la France, non par hasard, mais parce que c’était la patrie qui correspondait à ses rêves d’émancipation et de paix.

Missak MANOUCHIAN n’était pas le seul Arménien à avoir voulu vivre en France. Il ne fut pas non plus le seul Arménien à vouloir combattre pour la France.

En 1939, il demande à être mobilisé dans l’armée française. Lorsque la défaite, hélas, surgit, alors ses origines arméniennes, juives [sic], ses idées communistes faisaient de lui un suspect. Mais ce n’est pas pour cela qu’il choisit la Résistance. Il la choisit parce qu’il veut libérer la France. Il est arrêté le 16 novembre 1943, il était alors le chef militaire du groupe parisien des Francs-Tireurs et Partisans - Main d’œuvre immigrée.

Devant un tribunal -mais faut-il employer le mot de tribunal pour ce qui n’était qu’une pantomime ?– vingt-trois sont condamnés à mort. « Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant », comme le dit Aragon. Vingt-deux d’entre eux ont été fusillés au Mont-Valérien ce 21 février 1944. (...)

Leurs noms avaient été placardés sur nos murs tout au long de la semaine du 10 au 17 février 1944 comme des accusations. La propagande nazie voulait faire de MANOUCHIAN et de ses camarades des bandits, des criminels et des comploteurs. Ce fut l’Affiche rouge. Cette affiche rouge devait faire peur. Elle en fit des héros."

Source : http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-lors-de-la-ceremonie-d-hommage-a-la-resistance/

Aucune preuve que le stalinien Manouchian ait voulu s'engager dans l'armée française en 39-40, ce que tend à confirmer son arrestation comme "suspect" (au moment du pacte de non-agression germano-soviétique) par la police de la IIIe République (et non de Vichy). Aucune preuve non plus qu'il ait lutté contre l'occupant allemand avant l'opération Barbarossa de juin 1941, ce que tend à confirmer le fait qu'il ait été relâché à Compiègne faute de charge contre lui (!). Comme à chaque fois que Hollande s'exprime sur l'histoire, il dit n'importe quoi, car il n'a aucun scrupule pour imposer sa vision idéologique partiale. Mais qui est encore dupe ?

On remarquera que l'exilé fiscal Aznavourian était présent à la cérémonie, ainsi que Patrick Devedjian, Mourad Papazian (alors que la FRA-Dachnak a eu des rapports pour le moins houleux avec les communistes arméniens de France et a collaboré avec les nationaux-socialistes allemands) et Ara Toranian (ancien porte-parole de l'ASALA). Tout ça sent "bon" l'amour de la France et la République, en effet (sic).

Voir également : Missak Manouchian : patriote français ou terroriste stalinien sans envergure ?

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