jeudi 6 mars 2014

Inflexible, M. Freysinger réfute les attaques outrées et opportunistes contre sa personne

Génocide arménien: mes propos manipulés!

Le Tages Anzeiger, repris par d’autres médias à sensation, ayant cru bon de biaiser mes propos sur le génocide arménien, il me paraît nécessaire de remettre les choses à leur juste place. À une époque où les médias officiels deviennent de plus en plus monocordes, il est rassurant, grâce à l'internet, de pouvoir encore disposer d’un espace de libre expression.



    Je n’ai à aucun moment remis en question les crimes perpétrés contre les Arméniens en 1915. J’ai simplement affirmé que la distinction entre un « génocide » et des « massacres » est une question d’historiens et de juristes et ne saurait être tranchée par un parlement. La Cour européenne des droits de l’homme vient d’ailleurs de le préciser. D’où ma constatation : j’aurais dû m’abstenir lors du vote à ce sujet au parlement Suisse.
    J’ai fait remarquer au Tages Anzeiger  que mon opinion subjective à ce sujet ne comptait pas. Au moment du vote, je me suis basé sur l’impression générale que j’avais tirée de certaines lectures de journaux et non pas sur une étude approfondie de sources historiques fiables.
    Qu’un historien comme M. Dogu Perincek se penche sur ce problème et s’exprime librement à ce sujet est son droit le plus élémentaire dans un Etat démocratique digne de ce nom, quelles que soient les conclusions auxquelles il pourra arriver.
    Tout cela ne saurait faire oublier qu’en 1915 de nombreux Arméniens ont subi des horreurs innommables et ne remet absolument pas en question les souffrances vécues.
    Sous peu, une commission d’historiens arméniens et turcs sera convoquée pour traiter de cette question à Zurich sous l’égide de la Suisse, preuve que les historiens n’ont pas encore tranché définitivement la question.
    À l’heure actuelle, seuls les parlements d’une vingtaine de pays se sont prononcés à ce sujet et la Cour européenne des droits de l’homme vient de leur donner tort.

    Selon moi, la liberté d’expression est le pilier fondamental de l’Etat de Droit, quelle que soit l’opinion exprimée, pour peu qu’elle ne contrevienne pas à l’atteinte à l’honneur (injure, diffamation) sanctionnée par le code pénal.

 

J’espère que la présente mise au point permettra au public de réaliser à quel point les médias officiels s’emploient à déformer les propos de leur interlocuteur lorsqu’il s’agit de le discréditer ou de créer à tout prix un « buzz ». Pour ma part, je ne laisserai plus passer la moindre déformation de mes propos sans rectification.
Source : http://ofreysinger.ch/59-armenie

Petite remarque, toutefois : Doğu Perinçek n'est pas historien, contrairement à son fils Mehmet Perinçek (qui s'est particulièrement intéressé aux archives russes sur la question arménienne).